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 The town that dirt build - Arialas/Isaac

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Dim 14 Fév - 20:44

La première chose que l'on voit de Falcard quand on s'en approche, ce sont les remparts, ou du moins ce qui sert de remparts. Les murs de pierre d'antan ont bien évidement souffert du passage du dragon, comme tout. En attendant que tout soit réparé, les trous dans les remparts ont été colmatés avec des barricades de pierre et de bois. Rien qui ne résisterait bien longtemps à une véritable armée. Mais qui, dans cette époque troublée, pouvait se vanter d'avoir une véritable armée ?

Derrière les murs , une ville en mutations. Les marques du passage du dragon ont été lavées. Ça a été un des premiers chantiers de la ville. Ensuite, tout ce qui a été reconstruit là été de façon millimétrée. Fini les rues biscornues, les maisons dans tout les sens. Les rues sont larges et propres. Les maisons sur deux étages au maximum, certains avec en plus une cave habitable et habitée. Il règne dans la ville une ambiance calme et travailleuse. La journée, les rares personnes en extérieur sont des livreurs ou des transporteurs. Les gens travaillent, les enfants apprennent un métier. Les gardes vont toujours par deux. Un avec une lance de fortune et un avec une épée.

En cette chaude matinée de printemps, le fond de l'air était chaud et sec. Un répit bienvenu après l'hiver immonde auquel ils ont eu droit. Il était maintenant temps de remplir de nouveau les greniers et autres stocks. Ce matin, Isaac s'était mis de corvée de bois de chauffage. Il ne pouvait pas vraiment passer toutes ses journées au château à bosser des dossiers. Lui qui insistait sur le fait que tout le monde devait mettre la main à la pâte pour faire remonter le village, il ne pouvait pas ne pas montrer qu'il travaillait. Bien sur, il se doutait que les villageois savaient qu'il ne passait pas ses journées au château à ne rien faire, mais voir le chef couper du bois ou remuer un champs comme tout le monde augmentait le moral.

Isaac s'était installé à coté du terrain d’entraînement de la milice, au pied de Château Falcard. Torse nu, à part son bras gauche toujours recouvert de bandage, l'homme était luisant de sueur. Cela faisait maintenant quatre heures qu'il débitait ce que les forestiers avaient rapporté. C'était un travail peu stimulant intellectuellement et répétitif, parfait pour pouvoir continuer à réfléchir à des choses plus importantes en travaillant. Il avait répété en boucle les même gestes. Prendre une des grosses bûches, la poser sur le billot, planter le merlin puis fendre avec la masse. Il remplissait ensuite une brouette qu'il allait porter au château, où d'autres gens se chargeaient de ranger le bois de chauffe. De temps en temps, le sergent venait lui demander de l'aide pour démontrer un mouvement.

Un garde s'approcha du baron, l'air sérieux. Il lui annonça que son invitée était arrivée. Le baron répondit au milicien de la faire venir ici. L'homme s'éloigna dans la direction où il était venu. Isaac savait qu'il aurait une bonne dizaine de minutes avant qu'elle ne soit là.

Le sergent s'approcha du baron et lui demanda respectueusement si il voulait faire un combat d’entraînement contre les recrues. Isaac opina du chef et attrapa une des épées en bois. Sans trop se forcer, il dominait en un contre un chacun des miliciens. Tous avaient travaillé dur toute la matinée, mais Isaac avait l'avantage de savoir mieux utiliser son énergie. C'est alors qu'il mettait à terre le dernier des trois miliciens avec qui il s’entraînait qu'il remarqua la présence de son invitée.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mar 16 Fév - 3:05

Un beau jour, une lettre bien étrange arriva au manoir de la Rose Noire – fraîchement bâti – s'adressant à Arialas. En quoi cette lettre était étrange demandez-vous? Eh bien déjà, elle commençait par deux mots bien simples: chère amie. Déjà, cela sonnait faux... La guerrière ne possédait pas beaucoup d'amis et certainement pas un Isaac machin-chose avec un titre long comme le bras. Bien sûr, ce nom sonnait quelques cloches à ses oreilles – elle avait bien sûr entendu parler de cette baronnerie et de son chef un peu partout durant son voyage en Ellès, en attendant que sa demeure soit construite. Ensuite, pour croire qu'elle aimerait être employée par cet homme, c'était bien mal la connaître. Ce qui était un peu plus sûr, c'était qu'il ne devait exister aucun lien d'amitié réel, cette appellation n'était qu'une ouverture polie à une lettre courte qui en disait long. De toute façon, elle souhaitait déjà rencontrer cette fameuse personne, ne serait-ce que pour s'assurer que lui et sa troupe n'était pas des ennemis. Partageant le même territoire, et s'étant donnée la mission de ne pas laisser de vil monsieur prendre trop de pouvoir, elle se devait d'aller le jauger.

Il ne lui fallait donc pas plus de raisons de prendre la route, ce qu'elle fit immédiatement. Durant le voyage, Arialas eut tout le temps du monde de se demander pourquoi cet homme avant autant d'espoir en elle. Oui, son groupe commençait à avoir une certaine renommée, mais... bien trop peu pour atteindre les oreilles d'un semi-dirigeant inconnu – pour en être au courant, l'homme devait au moins sortir et se mêler à la foule de temps à autres, elle voyait mal un simple soldat ou villageois aller voir un baron d'envergure pour lui parler d'un simple petit ordre de chevalerie. Finalement, perdue dans ses pensées, le chemin se fit plutôt bien – elle arriva bien plus vite qu'elle ne s'y attendait au château. Cherchant d’abord un gars des yeux pour annoncer son arrivée, elle s'en approcha, sortant la lettre de sa poche pour y lire les indications, finissant simplement par la mettre sous les yeux du milicien.

- Je cherche Isaac Abraham... etc... Baron et autres.

Arialas soupira – tous ces titres de noblesses l'épuisait. En bon soldat, l'homme garda son sérieux malgré le ton plutôt drôle de la situation et se dirigea plus loin, l'informant de l'attendre ici. Celui-ci avait bien eu le temps de lire le nom de la femme sur le bout de papier, elle n'eut ainsi pas à se nommer – une perte de temps de moins. Pour patienter, elle entreprit de regarder les gens et le décor alentour, question de se faire une idée de l'endroit. Est-ce que le tout semblait bien entretenu? Les gens étaient-ils heureux? Tout ce qui pouvait lui donner des indices sur le genre de dirigeant qu'elle allait rencontrer, question de se faire sa propre idée avant d'entendre toutes les mielleuses paroles qui risquaient de sortir de la bouche de ce Isaac. Après tout, c'était toujours la même chose – même le plus vil dirigeant essayait de bien paraître pour faire sa renommée.

Lorsque le garde revint enfin, l'informant que le baron attendait son arrivée, elle s'élançait immédiatement dans la direction d'où il arrivait. Celui-ci, un peu surpris, dû presque courir pour la rattraper, lorsqu'il reprit ses esprits. Prenant les devants, ils arrivèrent bientôt devant ce qui semblait être un terrain d'entrainement. Le milicien lui pointa le fameux régent, avant de s'incliner et de disparaître. S'adossant à la première chose qu'elle vit, Arialas regarda le reste du combat, amusée. Bizarrement, cet homme lui disait quelque chose... Lorsqu'il mit le dernier adversaire au sol et remarqua sa présence, elle se souvient enfin – c'était l'homme de la caravane! Son sourire s'agrandit lentement, alors qu'elle s'approchait.

- Eh bien eh bien, je ne me doutais pas que mon compagnon de voyage était aussi important dans le monde d'aujourd'hui. Alors, que me veux le fameux baron de Falcard, Isaac...

Jetant un rapide coup d’œil à la lettre, elle continua.

- Abraham Lazard Chevauche-Tempête?

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mar 16 Fév - 17:25

Doucement, la petite troupe s'approcha de la jeune femme. L'heure du repas de midi approchait et ils avaient droit à une pause. Curieux, les jeunes voulaient voir qui était la femme qui voulait voir le baron. Isaac s'était lui aussi approché et était le plus proche de la femme. Même le garde, instinctivement, était allé se ranger derrière Isaac.

« C'est le nom que mes parents m'ont donné. Un peu long, effectivement, mais bon, je ne peux pas en changer. Appelez moi Isaac, je vous en prie. Vous savez, au fond, je ne suis pas plus important que Arialas Ishtarian, l'Ange Sanguinaire. »

Une vague d'agitation prit les hommes et femmes derrière Isaac. Certains reculaient, l'air effrayé, tandis que d'autres s’avançaient derrière Isaac, une main sur le leur arme d’entraînement, prêts à défendre leur maison au prix de leur vie. D'un geste de la main, Isaac les fit reculer.

« Ne vous inquiétez pas, elle est ici sous mon invitation. Personne ne va se battre. »

Toujours un peu méfiants, les miliciens en devenir reculèrent quand même et prirent une posture un peu plus détendue. Ils ne savaient pas vraiment à quel jeu pouvait bien jouer le baron, mais ils avaient toute confiance en lui.

« Autant entrer dans le vif du sujet. J'ai entendu dire que vous avez décidé d'installer une de vos résidence pas très loin d'ici. Pour votre ordre de chevalerie, la Rose Noire, si je ne m'abuse. »

Isaac était bien renseigné, il est vrai. Mais c'était son travail. Savoir ce qui se passe aux alentours pour pouvoir réagir aux menaces aussi vite que possible. Dès qu'il avait appris la construction d'un bâtiment d'importance dans son rayon d'action, le baron avait de suite décidé de se renseigner sur le ou la futur propriétaire du bien.

« Comme vous avez pu le remarquer, ce n'est pas excessivement loin d'ici. Le soucis, si on peut appeler cela ainsi, c'est que les terres que vous avez décidé d'occuper sont les terres d'origine d'une partie de mes concitoyens actuels, qui ont du fuir suite au passage du dragon. Vous comprenez bien qu'apprendre qu'une puissance étrangère vient s'installer sur les terres de leurs ancêtres leur cause quelques tracas, ce qui par extension, me cause quelques tracas. »


Isaac passa sa main sur son front pour retirer la sueur qui commençait à s'accumuler.

« J'ai beau leur dire qu'il n'y aura, je pense, aucun soucis, ils ont besoin d'être rassurés, vous voyez ? Ils ont déjà subi l'occupation de Galdion, ils n'ont pas vraiment envie d'être de nouveau placés sous le joug d'un autre tyran. Pas que je pense que vous ou votre ordre soyez des tyrans, bien loin de moi cette idée. Tout ce que ces gens veulent, c'est savoir que quand le temps sera venu, ils pourront retourner vivre là où tant de leurs anciens sont enterrés, voilà tout. Je suis sur que vous comprenez, non ? »

A part Isaac, il régnait un silence lourd sur le terrain d’entraînement. La plupart des regards étaient fixés sur le baron et une partie des gens présents opinaient du chef en entendant les paroles d'Isaac.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mer 17 Fév - 5:00

À l'entente de son surnom, Arialas chiffonna machinalement la lettre, désormais inutile. Que faisait-il donc? Il souhaitait la discréditer auprès des gens présents, peut-être même était-ce une certaine forme de menace? Dans tout les cas, les habitants du petit village semblait très bien reconnaître ce nom, alors que son apparence n'avait causé aucun émoi. Lorsque baron eut finalement terminé de parler, elle serra les dents, soudainement peu encline à la courtoisie. Le gentil homme de la caravane se révélait finalement sous son véritable jour. Ce Isaac avait tout prévu et elle était tombé dans son piège – si l'on pouvait appeler ça comme ça – tête la première. D'un côté, elle pouvait faire son petit chien gentil qui suit les ordres et recommandations de la Grande Barronnerie. De l'autre, elle risquait de se ramasser avec une armée de villageois en colère à ces trousses. En parlant en public et en faisant mention de son surnom, le baron venait de s'assurer une totale coopération de la part de la femme – ou une raison de la mettre à mort. Arialas se trouvait sur un terrain glissant – elle devait choisir ses mots avec précaution.

Elle se tourna donc d'abord vers l'un des gardes, lui faisant signe d'approcher. Celui-ci hésita légèrement, un peu anxieux suite aux paroles de son supérieur. Puis, il obtempéra, avant d'avoir un mouvement de recul lorsque s'empara de son arme, la tendant en direction de celui-ci – le bâton hein, pas la lame – lui indiquant de la prendre. Déjà de la savoir désarmée, peut-être que cela allait rassurer les citoyens de Falcard. Elle reporta ensuite finalement son attention sur son principal interlocuteur, qu'elle aimait de moins en moins – il était de moins en moins surprenant d'ailleurs que cet homme ait pu côtoyer l'Ange Sanguinaire, il était pas mal immonde lui aussi, bien que dans un tout autre style beaucoup plus délicat et plus acceptable socialement... Lorsqu'elle parla enfin, ce fut d'un ton neutre, mais ferme. Il souhaitait aller droit au but? Soit. Le temps ne semblait plus vraiment à la plaisanterie de toute façon.

- Déjà, sachez que je ne suis pas votre amie. Ensuite, ce surnom ne veut plus rien dire depuis longtemps et vous en êtes parfaitement au courant. Sincèrement, vous me dégoûtez à utiliser des tactiques aussi lâches. N'avez-vous donc aucun amour propre? N'avez-vous pas foi en vos propres moyens? Tout-à-l'heure, j'avais espoir en vous, de vous voir pratiquez avec vos soldats malgré votre blessure. Je me disais que notre petite conversation avait peut-être servie à quelque chose, mais il semble bien que non. Vous comme moi, avons échoué dans l'évaluation de l'autre, sinon je ne serai définitivement pas ici à devoir me justifier vis-à-vis un baron auto-proclamé.

Arialas se mit ensuite à marcher de long en large, regardant les gens tour à tour, s'adressant à tous.

- Ce que vous dites est quand même amusant, car je suis ici pour l'exacte même raison. Ne vous en déplaise, mais je me suis jurée de ne plus laisser de tyran prendre le contrôle. Comme j'ai eue vent de votre attroupement, j'ai acceptée l'invitation avec joie, question de m'assurer que vous étiez aussi bon que le dise les rumeurs. Habitant de Falcard, êtes-vous heureux?

Elle se retourna ensuite vers le baron, pour répondre à sa dernière question.

- Pour ce qui est du territoire, je ne revendique absolument rien. Je n'ai besoin que de l'espace que prend le manoir, ainsi qu'un petit terrain d'entrainement, sans plus. Je n'ai que faire des terres alentours. Si des gens souhaites s'installer, ils n'ont pas à ce gêner – cela serait même un grand avantage pour eux. Plus proche ils seront de nous et plus nous seront en mesure des les protéger. Car vous savez, les forts ont le devoir de défendre les faibles et la l'Ordre de la Rose Noire sera bientôt la plus grande puissance de ce monde. Nous ferons disparaître la peur de ce monde, à jamais!

La fin du discours fut prononcée d'une voix plus puissante et emplie d'espoir, de manière à ce que le plus de gens entendent, les lèvres de la femme formant un grand et magnifique sourire.
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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mer 17 Fév - 14:50

« Non mais pour qui elle se prends elle ? » « Elle viens nous prendre notre terre et elle se la raconte ? » « J'vais lui montrer qui est faible moi. ». La petite foule derrière Isaac commençait à montrer des signes d'agressivité envers la borgne. Toutes les épées d’entraînement à part celle d'Isaac étaient au clair et les gens s'étaient mis derrière Isaac, comme pour apporter leur soutien à leur chef.

Isaac lui, fixait Arialas avec des yeux qui, si ils avaient eu le pouvoir de lancer des petites aiguilles, auraient transformé la femme en un hérisson. Son visage était déformé en une sorte de rictus agressif et on pouvait voir toute la colère du monde dans ses yeux. Quand il ouvrit la bouche, on pouvait desceller dans sa voix à la fois toute la froideur d'un hiver d'Ashenwall et la chaleur brûlante du plus exposé des déserts de Ravey. Cependant, son ton avait la platitude des plaines des Ellès, ne montant jamais dans l'agressivité.

« Peut être que vous avez raison. Peut être que je suis faible. Peut être que père et moi aurions dû plus nous opposer au règne des Rois que ce que nous avons fait. Peut être que père et moi aurions dû plus nous opposer au règne de Galdion que ce que nous avons fait. Peut être que les représailles que votre cher tyran pourpre aurait pu libérer sur les gens de Falcard n'était pas un prix si grand à payer. Peut être que je suis faible. »

Isaac marqua une petite pause.

« Cependant, votre définition de la force, c'est de la merde. Souvenez vous, il y a dix ans. Nous avions déjà eu ce genre de discussion. Et encore une fois vous m'avez insulté. Cette fois encore vous aviez moqué le fait que je ne sois pas une bête féroce comme vous, que je ne sois pas un autre Ange Sanguinaire, que je montre à tout le monde, même au plus modeste soldat, le respect et l'amour qu'il méritait. Vous venez sur nos terres. Okay. Nous vous aidons à construire le manoir de votre soi-disant ordre. Okay. Nous vous invitons chez nous, dans notre demeure, pour vous proposer notre aide et vous assurer que nous vous soutenons. Et tout ce que vous trouvez à répondre à notre générosité, c'est de m'insulter ? Ça encore, ça passe … »

Pendant qu'Isaac parlait, les personnes derrières lui ponctuaient son monologue de « Ouais » et de « Il a raison, il a raison ! ».

« Mais vous insultez notre peuple. Ça, je ne peux pas le laisser passer. Vous parlez de faiblesse. Il y a deux ans, l'endroit où vous vous trouvez étaient un champ de ruines brûlantes suite au passage du dragon. Nous avons travaillé jour et nuit sans compter pour en faire ce qui est maintenant une des plus grandes villes du monde, qui rivalise avec Dissri. Vous voyez de la faiblesse ici ? Nous avons accepté tout ceux qui sont venu nous demander de l'aide, nous mettant en danger pour la survie d'inconnus, que nous avons ensuite intégré comme si ils étaient des cousins dont nous avions perdu le contact depuis longtemps. Vous voyez de la faiblesse ici ? Nous avons repoussé des attaques de bandits, de bandes armées, de bêtes féroces. Vous voyez de la faiblesse ici ? »

Isaac s'interrompit quelques secondes en sentant quelque chose se poser sur son épaule. C'était la main du sergent, qui s'était approché d'Isaac et lui adressait un grand sourire. A mieux y regarder, Isaac vit que tout les gens présents s'étaient approchés de lui.

« Tout ces gens n'ont pas eu notre chance. Ils ne sont pas nés nobles comme moi. Il ne sont pas nés d'un mercenaire d'élite, meilleur ami d'un roi comme vous. Ils n'ont pas eu toutes les leçons qui font de vous ce que vous croyez être une personne forte. Et pourtant, a la simple mention d'une chose qui pourrait être une menace, et malgré le fait que certains ne s’entraînent que depuis une semaine, ils étaient tous prêt à donner leur vie pour proteger ce qui leur est cher. Vous voyez de la faiblesse ici ? »

La dernière phrase d'Isaac était presque criée.

« Vous voulez lutter contre les tyrans, c'est ça ? Rendre le bonheur au monde, c'est ça ? Vous arrivez dans un lieu étranger, vous vous accaparez le territoire des gens du cru, vous les insultez, vous les prenez pour des idiots incapables de décider ce qu'ils veulent pour eu et vous pensez pouvoir leur imposer votre vision du monde. Vous voulez nous protéger ? Nous n'avons pas envie de votre protection. Nous n'avons pas BESOIN de votre protection. Vous voulez lutter contre les tyrans ? Vous feriez peut être mieux de regarder la poutre dans votre œil avant de râler sur le brin de paille dans celui du voisin. Il n'y a qu'un seul tyran en devenir ici, et il porte un cache-oeil. »

Inconsciemment, Isaac aussi avait tiré son sabre d’entraînement.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mer 17 Fév - 21:05

C'était désormais définitif – Isaac n'avait que faire d'Arialas et souhaitait se simplement l'écraser sous sa botte comme un vulgaire moucheron, la soumettre à son entière volonté. En fait, le Grand Baron ne souhaitait rien de plus qu'un nouveau chien de garde, probablement dû au fait qu'il semblait vaincre facilement sa milice actuelle, malgré son handicap. Il avait même eu l'audace de pointer son joujou en direction de la femme. Le peuple semblait en effet apporter son soutien à leur dirigeant, mais qu'en était-il réellement? Au final, il y avait une possibilité que ceux-ci n'était que manipulés, eux aussi. Pour le peu qu'elle se souvenait de Galdion, lui aussi semblait gentil au premier abord, mais n'était qu'un manipulateur né au final. S'il y avait au moins un point positif de la dernière interaction, c'était qu'au moins Isaac semblait humain – il n'était pas impassible et savait au moins ressentir de la colère. Par contre, la menacer directement comme cela, l'accusant, c'était trop. Sur le coup, son oeil sembla s'enflammer et ses réflexes guerriers prirent le dessus – usant de son net avantage de rapidité et de force, elle désarma proprement son adversaire avant de lui plaquer le bout de bois sous la gorge. Son ton de voix, ainsi que son regard, était soudainement beaucoup plus proche de ceux d'antan – agressifs.

- Que souhaitiez-vous faire avec cela hein? C'était pas assez pour vous de me discréditer auprès de tous sans raison, maintenant vous me menacez directement? C'est vous qui vous moquez de moi en parlant de générosité, alors qu'il n'en ai rien.

Autour d'eux, le temps semblait s'être figé – le peuple attendait un seul geste brusque pour riposter. Dans l'état des choses, s'ils essayaient quoi que ce soit avec leurs vulgaires bâtons, Arialas allait avoir le temps des les voir venir et de faire du tort à leur chef, si elle le souhaitait. Ils n'avaient donc pas d'autres choix de rester sagement en arrière, pour ne pas envenimer les choses. Finalement, dans un cri de rage, la guerrière balança l'arme au loin avant de ne faire un geste regrettable. En un sens, ce qui l'arrangeait le plus, c'était le fait que cet homme laisse sous-entendre qu'elle était toujours la même. Pas qu'elle le contredisait, non, mais justement le fait qu'elle y croit. Elle ne savait pas si tout ce qu'il disait était vrai bien sûr, elle n'aimait pas du tout l'idée de porter les mêmes discours, les mêmes valeurs, que ce monstre qu'elle était auparavant. Elle avait déjà été une arme, désormais elle souhaitait être un humain. Malgré le risque, elle ferma les yeux quelques maigres secondes, question de remettre son esprit au clair. Il avait tout de même bien raison sur un point – elle était qui pour parler de faiblesse? Elle devait bien être la plus faible de tous, elle qui n'arrivait même pas à porter le point de ses souvenirs. Lorsqu'elle ouvrit finalement les yeux – et la bouche – la flamme de colère comme de détermination y avait disparu. Elle parlait d'un ton beaucoup plus bas, en s'adressant plus que direction à Isaac – quelque chose la tracassait et cela paraissait maintenant fortement.

- Vous appelez tyran quelqu'un qui souhaite porter tout le poids du monde sur son dos? Qui mettrait sa vie en jeu pour n'importe lequel inconnu croisé bêtement dans la rue? Qui s’entraîne jour et nuit dans le simple but de ne plus voir personne mourir, alors qu'il aurait pu le sauver? C'est votre choix. Sachez par contre que je ne retire pas mes paroles, mais vous les avez peut-être mal interprétées. Oui, je considère que les forts ont le devoir de défendre les faibles, mais je n'ai jamais traité votre peuple comme tel. Le choix est libre à tous et chacun d'être ce qu'il veut. Ce qui définit réellement une personne forte pour moi, c'est quelqu'un qui a la détermination et l'envie de se mettre au service du bien d'autrui – et qui en prend les moyens, bien sûr. Il n'a pas réellement besoin de savoir tenir une arme. Certes, le terme de faible n'est peut-être pas le meilleur, mais c'est celui qui me vient en tête lorsque l'on parle de gens sans défense, qui demande protection sans vouloir faire d'effort. La noblesse d'autrefois, celle qui ne combattait, étaient des faibles – ils profitaient des richesses du monde sans offrir de leurs personnes.

Arialas fit une brève pause – parler de tous cela faisait remonter lentement mais surement sa colère. Rendu à ce point, sa voix avait reprit de l'assurance et était beaucoup plus puissante. Une légère colère transparaissait, mais comme elle n'était pas dirigée vers Isaac ou son peuple, aucune agressivité n'en ressortait.

- Donner sa vie pour quelque chose, ce n'est pas de la force. Personne ne devrait avoir à donner sa vie! D'accord, je suis très mal placée pour parler de cela car c'est bien ce que je vais chaque jour, risquer ma peau, mais c'est dans l'espoir que personne d'autres n'ai à le faire. Une vie n'en vaut pas une autre, mais si une seule peut en sauver des dizaines, des centaines, voir des milliers! Alors cela en vaut la chandelle. La différence entre moi et eux, c'est que je n'ai plus personne dans ce monde, je n'ai plus de raison de vivre. Si je venais à mourir, ce ne serait certainement pas des pleures de tristesses mais de joie qui rouleraient sur les joues de tous. Alors oui, cela vaut la peine de risquer ma vie pour ceux qui ont des proches, qui ont des raisons de vouloir rester sur cette terre et à qui leurs morts feraient de la peine. Mais tous ces gens, ils ont un foyer. Peut-être sont-ils assez de courage pour défendre chèrement quelque chose et mourir pour, mais est ce qu'ils réfléchissent réellement aux gens laissés derrière? Même si un homme devient un héros de guerre pour avoir sauvé la vie de son commandant en payant le prix fort, sa femme, son fils, ils aimeraient bien mieux l'avoir toujours à leurs côtés. Personne ne devrait avoir à subir la perte d'être cher avant le temps.

Sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, une larme se mit à couler lentement le long de sa joue. Rapidement, elle détourna le regard, honteuse. Comme si c'était le moment de pleurer! Elle espérait que son interlocuteur direct n'ai rien remarqué, mais c'était peine perdu puisqu'elle le regardait directement dans les yeux durant tout le monologue. Ne souhaitant plus rester là à ce faire menacer, considérant la mise à l'épreuve terminée, elle reprit brusquement son arme des mains du pauvres soldats, la rangeant tout simplement dans son dos. Son but, en venant ici, était de trouver un terrain d'entente et non de se battre – son arme, elle ne l'avait apportée que par précaution, le long des routes. Même si l'influence de la Grande Barronnerie grandissait rapidement, cela n'empêchait pas toutes attaques lors des voyages. Décidément, elle avait eu tort de faire confiance à cet homme et de croire que des parlementations étaient possibles. C'était maintenant limpide dans la tête de la femme – ils n'étaient pas fait pour s'entendre. Au moins, ils pourraient potentiellement s'ignorer, mais certainement pas de devenir amis. De toute façon, le concept d'amitié était quelque chose que ne comprenait pas très bien encore Arialas.

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Dernière édition par Arialas Ishtarian le Jeu 18 Fév - 1:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Mer 17 Fév - 21:50

Pour une raison qu'il ne comprit pas vraiment, Isaac éclata de rire. Pas un rire moqueur ou sardonique. Non, un rire franc et direct, comme si l'absurdité de la situation venait enfin de lui paraître. Lui comme elle étaient vraiment des idiots. Les plus fieffés des idiots. Si l'idiotie était un royaume, il ne faisait nul doute qu'ils seraient roi et reine.

« En fait, ce que vous êtes en train de me dire, c'est qu'on a les même idées, mais qu'on est juste trop idiots pour savoir s'exprimer correctement sans se sauter à la gorge. »

Isaac arrêta de rire et essuya une des larmes de rire qui avait point au bord de ses yeux.

« A vous entendre, j'ai presque l'impression que vous me ressortez ce que je vous ai dit la dernière fois que l'on s'est vu. Vous savez, ce discours sur l'importance d'épargner le plus de vies possibles. »

Isaac se courba doucement.

« Désolé si vous vous êtes sentie menacée. Je suis un homme assez calme, mais quand je ressens une attaque envers ma famille, je perds vite mes moyens. Je demande votre pardon. »


Isaac se redressa. Il avait vraiment l'air, et était vraiment désolé.

« Je comprends et partage votre sentiment, Arialas. Malheureusement, personne n'est capable de porter un tel fardeau sur ses épaules. C'est pour ça que nous autres humains nous réunissons en villes et villages. Deux en harmonie surpasseront toujours un en perfection. Par contre, pour ce qui est de n'avoir personne … Mes propres parents sont morts. Filgir, lui, à perdu sa femme et ses enfants dans une attaque de bandits. Olga a perdu son frère quand il a décidé de se sacrifier pour lui permettre de fuir. On pourrait penser qu'ils sont seuls. Que je suis seul. »

Isaac avait pointé du doigt deux des personnes derrière lui.

« Cependant, si ils ont perdu leur famille de sang, ils ont toujours leur famille de cœur. La famille qu'ils ont construit au fur et à mesure de leur vie, de leurs rencontres. Perdre des gens est une fatalité. Que ce soit de façon naturelle ou pas. C'est un déchirement, et ça le sera toujours. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut abandonner. Combattre seul contre le monde est une tache perdue d'avance. »

Isaac arrêta de parler quelques secondes, pensif.

« Je n'ai pas la solution a ce problème. C'est peut être une faute. Tant qu'il y aura des gens pour convoiter ce qui appartient à autrui, il y aura des guerres et des morts. Et si il y a une chose que nous savons tout les deux, c'est que la guerre ne créée pas de héros. Elle ne créée que de la peine et de la douleur. Je suis d'accord avec vous. Il faut arrêter ceci. »

Isaac se massa quelques secondes le menton.

« Je présume que vous vous en moquez maintenant, mais si nous vous avions demandé de venir, c'était pour nous assurer de votre changement de cœur en premier lieu, et je dois avouer que j'y crois. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas comment, mais je pense que l'Ange Sanguinaire est mort. Je verserai une unique larme car même la pire des personnes ne mérite pas la mort. A partir de maintenant, pour tout citoyen de la Grande Baronnie, l'Ange Sanguinaire n'est plus. En second lieu, nous souhaitions vous proposer notre aide. Il ne fait nul doute que vous aurez des besoins de logistique ou autre. Votre cause est louable, mademoiselle Ishtarian, et tant que vous le souhaitez, nous serons ravis de vous aider. Sans contrepartie, si ce n'est rester vraie à votre mot. Nous avons besoin de forces du bien dans notre monde. Vous n'en voulez sûrement pas, vous vous en moquez peut être, mais vous avez notre aval, pour ce qu'il vaut. Qui sait, peut être qu'en chemin, vous trouverez des gens que vous pourrez appeler famille. »

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Jeu 18 Fév - 2:19

- Sachez, monsieur Chevauche-Tempête, que rien n'est impossible. Je ne demande pas votre permission. Je ferai de Gorah une terre où il fait bon vivre, seule s'il le faut.

Après tout, il ne suffisait que de construire les bases un peu partout, puis les gens pourront vivre leurs vies. Bien sûr, des dangers guettaient toujours – comme ces surhumains de pirates dernièrement ou avant cela, le dragon. Malgré ce que lui avait gentiment apprit l'homme de la caravane comme quoi son âge pouvait bientôt lui faire défaut, elle savait au fond d'elle-même qu'elle n'avait pas atteint le plein potentiel de ses capacités. En continuant à s’entraîner encore et encore, elle pourrait vaincre n'importe quelle menace qui planerait sur Gorah, même une bête mythique! Vous l'aurez compris, Arialas avait entièrement foi en ses propres capacités – le mot échouer ne faisait pas parti de son vocabulaire.

- Je crois qu'au fond de vous, vous savez très bien ce qui suis, mais je vais le dire quand même. Je ne suis pas venue ici pour demander de l'aide, je n'en ai pas besoin. J'ai déjà un chasseur hors pair, nous permettant d'avoir toutes les provisions nécessaire et le meilleur soigneur des Ellès, et peut-être même de tout Gorah, prêt à s'occuper de nos blessés et malades. Pour l'argent, je peux me débrouiller seule pour en trouver.

Arialas se tourna ensuite vers la totalité des gens présents, faisant tout de même la déclaration qu'elle avait souhaité faire à la base, malgré l'attitude toujours semi-hostiles de ceux-ci.

- Sachez tous que si certains sont intéressez, l'Ordre est toujours à la recherche des gens prêt à mettre leurs vies au service d'autrui et ce dans tout les domaines possibles. Nous ne cherchons pas des gens nécessairement compétents, mais des gens motivés. Dans la vie, tout s'apprend. Vous offrir une formation dans le domaine de votre choix ne serait pas un problème pour nous. De même, si vous avez besoins d'aide dans un quelconque aspect de votre vie, que ce soit pour de la protection, de la reconstruction, un professeur pour votre enfant, un abri en temps de guerre, nous serons ravis de vous aidez du mieux que nous le pouvons, sans rien demander en retour.

Elle se tourna ensuite vers Isaac, hésitant légèrement avant de reprendre la parole.

- Bien sûr, il en va de même pour vous.

Pendant un instant, elle sembla sur le point d'ajouter autres choses, mais se ravisa finalement et tourna le dos au baron, se préparant à reprendre la route – mais changea d'idée et attira le dirigeant un peu plus loin, à l'écart, hors de portée de voix de ses citoyens.

- Vous l'avez déjà surement compris maintenant, mais je ne garde aucun souvenir de notre rencontre passée. Je ne sais pas si mon discours pouvait ressembler au votre. Dans tous les cas, ne fondez pas trop espoir dans les souvenirs que vous en avez. Jusqu'ici, vous avez souvent mentionné le passé, mais pour moi il n'est que cela, du passé. Votre surprise à ma vue était évidente. Un oeil en moins, une arme bien différente, une attitude bien différente. Même si je n'apprécie guère vos manières, vous êtes intelligent et tout ces petits détails vous ont frappés. Mon oeil droit n'est pas la seule chose que j'ai perdue lors de la destruction de notre monde.

Ce fut la seule mention qu'elle fit, ne souhaitant pas s'attarder sur le sujet – c'était déjà bien suffisant pour faire comprendre beaucoup de choses à cet homme. Elle se força un léger sourire, comme quoi sa condition l'indifférait, comme quoi ce n'était que fatalité. D'ailleurs, elle ne savait même pas pourquoi elle avait souhaité souligner ce fait. Peut-être que dans un sens, elle espérait alléger sa conscience en ne gardant plus ce fait secret? Le fait de mentir – car faire comme si, ce n'était pas bien loin du mensonge réel – commençait à lui peser.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: The town that dirt build - Arialas/Isaac   Jeu 18 Fév - 15:19

Isaac fronça légèrement les sourcils et planta son regard dans celui de la femme.

« Vous savez, les secrets n'ont rien de bon. Comment vouliez vous que je réagisse autrement que ce que je ne l'ai fait ? Le passé est peut être le passé, mais quand le passé implique des menaces de mort, vous comprenez bien que je ne peux pas vraiment agir comme si rien ne s'était passé. Mais comme je l'ai dit, je vous fait confiance. »

Isaac regarda les hommes un peu éloignés, qui regardaient dans leur direction, hésitant sur l'action à entreprendre. Devaient ils aller secourir leur chef ? Que se passait il ? Pourquoi rien ne faisait sens ? Pourquoi ?

« Malheureusement, et vous pouvez me faire confiance, je commence à être doué sur tout ce qui est gestion des gens, mouvement de foules et autres. Je pense que vous sous-estimez la quantité de misère de notre monde. Cela fait deux ans maintenant que le dragon est passé et pourtant, des réfugiés arrivent toutes les semaines. Et je ne pense pas que cela va s’arrêter de si tôt. Je doute qu'il reste beaucoup de choses a piller dans les capitales comme dans les campagnes. Les gens, je pense, arrivent à leurs limites pour ce qui est de survivre sans vrai structures. »

Isaac se massa les tempes.

« Que vous le vouliez ou non, les gens vont s'accumuler auprès de vous. Un seul chasseur et un seul soigneur, même si ils sont les meilleurs du monde, cela ne suffira pas. Et je ne peux pas prendre toute la misère du monde dans Falcard. On reçoit plus de gens que notre capacité à nous développer nous permet d’accueillir. Il va falloir fonder de nouvelles villes. »


Isaac pointa du doigt Arialas.

« Je peux tout à fait comprendre que vous ne souhaitiez pas ce genre de soucis, mais cela va arriver. Je peux comprendre que vous ne me fassiez pas confiance. Je ne vous demande pas de me faire confiance personnellement. Je suis juste un homme qui suit le chemin qu'il pense le meilleur dans la vie, tout comme vous. Cependant, vous pouvez faire confiance dans ma volonté de faire en sorte que les gens puissent retrouver une vie normale et décente. Même si je suis le monstre que vous pensez que je suis, personne n'a rien à gagner à ce que les gens vivent dans la misère. Vous me comprenez ? »

Isaac se gratta le menton. Il faudrait qu'il se rase bientôt.

« Je vais envoyer des gens près de votre manoir, ils commenceront à installer des infrastructures pour les gens qui vont arriver. Bien sur, nous empiéteront pas sur vos activités, il va de soi. Il est important pour nous que des initiatives privées se lancent. Mais je vais mettre la machine Grande Baronnie en route pour être sur que tout se passe bien pour les gens et pour vous. Entre voisins, c'est normal. »

Isaac lui adressa un grand sourire sincère. Toute trace d'agressivité ou autre avait disparue, maintenant qu'il était sur que Arialas ne ferait pas de mal à ses gens.

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