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 Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Lun 23 Nov - 14:37

Les Ellès, des plaines à perte de vue, des champs et aussi ses petits villages... Dans ma quête de trouver du soutien, des informations ou dans le meilleur des cas de l'aide pour Jouvence, peut-être relancer quelques offres commerciales d’antan. Ainsi, j'ai commencé petit à petit à m'éloigner de celle-ci pendant les périodes de calme entre les attaques trop régulières des brigands. À croire qu'ils n'ont pas compris que s'ils pressent trop les paysans qui les nourrissent, ils finiront avec une terre sans plus personne pour s'en occuper et donc à leurs points de départ.

Dans le pire des cas, même si ce ne sera jamais assez, ma terre d'origine à une poignée de soldats et une milice paysanne formée plus ou moins au combat, plus ou moins par la force des choses pour certains. Nous n'y arriverons jamais seuls et c'est pour cela que je m'éloigne. Je suis donc arrivé dans un village à l'ouest de mon point de départ, proche de la rivière propice à la vie. Ce hameau semble avoir également été relativement épargné par le cataclysme également, mais l'avenir me le dira, pas par la convoitise humaine.

Évidemment, je ne voyage pas avec mon harnois sur le dos, cela serait idiot et dangereux. Néanmoins, si les pièces les plus encombrantes et lourdes sont rangées dans des fontes de selles, le bouclier qui pend à son côté avec les armoiries de ma famille, la teinte des pièces que je porte toujours ne laisse aucun doute sur mon affiliation pendant la période d'invasion, une armure pourpre pour un tyran ayant ce même titre. Mais en ces temps troublés est-ce que le passé est réellement important quand on doit survivre au présent ? Enfin soit, j'entre dans cette bourgade qui semble tranquille en apparence, mais petit à petit, j'ai la vague impression de reconnaitre certains signes... Les apparences sont trompeuses n'est-ce pas ? En tout cas, j'en aurais le cœur net plus tard, pour le moment moi et mon pauvre compagnon équidés méritants une petite pause et un repas. J'interpelle donc une personne du cru.


Il semble surpris, il ne doit pas être habitué à ce qu'un chevalier lui parle non en supérieur, mais comme une personne normale. Quand on se bat coude à coude avec des personnes de toute strate sociale pour survivre, on apprend bien vite l'humilité.



J'ai cru qu'il allait répondre quelque chose, mais il s’est bien retenu. Allez savoir, en tout cas, je vais là ou ce brave homme m'a indiqué. Je semble attirer bien des regards, certains plus amicaux que d'autres, bien que personne ne semble afficher clairement leurs hostilités. Je ne saurais dire ce qu'il se passe, mais c'est clairement étrange. Une fois mon brave Ardent à l'écurie, je vais vers l'auberge et me commande un repas et m'assure que le palefrenier s'occupera de ma monture.

J'ai une tenue de sous-officier sombre, celle que portés les troupes des Ellès sous la coupe de Galdion. Par-dessus J'ai mes solerets, jambières, genouillères et cuissardes pour les jambes et au niveau des bras les gantelets et cubitières protégeant donc ceux-ci jusqu’en dessous des épaules. Je ne suis bien évidemment pas armée de ma lance, cela serait déplacé dans ce genre d'endroit et dans le pire des cas il y a un accès rapide aux écuries. Mais au fil du repas, je me rends compte d'une chose singulière, nous ne sommes que trois et on dénote clairement avec les gens du coin... Apparemment, on attend sagement la fin de notre déjeuner pour venir nous voir. Et bien soit, je vais attendre.

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Lynn N. Deidre

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Mar 24 Nov - 22:16

C’est une aventure qui se déroula deux semaines avant que Lynn puisse rejoindre son camarade Flynn, en proie à un pirate sanguinaire qui semait la terreur dans Les Elles. Cette dernière était donc en plein chemin. Il lui restait pas mal de lieues à parcourir pour atteindre son objectif. Son camarade et allié avait certainement beaucoup plus d’avance sur elle, peut-être n’allait-il pas tarder à arriver, elle ne savait pas encore. Le tout était de le retrouver, car il était difficile de suivre quelqu’un à la trace, même si les choses n’étaient pas urgentes. Avancer dans le brouillon ne servait à rien non plus. L’ancien Ashenvan devait lui aussi chercher un peu partout, étant humain il n’avançait pas en ligne droite, ce qui devait logiquement ne pas le faire avancer très vite non plus.

Aussi, la jeune femme arriva avec un petit groupe de soldats dans une bourgade des Elles. Il était étonnant de voir que beaucoup de villages furent épargnés durant l’attaque du Dragon qui dévasta le monde. Elle ne pouvait que se réjouir de voir des survivants ainsi, malgré son léger dégout et, avouons-le, sa jalousie de voir que d’autres villages furent épargnés et pas sa ville. Mais il ne fallait pas s’arrêter là-dessus, il fallait garder la discipline.

Ses hommes et elle-même posèrent pied à terre après avoir voyagé toute la matinée. Les fers des chevaux étaient très usés par le voyage, impossible de continuer de toute façon tant que l’ensemble de la petite escouade n’était pas prête. Lynn vit ici une occasion de se ravitailler, tant sur les vivres qui commençaient à manquer que sur le moral et le repos général. La chef du groupe ordonna donc aux hommes de monter le campement à la périphérie du village, hors de question de payer une auberge quand on a tout le matériel nécessaire pour camper. De plus, il était inutile d’inquiéter toute une population avec un groupe d’hommes armés.

C’est d’ailleurs pourquoi la tenue de Lynn évitait d’être agressive. Une veste en cuir avec un décolleté léger. Des manches recouvertes colorées prévenaient du froid. Le tout accompagné d’un pantalon en peau avec des bottes de la même matière que la veste. Un équipement pratique tout en gardant un certain charme. L’extérieur reflétait souvent l’intérieur, comme le disait souvent l’ex-princesse de Ravey.

Une fois le campement monté et après avoir déjeuné, Lynn quitta son escouade. Etant celle qui négociait les contrats et se chargeait de l’investigation, il était tout naturel qu’elle aille en ville à la recherche d’informations. La jeune femme prit soin d’envoyer deux de ses hommes plus loin dans les Ellès pour partir à la recherche d’informations après avoir mangé, peu avant midi.

Se déplaçant donc dans le village, l’ambiance était plus qu’agréable, c’était rare de trouver ce genre de lieux ailleurs. Déjà, Lynn n’était pas habituée à l’herbe et aux arbres, sa contrée désertique imposait un climat qui ne permettait pas ce genre de végétation, cela était toujours un plaisir quand elle allait dans un autre pays, sauf Ashenwall. Il fait trop froid là-bas. Elle ne mit pas longtemps avant de trouver une auberge, le point central de toute civilisation, un lieu où l’on peut trouver de l’alcool ! Et qui dit alcool dit population, qui dit population dit forcément informations !

Ce fut donc avec une certaine surprise que Lynn ne trouva personne dans l’auberge. Si ce n’est l’aubergiste lui-même, et deux hommes, qui ne mangeaient pas ensemble qui plus est. Etait-elle arrivée trop tôt ? Peut-être. Soupirant, la femme aux cheveux ardents se contenta de s’assoir au comptoir, avant d’y poser quelques écus d’argent. L’aubergiste regarda avec de grands yeux la jeune dame, il était rare de voir autant d’argent surtout en ce moment où les écus se faisaient rares et l’échange était prioritaire.

    - Une bouteille d’hypocras s’il vous plait.
    - Tout de suite Mademoiselle.

L’homme posa la bouteille sur le comptoir avec un verre en terre cuite. La jeune femme croisa les jambes et commençait à se servir un verre. L’aubergiste commença alors à parler avec la jeune femme, qui avait le verre à la main. Lynn avait une posture très droite et gardait une certaine classe et élégance.

    - Alors Mademoiselle, qu’est-ce qu’une jolie jeune femme comme vous fait dans le coin. Vous ne semblez pas être d’ici ! D’où pouvez-vous bien venir ?
    - Je viens de Ravey. Je me dirige vers l’ouest pour en savoir plus ce qui se passe avec des soi-disant pirates.
    - Oh je vois, nous avons bien de la chance ici, c’est calme et paisible surtout depuis que le dragon nous a épargnés.
    - Je vous l’accorde.


Leur conversation fut interrompue par l’arrivée d’un homme. Un peu mieux habillé que les autres. Il affichait un regard interloqué quand il vit le groupe. Il prit la parole timidement et demanda aux personnes s’ils pouvaient venir à la même table. Lynn demanda alors discrètement à l’aubergiste qui était cette personne, l’homme lui répondit que c’était Monsieur le Maire du village, un homme d’une grande bonté selon lui. Voulant alors écouter ce que l’homme avait à dire, Lynn prit la bouteille et alla s’assoir à la table la plus proche d’elle. Celle où il y avait un homme plutôt pas désagréable à regarder, mais qui portait une tenue qui lui rappelait Galdion, avec tout ce pourpre présent. Cependant la jeune femme ne chercha pas à faire le rapprochement, il y avait d’autres priorités à l’heure actuelle. Une fois assise elle attendit donc que le troisième homme vienne s’assoir à leur cotés pour écouter ce que Monsieur le maire avait à dire.

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Euros

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Mer 25 Nov - 0:12

Cela faisait quelques jours qu'Euros poursuivait maintenant le petit groupe de saligauds qui avaient littéralement massacré un groupe de faons. Massacré, il n'y avait pas d'autres mots. Les restes qu'Euros avait retrouvés étaient bien trop gros pour être résultat de la chasse et l'état dans laquelle ils avaient mis la peau mettait de coté toute envie cordonnière. Le résultat d'esprits déviants et ayant sûrement plié sous le poids de la folie dure. Il fallait une sacrée dose de mal dans son âme pour faire ça à de pauvres petites créatures innocentes.

Malheureusement pour la plus ou moins juste rétribution qu'Euros voulait exercer sur leurs tortionnaires au nom des faons, Euros était tombé sur plus fort que lui. Les deux trois cinglés qui avaient détruit la vie des pauvres petits animaux faisaient partie d'une bande bien plus grande que ce qu'Euros pouvait gérer seul. Elle avait atteint un point où même le terme « bande » était peut être un peu trop petit pour décrire le conglomérat de crapules. Par un coup du destin, la zone avait été plus ou moins laissée tranquille par le Dragon. Bien évidement, ce n'était pas qu'une bonne nouvelle. Pour chaque paysan honnête et travailleur qui avait été épargné par le dragon, on pouvait compter un salaud lui aussi passé entre les mailles du filet.

Tristesse infinie pour les péons du coin. En effet, ils avaient un peu trop pris l'habitude d'être défendus par des soldats et autres hommes d'armes, tandis que les vauriens vivaient eux depuis longtemps une vie de violence et de colère, et l'absence d'une protection forte pour les villages n'avait fait que nourrir l'avidité des salauds en tout genre. N'était-ce pas un cruel coup du sort, échapper aux flammes d'un Dragon pour finir écharpé par un humain ?

Fort heureusement pour Euros, c'était loin d'être son soucis. Les rares groupes de malandrins qui trouvaient la foi de pénétrer aux cœurs des bois étaient souvent fatigués par leur randonnée et surtout comptaient peu de membres en leur sein. Des proies faciles pour un chasseur habitué, que des frappes rapides et brutales mettaient en déroute bien vite. Encore heureux pour Euros, car dans un combat d'égal à égal, il se serait sûrement vite fait écharper. Il y avait aussi peu de représailles aux agressions du sauvage. Vraisemblablement, se faire tabasser par un sauvage en pagne était assez humiliant pour éviter que les bandits, qui marchaient sur un système de peur qu'ils causaient aux autres, n'aient envie de raconter pourquoi ils avaient un bras en écharpe.

Revenons en à ce camp. Installé en lisière d'un bosquet, Euros l'avait surveillé pendant une journée. C'était la bande d'un chef de guerre aviné, qui semblait content de n'être qu'un petit chef bandit local. Le monde du crime, et même le monde en général, fonctionnait sur une sorte d'équilibre. Il s'agissait de savoir où s’arrêter pour ne pas attirer l’œil d'un plus gros poisson. Malheureusement, c'était une chose que les lieutenants du chef semblaient comprendre. C'est peut être pour ça que les-dits lieutenants choisirent de séparer la tête trop pleine du chef de son cou. Peut être était-ce un coup de chance infini, mais Euros avait été témoin sans le vouloir d'un événement qui changerait le cours des événements pour le voisinage proche. L'ambiance dans le camp était à la préparation. Ils allaient partir sur le sentier de la guerre, ou du moins celui du pillage.

Normalement, le principe de villages attaqués par Euros ne l'aurait pas fait bouger plus que cela. Certes, c'est une chose terrible, mais un seul homme ne peut pas régler tout les soucis, non ? De plus, c'était le rôle d'un homme que de défendre ce qui lui était cher. Mais là, il avait été trop près de conception du plan de pillage pour pouvoir partir sans s'en préoccuper.

Aussi vite que possible, Euros avait cherché le village le plus proche. N'étant pas un guerrier, il ne pourrait pas vraiment les aider en situation de combat réel. Mais ce qu'il pouvait faire, c'était les prévenir. Après, ce serait à eux de se débrouiller. Mais au moins, les coupe-jarrets n'auraient pas l'avantage de la surprise, ce qui était une grande partie de leur arsenal. Même peu entraînés, le poids du nombre pouvait jouer en la faveur des paysans. De plus, ce genre de raclures avait tendance a vite perdre le moral. Parfois, a ce que lui avait raconté son père, les bandits étaient tellement habitués a se voir dire oui sans problèmes qu'un simple « non » pouvait créer en eux le plus grand malaise.

Le premier village qu'Euros trouva était une petite bourgade tranquille. Visiblement, elle avait été elle aussi assez épargnée par le cataclysme. De plus, elle ne semblait pas être à la merci des moindres bandits. Alors qu'Euros s'approchait du bourg, un groupe d'hommes en armure de cuir s'approcha du sauvage en rigolant.


« Et ben alors le truc, on vient au village ? On est là pour le protéger des trucs comme toi, le monstre. »

Surpris qu'ils aient décidé de lui parler, Euros s’arrêta sur place. Visiblement une erreur, car un une pierre vint le frapper au front, ouvrant sa peau et lui arrachant un petit cri de douleur. Étaient-ils vraiment des protecteurs ? Vu d'ici, ils avaient plus l'air de voyous qu'autre chose. En tout cas, quoi qu'ils étaient, Euros n'était pas en position de leur casser la figure, même si l'envie ne lui manquait pas.


« Venu prendre repas chaud ... »

Euros fouilla dans sa besace et en sortit une pièce tachée par la boue.

« Pas soucis. »

Euros devait avoir l'air pathétique aux yeux des mercenaires, qui s'esclaffèrent. L'un d'entre eux s'approcha d'Euros en fixant son argent, avec l’intention visible de séparer le sauvage de ses richesses.

« C'est l'heure du droit de péage mon grand. »

Une voix forte se fit entendre depuis l'autre coté du groupe de mercenaires. C'était un petit homme enveloppé qui portait un lourd sac sur son dos.

« D'puis quand y'a un péage pour v'nir ici ? L'ssez le passer, nomdidiousse. »

Euros ne savait pas qui était son sauveur du moment, mais il semblait avoir assez d'autorité pour faire s'éloigner les mercenaires. Peut être ne voulaient-ils pas passer pour plus méchants encore devant un villageois. D'un pas rapide, Euros se dirigea vers son sauveur du moment. L'homme lui tapota le dos et lui montra un grand batiment du doigt.

« T'es étranger mon gars. S'la taverne, tu trouv'ra ton r'pas ici mon gars. »

Le petit homme regarda Euros de haut en bas.

« T'sur que t'avais b'soin d'moi pour t'en sortir ? T'es bien batti mon gars. Tu aurai pu les 'craser, non ? Hehehe, t'voulais sur'ment pas de soucis. B'nne journée mon gars, passe le b'jour au tavernier d'ma part. »

Sans laisser le temps à Euros de le remercier, l'homme s'éloigna en trottinant vers la mairie. Le maire avait demandé à être prévu quand des aventuriers à l'allure redoutable entraient en ville, et Euros rentrait volontiers dans cette catégorie.

Une fois dans la taverne, Euros se dirigea vers le tenancier. Il remarqua qu'elle étaient encore vide. Peut être était ce encore tôt ? L'homme regarda Euros et grimaça.

« Et bien, on est blessé ? Attends, je vais m'occuper de ça. »

Le tavernier sortir un morceau de tissu, sûrement un vieux chiffon, et une bouteille d'un alcool indéterminé. Il versa un peu d'alcool sur le chiffon et frotta la blessure. Une fois ceci fait, il retourna derrière le comptoir. Décidément, si on ignorait les trous du cul à l'entrée, les gens de cette bourgade sont bien sympathiques.

« Tu veux quoi ? A boire, a manger ? »

Euros signala son intérêt pour un repas chaud et posa deux pièces de moindre valeur sur le comptoir. Le tavernier regarda le sauvage et haussa les épaules. Il n'y avait pas de quoi payer le repas, mais un rapide regard sur le pagne et la besace en cuir faite main semblait indiquer qu'il avait à faire à un bon trappeur. Peut être pourrait il lui faire chasser un peu pour lui, pour se rembourser.

Euros s'installa à une table dans le fond et mangea en silence. Une fois son repas fini, il s'endormit sur son tabouret, oubliant totalement ce pourquoi il était là. Il ne vit pas la taverne se remplir de deux autres individus et ne fut réveillé que par une voix timide l'invitant à s'approcher. Le temps qu'Euros sorte de sa torpeur, il fut le dernier à s'installer. Il jeta un regard rapide sur les protagonistes. Un homme assez bien habillé, un roux en habits pourpres et une jeune femme à la chevelure au moins aussi flamboyante que la sienne. L'homme bien habillé prit la parole.

« Faisons vite, faisons bien. Je suis le maire de ce village. Actuellement, nous employons une compagnie de mercenaires pour nous protéger mais comme vous pouvez le voir ... »

Il pointa vers la plaie qu'Euros avait à la tête.

« … Ils deviennent de plus en plus une plaie pour notre village. Nous cherchons des gens pour nous aider à former une milice, et vous avez tout les trois l'air de vaillants aventuriers. Qu'en dites vous ? »

En temps normal, Euros aurait refusé. Il n'était pas un soldat et n'avait rien à apprendre à une milice. Si ils voulaient des conseils de chasse, il était la personne à venir voir, pas de soucis. Mais pour apprendre à tuer un autre homme, il était loin d'être le meilleur. Malheureusement, ce n'était pas un temps normal. Euros savait, pour l'avoir vu, qu'effectivement, les mercenaires étaient des salauds, mais aussi que la vie allait devenir plus dure pour les petits villages après la guerre de succession des bandits. Il grogna un oui.

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Mer 25 Nov - 16:08

Ainsi, nous sommes réunis dans cet établissement. Après un repas, un homme finit par arriver et je le reconnais. Le maire, vu que c'est un village pas si lointain du nôtre, je l'ai déjà vu un certain nombre de fois, même si pour la plupart, j'étais bien plus jeune. J'observe un petit instant les personnes qui m'entourent, un peu plus en tout cas. Un homme d'un certain gabarit et dont les vêtements soulignent une vie certainement plus sauvage qu'autre chose. Peut-être un trappeur ? Un survivaliste ? Je ne saurais le dire, mais je peux supposer sans peine qu'il est loin d'être une petite nature. En lançant un regard à la belle jeune femme à la chevelure de feu, je me rends compte d'une chose... Entre mon roux éclatant et leur cheveu, on croirait presque un rassemblement, je ne m'égare sur cette pensée frivole qu'un instant. Rapidement, une autre pensée embrume mon esprit, un avis de recherche, peut-être même plus loin un souvenir d'enfance où lors d'un voyage avec son marchand de pères il aurait vu ou entendu parlé d'une jeune demoiselle aux cheveux de feu particulièrement turbulent.

Mais le passé est au passé, il faut construire au présent les fondations de demain. Pour cela, il faut aussi aider son prochain et endiguer au plus fort de ses moyens cette crise d'insécurité qui frappe cette partie des plaines. Le dragon a épargné les environs aux premiers abords, mais en réalité rien ne fut épargné. Bien que cela soit via la cupidité des hommes, ces terres sont dévastées, de manière plus subtile et certainement moins grande.

Il y a donc moi, un homme qui ne semble pas aussi sauvage qu'il en a air et une demoiselle qui est semble plus tailler pour le commandement que pour la première ligne. Pas qu'elle ne soit pas aguerrie, non, j'ai la vague impression qu'un certain charisme émane d'elle.

À la suite de sa déclaration, je réponds au maire d'un signe de la tête avec un sourire. L'autre homme ne met pas beaucoup plus de temps à grogner l'affirmative également. Je n'ai pas à jauger ou juger ses motivations, il sera toujours un atout indéniable. J'imagine que la réponse de la demoiselle ne sera pas longue également. Je ne sais pas pour eux, mais au vu de la proximité de ce village par rapport au mien, je peux assurer et promettre que je les aiderais régulièrement. Néanmoins, ça sera à la hauteur de mes possibilités, nous avons malheureusement nos propres problèmes. Mais comme le dirait mon grand-frère Alexander : "Qui peut être conseillé peut également être aidé." Qui précéderais certainement un monologue sur le fait que le verbe aidé et le deuxième plus beau après aimer. Par la déesse, qu'est-ce qu'il aime s'entendre parler ce bougre, il me manque tellement aussi.



Je suis certain qu'à nous trois, on pourrait leur apprendre plus d'une chose utile dans leur lutte pour la survie. Mais cela ne remplacera pas la vaillance et la ténacité dont ils devront faire preuve, car par la suite, les brigands et pillards divers vont s'accumuler à leurs portes. J'ai eu un doute sur ce que le nous représente à ses yeux, mais le regard de l'aubergiste semble confirmé que c'est un choix collectif. Même s'il faudra certainement voir les autres pour l'affirmer.


J'espère qu'ils ont un peu d’équipement, ce n'est pas avec des fourches et des faux que l'on fera fuir des mercenaires un minimum organisé ou ceux qui viendront par la suite. Je vais donc vers l'écurie pour récupérer le reste de mon armure, je me fais aider d'un palefrenier pour mettre le reste de mon armure. Elle n'est pas parfaitement ajustée, mais c'est suffisent, on va dire. Je les retrouve donc effectivement quand ils sortiront. J'espère que les mercenaires ne remarqueront pas trop vite le but de tout cela. Entraîner des civils à se battre va être long et je ne suis pas sûr que l'on aura tout le loisir de le faire. Il ne faut pas oublier qu'ils partageront leur temps entre cela et leurs devoirs à leurs travaux respectifs.

Bon, l'armure, c'est juste le temps de les motiver, pour leur apprendre je la retirerai par la suite, ça pèse un âne mort cette chose. En même temps, elle m'a sauvé la vie plus d'une fois. J'espère qu'ils arriveront à se libérer, avec un peu de chance, on pourrait s'entraider et faire rouvrir les mines de Jouvence. Cela permettrait de faire tourner de nouveau les forges. Personne dans les deux villages ne serait contre des outils neufs et quelques armes j'imagine...

S'il pouvait y avoir le moindre doute de mon affiliation pendant les invasions avec ma tenue d'avant, l'armure complète ne fait souffrir aucun doute. Cela montre aussi les armoiries de ma famille : un pégase cabré et doré sur un fond pourpre.

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Lynn N. Deidre

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Jeu 26 Nov - 3:17

Une fois tout le monde réuni à la table, le maire expliqua sa situation. Pendant qu’elle l’écoutait, Lynn sirotait tranquillement son hypocras, un peu plus épicé qu’elle ne l’aurait pensé, c’était tout de même un régal, ce qui la motivait encore plus à entendre les soucis du vieil homme.
Un problème des plus courants dans ce monde qui a subi l’apocalypse. Les faibles subissaient l’oppression des plus forts. Les mercenaires se donnaient à cœur joie pour étendre leur influence et ainsi se faire de l’argent sur le dos des plus démunis. Lynn n’y voyait pas une injustice mais de la logique. Une sorte d’offre et de demande. Cependant, la jeune femme ne pouvait rester inactive face à des gens nécessiteux, de toute façon elle devait attendre le retour de ses deux éclaireurs.

C’est donc d’un naturel calme et agréable que la jeune femme répondit à la requête de l’homme. Avec un sourire déterminé elle prit la parole.

    - Je ferai de mon mieux pour vous aider. Mais je ne pourrai pas rester très longtemps parmi vous. Trois jours tout au plus.


Les deux autres personnes aux cheveux de feu répondirent positivent, l’un plus délicatement que l’autre. Il était rare de voir une personne si polie de nos jours. Un ancien noble ? Sûrement. Peu de gens maîtrisaient de telles politesses avec aisance, la base de la noblesse sur le plan du langage. Se levant donc, la jeune femme retourna à son campement pour informer ses hommes de la situation présente. Aussi, elle leur donna la bouteille d'hypocras à peine entamée qu'elle avait eue. Son équipe étaient en train de patienter tranquillement, réarrangeant l’équipement, soignant les bêtes, se préparant à toute éventualité. La chef de cette bande se demandait s’il n’était pas judicieux d’emmener quelques un du groupe avec elle pour l’entraînement.

Après mûre réflexion, elle se disait que ce n’était pas la peine, à trois ils pouvaient bien gérer. Il ne fallait pas effrayer la population directement, mais se montrer pédagogue. Elle ordonna donc à ses soldats de s’occuper des courses, leur confiant une liste de choses à faire pendant trois jours. Si Lynn pouvait en profiter pour augmenter son influence dans le coin, cela pouvait être toujours positif pour l’avenir en vue du commerce ou des partenariats.

Une fois de retour, la jeune femme vit le groupe de paysans rassemblés. Une petite quinzaine étaient présents. Armés de lances de qualité moyenne. Cela promettait. Lynn ne savait pas trop comment elle allait se débrouiller avec ça. Mais qu’importe. L’important, pour un entraînement en si peu de temps, était qu’ils apprennent à maîtriser leur équipement. Le renforcement musculaire viendra après, et par eux-mêmes, ils doivent aussi apprendre l’autonomie. Car Lynn ne sera pas toujours là pour les aider.

Quoi qu’il en soit, Lynn ne vit pas arriver l’homme avec pour seul habit un pagne. Ce qui ne l’impressionna presque pas. Peut-être était-il parti ailleurs en attendant de venir. Dommage. Il avait peut-être quelque chose d’intéressant à présenter aux paysans. En revanche, une vision de colère arriva pour la dame. L’homme qui avait des allures de noble avait une armure. Violette. Comme ceux des officiers de Galdion qu’elle a combattu pendant plus de dix ans durant sa révolution.

Ce fut une douleur horrible que de résister au réflexe de l’agression directe. Elle mit les mains dans son dos et commença à serrer fortement ses paumes pour masquer sa vive émotion. Son visage restait le plus neutre possible. Il y a 10 ans, Lynn aurait attaqué directement sans prévenir pour tuer toute personne avec un tel équipement. Mais le temps a passé et de l’eau a coulé sous les ponts. La méthode de Lynn pour contenir sa haine et sa rage était de penser que le Dragon la punirait à nouveau si elle souhaitait le mal d’autrui. Son vœu le plus cher fut déjà exaucé, il n’y a pas lieu encore à combattre. Surtout en des temps aussi troubles.

Elle brisa finalement le silence une fois que ce dernier arriva à côté d’elle. Le fixant droit dans les yeux, elle put remarquer les émeraudes qui faisaient contraste avec son visage. De plus, il ne dégageait aucune intention malsaine ou toute aura destructrice, comme beaucoup de gens de Galdion avaient la coutume de porter en eux. Cela apaisa la jeune femme , qui put aborder le chevalier sans bafouer le moindre de ses mots et ainsi éviter tout datisme.

    - Je n’ai pas pratiqué l’escrime depuis longtemps. Je vais vous laisser commencer enseigner les rudiments de la lance, ainsi je pourrai vous compléter durant l’acquisition des bases du combat en général pour le reste de l’après-midi. Cela vous irait-il ?


Il ne fallait pas faire de remarque sur la tenue mauve. Il ne faut jamais montrer à quelqu’un une chose possible de nous déstabiliser, cela pouvait s’avérer fatal avec le temps. Lynn s’écarta donc pour laisser place au guerrier, de manière à ce qu’il puisse être à l’aise.

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Euros

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Jeu 26 Nov - 14:28

A l'opposée de se camarades, qui semblaient pleins de bonne volonté et avides de commencer, Euros n'avait qu'une seule envie, reprendre sa sieste. Un léger mal de crane commençait à poindre et il n'avait nul doute que les deux autres n'auraient pas besoin de lui pour apprendre la bagarre à des paysans. De plus, il n'auraient certainement pas la même philosophie quand au combat, et Euros n'avait pas envie de voir des braves gens se transformer en tueurs. Il irait voir les autres plus tard, quand il s’agirait d'aller demander des comptes aux mercenaires déjà présents.

Sous l’œil incrédule du maire, Euros alla s'installer sur une banquette. Sans lui laisser le temps de poser des question, il s'expliqua rapidement.

« Mal crâne. Petite sieste. Aiderai plus tard. »

Le maire, voyant qu'il n'était visiblement pas question de faire changer le sauvage d'avis, décida de retourner à ses occupations. Le sommeil d'Euros fut trouble. Était-ce sa conscience qui essayait de lui faire passer un message ? Il ne pouvait s’empêcher de voir du feu dans ses rêves à perte de vue. Un brasier insupportable, dont la chaleur rendait l'homme malade. Euros se réveilla d'un bond, couvert de sueur.

« Et bien ! Tu m'as fait peur. Déja reveillé ? Ca ne doit faire même pas une demi heure que le maire est parti. Moi, je dis ça je dis rien, mais ce serait peut être l'heure d'aller voir ce qu'ils font, non ? »

Le ton du tavernier était légèrement accusateur, et Euros comprenait pourquoi. Après tout, il avait promis d'aider. Le sauvage s'approcha du tavernier.

« Peux trouver des outils ? Où ? »

L'homme lui indiqua la direction du ferronnier du village, a qui Euros rendit visite. Contre quelques pièces, Euros fit l’acquisition d'une binette un peu trop longue pour servir et deux boules de bois percées que le travailleur du métal avait utilisé dans son travail mais l'avait plus besoin. Il récupéra aussi une corde auprès d'une vieille femme qui avait besoin d'aide pour déplacer un meuble.

Doucement, binette à l'épaule, Euros se dirigea vers ce qui était vraisemblablement le terrain d’entraînement. C'était loin d'être une milice qu'il avait devant lui. Certes, les hommes et femmes assemblés devant leurs instructeurs du moment étaient loin d'être des mauviettes. La vie de paysan avait le don de, bon an mal an, vous forger un corps pas forcément musculeux, mais au moins en forme. Un paysan faible ne peut pas retourner la terre et avoir de bonnes récoltes. Comme Euros l'avait craint, ils maniaient des armes. Effectivement, pensa le sauvage, tuer les gens était une bonne solution pour se débarrasser rapidement de soucis. Mais les lances et épées étaient toutes aussi bonnes pour l'agriculture, sauf que ce genre d'outil ne pouvait aider qu'a récolter haine et rancune.

Peut être à tort, Euros pensait que les bandits pouvaient être raisonnés un minimum. Si ils se faisaient botter les fesses un bon nombre de fois, peut être se rendraient ils compte de l'erreur de leur voie et retourneraient sur le bon chemin. Quoi qu'il en soit, a moins d'exterminer totalement tout les bandits du coin, chose à laquelle Euros serait totalement opposée, prendre la solution d'un assaut frontal était une mauvaise idée. Il faudrait des mois d’entraînement aux paysans pour devenir une force capable de tenir tête a des bandits en colère, et c'était un temps qu'ils n'avaient pas.

Euros s'approcha de ses collègues. A mieux regarder, la jeune femme avait une sorte de magnétisme naturel, un peu comme le prêtre qu'il avait aidé a Ashenwall. Instinctivement, Euros se mit sur la défensive. C'était un genre de personne capable de vous faire oublier qui vous êtes, et cela intimidait bien plus Euros que n'importe quelle brutasse. Ce n'était pas un pouvoir contre lequel on pouvait lutter avec les poings et donc une chose contre laquelle Euros était totalement désarmé.

L'homme, lui aussi, inspirait crainte à Euros, mais c'était une crainte inspirée de dégoût. Papa lui avait parlé des hommes en pourpre. C'étaient les sbires du Grand Mauvais, des adversaires naturels de tout ce qui est juste et bon.

Sans adresser la parole à ses camarades, ne sachant quoi pas dire à une envoûteuse et à un sbire du mal, Euros s'assit et commença a préparer son équipement. Avec minutie, il passa la corde dans une des boules et fit un nœud de chaque coté, pour être sur que le boulet ne s’échappe pas et fit de même de l'autre coté pour faire un bolas. Le bolas était un outil que Euros avait utilisé pour aider à la chasse quand il était trop petit pour combattre directement. Il n'avait jamais été doué avec, mais connaissait son utilité. Lancé avec précision et doigté, un bolas pouvait tout à fait faire tomber et bloquer un adversaire et, en cas de détresse, servir de fléau d'arme de fortune. Il lui restait un peu de corde, qui sectionna avec son couteau en os. De quoi faire les liens pour entraver totalement un adversaire.

Une fois son bolas fabriqué, Euros se releva et prit la binette. Sans prêter attention aux éventuels regards sur lui, il s’entraîna à un geste ressemblant à celui utilisé avec une faux. L'idée générale était d'utiliser les binettes pour déséquilibrer un adversaire. Encore une fois, un adversaire à terre était tout aussi bon qu'hors de combat et le bout métallique pouvait servir à assommer ou, si le besoin se faisait vraiment sentir, blesser. D'une voix forte, presque léonine, Euros prit la parole, couvrant presque le brouhaha.


« Si voulez pas devenir des tueurs, venez me voir. Apprendre des façons de neutraliser sans tuer. Mieux. »

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Jeu 26 Nov - 17:17

Nous sommes rassemblés, enfin plus ou moins puisque notre "ami de la nature" semble prendre une pause avant de commencer. Ils ont des armes de plus ou moins piètre qualité et c'est normal dans un sens... En même temps, ce n'est pas de bonnes armes qui les sauveront face à la férocité de certaines bandes. Je suis face à eux après que la demoiselle ait précisé qu'elle prendra le relais par la suite. Bien, je dois tout d'abord leur faire comprendre une chose capitale.

Je me mets un peu en hauteur sur une pseudo-estrade, laisse un léger silence inquiétant s'installer alors que je ne fais pas le moindre mouvement. Puis d'un coup inspire et en levant ma lance beugle un cri de guerre, du genre de ceux fais expressément pour effrayer un adversaire. Évidemment entre la surprise et mon armure clairement identifiable l'effet n'en est pas moindre. J'attends un moment que les plus frileux se calment alors que je pose mon arme, mon pavois et retire mon heaume.



Stupeur ? Surement, voir un homme en harnois dire que sa plus "proche" allier et celle qui le sert à se nourrir est traitée ainsi doit forcément être surprenant.



Je leur fais un grand sourire, même si cela ne les rassurera pas forcément. Je n'ai pas le moindre air belliqueux à ce moment précis.



Je pense bien entendu aux diverses bandes qui vont venir ou sont déjà présentes. Une fois cette déclaration faite, je reprends mes outils et remets mon heaume... Bon, il m'aura bien fallu une ou deux grosses poignées de secondes et de l'aide d'un garçon pour attraper le tout, merci jeune homme.



Je les laisse réfléchir et descends de mon petit promontoire plus ou moins improviser en essayant de ne pas me vautrer au sol comme un idiot. Puis je m'approche d'un des volontaires et lui indique une position à prendre. Je ne leur apprends pas à tuer, mais à se défendre. N'importe qui peut pointer une lance, mais s'en servir de sorte à désarmer ou alors briser une défense avec la hampe sans verser inutilement du sang c'est une autre chose.



Cela fait un peu plus d'une demi-heure que le cours a commencée, introduction comprise. Tiens un revenant, au moins il pense comme moi dans un sens et c'est une bonne chose. Je pourrais lui dire qu'il est le plus à même de former des éclaireurs, de leur apprendre à se fondre dans la nature sauvage sans la bousculer... Mais ce n'est pas mon rôle d'y penser et de le dire. Je préfère le laisser faire selon son envie. Une fois qui sauront commente tenir une arme, il faudra leur apprendre aussi à avoir une attitude de prédateur et non de proie pour éloigner les belligérants les moins motivés et comment former de bonnes lignes de défense et des barricades. Contrairement à certains ou certaines, à moins qu'un messager ne me prévienne et me fasse retrouver à Jouvence, je compte bien rester un certain temps. On n'apprend pas l'art de la guerre en trois jours... Bon, c'est au tour de notre charmante camarade de prendre la main.

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Lynn N. Deidre

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Mar 5 Jan - 10:06

Le cours de Godfrey Lenoir venait donc de commencer, Lynn manqua le début de l’entraînement, partie chercher , dans son camp, une lance avec la pointe en fer forgé tout ce qu’il y a de plus simple, elle devait reprendre l’entraînement à son tour. Autrefois elle était une escrimeuse en plus de la magie, mais depuis le cataclysme, elle n’a plus jamais touché une arme de sa vie. Cela ne lui manquait pas, elle était une mage avant tout, mais les compétences de corps à corps étaient essentielles pour quelqu’un qui était souvent au front comme elle, le mélange des deux pouvait aussi donner quelque chose de très intéressant. Il était donc essentiel de reprendre les bases, Godfrey représentait une bonne occasion pour cela.

Enseigner la magie était sa spécialité, la voie de l’épée ou lance ne lui était pas inconnue mais Lynn sentait au fond d’elle qu’elle manquait un peu d’expérience pour pratiquer. Avant d’entrer dans le perfectionnement durant l’après midi, elle devait se montrer un peu plus impliquée. Par ailleurs, elle ne pouvait rester en place et attendre tranquillement, alors autant joindre l’utile à l’agréable en s’entraînant un peu.

Revenant donc, on pouvait voir l’homme en armure mauve finir sa présentation de l’activité en expliquant que la bataille devait être la dernière solution, que le combat devait toujours venir si aucun autre choix que la soumission devait arriver. Une notion qui plaisait à la jeune dame, qui prônait toujours la plume que l’épée. S’il y avait plus de gens avec ce raisonnement on ne serait plus vraiment obligés de se battre.

L’introduction était donc terminée, l’attention générale se porta donc sur la jeune femme qui avait a sa ceinture l’épée qu’elle venait de récupérer, elle ne pensa pas prendre la parole aussi vite mais pourquoi pas. Elle pouvait bien leur enseigner deux trois choses. Observant la foule, elle pouvait remarquer que les quelques hommes usaient de lances pour la plupart d’entre eux, en même temps c’était une arme basique qui ne demandait pas énormément de métal pour se fabriquer, mais aussi l’arme parfaite pour commencer à s’entraîner. Ne prenant même pas la peine de dégainer, préférant poser son arme au sol, elle s’adressa, sans se faire impressionner par la foule, d’une voix forte, claire et limpide.

    - Je pense que mon camarade à mes côtés vous a expliqué les conditions dans lesquelles il faut prendre les armes, j’irai donc dans le même sens que lui en vous apprenant quelque chose qui vous sauvera la vie. Nous n’avons que peu de temps, je serai donc brève.

Elle regarda ensuite le chevalier pour s’adresser à lui personnellement.


    - N’hésitez pas à m’interrompre si jamais vous n’êtes pas d’accord avec mes propos.

Prenant une inspiration, elle commença donc l’apport théorique de ce qu’on lui avait appris, quand elle était à l’école militaire il y a bien des années.


    - Je vois que la plupart d’entre vous ont des lances, c’est une arme idéale. La lance est une arme de qualité, elle tient son avantage de sa longueur. Tenue à l’horizontale, même le plus brave des guerriers n’irait pas s’empaler. Vous devez donc rester fiers et rester en garde, c’est déjà de l’auto-défense primaire, vous n’aurez juste qu’à donner un coup d’estoc avec votre arme pour blesser.
    Vous n’êtes pas encore forts mais vous êtes nombreux, si vous restez en binôme, vous serez plus à même de vous défendre contre un ennemi que tout seuls. Vous pourrez vous protéger entre vous et attaquer en même temps, réduisant les chances de parade de votre ennemi.
    Enfin, n’ayez pas peur de l’ennemi, n’oubliez jamais que c’est lui, ou vous. La peur vous fera perdre vos moyens et vous amènera plus vite dans la tombe. Donc vous devez rester concentrés, si vous êtes obligés d’ôter la vie, personne ne vous le reprochera, tant que cela reste dans le cadre de la légitime défense.


Reprenant son souffle, on ne pouvait pas rester sur de simples apports théoriques, il fallait un peu pratiquer. Passer enfin à l’action.


    - Maintenant, mettez vous tous en ligne et laissez au moins deux mètres d’écart entre vous, on va commencer par la prise en main de votre arme.


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Euros

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Dim 10 Jan - 18:53

Visiblement, les deux nobliaux de pacotille avaient décidé de prendre en main l’entraînement des paysans sans essayer d'inclure notre chevelu préféré. Peut être était ce là l'occasion de s’éclipser. Regardant d'un œil distrait les manœuvres des paysans, le sauvage ne pouvait pas s’empêcher de sentir poindre en lui un début de colère. Pourquoi fallait-il que les gens aient toujours recours à la violence ? Euros en était sur. Ces paysans qui n'étaient maintenant que des jeunes enfants prendraient bien vite goût à verser le sang et tourneraient leur lances non plus dans un but de défense, mais d'attaque. Qui sait alors combien de morts ils auraient sur la conscience. Un air de dégout sur le visage, l'homme s'éloigna, se dirigeant vers les quartiers des mercenaires.

En effet, leur mission était en deux temps. Tout d'abord, préparer les villageois à assurer leur défense seuls, ensuite, voir quel était le pu**** de soucis avec les mercenaires. Euros avait pu goûter à leur « gentillesse », et ils n'étaient visiblement pas des enfants de cœur. Rien que le fait de penser à cela réveillait le mal de crane qu'il avait à cause d'eux.

C'est de fort méchante humeur qu'Euros arriva proche de leurs quartiers. Assez étrangement, leurs baraquements avaient l'air d'être de meilleur état que les habitations de la plupart des villageois. Comme toujours, il y avait des tiques pour parasiter les braves gens. Il vit passer un nombre de personnes en uniforme, celui des mercenaires, partir faire des rondes ou vers la forêt, vraisemblablement pour chasser les bandits qui s'aventuraient trop proche du village. Rien de vraiment étrange. Qui sait, peut être que leur seul tort était d'être des gens avec un caractère assez affreux après tout.

En tout cas, de ce qu'il avait pu voir, les mercenaires étaient de bons combattants. Pas un seul n'avait de grosse cicatrice ou autres marques. Des machines à tuer assez efficaces vraisemblablement, ou bien des gens à l'air assez patibulaires pour effrayer même les bandits. Qui sait ?

C'est pour cette raison qu'un des mercenaires attira l'attention d'Euros. Le sauvage avait un certain truc pour les visages et remarqua qu'une des personnes qui revenait au camp n'était pas un de ceux qui étaient partis. Pour Euros, c'était assez étrange. Effectivement, on aurait pu se dire que c'était une personne partie en mission depuis longtemps, mais il n'avait pas forcément le même look que les autres mercenaires. Des dents gâtées, des cheveux sales, bien plus que l'uniforme qu'il portait. Un peu comme si …

Attendez.

Euros avait déjà vu cette personne. Dans le camp des bandits qu'il surveillait avant de venir. Euros n'aurait pas pu être formel, mais la ressemblance était trop troublante pour n'être qu'une coïncidence. Les mercenaires étaient ils de mèche avec les bandits ? Ce serait le plan parfait. Une sorte de double rançonnement des villageois. Créer la demande et remplir l'offre.

Euros retourna auprès de ses « camarades », persuadé d'avoir mis le doigt sur quelque chose.

Une fois près d'eux, il s'éclaircit la gorge.


« Hum. Pense avoir trouvé chose sur mercenaires. Discuter après. Important. »

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: Quêtes : la convoitise des hommes. [Lynn N. Deidre, Euros et Godfrey Lenoir]   Lun 11 Jan - 0:02

L'entraînement battait son plein, forcement ce n'était qu'une partie de la demande dans un sens, mais avant d'aller trop tâté du mercenaire je préférai m'assurer qu'on ne se retrouverait pas à trois, ou même deux face à un groupe complet. Je pense pouvoir survivre un certain temps face à un groupe de bandits, mais pas face à un attroupement de personnes entraînées et équipées comme ils le sont. En plus de cela pour le peu que j'ai vu ils doivent avoir la discipline qui manque aux bandits.

Finalement, la demoiselle nous rejoint et a bien la voir, si elle semble avoir la Théorie, je suis moins sûr qu'elle pratique assez vu son état physique... Bon en même temps, elle a mieux à faire que de passer ses journées à forger son corps, même moi je ne m'entraîne plus autant que je le devrai depuis que je régente Jouvence ou ce qu'il en reste.

Dans un sens elle me surprend dans son discours suivant, je la voyais un peu plus pacifiste que cela, mais je vois que c'était une erreur de jugement de ma part. Je pensais avoir passé le cap de ce genre de mésentente sur des préjugés idiot, je vais devoir me ressaisir si je ne veux pas faire de fautes stupides qui pourraient coûter la vie à ceux que je protège.

Elle commence par la prise en main, j'enchaîne ensuite sur les mouvements de base. Tout ce qui est basique pour un soldat, mais qui l'est bien moins pour une personne qui n'est pas éduquée par et pour la guerre. Sans aller trop loin non plus, je leur fais clairement comprendre qu'ils devront utiliser ce savoir pour la défense et non pour devenir de futurs oppresseurs. Tout cela avance bien jusqu'au moment où la troisième personne à la chevelure de feu revient, d'un tour près des mercenaires peut-être au vu de ce qu'il avance. L'information est le pouvoir, si bien qu'une fois que les élèves sont lancés sur un exercice, nous allons à l'écart pour discuter de sa révélation.

J'avais quelques rares scrupules, mais s'il a bien vu ce qu'il a vu et je n'ai pas le moindre doute sur sa vue ou sa mémoire... Enfin rien d'avérer en tout cas... Je pense que c'est un gros souci. Car, dans ce cas si les villageois leur disent qu'ils peuvent se défendent seuls il n'y a plus le moindre doute sur la suite logique... Une attaque directe, peut-être même ordonnée avec les bandits.


J'ai été soldat pendant les conquêtes de Galdion. Ce n’est déjà pas beau à voir quand une armée prend une ville, entre le vol des ressources, les viols et le reste, mais des bandits et des mercenaires qui n'ont plus rien à perdre iront certainement bien plus loin dans la barbarie.


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