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 La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Jeu 7 Jan - 17:24

Depuis qu'il avait reçu la réponse à sa missive, Isaac n'avait pas pu s’empêcher de se triturer les méninges. « Godrey Lenoir ». Quelque part au fond de son crâne, le nom de la personne qui lui avait répondu sonnait quelques cloches. Mais de là à retrouver qui il était.

En tout cas, Isaac avait à faire. La lettre indiquait que les abords de Jouvence étaient dangereux. Il faudrait donc prendre une escorte, car on ne sait jamais. Mais la vie n'était pas aussi facile, surtout quand les ressources étaient aussi légères que celles de Falcard. Il fallait décider de la quantité de gardes qu'Isaac allait prendre avec lui. Il lui fallait une escorte assez grande pour le défendre, mais pas trop grande pour ne pas attirer trop l'attention sur lui. De plus, l'hiver approchant, les animaux et les bandits se montraient de plus en plus entreprenants. Il ne fallait pas laisser Falcard sans défenses non plus.

Le Baron décida de prendre deux hommes avec lui. Ce serait sûrement assez pour repousser quelques bandits. Ce qu'il ne pourraient pas gérer à trois, ils ne pourraient tout simplement pas le gérer avec les ressources dont il pouvait disposer pour cette expédition.

En planifiant la route, Isaac calcula qu'il faudrait à peu près 6 heures pour rejoindre sa destination. Ils devraient donc prendre une roulotte. Pas possible de transporter le petit cadeau qu'il voulait donner à son futur camarade sur 6 heures en restant assez frais pour se défendre si besoin. Dans les caves des restes du manoir Chevauche-Tempête, il alla chercher une quinzaine d'épées qui avaient été entreposées dans une des grottes autour de Falcard après la guerre. Par manque d'entretien, ces armes étaient presque inutiles dans leur forme actuelle. Cependant, un forgeron digne de ce nom pourrait assez bien leur rendre une forme de combat ou, au pire, les fondre pour leur donner une vie nouvelle sous une autre forme.

Il était donc maintenant temps de s'habiller. Pas question de s'attifer n'importe comme pour aller voir un potentiel futur allié. La première impression était souvent la plus importante. Il devait avoir l'air sérieux, mais ne pas non plus « trop bien » s'habiller. Pas question de passer pour un arrogant nobliau. Isaac revêtit une simple armure de cuir mate recouvrant tout son corps et chaussa des bottes fourrées. Pas question d'attraper un rhume. Par dessus son armure, il mit un manteau de laine sombre à capuche et enroula autour de son cou une écharpe d'un bleu électrique. Son escorte elle revêtit des habits de paysans recouvrant un plastron en cuir et mirent aussi une écharpe bleue.

Il ne restait maintenant plus qu'a remplir la carriole. Isaac avait exactement le genre de véhicule qui convenait. C'était une vieille calèche de contrebandier, avec un faux fond, qu'il avait récupéré en pacifiant un camp de bandit. Il y glissa les cadeaux et des habits un peu plus beaux pour son second rendez vous et, une fois la nuit bien tombée, prit la route.

Voyager de nuit était une lame a double tranchant. Voir moins loin était une bénédiction pour rester discret, mais marchait pour tout le monde, gentils comme méchants. Cependant, la route fut tranquille. Les hommes s’échangèrent les places un certain nombre de fois, histoire que tout le monde reste un minimum en forme. Ce n'est que près de Jouvence que les soucis commencèrent. Alors que le village était en vue, une flèche vola près de l'oreille d'un des membres de l'escorte. Depuis les fourrés, une dizaine de bandits sortirent, armes tirées. Ils n'étaient visiblement pas ici pour discuter.

« Bougez pas. Donnez ce que vous avez, et si vous voulez rester en vie, barrez vous. Ce matin, Jouvence brule ! »

Les trois de Falcard se regardèrent. C'était l'occasion de montrer leur bonne fois auprès de Jouvence, mais aussi de montrer pourquoi ils avaient besoin de la Baronnie. Comme un seul homme, les deux hommes qui marchaient à coté de la caravane montèrent dedans tandis que le cocher lança le cheval au galop. Ils prirent de la vitesse et dépassèrent assez facilement les bandits, qui commencèrent à les poursuivre.

Une fois à l'entrée de Jouvence, Isaac arrêta la calèche. D'une voix forte, il cria :

« Alarme ! Des bandits arrivent. »


Malgré le fait que le jour ne venait que de naître, des villageois étaient déjà dehors. Ils partirent chercher ceux qui étaient vraisemblablement les gardes. Isaac descendit de son siège et dégaina son arme. Les bandits étaient là.

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Ven 8 Jan - 15:34

Raisonnablement et au vu des courriers échangés, je savais qu'il serait bientôt présent. Qui ? Le baron Isaac Abraham Lazare Chevauche-Tempête... Il m'a fallu bien peu de temps pour m'en rappeler et avouons-le, l'aide d'un soldat encore fidèle à Jouvence qui était avec moi depuis l'annexion des Ellès par Galdion. C'est sur les terres du Baron Gargalen des Ellès que j'avais vu pour la première fois les étendards du géant à la chevelure de feu. Puis une fois notre défaite passée, c'est sous une autre bannière que j'ai servie.

C'est plus tard que je l'ai rencontré... La campagne de Ravey. Comme tout le long de l'invasion, il y a eu des moments meilleurs que d'autres, mais ce fut pendant l'une de ses batailles que j'ai compris à quel point l'empire de Galdion serait une épine dans le pied de la civilisation. Ils ne s'embarrassaient d'une perte de ressources matérielles et encore moins humaines, sans se soucier du moment où le cours d'eau serait tari. Un jour, il serait renversé, ce n'était qu'une question de temps, néanmoins, j'étais resté fidèle, en espérant un meilleur lendemain où peut-être une occasion qui créerait un revirement dans mon esprit.

Capitaine, ce jour-ci, combien de fuyards avez vous laissez passer malgré les ordres ? Je n'ai jamais su si c'était par calcul ou par pitié, mais dans les deux cas c'était le plus avisé. C'est pour cela qu'avec les autres on a suivi vos ordres, je n'étais qu'un sous-officier, un homme parmi tant d'autres.

Enfin, c'est une histoire d'un temps révolu, c'était bien avant le cataclysme et ses répercussions. Sachant qu'un invité de marque arriverait c'est dans le dernier bâtiment encore en état que nous avions préparé des chambres, la mairie. De plus, des éclaireurs aux quelques rares points clefs avaient dû rentrer pour la nuit, c'est dangereux de nous séparer d'homme capable, mais c'était nécessaire dernièrement.

Ainsi a l'arrivé du chariot, il y avait déjà une poignée d'archers sur les toits et une maigre milice paysanne qui faisant des rondes. Alors que l'alerte est donnée, rapidement un homme en armure arrive et se place sur le côté de la grande route... Oui c'est moi.

Ma présence ainsi que le danger de prendre une flèche bien placée éloigne en général les moins audacieuses des crapules. Ce n'est pas toujours le cas... Mais quand même.





Est-ce que les gredins oseront venir tâter de nos armes ? C'est une tout autre histoire. Évidemment au cas où cette charrette soit une ruse, les trois personnes sont surveillées en attendant qu'ils prouvent leurs identités. Rien qu'à son visage, je reconnaîtrai celui qui fut mon capitaine de toute manière.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Sam 9 Jan - 1:28

Sur les toits des maisons les plus proches, quelques torches commencèrent à s'allumer, fendant l'encore sombre soleil de l'aube qui pondait. Ces torches illuminaient des visages apeurés, mais aussi des arcs bandés. Pas besoin d'avoir du sang de héros pour faire fendre l'air à une flèche de malheur, et Isaac avait déjà vu des hommes valeureux fauchés par l'arc d'un paysan apeuré. Ne jamais sous estimer la résolution d'un homme qui défends sa maison.

D'un regard, Isaac put voir que même si la majorité des arcs semblaient braqués dans la direction des bandits, quelques uns des archers avaient la petite délégation dans leur mire. Normal. Pour autant que les Jouvenceaux pouvaient le savoir, Isaac et ses camarades pouvaient tout à fait être un appât destiné à faire baisser leur garde aux paysans. C'était bien là le genre de réflexion qu'un homme comme Godfrey Lenoir pouvait avoir, s'il était bien un soldat comme la mémoire d'Isaac commençait à lui indiquer.

Arrivés près du village, les bandits s’arrêtèrent d'un seul homme. De ce qu'Isaac pouvait voir, ils avaient l'air de n'être que des bandits de nom et pas de profession. Ils montraient visiblement des signes de malnutrition et si le chef avait lui l'air patibulaire d'un chef de malfaisants, les autres ressemblaient plus à des paysans s'étant retrouvés du mauvais coté de la barrière suite au Grand Cataclysme. Étrangement, les malandrins ne semblaient pas vraiment inquiétés par les archers ou par le petit groupe de caravaniers. Non, leur regard portait derrière Isaac.

D'un mouvement rapide de la tête, Isaac regarda dans la direction des regards et comprit pourquoi il n'était pas la cible première des inquiétudes. Au bord de la route, engoncé dans une lourde armure, lance à la main, se tenait un individu qui ne pouvait être personne d'autre que Godfrey Lenoir. Effectivement, pendant la campagne de Ravey, Isaac avait eu ce genre de soldats sous ses ordres. Ils formaient l'enclume vers laquelle le marteau que formait l'unité de cavalerie que menait directement Isaac devait rabattre les fantassins ennemis. C'était aussi ce genre de soldats qui, peut être simplement pour obéir aux ordres ou bien par fatigue des bains de sang, avaient accepté de ne pas réellement poursuivre les fuyards du sac de Dissri.

Quoi il en soit, c'était là le moment pour Isaac de montrer de quel métal il était forgé. Brisant l'espèce de calme d'avant la bataille qui régnait, Isaac planta son arme dans le sol avant d'attraper le tissu de son manteau de sa main maintenant libre pour le retirer et le laisser dramatiquement tomber au sol. Il fit signe ensuite derrière lui de ne pas intervenir. Enfin,d'une voix forte, il s'adressa aux bandits.


« Mon nom est Isaac Chevauche-Tempête, Baron de Falcard. Vous qui souhaitez profiter des richesses de Jouvence, je vous propose un marché. »

C'était le genre de marché qu'il avait souvent proposé aux bandits de Falcard. La plupart de ceux qu'on appelait maintenant « Bandits » n'étaient que des gens poussés dans le vice par les aléas de la vie. Au fond de leur cœur, une partie d'eux souhaitait simplement revenir à leur vie d'avant.

« Si vous souhaitez revenir dans la civilisation, lâchez vos armes. Je garantis de vous trouver une place dans la société. »

Alors oui, effectivement, il promettait des choses alors que ce n'était pas lui qui devrait payer l'addition.

« Si vous souhaitez abandonner, alors partez maintenant. Si vous souhaitez quand même vous emparer de ce qui ne vous appartient pas, venez à moi, et je vous donnerai le goût de l'acier. »

Règle numéro une de la négociation. Ce qui est important, ce n'est pas d'être en position de force, mais de donner l'impression d'y être. La plupart des gens confrontés a quelqu'un agissant avec bravado en position de faiblesse avaient tendance à perdre confiance, succombant à la peur d'un coup fourré ou d'avoir affaire à quelqu'un bien trop fort pour eux. Après tout, le faible a peur du fort, non ? Si la personne n'a pas peur, c'est qu'elle n'est pas faible. En tout cas, le discours d'Isaac avait eu son petit effet. Chef à part, les bandits semblaient perdre leur volonté de piller.

Keikaku doori.

Le chef s'avança vers Isaac. La façon de faire d'Isaac avait été insidieuse, mais il avait inconsciement adressé un challenge au chef pour la place de mal alpha. C'était à lui, pensait le bandit, et pas au brun en cuir de dire ce qu'ils pouvaient faire. L'avantage pour Isaac, c'était qu'il était quasiment sur de pouvoir se débarrasser en un contre un du plus gênant des bandits.

« Hey, petit con. C'est moi le chef ici, et tu m'as assez fait courir. Aucun des gars ici veut de ta proposition minable, et je viens personnellement … Comment tu as dit déjà ? Goûter à ton acier. J'suis sur que ça te dérangera pas de le tester en premier, non ? »

Le chef bandit partit dans un rire gras en s'approchant du Baron. D'un geste rapide, il retira son épée du sol. Contre n'importe qui d'autre que Isaac ou Godfrey, le bandit aurait sûrement eu une chance. Malheureusement, c'était un bandit qui venait de passer les dix dernières minutes à courir contre un vétéran des guerres de Galdion en forme, certes diminué, mais soldat de profession. L'échange fut rapide et brutal et s'acheva avec un bandit à moitié décapité d'un coté contre une écharpe abîmée de l'autre. Avant que le cadavre ne fut au sol, deux des bandits lâchèrent leur arme et tombèrent à genoux en pleurant tandis que les autres partirent en courant. D'un geste de la tête, Isaac indiqua a ses hommes d'aller mettre les bandits aux arrêts avant de s'approcher lui même de la silhouette en armure. Le petit trajet lui donnerait le temps de calmer le léger tremblement qui l'habitait. S'il n'avait pas joué un peu de chance, c'était lui qui aurait fini en sishkebab. D'instinct, il avait commencé par lever la main gauche, ce qui surprit le bandit et lui fit dévier son premier coup qui évita de peu la gorge d'Isaac.


« Vous voyez mon ami. Vous venez de gagner deux personnes capables de manier une arme. Traitez les bien et il vous le rendront. Ceux qui ont fuit passeront le mot que la rédemption est possible. Ils se feront sûrement tuer par leurs … camarades, mais peu importe. Avec un peu de chance, les attaques se feront moins pressantes. »

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Sam 9 Jan - 18:50

Ainsi les germes de la suspicion seront vite éventés par les actions de celui que je reconnaîtrai immédiatement. Alors capitaine, as-tu changé avec le temps ? Physiquement, c'est un fait, mais je reste en arrière et attends de voir comment tu t'en sors. L'époque où j'étais à Galdion m'a appris bien des choses, entre autres à utiliser ce que tu viens de faire. Provoquer les officiers pour les poussera la faute, réduire au minimum l'énergie et les pertes employées, l'intimidation. Tous ces outils indispensables pour contrôler le champ de bataille et espérer gagner une guerre.

Évidemment, j'apprécie bien moins de le voir faire une promesse en mon nom, bon dans le fond, j'allais faire la même chose, mais que ce soit un étranger qui lance cette invitation la rend moins crédible. Enfin soit, je n'ai pas bougé, je n'ai pas à me plaindre. Le combat fut bref, mais intense, on y sent aussi la subtilité et la tactique qu'il l'avait placé à son poste à l'époque... Les faires courir, le pousser à bout et jouer sur le manque d'expérience de ses hommes.

Je fais signe à deux de mes hommes pour qu'ils aillent préparer un petit bucher. On a assez de problèmes avec les bandits pour ne pas en plus attirer la vermine et les maladies avec un corps en décomposition.



William de son petit nom est bien assez conscient de l'enjeu de vite déterminer s'ils sont aptes à tenir une arme ou assimilés à notre nom ou non. Lui-même est un ancien bandit, qui s'est repenti juste avant le cataclysme, j'avais trop besoin de bras vaillant pour le laisser pourrir en prison et il m’a prouvé plus d'une fois sa loyauté et sa capacité à séparer les filous des désespérés. Quoique certains malandrins seraient de bon voisin, pour peu qu'ils comprennent que pousser à la famine ceux qui les nourrissent est totalement stupide.

En approchant du baron, je retire mon heaume en affichant un sourire et lâche d'un air amusé.


Il faut dire que le grand manitou, c'est-à-dire une personne au-dessus de celui qui va finir en cendre, mène la vie particulièrement dure à ses conscrits. D'un geste amical, je lui montre avec la main la mairie et continue par :


Quelques signes du langage de signaux militaire typique de Galdion plus tard, la ville retrouve son activité et les sentinelles vont se remettre en plus loin en passant devant et saluant le baron. En ville, il n'y a pas assez de personnes pour que la visite de nos invités passe inaperçue. Un tonneau est mis en perce, une bouteille d'hydromel sort d'une cave, les enfants viennent voir les nouveaux venus et on peut entendre au loin le bruit d'un cochon abattu pour le repas à venir. Bien qu'une certaine tension soit palpable à cause des bandits, l'ambiance générale est plus celle d'un petit village accueillant que celui d'une terre sous l'emprise d'un tyran, ils semblent apprécier leurs vies même si elle n'est pas idyllique.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Dim 10 Jan - 16:34

Ah, eux aussi étaient du genre à ne pas passer par les armes les bandits qui en avaient assez de cette vie. Bien. C'était le genre de personne avec qui on pouvait discuter. Personnellement, d'un point de vue strictement humain, ces bandits pouvaient bien mourir. Négocier avec eux était un travail de longue haleine et ils bloquaient parfois des ressources dont Falcard avait bien besoin. Mais bon, maintenir une façade de gentil nécessitait parfois quelques sacrifices.

En tout cas, le village semblait bien ordonné, du moins pour l’intérieur. Il y régnait une atmosphère assez différente qu'a Falcard. Logique, dans un sens. Jouvence, de part sa position, avait toujours été un carrefour des cultures, mais aussi une position stratégique. Les Jouvenceaux avaient l'habitude de vivre sous pression. Du moins, c'est ce qu'Isaac pensait. Falcard avait toujours été le trou du culte des Ellès, loin de tout possédant un vraisemblable intérêt. Les Falcais étaient un peuple de soldats. Jamais il n'y avait une aura de calme et de bonne enfance comme à Jouvence. Mais cela changerait.

Suites aux paroles de son camarade, Isaac se tourna vers ses aides, qui avaient livré les prisonniers aux Jouvenceaux. Ils semblaient attendre les ordres.

« Messieurs, de l'excellent travail encore une fois. Allez livrer notre petit cadeau au forgeron et allez vous reposer. Vous avez bien mérité. »

Un léger soupir de contentement s’échappa des lèvres des Falcais. Ils étaient des paysans et n'avaient pas forcément l'habitude de la marche. De plus, même s'ils avaient un entraînement théorique au maniement des armes, ils ne possédaient pas encore cette résistance au stress qui différencie le soldat de l'homme normal. Isaac se retourna vers Godfrey alors qu'ils se dirigeaient vers la mairie.

« Quand à nous, pas le temps de nous reposer. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, non ? Quoi qu'il en soit, joli travail ici. J'aurai bien du me douter que si quelqu'un pouvait s'en sortir aussi bien, c'était vous Godfrey.. »

Isaac tapota l'épaule de son camarade. Psychology 101 : essayer d'associer un contact physique à un sentiment positif. Ainsi, même inconsciemment, la personne associera les deux. Facile ensuite de faire revenir à l'esprit le sentiment de joie. Les Chevauche-Tempête ne devaient pas leur position pour leur valeur ou leur puissance, mais par leur capacité à naviguer les eaux troubles de la politique et Isaac en était un digne représentant.

« Je pense que vous pourriez avoir besoin d'un petit coup de main par contre, je ne m'abuse. Creuser quelques tranchées pour protéger les endroits les plus sensibles, peut être établir des palissades un peu plus solides. Enfin, je présume que vous avez déjà pensé à ça, non ? »

N'importe qui aurait pu y penser. Non, ce dont manquait Godfrey, c'était sûrement de bras, tout simplement. Isaac remercia sa bonne étoile. La petite attaque de ce matin rappellerait sûrement à son interlocuteur a quel point de l'aide serait appréciable. Autant lâcher la bombe avant d'entrer dans la mairie.


« Tout seuls, nous ne nous en sortiront pas, vous comme nous. Ce que je vous propose est simple. De l'entraide. Je devrai pouvoir libérer quelques bras pour vous aider à vous défendre. »

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Dim 10 Jan - 23:25

Je lui laisse le temps de donner ses instructions à ses hommes, il est ensuite temps de l'amener à ses quartiers. Enfin, cela devrait être le cas, mais il ne semble pas vouloir perdre du temps. C'est vrai qu'avec les bandits environnants, il n'est pas temps de baisser sa vigilance. Enfin parlé de ceux qui se lèvent tôt quand on ne s'est pas couché, soit même... Enfin soit, si c'est sa décision, je ne vais pas le forcer à prendre du repos contre son gré.

Si j'étais homme de faible volonté, je me serais facilement laissé tenté à apprécier sa flatterie, oh, mais attendez ! C'est ce que je suis... Donc je ne relève pas le caractère... Enfin, vous comprenez et appréciez ce qu'il a dit comme si c'était approprié. Je ne suis pas fait pour la politique, je suis un homme du champ de bataille, les intrigues sont un style d'escarmouche où je ne vaux pas beaucoup mieux que le premier paysan venu, c'est pour dire.

La plume est plus tranchante que l'épée, mais je ne manie que cette dernière, alors je fais avec ce que mes capacités me permettent. Ces conseils qui n'en sont pas vraiment auraient certainement irrité n'importe quel noble, mais nous venons tous les deux de Galdion, même si c'est une évidence, il n’est jamais mauvais de faire des constatations. Il est vrai qu'améliorer les défenses de la ville serait un plus indéniable et la venue des bandits aussi proche que jamais le prouve sans conteste. À cette allure, ils finiront par débarquer, torche et épée à la main et tout le monde sait ce qu'il advient d'une ville dans ces conditions.

Quand une armée prend une ville, il n'est pas rare de voir des pillages, massacres et viols en masse, alors imaginez quand il s'agit d'un groupe hétérogène de canailles diverses qui ne sont réunies que sous la barrière du profit ou de la peur ?


Et pas seulement, mais le reste pourrait venir avec un apport de personne. Une fois un périmètre de sécurité établi, il serait très possible de rouvrir les mines pour refaire fonctionner la forge. Une fois des outils et des armes disponibles, ainsi que rouvrir la carrière à ciel ouvert ne relèverait plus du fantasque. Rien que tout cela referait certainement venir une partie du peuple de Jouvence. Pour le moment, nous survivons, mais une fois certaines choses accomplies les environs pourraient revivre, peut-être même que le fait que ce lieu soit épargné du dragon pourrait attirer des gens, sans parler des aventuriers qui finiront bien par repasser par ici pour aller aux terres neutres.

Ainsi, cette proposition est des plus bienvenue. Je suis sûr que je ne devrais pas l'accepter aussi facilement, mais je ne suis pas capable, ni n'ai l'envie de rentrer mon doigt dans les rouages de la politique et d'essayer de me perdes dans d'âpre négociation qui serait à la perte de ceux que je protège et qui compte sur moi.


Puis je ne dis plus rien, avant d'entrer dans la mairie. Non ce n'est pas un effet de style, j'ai juste besoin d'une personne et d'une série de documents qui vient avec lui d'ailleurs. D'ailleurs quand on parle du loup ! Le jeune homme approche avec un grand livre rempli de page, dont une bonne partie n’est pas reliée avec lui. Il me le tend, je le pose sur la première table venue, car c'est quand même lourd ces choses et je commence à essayer de lire... Avant de rester silencieux d'un air grave.


En réponse, la scribe retourne l'ouvrage, a forcement, c'est mieux... Enfin presque. Quand dans la conversation, il me fait comprendre d'un regard que ce genre de chose ne s'évoque pas devant n'importe qui, je lui fais comprendre sans un mot que je n'en ai rien à faire.





Étape suivante, sortir une carte des environs, tout de même assez fidèle, bien que partiellement incomplets. Pour montrer à notre invité, ce que pourrait lui rapporter une alliance à cours, mais surtout à long terme.




Je tourne la carte vers notre invité, je pense qu'avec cela il aura compris que je n'ai ni l'envie ni les capacités de me lancer dans une discussion interminable. J'ai besoin d'homme et de bois, en échange il aura de la pierre et des métaux... Enfin quand les bandits seront éloignés et rien ne dit que ces montagnes ne regorgent pas d'autres richesses inespérées.


Le temps est un luxe... Le cataclysme laisse trop d'opportunités pour que personne n'essaye d'être un second Galdion.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Lun 11 Jan - 0:35

Sans un mot, Isaac écouta le discours qui avait lieu devant lui. Parfois, on peut apprendre bien plus en restant silencieux. En tout cas, Godfrey semblait bien comprendre sa situation. Normal, il était un soldat et c'était une seconde nature pour des gens de son calibre, savoir comprendre et voir l'étendue d'une situation.

De ce que Isaac pouvait comprendre, Godfrey était de type belliqueux. Mais il n'avait pas forcément tort. De part le monde, un certain nombre de restes de l'ancien temps voulaient sortir de la tombe dans laquelle Galdion les avait envoyés. Il n'y avait nul doute qu'un jour ou l'autre, le sang serait de nouveau versé. Il ne voyait pas cela arriver aussi vite que Godfrey par contre. Des gens comme Godfrey ou Isaac avaient vécu avec le peuple, alors que les familles royales ne seraient sûrement qu'un souvenir dans les mémoires des gens. Enfin, il y avait un temps pour chaque chose.

Avant de répondre, Isaac demanda quelques minutes pour regarder les papiers et lire. Instinctivement, des liens et autres réflexions s’installèrent dans le cerveau du baron. La situation devenait plus claire à ses yeux. Il se massa doucement le menton de la main pour se donner quelques secondes pour réfléchir.

« Je vois, je vois ... »

Isaac se leva et se dirigea vers la fenêtre la plus proche. Voici donc ce qu'avait à perdre Godfrey. Voici donc ce qu'avait à perdre la Baronnie. Isaac prit une grande inspiration.

« Je pense que, pour l'instant, le plus important est de stabiliser Jouvence. »

Il se retourna et adressa un sourire a Godfrey et au scribe. La lumière qui venait derrière lui faisait une sorte de contre jour, découpant la silhouette du baron et donnant l'impression qu'il était nimbé de lumière. La théâtralité, c'est la vie.

« Je n'en attendais pas moins de vous, vouloir me proposer des ressources alors que vous êtes déjà dans une situation difficile. Je ne vais pas vous mentir. Falcard n'est pas dans un très bon état. Notre manoir est quasiment en ruines. Mes murs ont été mis a bas. »

Isaac poussa un soupir comme pour partager la souffrance qu'il ressentait.


« Cependant, il y a une grande différence entre Falcard et Jouvence, comme vous le savez sûrement. Ce qui fait la richesse de notre ville, ce sont des choses qui intéressent peu les bandits. Des livres, du savoir faire, ce genre de choses. »

Il laissa quelques secondes planer ses paroles. Un moyen comme un autre pour faire comprendre qu'il y avait moult à recevoir de Falcard.

« Je ne vais pas vous mentir. Falcard est dans un sale état. Mais ce n'est pas vraiment important. Nous autres Falcais faisons contre fortune bon cœur. Nous n'avons pas grand chose, mais nous avons de tout. »

Montrer que nous ne sommes pas là pour parasiter.

« Je vous remercie de votre offre, mais si nous nous allions, je pense que Jouvence devrait bénéficier en priorité des ressources qu'elle produit. L'important est de vous sécuriser vous et vos gens Godfrey. Ce n'est qu'a partir de là que l'on pourra travailler à exporter. Je n'ai pas encore de bois d'avance à vous prêter malheureusement, mais j'ai quelques gens qui sont tout a fait doués pour récupérer les ressources de bâtiments inutiles. Je peux aussi vous prêter de la main d’œuvre, comme je l'ai déjà dit. Je n'ai pas de creuseurs, mais j'ai des soldats. »

Il était temps de venir au cœur du sujet.

« Par contre, vous vous en doutez bien, j'ai besoin de certitudes. Je vais vous donner des choses. J'ai besoin … Non, le peuple de Falcard à besoin d'être sur que Jouvence est avec lui. »

Isaac s'assit devant Godfrey et planta son regard dans le sien.

« Je ne crois pas dans les Empereurs. Je ne crois pas dans les Rois. Je crois dans les gens de bonne volonté capable de donner leur temps pour le peuple. Vous n'avez pas l'âme d'un homme politique, et c'est un trait que je vous envie. Mais seul un aveugle ne verrait pas qu'ici c'est vous le chef. Ce que je vous propose, c'est d’intégrer Jouvence dans une alliance avec Falcard, pas en tant que sous fifre, mais en tant qu'égal. Je veux que là où je suis le Baron Isaac Chevauche-Tempête de Falcard, vous soyez le Baron Godfrey Lenoir de Jouvence. »

Il marqua une pause.


« Je sais, cela peut paraître impressionnant, voir même une trop grande tache. Mais vous avez maintenu ce village en état pendant près d'un an. Vous savez y faire. »

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Godfrey Lenoir

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Lun 11 Jan - 14:20

Suis-je belliqueux ? Réaliste ? Certainement les deux, mais j'ai vu ma ville trop souffrir pour la laisser continuer à aller de problème en problème jusqu'a la fin de mes jours et de ceux de mes héritiers si d'aventure j'en ai. Au fond de moi, je récent qu'il jour de ses manières de politicien, qu'il use de paroles et e geste très recherché pour aller là où il l'entend. D'un autre, je n'en ai cure, je sens bien que ce qu'il veut, je le souhaite également et je ne souhaite pas me perdre dans des discussions inutiles.

Ce n'est pas une surprise, sa ville aussi est en mauvais état, le monde l'est tout autant. Son discours et comme a l'habitude avec lui, il tire dans un sens là où il donnerait l'impression d'aller dans un autre, il est toujours aussi difficile de savoir ce qu'il veut vraiment. Je n'ai ni la pertinence, ni l'envie de le découvrir de toute manière allons bon. Donc, le final de tout cela serait une alliance, autant le dire tout de suite cela épargne beaucoup de temps.

Le sang ne fait pas un bon souverain, c'est un travail comme un autre qui demande beaucoup de choses pour être bien fait. Il a raison de dire que je ne suis pas politicien pour un sou, mais je ne suis pas seul à Jouvence et donc ce n'est pas que mon mérite qu'elle est debout. J'adresse un regard à mon assistant, il comprend immédiatement ce que je souhaite et réponds en roulant des yeux. En principe, je devrais demander l'avis de ma ville avant de prendre une décision aussi capitale, mais à chaque fois leur réaction est la même... C'est au seigneur de décider. Je ne peux pas leur en vouloir, ils ont été éduqués comme moi a l'obéissance, pas à la prise de décision.

Je souffle alors comprenant que c'est sans espoir de ce point de vue et alors que j'allais lui demander son avis discrètement, Boniface répond indirectement en commençant à rédiger un traité d'alliance... Comme si j'allais mettre moins de temps à me décider que lui a l'écrire... Bon en fait, c'est vrai, mais c'est un peu vexant de se le faire constater par autrui. Et puis j'ai raison dans un sens, un bon officier d'armée doit savoir prendre rapidement des décisions, le temps est capital.




Je fais confiance à mon scribe pour retranscrire tout ce qu'il faut, avec les bonnes tournures, et même quelques ornements... Il a déjà l'habitude d'agrémenter mes courriers, même si je préfère quand même les faire moi-même pour garder l'habitude d'écrire et de lire aussi. Le baron est maintenant libre de se reposer ou de visiter la ville le temps que tout cela soit en place.

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: La diplomatie du cimeterre. [pv Godfrey]   Lun 11 Jan - 23:44

« Le déjeuner ? Parfait. Je vais me permettre d'utiliser une de vos chambres alors. La fatigue commence à arriver. »

Guidé par son hôte, Isaac se retrouva seul dans une petit pièce avec un lit et un brau d'eau chaude. Doucement, il se déshabilla et se regarda dans le miroir brisé qui trônait contre un mur. Chaque jour, il pouvait voir le temps marquer un peu plus son visage. Déjà, il pouvait voir un poil gris ou deux naître dans sa chevelure. Il poussa un soupir. Une fois rafraîchi, il s'écroula dans le lit avant de sombrer dans un sommeil sans rêves.

Bien trop tôt a son goût, on vint frapper à la porte du baron. Après avoir rapidement enfilé ses vêtements, Isaac ouvrit la porte. C'était un jeune homme, pas plus vieux que quinze ans.

« Monsieur … Euh … Boniface m'a demandé de vous dire que … euh … le traité est fini. Voila. Euh »

Effectivement, le soleil était maintenant bien haut dans le ciel.

« J'arrive. »

D'un pas léger, Isaac retrouva son chemin vers la salle où ils avaient discuté. Ses deux hommes étaient là aussi. L'un d'eux avait sorti de la carriole une sorte de tube et un sac. Il adressa un regard à Isaac, qui lui répondit d'un hochement de tête. Isaac se tourna ensuite vers le scribe et Godfrey, qui attendaient à coté de deux feuilles de papier. Le baron y jetta un œil. « Je sous signés messieurs …. bla bla bla … alliance sous … bla bla bla. » Tout semblait en ordre. Isaac demanda a ses hôtes une bougie. Il l'alluma et laissa couler un peu de cire sur les deux documents avant d'appuyer avec la bague qu'il portait à l'annulaire droit.

« N'importe qui peut apprendre à imiter ma signature. »

Il pointa du doigt sa chevalière.

« Ça, c'est déjà un peu plus dur. »

Voila, c'était la première marche sur le chemin vers le rêve d'Isaac qui venait d'être franchie. Le premier village d'envergure à rejoindre la Grande Baronnie. Il serra la main de Godfrey.


« Mon ami, je vais devoir vous quitter. On m'attends ailleurs. Je dois aller visiter la .. reine de Vesperia. »

Le baron ne semblait que moyennement enchanté à l'idée de retourner a Dissri. Après tout, c'était là qu'il avait vécu certain des pires moments de sa vie et, même s'il avait essayé tant que possible de laisser un bon souvenir là où il passait, il avait techniquement participé au sac de la ville. Pas sur qu'il soit accueilli à bras ouverts.


« Voyez avec Niels et Nials ce dont vous aurez besoin niveau main d’œuvre. Ils reviendront d'ici une petite semaine avec ce que vous souhaitez, le temps de préparer. Je vais aussi vous prêter des traités de gestion et de fortifications. »

Il se retourna vers les deux Falcais.

« Voyez aussi avec Herbert si il pense avoir finir la formation de Gédon. Si oui, demandez lui si il veut venir ici. Gédon pourra commencer a former des gens à Falcard. On a besoin de bons forgerons, et vite. »

Il se retourna une dernière fois vers Godfrey.

« Mon ami, je vous souhaite bonne chance, et puissiez vous avoir la force d'accomplir ce que vous souhaitez. »


Sans un autre mot, Isaac se saisit du sac et du tube avant de sortir. Son voyage ne faisait que commencer.

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