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 You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Sam 6 Fév - 18:32

Isaac avait été ravi de son sejour a Dissri. Vraiment. Les jolis rêves, les bons petits souvenirs, le peuple accueillant. Vraiment, son voyage vesperien avait été un véritable rêve dont il fallait malheureusement se réveiller. Blague à part, Isaac était ravi de pouvoir enfin partir de cet enfer sur terre. Ce climat, ce sable, rien ne plaisait à Isaac. Il était bien content d'enfin pouvoir partir.

De plus, sentiments à part, Isaac avait reçu un courrier qui l'invitait à rentrer.

Comme à l'aller, Isaac avait loué une place dans une caravane pour le retour. Cette fois ci, il avait mis un peu plus d'argent pour être dans une calèche solitaire, histoire d'avoir un peu de tranquillité pour travailler. Une fois arrivé au caravansérail, le vieil homme qui s'occupait de vendre les places s'approcha du baron, l'air penaud.

« Monsieur, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous. Nous avons vendu trop de tickets pour les chariots normaux et nous avions une passagère en trop. Nous avons pris la liberté de l'installer dans votre calèche. J'espère que cela ne vous dérange pas. En geste de bonne volonté, nous vous offrons une place gratuite pour votre prochain voyage. Si vous voulez, vous pouvez aussi prendre la prochaine caravane, comme il vous plaît. »

Isaac claqua de la langue et fusilla le vieil homme du regard. D'un côté, il avait envie de tranquillité. De l'autre, putain de Dissri, quel enfer. Sans un mot, Isaac se dirigea vers le véhicule.

Il grimpa dans le véhicule sans vraiment observer son compagnon de voyage. Il aperçut un éclat de cheveux mauves, un coin de cache œil. Il était fatigué et ne voulait pas spécialement discuter. D'une voix fatiguée et n'invitant pas spécialement à la discussion, il lâcha un léger « Bonjour », avant de s'asseoir et de sortir un morceau de papier de sa poche.

Peut être sous le coup de la fatigue, le baron commença à lire la lettre légèrement à voix haute alors que la caravane se mettait en route.

« Monsieur le baron … bla bla bla … vague de réfugiés … bla bla bla … Nous les avons nourris et habillés … bla bla bla … besoin de vous …. bla bla bla … diriger la construction de logements … bla bla bla … logés dans le château en attendant … bla bla bla … rentrez vite …. bla bla ... »

Isaac poussa un profond soupir. Les jours qui arrivaient seraient sûrement des journées à rallonge. Pas de repos pour les braves, comme disait le poète. Une fois sa lecture finie, il rangea la lettre et regarda son compagnon de voyage. Qui sait, peut être serait-elle une personne un minimum intéressante qui pourrait lui faire penser à autre chose le temps du voyage. Il leva les yeux vers la femme et fut frappé de stupeur. Elle, ici ? Avec un œil en moins ? Intéressant. D'un ton teinté de gentillesse et de surprise, il prit la parole.

« Mademoiselle Ishtarian, vous ici ? C'est une surprise … une bonne surprise, j'entends, que de vous voir ici. Comment allez vous depuis le temps ? »


Ce voyage s'annonçait intéressant.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Lun 8 Fév - 2:59

Le projet de chevalerie d'Arialas avançait à grands pas – elle avait maintenant trois membres! Avec elle-même, cela faisait quatre. Il était maintenant temps de penser à s'installer et promouvoir son ordre, de façon à pouvoir recruter encore plus de gens et surtout, se faire connaitre. Elle avait déjà commencée les préparatifs pour construire un manoir en Ellès, en plein centre de tout Gorah – c'était le meilleur emplacement possible pour aider le plus de gens possibles. Par contre, elle avait bien envie d'aller superviser les travaux, question de s'assurer que tout était en ordre. Surtout, elle souhaitait quitter ce foutu désert au plus vite. En tant qu'Ashevan, jamais elle n'arriverait à s'habituer à cette chaleur écrasante.

Pour s'y rendre plus rapidement – et prendre un peu de repos, cela faisait longtemps qu'elle courait d'un bout à l'autre du moins sans relaxer – elle choisit de repartir en caravane. Dans un sens, c'était une sage décision et elle en prenait bien peu. Si elle souhaitait accomplir ses idées de grandeur vis-à-vis l'Ordre de la Rose Noir, elle allait devoir faire plus attention aussi à l'opinion que les autres allaient pouvoir avoir d'elle. Un certain problème avec les caravanes la placèrent en compagnie d'un homme bourru, qui marmonna à peine un bonjour en embarquant, avant de se lancer dans sa paperasse. Elle pouvait bien comprendre qu'il n'était peut-être pas très heureux de ne pas être seul, comme il l'avait demandé, mais ce n'était pas une façon de traiter les gens. Elle répondit tout à même à ses salutations par un hochement de tête – qu'il ne vit certainement pas, puisqu'il ne la regarda pas une seule fois. Quand il se mit à lire à haute voix, Arialas perdit légèrement patiente.

- Si ma présence vous dérange autant, vous n'avez qu'à le dire et je ferai le chemin jusqu'en Ellès à pied, cela serait déjà plus agréable que cette ambiance.

Celui-ci ne sembla pas l'entendre ou du moins ne prit pas la peine de répondre. La guerrière poussa un soupir. D'habitude, c'était elle qui n'était pas très bavarde, alors pourquoi cette fois c'était l'inverse qui la gênait? C'était toujours ce qu'elle reprochait à Meltiel, trop parler... À la fin de sa lettre, l'inconnu daigna finalement lever les yeux. Pas trop tôt! Son expression changea presque immédiatement, alors qu'il prenait la parole. Alors comme cela, ils se connaissent? Merde... Qu'allait-elle bien pouvoir lui raconter? Il l'avait clairement appelée par son nom, elle ne pouvait feindre l'ignorance. Cela voulait dire qu'il se connaissait avant son amnésie, donc avant le cataclysme? Lorsqu'elle... Lorsqu'elle était cette chose? Ses paroles étaient alors encore plus étranges. Une bonne surprise de revoir un monstre, c'était impossible... Qui pouvait bien être cet homme? À quel point étaient-ils proche dans le passé? Arialas choisit donc ses mots avec soins, faisant tout son possible pour ne pas laisser paraître son trouble intérieur. Elle essayait de faire au moins avec le peu d'informations qu'elle avait pu récupérer sur son passé.

- Vous semblez bien surpris de me voir ici, pourtant vous partez de Vesperia vous aussi. Les rumeurs comme quoi le fameux Ange Sanguinaire crée maintenant des écoles n'a pas atteint vos oreilles?

Arialas ne réussit pas à prononcer ce surnom qu'elle détestait tant sans faire une légère grimace. Seulement, tout le monde la connaissait sous ce surnom et très peu était au courant de son amnésie – s'ils s'étaient connus auparavant, il était certainement au courant de ce pseudonyme immonde.

- Et vous mon cher, que faites-vous de bon dans votre vie désormais?

Bien sûr, elle évitait toutes mentions d'événements, de lieux et supposait au strict minimum. Si elle pouvait garder son amnésie secrète pendant tout le voyage, elle en serait d'autant plus fière.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Lun 8 Fév - 14:31

Isaac leva un sourcil sous l'effet de la surprise. « Mon cher » ? Le vouvoiement ? S'était elle acheté une conduite pendant la dizaine d'années qui séparait leurs deux rencontres ? Pas que Isaac ne soit pas content, loin de là. Il est toujours plus agréable de parler a quelqu'un un minimum civilisé après tout. Il la dévisagea légèrement. Elle semblait presque ne pas avoir vieilli, alors que lui avait accusé le poids des années. C'est qu'il en serait presque jaloux en plus. Bon, par contre, il avait toujours ses deux yeux, Il remarqua aussi qu'elle avait eu du mal à donner son surnom. Comme une sorte de dégoût. Isaac ricana intérieurement en gardant un air concerné.

« Je n'ai été à Dissri que pendant une semaine et je l'ai passée à travailler, je suis désolé. Je n'ai pas entendu de rumeurs. Mais c'est bon à entendre. Notre monde à besoin de ça. »

Isaac semblait vraiment gêné. Dans le fond, il l'était. C'était le genre d'information qu'il aimait avoir. Le savoir, c'est le pouvoir après tout.

« Moi, je fais comme toujours écoutez. J'essaie de faire en sorte que le monde soit une place un peu moins amère. Je ne peux pas encore dire si j'ai du succès, mais vous me connaissez. Je n'abandonnerai pas tant qu'il me reste des forces. »


Isaac soupira légèrement, l'air un peu abattu. Il pouvait presque sentir les cernes sous ses yeux. Il devait avoir l'air fin, épuisé comme il l'était. La diplomatie avait l'art et la manière d'épuiser Isaac assez rapidement. Si seulement il pouvait faire plier tout le monde directement, le monde s'en porterait mieux. Il regarda Arialas, l’œil luisant de réflexion.

« Je vois que le dragon ne vous a pas laissé indemne. »

Il pointa légèrement l’œil de la femme.

« Cela fait plaisir de voir ça … Enfin, ne vous méprenez pas. »

Isaac rosit légèrement.

« Ce n'est pas que cela me fasse plaisir que vous soyez blessée, loin de là. Mais je dois avouer toujours avoir une pointe de jalousie quand je vois tout ceux qui s'en sont sortis indemnes. »

Doucement, le visage se crispant légèrement de douleur, Isaac retira son gant qu'il avait à la main gauche, laissant voir les bandages qu'il avait. Isaac la fixa encore quelques instants. Non, il y avait décidément un soucis avec l'Ange Sanguinaire. Il ne la connaissait pas bien, loin de là, mais au vu de ce qu'il savait d'elle et de ce qu'il avait pu voir de ses yeux vu, elle n'était pas vraiment dans son assiette.

« La question va vous paraître étrange, mais vous êtes sure que tout va bien ? Vous avez l'air … différente. »

Effectivement, on ne pouvait plus lire chez Arialas la même agressivité, la même colère dirigée contre le monde entier. Cette soif de sang, cette douleur qui habitait son regard il y a dix ans. Dans un sens, elle avait l'air apaisée, calme. Qu'avait il bien pu se passer ?

« Vous avez l'air beaucoup plus … tranquille. Non pas que vous étiez désagréable il y a dix ans, je ne dis pas ça. C'est juste que le changement est assez … drastique. Je suis content si vous avez pu trouver cette paix. »

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Mar 9 Fév - 22:43

Passez une semaine à travailler à Dissri? Quel travail avait-il bien pu y faire? D'habitude, l'on ne va pas dans un pays voisin pour quelques maigres jours sans bonnes raisons. Peut-être un mercenaire? Après tout, cela l'âge qu'elle pouvait en déduire, il aurait bien pu faire parti de la troupe du père d'Arialas. L'homme parla ensuite de rendre le monde moins amer... Qu'est-ce que cela voulait dire? Avec ce genre de pensée, impossible qu'il aille été l'ami de l'Ange Sanguinaire... Peut-être avant l'armée? Plus le temps avançait et plus les paroles étaient étranges. Qui était-il donc? Cette question tournait sans cesse dans la tête de la femme. Il parlait avec tant de familiarité... Surtout, quel niveau d'intimité ils avaient eu? Elle avait bien conscience de la précarité de sa situation. Déjà, pour ce qu'elle en savait, cet homme aurait pu être son maître, son ami, son commandant ou même son amoureux! Après tout, il n'avait pas tort – elle était effectivement différente et elle-même le savait. Elle choisit donc prendre une posture nonchalante et un air désintéressé, – elle était douée pour cela – qui semblait fortement dire à l'inconnu qu'il était insignifiant à ses yeux et qu'elle ne lui parlait que pour passer le temps. De toute façon, cette attitude devrait déjà paraître plus normal aux yeux de quelqu'un l'ayant connu il y dix ans – merci de la remarque. En ce temps, son père était déjà mort, même si cela ne lui fournissait toujours aucune information sur sa propre âge.

- Parce que vous, excepté physiquement, vous n'avez pas du tout changé en dix longues années? Cela m'étonnerais fortement, tout le monde change avec l'âge.

Arialas se permit ensuite un commentaire qu'elle espérait juste, grâce aux informations fournis par l'homme – si elle souhaitait garder secret son amnésie, surtout devant un homme qui semblait la connaitre plutôt fortement, elle se devait de prendre des risques. Au pire, cela sonnerait encore plus bizarre... Mais qui irait soupçonner une amnésie totale? L'Ange Sanguinaire ne devait pas être du genre à se souvenir facilement des fourmis qui passaient à toutes vitesses dans sa vie.

- D'habitude, les gens dans votre genre – les utopiques – ont tendance à comprendre que le monde n'est pas aussi beau qu'il se l'imaginait.

La femme changea ensuite immédiatement de sujet, ne souhaitant pas qu'il décide de parler du passé, rendant ainsi sa situation encore plus précaire. Mieux valait de répondre à ses autres questions à la place.

- Si cela vous intéresse réellement, je vais effectivement bien, si on enlève tous les... petits bobos au fil du temps.

En disant cela, elle flatta machinalement sa main gauche, recouverte d'un gant de cuir. La brûlure datait de plusieurs semaines déjà, mais elle en ressentait encore mentalement la douleur.

- Certains en sont peut-être ressortis effectivement indemne physiquement de ce grand désastre, mais émotionnellement, tous furent affectés. Le monde se remet à peine du duo de destruction. Vous savez, ce monde n'est pas plus qu'il ne l'était, mais l'espoir y est présente malgré la désolation. Je suis peut-être différente, mais puisque le monde est différent lui aussi, en avais-je vraiment le choix?

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Mar 9 Fév - 23:10

Dans un sens, elle n'avait pas tort. Le Grand Cataclysme avait touché tout le monde, pas uniquement ceux qui avaient payé un prix avec leur sang. Cependant, au fond, Isaac se sentait toujours dans le juste. Si tout le monde avait reçu des blessures mentales et émotionnelles, dans un sens, personne n'en avait reçu. Il n'en restait pas moins que ceux qui avaient perdu un morceau d'eux même l'avaient dur. Enfin bon, peu importe ce qu'Isaac pouvait bien penser. L'important, c'était la femme aux cheveux mauves devant lui. Isaac laissa échapper un petit rire amical.

« Vous savez, Arialas, si cela ne m’intéressait pas, je ne vous aurai pas posé la question. Vous en conviendrez, je n'irai pas jusqu'à dire que nous étions camarades, mais entre vétérans, il faut se serrer les coudes, non ? »


Isaac resta pensif quelques secondes, à essayer de se remémorer leur dernière et unique rencontre. C'était une coïncidence amusante, quand on y pense. Ils ne s'étaient vu que deux fois dans leur vie et ils avaient eu plus ou moins la même discussion. Cependant, il ne sentait pas vraiment l’agressivité que ses souvenirs prêtaient à l'Ange Sanguinaire. Si elle semblait toujours apporter que bien trop peu de crédit à l'espoir de jours meilleurs, l'ancienne brute de Galdion semblait beaucoup moins fermée qu'a l'époque. En voyant Arialas poser sa main sur sa main gantée, Isaac reproduisit instinctivement le même geste et grimaça légèrement.

« Je ne dirai pas que je suis utopique. Je sais quels sont les embûches qui se dressent sur notre chemin. Des bandits qui aimeraient que le monde reste une anarchie. La faim, la soif. Dans un sens, je dirai même que de l'espoir, je n'en ai plus beaucoup. Mais comme le disait mon père, « Isaac mon petit, tu es bien trop bête pour abandonner. C'est ta principale qualité. »

Isaac semblait d'un coup extrêmement fatigué. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas montré si vulnérable. Pour lui, Arialas était d'un pragmatisme et d'une volonté sans failles, même si dirigés dans des directions avec lesquelles il n'était pas d'accord. Pas besoin d'essayer de la baratiner.

« Le monde est un endroit merveilleux et mérite qu'on se batte pour lui. Je dois avouer être assez d'accord avec la seconde partie. »

Isaac soupira légèrement.

« C'est bien, que vous changiez. Le monde n'a pas besoin d'un Ange Sanguinaire. Si vous avez en vous la bonté de construire des écoles, cela veut dire qu'au fond, il est né en vous le même … optimisme - je ne sais pas si c'est vraiment le mot – que moi. »

Isaac se gratta le menton.

« Pas que je ne sois particulièrement bien hein, je ne dis pas ça. Mais au final, peu importe la raison pour laquelle on fait des bonnes actions, tant que les gens en profitent, non ? On a peut être perdu le passé et le présent n'est pas joyeux, mais le futur, c'est ce qui est vraiment important, non ? »

Isaac planta son regard dans celui d'Arialas. C'était une sorte de test, sa question. La dernière fois qu'ils avaient parlé, l'Ange Sanguinaire avait été assez véhémente contre le futur. C'était l'heure de vois si son cœur avait vraiment changé.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Jeu 11 Fév - 20:42

Plus l'homme parlait et plus Arialas se posait des questions – celui-ci semblait en effet être le parfait contraire de l'Ange Sanguinaire, alors pourquoi? Pourquoi n'avait-il pas fui de toutes ses forces, s'il la connaissait? Qu'avait-il bien pu se passer, une dizaine d'année auparavant?... Au moins, même s'il était plutôt le contraire de l'ancienne elle, aujourd'hui leurs façons de penser semblaient se rejoindre – excepté que la femme se concentrait sur le présent et non l'avenir. Rendre le monde meilleur au jour le jour, aider les gens qui en ont besoin aujourd'hui, pas ceux qui en auront besoin demain, rendre les gens heureux – même pour une seule infime journée – être un phare dans la nuit. Cette fois, elle décida d'être entièrement honnête envers son compagnon de voyage. Se redressant, coude sur les genoux, elle joignit les mains en le regardant dans les yeux – celui-ci semblait chercher quelque chose dans le sien, alors il sera servit. Son regard, tout comme son ton de voix, était sérieux et déterminé.

- C'est aux plus forts de défendre les plus faibles.

Bien sûr, Arialas ne se souvenait de lui avoir déjà dit sensiblement la même chose – il faut croire qu'il reste encore une part de l'Ange à l'intérieur d'elle-même.

- Cela peut paraître prétentieux de ma part, mais pour avoir survécu à la guerre – en première ligne même – ainsi qu'au cataclysme et à tout pleins d'escarmouche contre des bandits des routes, je crois être en mesure d'affirmer d'être dans l'élite de Gorah. En tant que tel, il est de mon devoir d'aider et de protéger les plus faibles que moi. Cette école, ce n'était rien de plus que l’égoïsme pur, de la part d'une idiote qui espérait racheter ses péchés avec des gestes insignifiants.

Elle se mit ensuite à rire doucement.

- J'ai bien compris depuis le temps que c'était peine perdue, je suis damné depuis bien trop longtemps maintenant. Mais ce n'est pas une raison pour abandonner tout espoir et pleurer dans son coin, n'est-ce pas?

Elle soupira à son tour, s'adossant au banc.

- Il reste que je ne suis pas entièrement d'accord avec vous. Certes, le passé est du passé, c'est indéniable, mais je ne crois pas que ce soit le futur qui importe. Penser à long terme fait oublier le présent, qui est et qui restera toujours ce qui importe le plus. Entre sauver un homme aujourd'hui ou poser la première pierre d'une fondation utile dans le futur, j'aime cent fois mieux la première option, car je ne crois pas que l'homme sacrifié pour le bien d'une cause à long terme sois heureux. Devenir toujours plus puissante, pour pouvoir sauver et l'homme en danger et le futur, voilà mon but.

Arialas éclata ensuite d'un rire franc, rire qu'elle n'avait pas eue souvent depuis son enrôlée dans l'armée.

- Finalement, je crois que c'est moi la plus utopique entre nous deux. Vous ne vous attendiez certainement pas à ce que ce genre de propos sorte un jour de la bouche de l'Ange Sanguinaire d'Ashenwall, n'est-ce pas? Et je suis désolée, mais mon oeil va très bien.

Sur ces mots, la guerrière enleva son bandeau, montrant un oeil impeccable – en apparence seulement. Grâce aux soins du mage blanc Meltiel, plus rien n'y paraissait, mais il était tout de même aveugle. Arialas fixa un moment l'homme devant elle avec ses deux yeux, avant de les fermer et d'appuyer sa tête contre le dossier – elle n'aimait pas vraiment cette proximité avec un inconnu qui n'en était pas un et avait hâte d'arriver à destination.

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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Sam 13 Fév - 3:00

Connaissez vous le principe de la vallée dérangeante ? C'est une idée qui part du postulat que plus une chose artificielle se rapproche de l'humain, au plus les différences mineures semblent être insurmontables. Sans le savoir pourquoi, le second œil d'Arialas envoya une sorte de chair de poule le long de la colonne vertébrale du baron. Il avait l'air totalement sain, mais que ce soit dans ses mouvements ou dans sa façon de se contracter, la différence avec l’œil « normal » de la femme était inconsciemment palpable. Peut être que si il avait été visiblement aveugle, comme par exemple blessé ou recouvert de cataracte, cela aurait été moins dérangeant. Il fallut quelques minutes à Isaac pour reprendre totalement ses esprits.

« Vous savez … Je ne pense pas que vous êtes damnée. »

Isaac passa sa main droite dans ses cheveux et prit quelques secondes pour réfléchir.

« Vous avez fait d'horribles choses, on est d'accord. Personne ne dit le contraire. Mais seuls les morts sont damnés. Si les actions d'une personne peuvent noircir son âme, pourquoi ne peuvent elles pas aussi la nettoyer ? »

Isaac s'assura d'avoir l'attention de son interlocutrice.

« Pourquoi devrait-on porter plus d'importances aux paroles des personnes a qui l'ont fait du mal qu'aux personnes que l'on aide ? Oui, vous avez détruit des vies. Mais allez demander aux enfants qui seront instruit dans l'école que vous avez créée si vous êtes damnée. Tant que vous avez encore une once de pouls, rien ne vous empêchera de vous battre pour sauver le monde. Et si après la mort, on vous dit que vous êtes quand même damnée, vous pouvez être sur qu'on boira des coups ensemble en enfer. »

Isaac fit craquer son cou. Il s'était mal installé dans son siège et son dos commençait à lui faire mal.

« Sauvegarder le présent … Préparer le futur … Ce ne sont pas forcément des notions qui se contredisent, vous savez. Au fond, on peut planifier autant que l'on veut, on ne peut que travailler au présent. Je dirai même plus, les deux s'entrelacent souvent. »

Isaac sembla plonger quelques instants dans ses souvenirs.

« Mais vous savez … Si je me souviens bien, vous avez trente ou trente et un ans, moi trente trois. On a beaucoup vécu. Vous sûrement plus que moi. Mais l'idée est la même. Pour l'instant, on peut encore lever nos armes et protéger les gens. Mais pourra t-on faire de même dans cinq ans ? Dans dix ans ? Je ne le sais pas. »

Isaac semblait légèrement désemparé. C'était dans des moments comme ça qu'il haïssait son bras gauche devenu inutile et son corps qui commençait déjà à montrer des signes de faiblesse.

« Vous savez … Je présume que vous êtes une femme occupée. Mais … le village où j'habite, on s'est mis en commun avec d'autres villages et on commence à se débrouiller maintenant. Cependant, on a toujours besoin de personnes motivées pour aider. Même si c'est juste pour prévenir les gens qui n'ont plus rien que si ils sont motivés à travailler, le gîte et le couvert les attends. Si jamais cela vous intéresse ... »

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MessageSujet: Re: You got a killer scene there, man [Arialas-Isaac]   Dim 14 Fév - 4:45

Alors comme cela cet homme croyait se rendre en enfer après sa mort? Pourtant il affirmait essayer de rendre le monde meilleur. Il avait donc déjà fait de mauvaises actions? Et... elle avait rêvé ou il l'avait invitée à rejoindre son petit village, pour y apporter son aide? Eh ben... Souhaiter l'aide de... Attendez un instant. Juste avant ça, n'avait-il pas dit son âge, ainsi que celui de la femme, par la même occasion? Oui... Elle aurait donc la trentaine. Cette information lui fit ouvrir les yeux de surprise – elle ne savait pas vraiment pourquoi il avait prit la peine de dire cela, mais cela arrangeait grandement Arialas.

- En fait, je dirais que... non, je pense que...

Elle essayait de répondre aux dernières paroles de l'homme, mais comme ses propos l'avait déstabilisée, elle avait peine à retrouver le fil de la conversation. Elle se redressa, coude sur les genoux, en mâchonnant le bout de son pouce gauche. Peut-être pourrait-elle essayer de lui soutirer un peu plus d'information sur son passé? En même temps, elle n'avait pas plus envie qu'avant de révéler sa faiblesse à n'importe qui... Prenant une grande respiration, elle releva la tête vers son interlocuteur, lâchant du même coup son pauvre pouce, sa contenance plus ou moins retrouvée. Plus son discours avançait, plus sa flamme de détermination habituelle reprenait sa place dans ses yeux et sa voix.

- L'âge importe peu, ne soyez donc pas aussi pessimiste. Pour protéger les gens dans cinq voir dix ans, c'est bien simple: il vous suffit d'en prendre les moyens. Le corps vieillit certes, mais les techniques s'améliorent aussi. Il existe un très bon de pallier le poids des années: s’entraîner encore et encore, de plus en plus. Ton corps commence à devenir moins souple? Fait plus d'étirements. Il devient plus lent? Entraîne-le encore plus à courir. Peut-être que nos capacités ne s'amélioreront plus vraiment, mais il est au moins possible de garder son niveau actuel pendant bien longtemps encore.

Elle soupira, légèrement déçue de l'attitude défaitiste de son compagnon. Finalement, elle remit son bandeau en place et s'étira un peu, épuisée d'être aussi longtemps sans bouger – elle aurait dû marcher, comme d'habitude...

- Vous vous en doutez, mais j'ai menti. Mon oeil ne va pas bien, il est bel et bien aveugle. Mais vous savez, lorsque j'ai perdu l'usage de cet oeil, ce fut dur de continuer à me battre, le main-oeil n'est plus du tout le même. Vous pouvez faire le test si vous le souhaitez: fermez un oeil et essayez de viser un point bien précis, d'attraper un objet en mouvement rapidement et avec précision, ce n'est pas du tout la même chose. À ce moment, j'aurais pu m'apitoyer sur mon sort et pleurer sur mon oeil perdu, mais ce n'est pas ce que j'ai fait. À la place, je me suis entraînée, jusqu'à retrouver ma précision d'avant. J'ai peut-être perdu un oeil, mais il m'en reste un autre et c'est suffisant.

Elle pointa ensuite le bras blessé de l'homme, puis le bras entièrement opérationnel.

- C'est pareil pour vous. Au lieu de pleurer votre impuissance suite à la blessure à votre bras gauche, il vous suffit d’entraîner le droit. Pour facilement compenser un point faible, il suffit d'en tirer parti. En combat, les adversaires visent généralement les points faibles. Si vous vous y attendez, et vous vous pratiquez, vous n'aurez aucun mal à parer et riposter aux attaques visant votre bras meurtri. Peut-être que celui-ci ne peut plus vraiment vous être utile, mais vos jambes, votre autre bras, même votre tête peuvent être entraînés en compensation. Si vous y mettez l'effort, tout est possible.

Lorsque la caravane arriva finalement à destination, Arialas fut la première à se précipiter à l'extérieur. Après avoir remis sa naginata bien en place sur son dos, elle se tourna vers l'homme et lui tendit la main. En se retournant pour prendre la route, elle laissa échapper une dernière phrase.

- Portez attention à la Rose Noir.

Bien sûr, pour le moment, cela ne voulait absolument rien dire pour celui-ci, mais il finira par comprendre en temps et lieu, lorsque les agissements de l'Ordre de la Rose Noir seront de loués d'un bout à l'autre de Gorah.

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