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 Le cheval hennira trois fois. [Almir Sretan]

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Edward Eastwood

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MessageSujet: Le cheval hennira trois fois. [Almir Sretan]   Lun 15 Fév - 17:49

Scythe quittait enfin Vesperia et son oasis de tavernes bon marché. Enfin car il avait traîné en chemin, un mois de détente et de travail qui lui avait valut un sacré pactole et beaucoup de plaisir. La cerise sur la gâteau ayant bien sûr été sa visiter chez la reine. Aaah quelle beauté …

Dans le vent sec du désert, le mercenaire se retourna laissant sa cape claquer au vent tandis qu'il disait au revoir aux tours lointaines du château. La marche allait être longue mais cette fois-ci il était bien équipé contrairement à l'aller, ça et le fait qu'il n'avait pas à se traîner treize mioches et quelques. Pas question donc que le voyage dure trois semaines encore, non, cette fois il allait le faire en deux, une même !

Gonflant le torse d'avoir trouvé un nouveau défis, Scythe reprit le chemin poussiéreux et balisé des caravanes, si seulement ils l'avaient emprunté à l'aller tout aurait été plus simple. Quoi qu'à l'époque ce chemin n'existait peut-être pas. Tout évoluait si vite avec la reconstruction.

La marche dura plusieurs heures, les fins poussiéreuses des steppes devenant des dunes de sable quoi qu'encore petite puis un désert de roche. Le soleil était brûlant mais les trois mois passé à Vesperia avait rendu le mercenaire bien plus résistant aux températures et lui avait surtout permis d'acheter un chapeau suffisamment immense pour projeter une ombre agréable. En plus ça ferait rire les gosses quand il serait de retour et ferait un chouette souvenir.

Finalement les heures les plus chaudes de l'après-midi s’amorcèrent et Scythe décida qu'il était plus que temps de se reposer à l'ombre.


Assis le long d'une falaise rocheuse dans une sorte de petit défilé, le mercenaire se ventilait tranquillement avec son chapeau multi-fonction quand un groupe à cheval s'approcha de lui. Remettant son large bord en place, Scythe releva la tête vers ses invités.

« Je peux vous aider messires ? » Demanda-t-il avec un sourire.

Le leader lui rendit son sourire polis. Il était vêtu de ce qui semblait être une armure de cuir bouillis entouré de bande de tissus sable. Ses acolytes au nombre de deux étaient vêtus du même attirail. Seule différence notable, le chef avait deux sabres et ses compagnons un seul. Après quelques secondes il répondit.

« Je pense oui, mes amis ici sont bien malades, auriez-vous quelques sous à nous accorder ? Scythe coula un regard vers les deux autres.
- Malade vous dite ? Ils m'ont l'air bien en forme pourtant.
- Ce n'est pas le genre de maladie qu'on peut voir aisément mon bon sir …
- Oh, seraient-ils amoureux ? De vous peut-être ? Il faut avouer que vous m'avez l'air particulièrement viril … Le sourire du bandit se fit un peu plus carnassier.
- Il s'agit bien d'amour, mais celui de l'argent maintenant si vous vouliez bien. L'acier siffla en sortant de son fourreau. Je m'en voudrais de vous faire plus de mal que nécessaire … »

Le mercenaire pensa à ses options, ils étaient trois à cheval contre un homme seul et assis. Attaquer de front serait du suicide, il lui fallait donc soit une diversion, soit une idée …

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Almir Sretan

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MessageSujet: Re: Le cheval hennira trois fois. [Almir Sretan]   Lun 22 Fév - 13:51

Tout avait parfaitement bien débuté. Je m’étais levé aux aurores, bien décidé à profiter de cette nouvelle journée qui s’amoncelait. Je ne m’étais pas entraîné depuis quelques temps et je craignais de me rouiller si je continuais à me complaire dans mon oisiveté. Je m’étais préparé un petit-déjeuner frugal, avais mis de côté quelques provisions, surtout de l’eau et des dattes, m’étais saisi de ma hache à manche longue et étais sorti de chez moi d’un pas décidé.

J’avais accroché mon arme dans mon dos afin de n’être pas gêné lorsque je marchais. L’arme pouvait paraître imposante, et elle l’était, mais sa qualité n’était de toute évidence pas proportionnelle à sa taille. J’avais récupéré cette hache in extremis alors que je m’enfuyais du navire pirate. La lame était relativement émoussée, mais je faisais tout mon possible pour la conserver au mieux. Je l’aiguisais dès que j’avais l’impression que l’acier perdait de son tranchant. Dès que j’aurais amassé assez d’argent, j’avais l’intention de remplacer cette arme par une autre de meilleure qualité.

Je passai les portes de la ville. Le désert s’offrait à moi, immense étendue d’or brûlant. Pour certains, le désert représentait un territoire inhospitalier et dangereux, mais pour moi qui avais grandi parmi les dunes, il s’agissait plutôt d’un foyer. Bien sûr, j’avais conscience des dangers et des menaces dont recelait cet endroit, mais avec le temps, j’avais appris à les dompter et à m’en protéger. Je ne baissai jamais ma garde cependant. Je tâchai de ne jamais trop m’éloigner de la route (ou ce qui y ressemblait), car je savais que les forbans grouillaient dans certaines parties du désert.

Lorsque j’estimai avoir marché suffisamment longtemps, je m’arrêtai. J’ignorai quelle distance j’avais parcourue, mais si je voulais m’entraîner avant que le soleil ne soit au zénith, il était plus que temps de se mettre au travail.

Je me saisis de ma hache. S’il y avait bien une chose que j’avais apprise parmi les combats que j’avais dû mener à bord du navire pirate sur lequel j’avais vécu quelques semaines, c’était que l’équilibre est un élément clé lors d’un affrontement. Je devais être capable de répartir mon poids de manière optimale afin de pouvoir changer de position le plus rapidement possible, tout en étant solide sur mes appuis. Ceci était d’autant plus vrai dans mon cas, puisque je portais une arme relativement lourde. J’étais censé répartir mon poids vers l’arrière afin de ne pas être déséquilibré par celui de la lame de la hache. J’avais placé ma main gauche au bout du long manche de mon arme, ma main droite se situait plutôt au centre. Je reculai mon pied gauche, et avançai le droit. Je fléchis légèrement les jambes, et me penchai en avant, puis en arrière afin de trouver le positionnement idéal.

Dès que j’eus trouvé la position adéquate, j’entrai dans le vif du sujet. Je commençai par asséner un coup ascendant. Je levai brusquement ma hache qui se trouvait plus ou moins au niveau de la taille de mon adversaire invisible. J’enchaînai par un coup horizontal de droite à gauche. Je déplaçai mon pied gauche, rétablis mon équilibre et portai un coup de taille. J’avançai d’un pas, et donnai cette fois-ci un coup latéral. Je fis brusquement un bond en arrière et parai un coup invisible. Je me fendis et contre-attaquai en frappant mon adversaire imaginaire au niveau de la gorge.

Je continuais ainsi pendant suffisamment longtemps pour être en sueur. Le soleil était déjà au zénith, il était temps que je me repose quelques instants si je ne voulais pas m’évanouir. Je m’assis sous l’ombre d’une éminence rocheuse. Je bus à grandes gorgées l’eau de ma gourde et avalai quelques dattes afin de restaurer mon énergie. Je m’assoupis malgré moi. Je ne restai pas endormi très longtemps si j’en jugeais par la position du soleil. Il était toutefois temps pour moi de rentrer.

Je ne marchais pas depuis très longtemps lorsque…

- Eh chef, regardez ! Je crois que c’est notre jour de chance !
- Effectivement, il semblerait qu’on ait mis la main sur une autre brebis égarée.

Je sentis mon cœur se mettre à battre brusquement. La voix venait de derrière moi. Je me retournai, d’une manière que je voulais détendue afin de ne pas trahir l’agitation que je ressentais. Quatre individus se trouvaient au pied d’une falaise qui me les avait dissimulés jusqu’ici. J’analysai la situation aussi rapidement que je le pouvais. Trois hommes à cheval, dont un le sabre clair, semblaient avoir interpellé un autre homme aux cheveux blonds, qui lui était assis contre la pierre.

La situation était assez simple à comprendre. A en juger par l’apparence de l’homme assis, il s’agissait d’un étranger, qui de toute évidence avait été pris à partie par des bandits locaux. Je remarquai qu’il portait une épée ainsi qu’une sorte de bouclier. Mais il avait en face de lui trois bandits, ce qui expliquait sûrement le fait qu’il n’avait pas cherché à engager le combat. Je m’étais visiblement fourré une nouvelle fois dans une situation peu enviable. J’essayai de calculer mes chances. La fuite n’était pas une option, j’étais à pieds et eux étaient à cheval. Il fallait que je réfléchisse rapidement. J’inspirai et j’expirai, tâchant de garder mon calme. Je m’étais déjà trouvé dans des situations plus périlleuses. Je réussirai à me sortir de celle-ci.

- Je n’ai pas grand-chose sur moi, leur assurai-je en leur lançant ma besace pratiquement vide.

Alors que j’attirai l’attention des trois bandits sur moi, je souhaitais donner à l’autre individu l’occasion de se mettre sur pieds. J’essayai de croiser son regard. Visiblement, j’aurais besoin de son aide si je souhaitais me sortir de ce pétrin.

- C’est ta hache qui m’a l’air intéressante, me lança le bandit qui avait dégainé son sabre.
- Vous trouvez ? leur demandai-je d’un air innocent, et ce faisant, je m’en saisis, sous prétexte de leur montrer. C’est une arme de mauvaise qualité, voyez par vous-même !

Je m’approchai lentement, j’adressai un léger signe de tête à l’homme blond, alors que les trois bandits examinaient mon arme sous toutes les coutures. J’attendrai un signe de sa part, et je me lancerai à l’attaque. J’étais résolu. La sueur coulait le long de mon dos, j’ignorais si elle était due à la chaleur ou à l’appréhension que je ressentais, ou peut-être les deux. Malgré ma peur, j’étais décidé à vendre chèrement ma peau, je n’avais souffert toutes ces semaines parmi les pirates pour finir ma vie ici, sous les lames de trois bandits miteux.
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