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 Requiem Aviaire

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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Requiem Aviaire   Sam 3 Oct - 4:49

Déjà près d'un mois, un mois que j'avais quitté la terre qui m'avait vue naitre et grandir durant la plus grande partie de ma vie. Cette terre qui avait été le témoin de mes moments de joie, mais également de mes malheurs. Je l'avais quitté dans le but de mettre en pratique l'ensemble de mon apprentissage pour aider les gens dans le besoin. Il était maintenant temps d'y retourner, mais pour une raison aussi noble que celle qui m'avait fait partir au départ. Il y a maintenant un peu plus d'une semaine, j'ai reçu par la vois des airs un message de mon maitre exigeant mon retour dans le plus bref délai. Je connaissais mon maitre et jamais il ne m'aurait fait parvenir un tel message si la situation n'avait pas été catastrophique.  Je n'avais malheureusement aucun détail sur la situation, je mettais donc immédiatement diriger vers le pays Des Ellès. Malheureusement, j'étais à plusieurs semaines m'étant aventurées jusqu'en Terres-neutres pour aider Arialas à retrouver un trésor. Je n'étais pas particulièrement déçu de revoir mon pays, il m'avait plutôt manqué. Le monde de Gorah était vaste et magnifique, mais rien n'est comparable au sentiment d'appartenance que je ressens pour la patrie qui m'a vue devenir l'homme que je suis aujourd'hui. Une fois sur place, je ne suis pas sûr de pouvoir repartir. Il est peut-être temps pour moi de déposer mon sac et de m'installer, je ne suis pas vraiment fait pour la vie d'aventurier. Ce message de mon maitre est peut-être un signe que m'envoie la grande déesse pour me signaler que ma place est en Ellès. Perdu dans mes pensées, je ne me rendis même pas compte que j'étais maintenant sur les plaines de l'ancien royaume Des Ellès. Enfin, j'étais de retour chez moi, quelques centaines de mètres encore et j'arriverais chez mon maitre. Il avait bâti sa maison dans un petit boisé sur la frontière Sud de ses merveilleuses plaines. Je n'étais cependant pas encore prêt à le revoir, je devais faire quelque chose d'abord.

Après quelques minutes de manche dans les plaines, j'arrivais devant de nombreux temples dédier à la déesse, présent dans cette zone. Poussant la grand-porte, j'entrai dans ce lieu de quiétude en quête de réponse. La pièce principale à du temple était immense, de par et d'autre l'on pouvait observer une colonnade. Au fond, on avait placé une énorme statue à l'effigie de la déesse, derrière se trouvait un magnifique vitrail représentant un homme en train de soigner de pauvre vagabond. Je m'avançai lentement pour m'approcher de la statue à quelques mètres de celle-ci, je me jetai sur mes genoux. Fermant les yeux, je dis à voix haute en quête de réponse divine.

- Pourquoi suis-je encore de ce monde ? Les choses auraient été beaucoup plus simples... si seulement j'étais mort ce jour-là. J'ai choisi d'aider les gens dans le besoin, mais il y en a tellement que je ne peux tous les sauver. Cette quête perdue d'avance, ne me suffis pas... je ne peux vivre pour me battre dans un combat dont l'issue est déjà scellée...

Je repensai aux paroles d'Arialas, elle aurait souhaité être à ma place. De pouvoir connaître ses origines et que même si sa famille avait perdu la vie pouvoir en préserver le souvenir. Peut-être qu'elle avait raison, la seule et unique chose qui compte dans la vie se sont les connaissances. Pour elle qui a perdu la mémoire, elle se retrouve réellement seule dans ce monde aussi misérable. Pour ma par, mes parents son toujours avec moi dans mon cœur et le resterons jusqu'à ma mort. Alors, pourquoi ne pas tenter de préserver leurs mémoires le plus longtemps possible, je ne connaissais pas encore la réponse à cette question. Soudain, j'entendis une voix derrière moi.

- Tu n'as toujours pas fait un trait sur ton passé, mon pauvre Meltiel... J'aurais cru que ce voyage aurait pu t'ouvrir les yeux. Tu ne dois pas être encore prêt à comprend l'importance de ton existence en ce monde.

Cette voix, je la connaissais... c’était celle de maitre Libra. Comment avait-il bien pu me retrouver, je n'avais même pas répondu à son message, comment pouvais-il savoir que je viendrais et encore plus comment savais-il que j'étais ici.

- Maitre comment m'avez-vous trouvé, j'ai laisser votre message sans réponse.

- Tu crois que je n'étais pas au courant que lors de ton apprentissage, tu filais en douce la nuit pour venir te recueillir ici. Implorant chaque nuit la déesse de veiller sur tes parents, de les rassurer et de les informés de tes progrès en magie ? Je savais donc que si tu revenais, tu passerais ici en premier, je viens donc en ces lieux chaque jour depuis l'envoi de mon message. Alors tu as décidé de venir, ça aussi je le savais déjà... maintenant suis moi on rentre à la maison.

Décidément, il était plus sage que je le pensais. Jamais je n'aurais pu imaginer une seconde qu'il était au courant pour mes visites nocturnes au temple. Je le suivis donc jusqu'à la maison où j'aurais tout ce que je connais de la magie. Pendant tout le trajet, il ne resta silencieux pas une fois il se retourna pour savoir si je le suivais ou non. Il me connaissait sans doute beaucoup plus que je ne me connaissais moi même. Une fois en vue de la maison, je crut remarquer une silhouette familière adosser à la fessa est de l'habitation. Arialas ? Que fessait-elle ici ? Comment ? Pourquoi ? Je n'avais aucune idée de comment elle avait fait pour me retrouver et ce qu'elle espérait de moi, mais j'étais bien décidé à le découvrir. Une chose était certaine, je ne quitterais pas le pays Des Ellès avant d'avoir réglé le problème de mon maitre.


- Bonjours Arialas si tu viens me chercher pour t'aider dans une quête désolée, mais je suis occupé... Et comment as-tu fait pour me retrouver... tu m'as suivie ?                  
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 4 Oct - 6:11

Le lendemain de sa séparation avec Meltiel, alors que celui-ci se mettait en route vers sa patrie d'origine, Arialas voulut reprendre la direction d'Ashenwall - retrouver Camille au plus vite. Le destin en décida pourtant autrement. Durant la nuit, un mystérieux oiseau vint s'écraser contre la fenêtre de sa chambre. S'étant froissé une aile, l'ex Ange Sanguinaire décida de le soigner, en souvenir de cet idiot d'Oiseau Indigo. Une fois les premiers soins effectués du mieux qu'elle le pouvait, Arialas remarqua un petit parchemin accroché à la patte. Le détachant, elle le parcourut rapidement – cela parlait d'une quête. Sans plus attendre, déjà bien reposée, la femme se mit en route dans la direction qu'avait choisi le jeune magicien.

Après plusieurs semaines de marche, Arialas arriva finalement en Ellès. Lorsqu'elle arriva à la maison du vieil homme qui servait de maître à Meltiel, celui-ci n'était toujours pas arrivé. Lorsque celui-ci arriva enfin, il sembla déconcerté de la voir – et ne lui fit pas le meilleur des accueils non plus, l'accusant de l'avoir suivi. Dans un sens bien sûr, ce n'était pas faux, mais elle l'avait fait car on le lui avait demandé.

- Oui je t'ai effectivement suivi, je me disais que cela serait marrant de venir détruire ton petit village natale. Ton maître semble bon à manger... répondit Arialas au mage blanc tout en souriant et en passant sa langue sa lèvre inférieure, avant d'éclater de rire devant l'expression bizarre qu'affichait son interlocuteur. C'est juste une blague petit mage, c'est ton vieux là qui m'a invitée. Il parait que c'est catastrophique par ici et que tu est le seul à pouvoir aider, mais qu'il te fallait un garde du corps. Me voilà!

En fait, la jeune femme était arrivée deux jours plus tôt. Beaucoup plus habituée aux longues marches que Meltiel, Arialas l'avais dépassé rapidement, en passant par des chemins plus court, mais plus dangereux. Tandis que le maître faisait des aller-venus au temple, elle gardais la demeure au cas où le vieil homme se tromperait et que le petit mage arriverait directement à sa demeure. Par contre, Libra n'avait pas voulu lui dire plus que ce qu'elle venait de dire à haute voix – c'était le temps que Meltiel pointe le bout de son nez, car Arialas commençait à perdre patience de l'attendre. Au moins, elle mangeait bien et avait un gîte gratuit, tout de même pas trop de raison de se plaindre. S'approchant du jeune mage, elle posa la main sur son épaule, un peu brusquement. Puis, elle parla le sourire aux lèvres.

- Je crois que ton vieux m'as prise en affection. En tout cas, tu as été bien lent mon petit, cela fait déjà deux jours que je t'attend et j'espère bien un remerciement pour toute cette patience...

Arialas lança un regard sévère à Meltiel avant de croiser le regard de découragement du vieil homme et d'éclater de rire. Comment avait-il bien put faire pour la supporter deux jours entiers? Tapotant l'épaule de l'Oiseau Indigo avant de se reculer, la femme regarda le duo devant elle.

- Alors on s'y met? Camille doit attendre notre retour.

Arialas avait essayer d'envoyer un message à Camille justement, pour que celui-ci ne s'inquiète pas trop de leur arrivé, qui sera retardé de plusieurs semaines – peut-être même plusieurs mois. Par contre, elle n'avait pas du tout la même complicité que Meltiel et son maître avec les oiseaux et n'essaya donc même pas cette méthode – la sienne était bien plus stupide encore. En fait, elle avait attachée son message à la patte d'un petit écureuil... C'est beau de rêver n'est-ce pas?


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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Lun 5 Oct - 4:53

J'eus droit pour la première fois à l'humour de Arialas en réponse à ma question. Elle me dit qu'elle était ici pour détruire mon village et manger mon maitre et bien les villages avaient bien changé depuis le cataclysme... il pouvait maintenant décrire qu'une seule habitation au beau milieu des bois. Bien sûr, c’était sa plaisanterie, je me contentai de la regarder d'un regard plus déconcerter. Elle éclata de rire et me dit que c’était maitre Libra qui l'avait convoqué pour me protéger. Je lançai un regard au vieil homme, sans même un seul mot échanger, il comprit que je doutais de son choix. Il se contenta de me sourire et conclut par un clin d'œil, j'en conclus qu'il possédait des informations que j'ignorais. Arialas m'informa par la suite qu'elle était ici depuis deux jours et espérait des remerciements pour sa patience. Je me contentai de la fixer sans lui répondre, après tout se n'était certainement pas moi qui avais exigé quoique se soit de sa personne. Elle enchaîna en nous sommant de nous activer et mentionna que Camille devait attendre notre retour... notre retour ? Il faut croire qu'il s'attendait à me revoir, cependant ma décision n'était toujours pas prise. Libra nous invita par la suite à nous joindre à lui pour le goûter nous promettant de nous en dire plus sur la raison de notre présence. Avant de poser le pied dans la  je pris le bras de la femme et lui dit à l'oreille.

- Parlant de Camille, il est au courant de ta présence en Ellès ? Il accepte que tu le quittes pendant plusieurs jours voir des mois ? Loin de moi l'idée de penser que tu as besoin de lui, mais lors de la quête à Ashenwall où nous avions des intérêts communs lui semblait avoir besoin de toi. Après tous ce n'est pas de mes oignons, je voulais seulement te faire mention que si tu le veux, je peux lui faire parvenir un oiseau portant un message de ta part.

Posant la porte, je fis premier pas dans la maison où j'était passe d'un simple paysan sans but au mage blanc guérisseur que j'étais aujourd'hui. Malgré ma longue absence, elle n'avait toujours pas changé. Une pièce unique circulaire en son centre brûlait un feu qui réchauffait ce qui semblait être le fameux ragoût de lapin du maitre. Mon regarde ce tourna ensuite à droite au se trouvais plusieurs objet de la vie courante notamment tout ce qui était utile à la cuisine et une table entourer de quatre chaises de bois. Pour sa part, le côté gauche servait plutôt de lieu de travail, une grande bibliothèque, pour le peu d'espace qu'il y avait dans l'habitation. Devant celle-ci se trouvait un petit bureau de travail où je pouvais apercevoir les dernières observations du maitre inscrites sur un vieux parchemin. Finalement, au fond complètement de la pièce trois lits de fortune étaient installés. Le vieil homme nous invitant à nous assoir à la table et servit à chacun une portion de son fameux plat. Il prit ensuite la parole d'un ton chaleureux.

- J'espère que vous apprécierez dame Arialas, s'était le plat favori de Meltiel à l'époque où il n'était encore qu'un apprenti.
    
Je faillis bien m'étouffer en entendant le mot «dame», j'avais totalement oublié que s'était non seulement mon père, mais également maitre Libra qui m'avaient enseigné à toujours être courtois avec la gent féminine. J'avais alors complètement oublié de lui mentionner que cette femme avait horreur de ce qualificatif. Je jetai alors un regard inquiet à la jeune femme, elle semblait bouillir de l'intérieur, mais je réagis pas. Elle jugea probablement plus sage de ne pas menacer le pauvre vieux maitre lui qui semblait si fragile à présent. Sans même se rendre compte ce qu'il avait fait, le commanditaire continua d'un ton plus grave.

- J'ai bien peur que l'équilibre des forces de la nature son en péril . J'ai noté le décès de plus en plus d'espèce animale. J'ai fait quelques recherche et observation, mais cela reste un mystère total. Je ne suis plus en mesure de me rendre directement sur place vue la fragilité de mon être si je m'approche trop proche de ce mal, je pourrais très bien en mourir. Meltiel, tu es la seule et unique personne en qui j'ai confiance, je t'ai appris une bonne partie de mes connaissances. Tu es également très prêt de la faune en elle même en raison de ma manière d'enseigner, je crois que tu pourras facilement la source de ce mal. Je craignais par contre que la cause n’est pas que magique et voilà pourquoi vous être là Arialas. Je ne voudrais surtout pas te froisser mon petit, mais tu es loin d'être un combattant, déjà durant ton entrainement tu pleurais sur le corps des oiseaux que tu n'avais pu sauver.

Il n'avait pas réellement dit ça ? Arialas allait certainement me prendre pour le dernier des idiots... encore une fois j'allais passer pour un bon à rien. Je décidai de la laisser parler d'abord baissant la tête de honte.          
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Mer 7 Oct - 3:52

Alors que le vieux maître les invitaient à rentrer dans sa demeure pour le repas, Meltiel arrêta la femme en la retenant par le bras. Celui-ci lui proposa d'envoyer un pigeon voyageur à Camille... Rougissante en repensant au pauvre petit écureuil, Arialas détourna la tête – elle ne pouvait quand même pas lui avouer cela...

- Non il n'est pas au courant...

Voyant qu'elle n'en dirait pas plus, le jeune mage entra dans la cabane, suivit d'Arialas. Une fois à l'intérieur, le trio alla s'asseoir à la table pour manger. Bien sûr, la femme était arrivée deux jours plus tôt, alors cette demeure dans les bois n'avait déjà pratiquement plus aucun secret pour elle. Lorsque le vieux maître l’appela Dame Arialas, elle ne réagit pas – après tout, ce n'était pas la première fois qu'il l’appelait comme sa et avec les informations que celui-ci lui avait fournit, elle lui devait une fière chandelle. En effet, dans le message qu'avait reçue l'ancienne Ange Sanguinaire se trouvais un petit post-scriptum disant que des informations sur sa mère lui serait révélée si elle se présentait là-bas.

Deux jours plus tôt, lors de son arrivée à la demeure du vieux maître, celui-ci se trouvais assis dehors à admirer le beau temps – du moins c'est ce qu'il semblait faire. S'approchant de lui, Arialas ne passa pas par quatre chemins et lui demanda directement ce qu'il savait sur sa mère. Le vieil homme ria doucement et invita la jeune femme à entrer, lui disant que la patience était une vertu. Une fois à l'intérieur, le duo se dirigea vers la table, Libra montrant une chaise à la femme. Prenant place tout les deux, l'homme ouvrit la parole voyant très bien l'impatience d'Arialas.

- Ne vous en faites pas, ce n'était pas des mensonges. Votre mère et moi étions de bon amis, autrefois. Nous nous sommes rencontrés à Ravey, bien avant votre naissance. Le petit village que nous habitions s'est fait entièrement détruire par des brigands qui recherchaient un objet appartenant à votre famille depuis des générations. Pour leur échapper, nous avons fuient jusqu'ici, en Ellès. Votre mère à rencontré votre père ici, alors que l'une de ses missions lui demandait d'escorter un haut dignitaire. Elle partit avec lui jusqu'à Ashenwall et je ne l'ai jamais revue par la suite.

À la suite de ces paroles, le vieux maître se leva et souhaitant une bonne nuit à la dame, lui dit qu'elle pouvait faire comme chez elle. Sur le coup, Arialas voulut répliquer mais pour quel raison exactement? Avoir plus d'informations? Lui dire qu'elle n'aimait pas la politesse dont il faisait preuve? Avant de ne pouvoir se décider sur le ton et la manière à adopter, le vieil homme était déjà sortit. Qu'allait-il faire dehors à une heure pareille d'ailleurs? Haussant les épaules, Arialas alla s'étendre sur l'un des lits présents pour réfléchir, gardant tout de même sa naginata à portée de main au sol. Libra avait parlé de faire comme chez elle... Mais c'était comment avoir un chez soi? Elle repensa à Meltiel qui était en route. Était-il heureux de revenir ici, dans son chez-soi? Son attention tourna ensuite vers Camille. Le genre d'attachement qu'elle ressentait envers cet homme pouvait-il être semblable à celui qu'on ressentait vis-à-vis un chez-soi? Peut-être un jour aurait-elle aussi un endroit qu'elle pourrait qualifier de chez-soi...

Lorsque Libra rentra enfin, la jeune femme ne dormait pas encore, trop occupée à repenser à ce qu'il lui avait été dit – c'est-à-dire très peu. D'accord, sa mère venait de Ravey, mais après? Allant s'asseoir sur le lit en face d'elle, le vieil homme la regarda tout en attendant le flot de questions qui devrait bientôt arriver. Tout en se redressant, Arialas enleva son cache-œil pour se mettre un peu plus à l'aise. Puis, entrelaçant les doigts de ses deux mains, se décida à parler. Elle se garda bien de n'afficher aucune émotion et de garder un ton neutre.

- Je ne voit pas pourquoi vous m'avez choisie, moi, comme garde-du-corps pour Meltiel dans les prochains jours, si ce n'est que vous en sachez bien plus que vous ne le dites. Vous n'avez pas revu ma mère? Certes, je vous crois, mais quand est-il de ces oiseaux? Vous avez tout de même communiqués par messages, n'est-ce pas? Et moi, qu'est-ce qu'il me dit qu'on ne s'est pas connus dans le passé? Clairement, vous semblez savoir pour mon amnésie alors que peu de gens en sont au courant. C'est d'accord, je ferai ce que vous voudrez, mais après cette mission importante comme vous dites, vous me devez un récit complet.

- Bien sûr, je vous révélerai tout en lieu. Vous avez déjà très bien comprise, je crois, pourquoi il vaut mieux attendre. J'ai réellement besoin de votre aide, ainsi que de celle de mon disciple, je ne peut me permettre de trop vous en dire et que vous partiez à la conquête des parties manquantes du puzzle pour le moment. Sur ce, je vous souhaites encore une bonne nuit chère dame, en espérant que cette fois sois la bonne.

Laissant échapper un soupir, Arialas se laissa tomber sur le dos en fermant les yeux. Elle ne voulait pas brusquer ce vieil homme – il semblait si fragile – mais s'impatientait tout de même d'avoir des réponses. De toute façon, si elle le tuait – exprès ou par accident – elle ne les auraient pas, ces fameuses réponses. Elle fit donc en sorte d'oublier tout cela pour le moment et de dormir, en espérant que Meltiel ce dépêcherait un peu. Le lendemain, elle passa la journée à s’entraîner, alors que Libra faisait des aller-retour au temple. Puis, le jeune mage blanc arriva enfin la journée d'après.

Alors que le trio était assis à la table, Libra leur raconta le but de leur quête – un truc avec des décès d'animaux. Le duo devrait éliminer la source d'un mal qui les atteints. Arialas ne pût s'empêcher de penser aux pauvres petites bêtes mourantes. Qui serait assez cruel pour tuer de pauvres petits écureuils tout mignon? Alors qu'une certaine rage contre la déesse qui laissais ces événements se produire grimpais en Arialas, le vieux maître fit une remarque sur le trop gentil Meltiel. Sur cela, elle ne put s’empêcher de rire, manquant de s'étouffer avec sa bouchée de ragoût. Puis, se rappelant que l'aîné savait surement beaucoup sur elle aussi – choses qu'elle même ignorait – elle décida donc de reprendre son sérieux, avant de possiblement apprendre quelque chose de gênant. Posant son regard sur Meltiel, l'ancienne Ange Sanguinaire le vit baisser la tête de honte, il faisait presque pitié tout à coup. Pour le consoler un peu, elle décida de prendre la parole, mais changea vite de sujet pour ne pas lui laisser le temps de répondre.

- Pardon petit mage, tu n'as pas à avoir honte. Tu sais, tu me demandais si Camille était au courant de ma venue ici... Eh bien cela dépend de l'écureuil messager que je lui ai envoyé en partant des terres neutres, donc je ne t'ai pas menti. Il n'est pas au courant. Maître Libra, si je comprend bien, Meltiel doit trouver la cause et moi l'éradiquer? Et après cela, vous respecterez votre parole?

Notre commanditaire hocha la tête sans prendre le temps de répondre puisque les questions ne demandaient pas réellement de réponses non plus. Se levant, il commença à ramasser la table. Lorsqu'il eut terminé – c'est-à-dire rapidement – il revint voir les deux jeunes.

- Je vous conseille d'attendre demain au matin avant de vous mettre en route. En attendant, faites comme chez vous.

Encore cette drôle de remarque. Ne sachant pas trop quoi faire de sa vie en attendant le lendemain, Arialas ramassa sa naginata et retourna s’entraîner un peu à l'extérieur – Meltiel revenait chez lui après plusieurs semaines, voir plusieurs mois d'absences après tout. Celui-ci avait certainement beaucoup de choses à raconter à son fameux maître, possiblement en privé, alors Arialas décida de les laisser parler en paix. Quelques heures plus tard, le mage blanc vint la rejoindre et ils rentrèrent se coucher ensemble.

Le lendemain matin, Arialas fut la première debout, impatiente de terminer cette quête au plus vite pour avoir les informations qu'elle désirait depuis si longtemps. Lorsque Meltiel sortit enfin de la cabane, elle était en train de fendre du bois pour le vieux maître. Remettant la hache où elle l'avais trouvée, elle se dépêcha de remettre son arme à sa place et de rejoindre le petit magicien.


Dernière édition par Arialas Ishtarian le Sam 14 Nov - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Jeu 8 Oct - 7:09

Comme, je l'avais anticipé Arialas pris un malin plaisir à l'annonce de cette anecdote plutôt croustillante  sur mon passé, elle faillit même s'étouffer. Cependant, il ne prit pas longtemps avant que la jeune femme me surprenne en prenant la parole. La guerrière commença par s'excuser et me dit que je n'avais aucune raison d'avoir honte. Elle avait probablement raison, je suis qui je suis et je devais l'accepter, même si cela me déplaisait ou me mettait mal-alaise. Je ne serais jamais un grand guerrier courageux et sans peur, je devais me contenter d'être le mage sensible et dévouer que je suis. La femme poursuivie avec une histoire d'écureuil messager ? Je ne compris pas vraiment, comment elle avait pu penser une seconde qu'un écureuil puisse délivrer un message. Cependant, elle conclut en avouant que cela confirmait qu'elle m'avait dit la vérité et que Camille ne devait pas être au courant de sa présence ici. J'en pris bonne note et entrepris de revenir sur le sujet avec elle plus tard, pour lui reproposer mon aide. Par la suite, ma partenaire se tourna vers le maitre s'assurant d'avoir bien compris ce qu'il attendait de notre part. Pour moi, tout était clair mon maitre me connaissait mieux que moi-même et avait jugé plus prudent d'engager un garde du corps. Il craignait probablement qu'encore une fois, j'oublie ce que j'étais et que je tente de jouer au héros solitaire. Par contre, Libra n'était pas au courant de la mise à niveau que m'avait imposée Arialas lors d'une de nos missions sur les terres gelée d'Ashenwall. J'étais bien conscient de mon caractère bouillant maintenant et encore plus important encore. Je connaissais le rôle qui était mien. Elle conclut en fessant mention d'une promesse que le maitre lui aurait faite, de quoi s'agissait-il  ? Encore une fois, ma curiosité prise le déçut. Je devais en savoir plus et le plus rapidement possible. Celui qui était maintenant ma seule famille hocha de la tête positivement et conclu la conversation en nous suggéra de retarder notre départ au lendemain matin. Il avait bien raison, le déplacement en forêt de nuit n'est jamais optimal tout particulièrement dans les bois lourdement feuillus des Ellès. Soudain comme si la jeune femme avait senti que je souhaitais être seul, elle sortit de la petite chaumière. Probablement, en quête d'un peu d'entrainement en vue du voyage qui s'annonçait. Il était maintenant temps pour moi de commencer mon enquête, je bombardai donc le pauvre Libra de questions.

- Pourquoi avoir choisie Arialas Ishtarian, il y a beaucoup de guerrier compétant en Gorah pourquoi elle précisément ? Par la suite, j'aimerais savoir ce qu'elle attend de vous exactement  que lui avez-vous promis en échange de son aide ?

Le maitre ayant senti la tempête à venir était parti s'assoir à son bureau, comme il avait l'habitude de le faire. Il me fixa, je soutenu son regard pendant plusieurs secondes sans même un battement de cils. Il finit par éclater de rire et me dit.

- Mon pauvre Meltiel ta curiosité aura été ta plus grande faiblesse, mais également ta plus grande force. Je te connais assez pour savoir que tu n'abandonneras pas sans au moins une réponse partielle. Je vais donc te répondre, mais sache qu'il y a une partie de l'histoire qui ne m'appartient pas et que seul Arialas pourra te révéler. Tu ne devras cependant pas lui forcer la main, je dois avoir ta parole sur ce point.

Je pris quelque seconde pour y réfléchir. Il ne fessait aucun doute que je voulais en savoir plus, mais promettre de ne pas être trop insisté pour avoir l'heure juste. En étais-je seulement capable ? Je finis par me convaincre que j'étais au moins capable de gagner ce combat opposant ma volonté à ma curiosité.

- Je vous le promets maitre.

Il plongea encore une fois son regard dans le mien comme s'il cherchait à voir si ma réponse était réellement sincère. Il finit par s'installer confortablement dans sa chaise et poursuivit.

- Il se trouve que j'étais un ami de la mère d'Arialas, je dirais même un très bon ami. J'ai également entendu parler de son père un fier mercenaire loyal et très bon combattant de sur quoi. J'ai donc une entière confiance en elle et en ses capacités. Pour ce qui est de ma promesse, j'ai appris qu'Arialas souffrait d'amnésie. Je lui est donc proposer de lui donner certaine information que j'avais sur elle et sa famille en échange de son aide. Je crois sincèrement qu'elle est la plus à même de te protéger, je crois, également te l'avoir dit tu es ce que j'ai de plus cher en ce monde. L'erreur n'est donc pas possible et donc tâche de faire de cette jeune femme l'une de tes alliées, elle pourrait être d'un grand secours.

Je ne pris même pas la peine de répondre à mon maitre allant m'allonger dans mon lit. De plus, il ne devait pas s'attendre à une réponse de ma part. Il était certainement conscient qu'il avait déclencher en moi un processus de réflexion qui durerait au moins plusieurs minutes voir des heures. Plusieurs questions allaient et venaient  dans ma tête sans que je puisse y trouver la moindre réponse. Quand je revins dans le monde réel, maitre Libra était déjà étendu dans son lit depuis longtemps. Je remarquai que celui d'Arialas était cependant toujours vide.  Elle s'était entrainée tout ce temps ? Décidément, elle ne rigolait pas et prenais cette quête très au sérieux. Cela était de bon augure pour moi, mon maitre ne s'était probablement pas trompé en la choisissant. Je sortis donc de la chaumière pour aller la chercher. Une fois près d'elle je me rappelai de l'histoire de l'écureuil, j'en profitai donc pour lui dire.

- Tu sais Arialas, si tu veux, mon offre tienne toujours. Je peux faire parvenir un message à Camille de ta part. Pour ce qui est des écureuils, je te conseille, plutôt que de leur confier des messages, de simplement les caresser. Les oiseaux portent les messages depuis la nuit des temps, tels sont leur place en ce monde. Tout comme tu m'as appris que la mienne n'était pas sur le front, mais en retrait des combats.

Quelques instants après, je me mis au lit. Il ne fallut pas bien longtemps avant que le marchand de sable m'emporte auprès de ma mère et du reste de ma famille. Lors mes yeux s'ouvrit, le lendemain matin, je vis que mon maitre était toujours là où je l'avais laissé la vielle, cependant, Arialas semblait encore une fois avoir disparu, elle devait probablement attendre mon réveil pour lever le camp. Je ne pris pas la peine de réveiller Libra, il avait besoin de ce sommeil réparateur. Je pris mes affaires et sorties de la chaumière prête à partie en quête de la source de ce mal. Je trouvai ma partenaire de voyage en train de fendre du bois, je m'avais réellement tomber sur cette jeune femme ? Elle semblait si dure, jamais je ne l'aurais cru aussi attentionné. Quand elle m'aperçut, elle remit la hache à sa place et replaça sa naginata dans son dos et s'avança vers moi. Avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, je lui dis.

- Prête à te mettre en route ? Je suis bien conscient de mon rôle maintenant, je ne discuterais pas tes ordres dans la bataille. Je tâcherai également de ne pas être qu'un poids supplémentaire sur tes épaules. Cependant, je vais te demander de me faire entièrement confiance pour ce qui est du pistage de la source de ce mal. Une dernière chose, tu dois accepter mon aide quand tu en auras besoin, je suis ici pour t'empêcher de mourir au bout de ton sang. Nous sommes une équipe, tu t'occupes des combats et moi de panser tes blessures au besoin.

Sur ces mots, je lui tendis la main.            
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Mer 14 Oct - 5:22

- Qui a parlé de bataille? Et ton aide, je n'en ai pas besoin mon cher. Je n'ai absolument pas l'intention de me faire saigner à mort.

Sur ces mots, Arialas tourna le dos au jeune magicien, ignorant sa main tendue. Le duo se mit ensuite en route, sans autre forme de procès. Ils marchèrent pendant quelques heures, avant de s'arrêter souffler un peu et se rassasier. Une fois terminés, ils repartirent immédiatement pour quelques autres heures de marche. Pour l'instant, tout se déroulait sans encombre mais Meltiel ne semblait rien trouver avec ses sens magiques. D'ailleurs, la femme se demandait bien comment ils pourraient trouver la source de ce mal... La quête s'annonçait dure, mais pas à cause d'ennemis puissants.

Quelques heures avant le coucher du soleil, le duo conclut de s'arrêter dans une petite clairière pour la nuit. Arialas avertit son compagnon qu'elle allait chercher du bois. Prenant les premiers branchages sur le chemin, elle revint bien vite dans la clairière... vide. Où était donc partit cet idiot? Soupirant, elle déposa le bois au sol, prêt à l'utilisation. Se redressant, elle vit l'Oiseau Indigo revenir vers elle. Fiou, elle n'aurait pas à le chercher. Celui-ci lui dit qu'il était aller chercher de l'eau dans une rivière, à quelques pas vers le Nord. Hochant simplement la tête, elle retourna à ses préparatifs pour la nuit.

Arialas ayant trouvée deux belles bûches abandonnées les roulas jusqu'au campement pour faire des bancs. Le duo prit donc place, alors que le soleil se couchait, autour du feu. Les mains croisées, coude sur les genoux et menton sur les doigts, son regard se perdit rapidement dans les flammes. Comment trouver ce mal? Sous quel forme existait-il? Meltiel avait demandé à ce qu'elle lui fasse confiance pour la traque, mais elle avait un mauvais pressentiment... Qui s'attaquerait volontairement à de pauvres animaux? Il devait exister une réponse, quelque part... Se mordillant la lèvre inférieure, Arialas entendit vaguement le dit mage lui parler – celui-ci lui offrait de l'eau ou quelque chose dans le genre. L'Ange Sanguinaire fit simplement non de la tête, toujours perdue dans la contemplation du feu.

De l'eau... Une rivière... Des animaux morts... Ce n'était pas bien bien sorcier après tout. Qu'avait en commun tout les animaux morts, si ce n'était que de l'eau et la nourriture? Rien du tout. La réponse devait donc ce trouver dans l'un ou l'autre, sinon cela voudrait dire que quelqu'un, quelque part, empoisonne délibérément et un à la fois ces animaux.

Se redressant, elle profita du peu de clarté qu'il restait encore pour examiner un peu la flore vers le Nord. Si la rivière était contaminé, probablement que les végétaux alentours le serait aussi... Remarquant rapidement la différence, infime mais présente, de vitalité entre les arbres du Nord de la clairière et ceux du Sud, Arialas se tourna vers Meltiel – se rappelant sa fameuse gourde d'eau. Voyant le goulot de ce même objet s'approcher dangereusement de la bouche du mage blanc, elle se dépêcha de revenir vers celui-ci et donna un grand coup sur la bouteille, alors que celle-ci frôlait les lèvres de son partenaire.

- N'en boit surtout pas.

Ne perdant pas plus de temps en paroles, Arialas ramassa la gourde qui se déversait lentement ,mais surement, dans les herbes. L'approchant de son nez pour sentir l'odeur du peu de liquide restant, elle sortit sa propre gourde. Il ne devait rester qu'une gorgée à peine dans chacune. Son eau à elle, par contre, venait dans chez Libra.

Ne sentant rien d'anormal, Arialas jeta un coup d’œil à Meltiel qui semblait un peu sous le choc de sa réaction vive et bue dans sa gourde à lui. Bien sûr, elle ne comptait pas avaler le liquide. Le faisant tourner dans bouche, elle trouva au départ qu'elle était rafraîchissante et pour le moins normal. Après quelques infimes secondes par contre, un arrière goût bizarre se fit ressentir. Recrachant l'eau immédiatement, elle se rinça la bouche avec sa propre gourde – il valais mieux ne pas prendre de chance. Par contre, le duo allait avoir besoin de se désaltérer, surtout Meltiel, d'ici peu. Ignorant son compagnon, elle partit donc vers la rivière.

Une fois sur place, Arialas remplit rapidement les deux gourdes avant de revenir au campement, armée de quelques branches supplémentaire. En plantant deux dans le sol sous le regard inquisiteur de son partenaire, elle plaça la dernière à l'horizontale et accrocha les deux gourdes dessus. Elle espérait, de cette façon, faire bouillir le liquide sans faire fondre les contenants. En se rassoyant, elle posa son œil sur Meltiel.

- Je crois que nous avons notre réponse, il suffit de remonter le cours de cette rivière.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Jeu 15 Oct - 16:57

Elle avait bien sûr ignoré la main que je lui avais tendue et s'était mise en marche immédiatement. Accompagnant son geste de parole qui me fit rapidement comprendre qu'elle ne souhaitait pas de mon aide. Cette jeune femme allait s'entêter encore longtemps à refuser mon aide ? Il était totalement stupide voir borner de refuser l'aide de son compagnon de voyage. Je trouvais cela également très ironique venant de la personne qui m'avait servi un énorme sermon à propos de mon initiative individuel lors d'une de mes précédentes quêtes dans la région d'Ashenwall. Décidément, cette femme était capable du meilleur comme du pire. Je commençais à réellement penser qu'elle m'en voulait ou qu'elle ne m'appréciait pas du tout. Après tout, jamais elle ne m’avait réellement choisie comme partenaire de voyage à l'exception de cette quête insensé qui nous avait apporté en Terres-neutres. Fixant ma main qui attendait encore là seule, sans espoir, qu'Arialas scelle le marcher que je lui avais proposer. Je la dirigeai vers ma tête la faisant glisser entre mes cheveux, je lançai un soupir. Me mettant en marche du même coup pour ne pas prendre trop de retard, car je ne devais pas me reposer sur cette boule d'énergie pour m'attendre.

J'eus beaucoup de mal à me concentrer sur la traque du mal. Repensant sens arrête à ce que m'avais dit le maitre. Quelles étaient ces informations ? Il devait être plutôt important s'il avait convaincu la guerrière d'encore une fois partager la route avec moi. Nous avions déjà fait une première pause dans le but de se sustenter. Nous marchions depuis quelques heures déjà et j'étais toujours obnubilé par beaucoup trop de questions importantes pour me concentrer sur ma mission. En même temps, Arialas avait fait mention qu'elle n'avait pas besoin de mon aide pourquoi pas la laisser faire. Je commençais à être lasse de passer pour le boulet de service. Malgré, mes efforts, Arialas ne semblait pas encore avoir changer d'avis au propos de ma personne. Pourquoi ne pas profiter de cette situation, sans bien sûr lui donner d'autre bonne raison, pour m'affubler cette étiquette.

La journée était maintenant bien avancée et le soleil semblait vouloir laisser place à la lune. Nous arrêtons donc nos pas dans une petite clairière, Arialas m'annonçant qu'elle partait chercher du bois pour le feu. Encore une fois, elle jouait les solitaires j'étais supposé rester ici sans rien faire ? Maitre Libra aurait bien pu seulement lui offrir un de ses mannequins de bois présent sur son domaine, de cette façon j'aurais pu rester tranquillement au village où j'étais réellement utile. Après quelques secondes à me plaindre sur mon sort, je me rappelai d'une rivière qui devait passer près d'ici. Dirigeant mes pas vers celle-ci j'étais bien décidé à me rendre utile après tout, même cette guerrière d'expérience aurait besoin de boire à un moment ou à un autre. J'avais pris l'habitude avant de remplir ma gourde dans une source naturelle d'en vérifier la pureté en humectant légèrement mes lèvres. L'eau semblait pure, j'en ampli donc ma gourde et me redirigea vers l'endroit que nous avions choisi pour la nuit. Je ne pus m'empêcher de prendre une bonne gorgée d'eau fraîche sur le chemin du retour.

Lors de mon arrivée, Arialas était déjà sur place et semblait prête à partir à ma recherche. Je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi. Sans me poser plus de questions, je lui dis que j'étais partie à la rivière pour prendre de l'eau, prenant soin de lui montrer la gourde. Elle se contenta de hocher la tête. Je dois l'avouer la jeune femme avait fait un très beau travaille ayant même trouvé deux belles buches pouvant servir de banc. Je pris donc place autour du feu lorsque la nuit commençait à étendre son voile noir sur Gorah. Il ne me prit pas plus de quelques secondes, avant que l'azur de mes yeux se perde dans les flammes rougeoyantes. Cette journée n'avait pas été très constructive. Nous n'avions que marché sans bus dans une forêt que je connaissais déjà trop bien. Prenant ma gourde, j'offris d'abord de l'eau à ma compagne qu'elle refusa. J'ouvris donc le bouchon bien déterminé à m'hydrater, la jeune femme se redressant du même coup pour asséner un grand coup sur celle-ci. Elle m'informa de ne pas boire et commença encore une fois à bourdonner. Prenant une gorgée dans sa gourde et ensuite dans la mienne recrachant immédiatement après avoir fait rouler le contenu quelque peu dans sa bouche. Elle se dirigea ensuite vers la rivière avec les deux gourdes et revins presque immédiatement. Une fois de retour, elle installa les deux gourdes pleines au-dessus du feu à l'aide d'un support de fortune qu'elle venait de bricoler. Je venais de comprendre la raison de son manège, elle croyait que l'eau était contaminée voir même peut-être la raison de ce mal. Comme pour me donner raison elle prit la parole, me faisant par que nous avions notre réponse qu'il nous suffisait maintenant de remonter la rivière. Le mal était déjà fait, j'avais déjà bu de cette eau plutôt dans la soirée. J'avais pourtant vérifié la qualité de cette eau comme me l'avait montré Libra, je ne pouvais m'expliquer ce qui s'était passé.  Est-ce que je devais encore une fois passer pour un idiot en lui avouant que j'avais consommé de ce délicieux nectar? Les paroles de Libra me revinrent alors en tête, le mal ciblait principalement les oiseaux. Il était donc fort probable qu'il ne serait pas assez fort pour tuer un homme. Je pris donc la décision de ne pas alerter la jeune femme inutilement me contentant d'observer l'évolution des symptômes j'étais un mage blanc après tout. Je décidai donc de prendre la parole pour ne pas éveiller les soupçons de la guerrière.

- Bien joué Arialas, après tout peut-être que tu avais raison... Tu n'as aucunement besoin de mon aide. Nous ferons donc cape vers l'amont de la rivière. Maintenant si tu veux bien m'excuser.

Je pris la direction du plus près boisé au sud de notre position. Une fois convaincu que j'étais assez loin pour que ma position n’en soit pas visible du camp. Je posai ma main sur mon estomac faisant briller ma paume de cette lumière bleue qui était caractéristique de ma magie de soin. Après quelques minutes d'analyse, je ne découvrir aucune trace d'infection ou de contamination. Il était possible que l'état d'extrême alerte d'Arialas l'ait trompée, mais je trouvais ça plutôt étrange. Une fois de retour au camp, ma compagne semblait s'être déjà assoupi, elle n'avait pas tord la route s'annonçait être longue. Je m'installai donc pour la nuit observant un petit peu les étoiles confortablement installer dans mon lit de fortune. Je finis d'ouvrir la bouche pour parler à la jeune femme étant convaincue qu'elle dormait, je pus enfin me libérer d'un poids.

- Je ne comprends toujours pas pourquoi tu es venu me chercher cette fameuse nuit à Ashenwall. Nos chemins s'étaient certes croisés dans ce petit village, mais tu ne sembles pas apprécier ma présence... j'ai parfois même l'impression que tu me hais... je ne comprends plus.
Me retournant sur ses mots, je fermis les yeux et sombra dans les ténèbres qui était mien. Le lendemain matin, réveiller par le chant d’oiseaux et la chaleur bienveillante du soleil. Encore une fois, Arialas était déjà debout et prête à partir à l'assaut de cette nouvelle journée. Je ramassai donc mes affaires et le groupe prie la route. Je savais exactement où se situait l'amont de la rivière j'ouvris donc la marche. Empruntant un sentier très mal indiqué, méconnu de la plupart des voyageurs, mais qui nous offrirait une économie de temps qui pourrait sauver la vie de plusieurs petits animaux. Soudain, ma vue se brouilla. Les arbres se mirent à onduler légèrement, comme s'il n'était que de simple lanière de cotons. Fermant les yeux à plusieurs reprises tentant de reprendre l'ensemble de mes moyens, je fis difficilement un pas vers l'avant. Dans un effort sur humain, je réussis à en faire un deuxième, mais perdant l'équilibre je m'écroulai au sol. Je ressentais une chaleur intense et ma tête me faisait affreusement souffrir comme si un forgeron tentait d'en faire une épée en la martelant sans arrêt.                
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 18 Oct - 2:47

La petite démonstration d'Arialas sembla atteindre profondément Meltiel, pour une raison qu'elle ignorait. C'est d'une voix triste, d'un regard vide, qu'il parla, disant qu'elle avait peut-être raison et qu'il était inutile. Avant qu'elle ne puisse lui répondre quelque chose, celui-ci s'excusa et partit dans la forêt, sortant rapidement de son champ de vision. Haussant les épaules, ne sachant pas spécialement comment réagir, la femme remit un peu de bois dans le feu avant de s'installer pour la nuit. Il reviendra bien tout seul comme un grand... Par précaution, elle attendit quand même son retour avant d'essayer de s'endormir. Lorsque celui-ci revint enfin, il alla directement sur son lit, qui faisait dos à Arialas. Une fois installé, il ouvrit la bouche. D'abord surprise, autant par le fait qu'il lui parlait que par les paroles, elle comprit finalement que Meltiel la croyait endormie. Ne prenant donc pas la peine de répondre ni de lui faire signe qu'elle l'avait entendue, elle se perdit dans ses pensées.

Le détestait-elle? Dans un sens, la réponse était oui. La jalousie est bien une sorte de haine en fait. Il avait bien de la chance le petit d'être du côté des gentils, même si il ne s'en rendait pas compte. Tuer, tout le monde pouvait le faire. Sauver des gens par contre était réservé à une bien petite portion de la population. Soupirant, Arialas se dit que cela ne servait strictement à rien de penser à cela pour l'instant et qu'elle devrait plutôt imiter son compagnon. Elle attendit donc le sommeil, qui tarda légèrement.

Le lendemain matin, Arialas fut la première debout. S'armant, elle alla s'assurer que le feu était bien éteint – le but n'était pas de provoquer un feu de forêt. Ramassant du même coup les gourdes d'eaux, elle déposa celle de Meltiel prêt de ses bagages. Profitant du sommeil de celui-ci pour aller se soulager, elle le vit se réveiller doucement à son retour. S'assoyant devant les cendres en attendant qu'il se prépare, elle prit une gorgée d'eau, testant le goût avant de l'avaler. Sa technique avait eu l'air de fonctionner – du moins elle l'espérait, car ils ne survivraient pas sans eau –, celle-ci goûtant un peu meilleur que la veille. Lorsque le duo fut prêt, ce fut le mage blanc qui ouvrit la marche, habitué de cet endroit.

Ils ne marchèrent pas bien longtemps avant que Meltiel ne commence à ralentir et à avoir de la difficulté à se tenir sur ses deux jambes. S'approchant légèrement pour l'aider en cas de problème, Arialas le rattrapa lorsque celui-ci s'effondra finalement. En sueur, les yeux dans le vide, le jeune mage ne semblait pas du tout dans son assiette. Les soins n'était pas la tasse de thé de la femme en plus... Qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir? En y repensant bien, celui-ci ne semblait pas avoir eu soif hier soir, même après qu'elle l'aille empêchée de boire... Elle lui jeta un regard noir.

- Tu as bu de cette eau n'est-ce pas?

Meltiel essaya de lui répondre, dans un souffle. S'approchant, Arialas entendit faiblement une parole affirmative. Faisant claquer sa langue, la femme retourna le jeune mage sur le ventre, le bras toujours sur son torse, l'empêchant de tomber face première dans la terre. De son autre main, elle lui ouvrit la bouche avant d'y enfoncer profondément deux doigts, espérant lui faire expulser une bonne partie du liquide empoisonné. Après, elle n'avait pas tellement d'espoir puisque celui-ci l'avait bu la veille... Le recouchant ensuite sur le côté, elle lui fourra sa gourde d'eau dans la main – s'il n'avait pas soif auparavant, cela devait avoir changé – avant d'aller explorer un peu les alentours. Le cour d'eau n'était pas loin, elle le trouva tout de suite. Ils étaient encore à bonne distance de l'amont, par contre. Avec le peu de chemin qu'ils avaient effectués, cette eau était certainement aussi empoisonnée.

Retournant auprès de Meltiel, qui semblait légèrement – très légèrement même – mieux, Arialas le prit sous l'épaule pour l'aider à marcher jusqu'au cours d'eau. Le déposant dans l'herbe près de la rivière, la femme arracha sa manche gauche et la gorgea du précieux liquide. Elle l’apposa ensuite sur le front du jeune homme, maintenant étendu sur le dos. Tant qu'à faire, elle arracha aussi l'autre manche, question d'égaliser. Après tout, ce n'était pas une grande perte, elle portait encore ses chauds vêtements adapté au climat d'Ashenwall, qui n'était pas tout le même qu'ici – elle avait beaucoup moins chaud sans ses manches, ce qui était plutôt bénéfique sur son humeur.

- Au final, il n'est vraiment qu'un boulet...

C'était en soupirant qu'Arialas avait dit ces paroles. Après les nombreuses culbutent, il était maintenant assez con pour s'empoisonner. Quel mage inutile... Se couchant à ses côtés, elle observa les nuages en attendant d'en savoir plus sur l'état de santé de son compagnon. Continuer la quête seule ne la dérangerait pas, mais elle n'abandonnerait certainement pas son ami aux charognards. Un ami hein... Cette pensée la fit sourire.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Jeu 22 Oct - 3:25

Au moment où mon l'esprit quittait mon enveloppe corporelle, j'eut un léger soupçon de regret. J'aurais probablement dû en parler avec ma partenaire de voyage, tout cela aurait pu se terminer bien différemment. J'avais dans un élan d'arrogance compromis la réussite de la quête et m'était exposé à un danger énorme. Qu'est-ce qui m'attendait, une mort insignifiante sur le bord d'une route oublié ? Maintenant que j'étais face à ce géant noir qu'est l'abysse, je ne souhaitais qu'une seule et unique chose, la vie. Il était bien ironique que moi qui avait souhaité durant la plus grande parti de sa vie, disparaître à jamais, dans cette masse obscure qu'est l'oubli, maintenant que j'y étais enfin confronté... je ne souhaitais que revoir une dernière fois la lumière. Depuis mon malaise j'avais totalement perdu le contact avec la réalité, l'espace et le temps n'existait pas où je me tenait maintenant. Je faisais maintenant face au film de ma vie, revivant chaque infime moment soit-il à une vitesse vertigineuse. Je redoutais la fin de cette projection comme un condamné craint sa dernière marche vers la potence, pour moi la sensation était la même, il s'agissait vraisemblablement de mon dernier voyage. Il me restait encore tant de gens à aider en ce monde, je ne voulais pas le quitter maintenant. J'avais également quelques regrets, le plus important d'entre eux, n'avoir pas eu le courage de confronter Arialas. J'avais bien fait une tentative la nuit dernière, mais elle dormait probablement et n'avait donc sans doute pas eux l'opportunité d'entendre ce qui me tracassait. Cependant, quelle importance puisque, j'allais vraisemblablement mourir en ce jour.

J'entendis alors la voix de la jeune femme transpercer le voile de ténèbres qui m'avait enveloppé, elle me demandait si j'avais bu de l'eau de la rivière. Est-ce que l'espoir venait de renaître ? Est-ce que cette guerrière qui n'avait aucune base en médecine serait en mesure de faire ce qu'il faillait pour améliorer ma condition ? J'avais confiance en cette femme, j'avais été des plus sincère lors de mon discours, avant notre départ de chez le maitre, je souhaitais réellement faire équipe avec elle. Je la connaissais depuis un bon bout de temps déjà, elle avait toujours été d'un grand secours pour moi, même si à chaque fois, elle laissait transparaitre de la haine à mon égard. Il était d'ailleurs impossible pour moi de comprendre les raisons qui la faisait revenir inévitablement vers moi, malgré cette haine, à force j'avais tous simplement arrêté de me tracasser inutilement. Je me devais de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour lui répondre, c’est donc dans un effort surhumain que je pus répondre à sa question par l'affirmative, avant de replonger de plus belle dans ses ténèbres. L'énorme effort que m'avait demandé cette réponse venait de me vider de mes dernières forces, je n'allais plus tarder à faire le pas de trop qui scellerait à jamais mon destin. Ce pas qui m'empêcherait de revenir dans du côté de la lumière et qui me condamnerais aux ténèbres.

Tout à coup, je sentis une intrusion au niveau de ma gorge. Il s'agissait fort probablement de la solution qu'avait trouvée ma compagne pour me sortir de ce mauvais pas. Elle était à la hauteur de mes espérances, provoquer un vomissement dans le but de purifier le corps. Il s'agissait sert de médecine très rudimentaire, mais j'en sentais déjà les effets, j'étais sortie de l'ombre. Il m'était encore impossible de réagir physiquement, mais j'étais maintenant conscient de ce qui m'entourait. Elle me mit ma gourde dans la main puis je la vis s'éloigner, elle avait eux la bonne réaction au bon moment. Je lui devais encore une fois la vie décidément cette femme était très bonne pour moi, malgré sa violence à mon égard. Quelques minutes plus tard, elle était de retour elle me prit sous l'épaule et me transporta jusqu'à un cours d'eau non loin de notre position où elle m'installa confortablement. Elle arracha ensuite l'une de ses manches, l'imbiba d'eau fraîche et la déposa sur mon front avant d'arracher l'autre manche. Elle me traita de boulet avant de s'allonger à mes côtés dans l'herbe. Je ne pouvais pas lui en vouloir, j'avais fait une énorme erreur en gardant le secret au sujet de mon état. J'avais cru que grâce à mon analyse j'étais hors de danger, mais j'avais oubli que la magie n'est pas toujours infaillible. J'avais repris un peu de ma mobilité, il était maintenant temps de me remettre sur pied. Non pas sans effort, je pus atteindre mon chandail que je relevai légèrement faisant apparaitre une marque. Insufflant une légère énergie magique au bout de mon doigt, je l'appliquai sur la marque qui était en fait un sceau. Il était l'œuvre de mon maitre, m'en ayant fait cadeau avant notre départ, il s'agissait d'un sceau permettant une purification totale de l'organisme humain, peu importe le mal qu'il soit interne ou externe. Il s'agissait bien sûr d'une magie d'un autre niveau que le mien, mais qu'une fois appliquée il pouvait être activée par la magie la plus rudimentaire qui soit. Cela ne m’enchantait guère de l'utilisé dans ses circonstance étant un cadeau unique que même le maitre ne pourrais me refaire. Presque instantanément, je fus recouvert d'un cocon de lumière bleuté qui à une vitesse considérable me débarrassa de ce poison qui avait élu domicile en moi. Après quelques minutes, la lumière s'estompa, j'étais maintenant presque prêt à reprendre la route, il ne me restait plus qu'à me remettre de ses évènements. Un bon repas et j'allais pouvoir reprendre la route. Je devais cependant, dans un premier temps, remercier celle qui m'avait permis d'activer ce sceau. Je m'approchai donc d'Arialas et la pris dans mes bras comme l'aurait fait un enfant venant d'obtenir une permission de la part de sa mère.  

- Je te remercie Arialas, encore une fois, tu m'as sauvé. Malgré ton ignorance dans l'art de la médecine, tu as eux le bon réflexe au bon moment... Tu ferais une très bonne apprentie. Un grand sourire sur les lèvres.

J'écoutais sa réponse d'une oreille distraite, me concentrant désarmait sur mon repas. Un petit bout de pain encore frais et quelque morceau de formage, une fois ingurgité, il me fallait de l'eau. Montrant ma gourde à Arialas, pour savoir si cette eau était consommable, elle me fit signe de la tête et je pus donc étancher ma soif.

- Nous devrions nous remettre en route maintenant, nous avons suffisamment perdu de temps, par ma faute.

Je ne souhaitais pas réellement, lui fournir plus de détail sur mon rétablissement, mais si elle posait des questions, elle en méritait les réponses. Elle venait de me sauver la vie, je lui devais bien ça.                                  

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Ven 23 Oct - 22:09

C'est quelques secondes après s'être étendue qu'Arialas s'était endormie. Épuisée par la longue route parcourue depuis quelques semaines, ainsi que de sa mauvaise nuit, la fatigue ne tarda pas à monter le bout de son nez. Meltiel n'était pas encore en état de reprendre la route, de toute façon. Elle pouvait donc profiter de précieuses minutes de calme. Certes, il restait dangereux de ne pas avoir de tour de garde, mais tant pis. Au final, elle ne pu profiter que de quelques minutes justement... avec le jeune magicien qui lui sauta dessus pour lui faire un câlin. Elle se réveilla en sursaut, se demandant si on les attaquait – mais non, ce n'était que son idiot de compagnon qui lui témoignait de l'affection. Elle le repoussa violemment alors qu'il parlait. Une apprentie? De LUI? Il rêvait en couleur... Elle se demanda un moment comment il pouvait être aussi en forme. Peut-être était-il réellement un mage blanc finalement, avec de vrais pouvoirs?

- Mh.

Ce fut sa seule réponse alors qu'elle se redressait, tandis que celui-ci mangeait. Lorsqu'il eut terminé, il proposa de se remettre en route. Pas trop tôt! Arialas avait bien hâte de terminer cette quête et de rejoindre Camille. Délaissant son attention de son partenaire, ils se remirent en route en longeant la rivière. De temps à autres, sur le chemin, elle faisait une petite vérification de l'eau, question de trouver exactement à quel endroit commencerait la contamination, si elle n'englobait pas tout le cours d'eau. Avec tout ce temps perdus, par contre, le soleil commença à décliner bien vite sans en avoir trouvé le point de départ. Le duo dut donc se trouver un autre endroit où passer la nuit, que choisit Meltiel. Leurs réserves d'eau ayant bien baissée, la femme reprit son manège d'en refaire bouillir, laissant au mage le soin d'allumer le feu.

Plus ils avançaient et moins la végétation était luxuriante, preuve qu'ils s'approchaient du lieu de la contamination première. Leur campement n'était qu'à quelques infimes minutes du cours d'eau, pourtant Arialas prit beaucoup de temps à revenir. En chemin, elle avait butée sur le pauvre petit corps d'un écureuil – encore une autre victime. Prenant son petit corps délicat dans ses mains, elle entreprit de lui creuser une tombe et lui mit une même petite croix avec des branches. Dans un sens, c'était un peu stupide de sa part, car elle ne croyait même pas en la supposé déesse. Si vraiment c'était cet être divin qui aurait amené le dragon pour rayer les impures de la terre, elle aurait été la première à mourir avec son souverain.

De retour au campement avec l'eau, Arialas la plaça au-dessus du feu. Meltiel lui lança un regard interrogateur à la raison de sa lenteur, à quoi elle ne répondit pas. Sans parole ni geste envers son partenaire, elle alla directement se coucher, espérant qu'il en fasse de même. Le lendemain, elle fut bien sûr encore la première debout malgré sa fatigue. Elle en profita pour reprendre sa gourde purifiée et donna la seconde à l'Oiseau Indigo. Puis, elle attendit son réveil en nettoyant et aiguisant sa naginata, sentant qu'elle aurait à s'en servir d'ici peu.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Sam 24 Oct - 8:54

C’était sans mots que nous avions repris la route, ma petite cachoterie avait sans doute enlevé le goût à ma compagne de discuter tranquillement. Je pouvais la comprendre, j'avais en quelque sorte trahi sa confiance en lui cachant une information importante. Malgré le fait que nous ne nous soyons jamais entendus pour former une réelle équipe, il ne faisait aucun doute que nous en étions une. Il ne fallait ne pas chercher bien loin, même en pleine connaissance de ses moyens limités, la jeune femme avait tout tenté pour me sauver la vie, elle m'avait même veillé durant ma courte convalescence. Il va sens dire qu'elle aurait très bien pu me laisser pour mort sur le bord de cette route, terminer la quête, pour finalement raconter une version romancer de la vérité au vieux maitre qui n’aurait sans doute rien vu. Elle avait, cependant, fait le choix de tout faire pour me venir en aide et elle y était arrivée. Tout le long du trajet, nous faisions plusieurs arrêts dans le but de faire une analyse sommaire de l'eau. Il était primordial pour la réussite de notre mission de bien identifier le début de la source de cette contamination, il va sans dire que rien n'assurait que la source se trouvait en amont. La flore semblait, part contre, être en décroissance plus nous avancions. Le jour commençait à décliner quand nous décidâmes sans mots de nous arrêter là pour la nuit. Notre petite troupe dormirait dans un petit boisé non loin de la rivière, endroit que j'avais soigneusement choisi pour sa position spatial. En effet, notre camp de fortune ne se trouvait pas à proximité de la route, la plus fréquentée de la région, qui sillonnait sur quelques kilomètres à l'intérieur même de la forêt. Pourquoi, je souhaitais m'écarter délibérément de la route ? J'avais bien peur que ce mal ne soit pas entièrement magique comme le craignait le maître, si elle était due à l'activité humaine, il valait mieux ne pas croiser la route de ces hommes.

Nos réserves d'eau avaient grandement diminué en raison de la marche de la journée, Arialas sens avait rendu compte et était partie avec les gourdes en direction de la rivière. J'avais alors compris que le feu était à ma charge ce soir, je partis donc en quête de quelques bûches. Le feu était une ressource non négligeable pour ce voyage vu la qualité plus que médiocre de l'eau, heureusement pour nous j'avais pris soin d'amener avec moi la pierre de silex qui m'avait bien servi précédemment en Terres-neutres, l'allumage n'était donc pas un problème. En quelques minutes, j'avais réussi à rassembler suffisamment de bois pour entretenir le feu durant un bon moment. Une fois de retour au campement, j'eus amplement le temps d'allumer le feu avant le retour de la femme. Je commençais même à m'inquiéter, j'étais conscient de sa force, mais avait-elle été surprise par quelqu'un ou quelque chose ? J'allais me relever quand je la vis apparaître entre les branchages, poussant un soupire de soulagement je lui lançai un regard interrogateur pendant qu'elle déposait les gourdes pleines sur le feu. Je n'eus aucune réponse de sa part, le silence commençait peu à peu à me peser, mais je ne le rompis pas. L'Ange sanguinaire se dirigea ensuite vers sa couche et s'étendit pour la nuit. Elle n'avait toujours pas ouvert la bouche depuis mon incident, il y avait décidément quelque chose qui ne tournait pas rond. Je ne souhaitais pas me reposer dans l'immédiat, me contant de perdre mon regard dans les flammes rougeoyantes du feu. Le sommeil vint me quérir le plus naturellement qui soit et j'allai me coucher quelques heures après la jeune femme. J'appréciais ces moments seuls avec moi-même, il me permettait de faire le point. J'aurais tout donné pour avoir un piano ce soir, piano qui m'aurait permis de rompre ce lourd silence, qui perdurait depuis déjà beaucoup trop longtemps. J'avais appris à jouer du piano auprès de mon père au palais de la reine, il était un très grand pianiste dû moins comme pouvais l'être un homme qui s'obstinait à ne pas prendre professeur. Mes paupières lourdes finirent par tomber et un voile noir m'entoura pour la nuit.

À mon réveil, la jeune femme était déjà debout, décidément c’était une habitude, en train de s'affairer à l'entretien de sa précieuse arme. Est-ce qu'elle avait senti, grâce à son instinct de guerrier, que les ennuis étaient proches pour nous ? Il était vrai que nous étions maintenant très près de l'amont et personne ne savait ce que nous allions trouver là-bas. Je me mis quelque vivre sous la dent en proposant au passage à Arialas avant que nous reprenions la route. La journée était particulièrement ensoleillée, nous marchions bercés par le chant mélodieux des oiseaux de toute race, il s'agissait réellement d'une journée magnifique. Il était même presque possible d'oublier le mal qui rongeait la flore nous entourant. Soudain, les chants se taire d'un seul coup, j'étais conscient que cela n'était pas naturel. Il y avait certainement quelque chose qui avait apeuré les oiseaux ou alors qui les tenait éloignés de ce secteur. Je fis signe à Arialas de ralentir le pas et d'ouvrir l'œil, il y avait quelques choses dans les parages. Au tournant du sentier que nous empruntions, je vis deux hommes en plaine de discussion. Je plaçai immédiatement mon bras sur la trajectoire de la guerrière pour l'empêcher d'avancer davantage, lui pointant par la suite les deux hommes. Me rapprochant distraitement, entre les arbres, des deux hommes je tendis l'oreille pour écouter leur conversation, la jeune femme toujours sur mes talons.

- Nous sommes dans les délais, l'extraction devrait être terminée dans quelques jours.

De quoi parlait-il ? Je n'en avais aucune idée, mais je comptais bien faire la lumière sur ce mystère, ma curiosité l'obligeait. Les deux hommes se séparaient l'un repris la route tandis que l'autre disparu entre les arbres. Je me tournai donc vers Arialas et lui chuchota à l'oreille, inquiet que d'autres hommes ne rôdent dans les parages.

- Nous sommes vraisemblablement sur une piste, qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce qu'il serait possible que cette extraction ait un lien avec le mal qui ronge l'eau de la rivière et l'ensemble de l'écosystème de cette forêt ?  Je propose que nous allions jeter un coup d'œil pour voir de quoi il s'agit, tu es d'accord ?

J'attendis sa réponse avec impatience, il ne faisait aucun doute que cette découverte nous mènerais vers quelques choses, même si je ne savais pas encore vers quoi.    

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 25 Oct - 2:38

Arialas accepta les vivres que lui tendait le jeune magicien, se remplissant bien la panse avant de reprendre la route. Si réellement les ennuis commençait aujourd'hui, elle se devait d'être au maximum de ses capacités. Lorsque le duo reprit la route, ce fut encore Meltiel qui ouvrit la marche, il ne savait donc pas se tenir le petit? Par précaution, la femme le suivait de très près. Après plusieurs minutes à avancer, celui-ci lui fit signe de faire attention. Non mais pour qui se prenait cet idiot? Comme si elle prenait cette marche et cette mission à la légère... Il lui fit soudainement signe d'arrêter, pointant quelques choses au loin – quelque chose qu'elle ne pouvait voir avec l'homme qui lui cachait la vue. Se décalant, elle pu finalement voir les deux hommes qui discutaient, alors que le magicien se rapprochait d'eux. Encore sa témérité mal placée... Soupirant, elle alla le rejoindre pour entendre la conversation elle aussi.

Après une simple phrase, les deux hommes se séparèrent. Voyant que l'un d'entre eux entrait dans la forêt, Arialas ne réfléchit pas plus longtemps: elle s'élança dans la direction qu'il avait disparu, souhaitant l'intercepter. Elle entendit vaguement Meltiel ouvrir la bouche mais n'en fit pas cas, partant avant la fin de sa première question. Cela ne prit que quelques secondes avant qu'elle ne l'atteigne. Sortant du couvert des arbres, elle se plaça devant l'homme et le salua. Celui-ci prit peur et essaya de s'enfuir, principalement en voyant la naginata dans le dos de la femme alors que lui n'avait aucune arme visible. Sans perdre de temps, elle le plaqua au sol.

- J'ai seulement quelques questions pour toi, tu pourras partir sans problème après. La première c'est pourquoi as-tu essayer de t'enfuir? Je ne te veux pas de mal... pour l'instant. La seconde est: de quelle extraction parlais-tu avec ton compagnon?

- Je... Je ne peux rien dire, c'est supposé rester secret, pitié! Je ne suis pas... pas dangereux!

Celui-ci jeta un regard à la naginata, c'était donc réellement cela qui l'effrayait autant. Arialas la prit dans sa main avant de la jeter un peu plus loin, espérant le mettre en confiance. La seule autre option, après, était la torture et elle ne souhaitait pas spécialement en arriver là, surtout qu'elle n'avait aucune confirmation que l'homme avait fait quelque chose de mal.

- C'est simple, tu me dis ce que tu sais ou c'est la dernière fois que tu voyais tes copains.

L'expression d'Arialas avait changé pour prendre un air dur, peu enclin aux négociations. La patience n'était pas le point fort de la femme, il devait faire plus attention. Déglutissant, il décida de reprendre la parole d'une voix chancelante.

- Je ne peux... rien dire mais... à quelques minutes d'ici, au Nord-Ouest, se trouve une mine... Vous aurez votre réponse à cet... endroit.

Son visage se composa par la suite, comprenant ce qu'il avait dit: il était dans de beaux draps. Dans tous les cas maintenant, il risquait la mort... L'homme commença à se débattre en apercevoir Meltiel qui venait tout juste de les rejoindre. Arialas se décala et le laissa partir, avant de reprendre son arme. S'approchant du mage qui semblait bizarrement un peu... fâché? Exaspéré? Qu'elle sois partie comme ça, alors qu'il espérait une réponse à sa question.

- Une mine au Nord-Ouest, ça te dit quelque chose?

Les états d'âmes de l'Oiseau Indigo ne l'intéressait pas. Elle souhaitait seulement avancer au plus vite et ils avaient maintenant un indice. Arialas ne souciait pas non plus de ce que pouvait bien faire le pauvre homme qui lui avait donné ces informations. Même si celui-ci revenait avec des renforts, tant pis, il aurait seulement raté sa chance de s'en sortir vivant.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 25 Oct - 23:59

Mettant penché que très brièvement près de l'oreille d'Arialas, je m'étais rapidement retourné vers l'endroit où se tenait les deux hommes à peine quelques instants plutôt. J'attendais une réponse de ma coéquipière avant de passer à l'action, souhaitant pour une fois au moins faire les choses bien et ne pas prendre les devants. Je vis alors la jeune femme prendre en chasse l'homme qui avait pris la direction de la forêt, quand était-elle partie ? Décidément, la communication et le travail d'équipe se n'était pas fait pour elle, après elle me faisait des serments sur mon imprudence, s'était à n'y rien comprendre. Je sortis donc de ma cachette pour me diriger lentement dans la même direction qu'elle. Je commençais à bouillir intérieurement, j'en avais assez de faire faire la morale par cette femme qui ne respectait en aucun cas ses dires. Comment est-ce que j'étais censé travailler en équipe avec un tel phénomène, en plus de ne pas tenir en place, elle en faisait vraiment qu'a sa tête. J'avais de plus en plus de mal à comprend ce que maître Libra avait vu en elle. En venant même à la conclusion, qu'il devait avoir bue un peu trop le soir ou il avait décidé de la choisir pour me protéger. J'allais devoir mettre les choses au clair avec cette femme, plus de refoulement, j'allais jouer cartes sur table.

Quand j'arrivai enfin à l'endroit où la jeune femme avait rattrapé l'homme, elle le retenait au sol. L'individu se débattait violemment, avait-il peur de moi ? Qu'est-ce que la jeune femme avait bien pu lui faire subir pour le mettre dans cet état ? Elle le relâcha avant de reprendre son arme qui était au sol et de s'approcher vers moi.  Je lui lançai un regard exaspéré pour lui faire comprendre que j'étais en désaccord avec ses agissements. Elle ouvrit alors la bouche, sans se soucier réellement du regard que je lui lançais, me demandant si je connaissais un mine au Nord-Ouest. Je connaissais que trop bien cette endroit, je l'avais visité à plusieurs reprise avec le maître durant mon apprentissage. Il s'agissait en réalité d'une mine riche en pierre utilisé notamment pour la création de catalyseur magique, mais elle avait été abandonné depuis longtemps. Je pris donc la parole pour répondre à son interrogation.

- Oui, je connais cette mine, il s'agit d'une vieille mine abandonnée depuis l'invasion des Ellès par Galdion en -15 de notre ère, les gens de la région la surnomme la mine du Sagittaire. Je peux t'y conduire, mais avant j'ai besoin de te parler.

Je pris alors une profonde inspiration, j'allais devoir vider mon sac avant que nous puissions reprendre la route. J'espérais que cette fois, la jeune femme ne fuit pas mes questions prenne le temps d'y répondre, s'était très important pour moi. Doutant plus, qu'il ne serait pas simple pour moi de dire le fond de mes pensées à cette femme qui parfois m'intimidait presque. Il fallait donc que je me lance.

- Je suis très conscient que tu es impatiente de recueillir les informations que t’a promises mon maitre, mais nous sommes une équipe. Comme tu me l'as fait remarquer lors de notre première rencontre à Ashenwall mon rôle n'est pas d'être en première ligne , même si j'ai parfois du mal à le respecter. Laisse-moi maintenant te rappeler ton rôle à toi, rôle qui est d'assurer ma protection. Je suis conscient que je ne suis pas le plus facile à protéger vu ma témérité sans borne, mais malgré tout tu ne dois plus me laisser comme ça totalement seul derrière.

Baissant la tête, je passai la main dans mes cheveux. Je n'avais aucune idée de la réaction de la jeune femme allait-elle le prendre mal ? Je n'en avais aucune idée, mais je devais aller au fond de ma pensée. Je repris donc en lui offrant le sourire le plus sincère qui soit.

- Je ne te demande pas d'être la plus bavarde des équipières, mais de seulement m'avertir quand tu pars à l'assaut comme tu viens de le faire. J'aurais pu me faire surprendre lorsque je tentais de te rejoindre et jamais je n'aurais été en mesure de m'en sortir, malgré toute ma bonne volonté. Pareille pour toi, personne n'aurait pu te sortir d'un mauvais pas si l'homme t'avait conduit dans un piège.

Soudain ma gorge se bloqua, ce que je tentais de dire, je ne voulais pas l'accepter. Il avait toujours été hors de question pour moi de dépendre d'une personne, mais je devais faire preuve de raison une fois dans ma vie et faire face à la réalité des évènements.

- J'ai besoin de toi Arialas Ishtarian, j'ai besoin de toi pour me protéger. Je ne dois... veux pas mourir !

La jeune femme pouvait facilement discerner la sincérité dans ma voix, mais également les efforts qu'il m'avait fallu pour lui faire cet aveu.                         

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Mar 27 Oct - 3:50

Le jeune mage répondit à l'affirmative à la question d'Arialas. Celui-ci lui apporta même une autre information intéressante: les Ellès avait été conquis par Galdion il y a de cela 15 ans. La femme se demande un instant si elle y avait participé, si elle faisait déjà partie de l'armée à ce moment là. Si oui, cela signifiait sois qu'elle avait rejoint très jeune, sois qu'elle était plus vielle qu'elle ne le croyait. Distraitement, elle entendit aussi Meltiel mentionner le fait de lui parler. Que lui voulait-il donc? Il semblait nerveux et hésitant. Avait-il quelque chose à dire oui ou non? Elle ne comptait pas passer sa vie à l'attendre. Alors qu'elle commença à taper du pied d'impatience, l'homme ouvrit finalement la bouche.

Impatiente? Oui elle l'était. Assurer sa protection? Non mais qu'est-ce qu'elle avait à cirer de lui? Rien du tout. Certes, le maître de celui-ci l'avait recrutée comme garde du corps, mais s'il mourrait tant pis pour lui. Justement, son rôle n'était pas d'être en première ligne, il devait donc la suivre au lieu de toujours prendre les devants. Comment pouvait-il se permettre de lui faire un sermon alors que depuis leur départ, justement, il marchait toujours devant? Quel effronté. En plus, il était au courant de sa condition, au courant du fait qu'il était beaucoup trop téméraire. Alors pourquoi ne changeait-il pas? Pourquoi ne restait-il pas en sécurité derrière elle?

Alors que la femme s'apprêtait à protester, l'Oiseau Indigo passa sa main dans ses propres cheveux et lui lança un petit sourire gêné. Il reprit ensuite la parole. Par chance qu'il ne souhaitait pas qu'elle sois bavarde parce-que cela ne sera jamais le cas! L'avertir lorsqu'elle partait? Non mais quel idiot. Si il gardait sa place, un jour, il la verrait tout simplement partir et pourrait la suivre. C'est de sa faute s'il se tient toujours devant et ne soucie pas des actes d'Arialas. Il avait tout de même raison sur un point: s'il se ramassait à un contre un, c'était un combat perdu d'avance. Elle devait le lui accorder, il était bien trop faiblard pour se défendre seul. Meltiel enchaîna ensuite sur la sécurité de la femme, en cas de piège. Qu'est-ce qu'elle en avait à faire? Elle savait se défendre seule, comparativement à lui. Ce n'était un simple piège qui allait effrayer l'Ange Sanguinaire, ces hommes ne semblaient d'ailleurs même pas des guerriers, quels dangers y avait-il réellement? Et puis même si danger il y avait, en quoi était-ce important? Au pire, elle mourait et le monde serait débarrassé d'un monstre. Au moins, en enfer, elle aurait surement droit à tous ses douloureux souvenirs.

Alors qu'elle s'apprêtait à tourner les talons, la voix de son compagnon se cassa alors qu'il essayait de continuer sur sa lancé. Arialas arrêta son mouvement et lui lança un regard interrogateur, se demandant pourquoi il devenait sentimental. Allons donc, le petit ne voulait pas mourir? Ces mots firent éclater de rire la femme. Après sa merveilleuse démonstration à Ashenwall, il ne voulait pas mourir? Sérieusement? En plus de cela, il aurait besoin d'elle, quel idiot... Qui pouvait bien avoir besoin d'une femme comme elle? Déjà, la gentillesse de Camille à son égard était d'une étonnante surprise, maintenant le petit mage la souhaitait comme garde de corps. Pauvre lui, elle était probablement le plus grand danger dans les terres de Gorah. S'approchant de lui, elle posa sa main gauche sur l'épaule droite du mage blanc, tout en le regardant dans les yeux.

- Je crois que tu ne réalise pas ce que tu viens de dire, ou bien que tu n'en comprend pas bien les conséquences.

Arialas n'avait aucune idée si Meltiel avait comprit le sens de ces paroles ou non. Dans tout les cas, elle n'était clairement pas un bon garde du corps et il devrait déjà le savoir. Son corps n'était pas programmé pour protéger, mais pour tuer. Elle retira ensuite sa main et vérifia la stabilité de son arme dans son dos avant de se tourner en direction du Nord-Ouest.

- Allez petit mage, en route.

Sur ces paroles, elle se mit en marche d'un pas régulier, ni trop lent ni trop rapide. Bien sûr, Arialas souhaitait arriver rapidement à destination, mais pas au point de s'épuiser physiquement avant une possible bataille. Arriver à bout de souffle, s'il y avait attroupement, serait tout de même plutôt suicidaire. Ce fut après plusieurs longues minutes, mais tout de même moins d'une heure, que le duo arriva finalement devant la supposée mine des deux hommes. Avant d'aller à l'intérieur, la femme se dirigea vers le cours d'eau et fit deux autres tests de qualité, le premier au niveau de la mine, le second un peu plus haut. Le second test se révéla le bon: l'eau semblait en parfaite santé. Cette mine devait donc réellement être la source de tous les maux et ces hommes, les instigateurs. À son retour devant la mine, seul l'ouverture béante l'attendait: Meltiel avait disparu!


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Mar 27 Oct - 9:42

J'avais enfin réussi à dire ce qui me tracassait  à la guerrière et celle-ci avait même pris le temps de m'écouter. Elle me répondit alors en mettant une main sur l'épaule que je n'étais pas conscient de ce que je venais de dire ou alors que je n’en mesurais pas les conséquences. Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? Il ne faisait aucun doute que la jeune femme était la plus fine lame que je connaissais. Il va de soi qu'une telle maîtrise de l'art du combat était un atout majeur dans un rôle de protection, elle possédait également un passer aux lourds souvenirs. Il ne fait aucun doute que la seule mention de son pseudonyme, l'Ange sanguinaire, pouvait à elle seule, ou presque, garantir ma sécurité. Je ne comprenais pas pourquoi, elle ne se croyait pas à la hauteur, après tout si je respirais encore s'était grâce à elle et personne d'autre. Je décidai, cependant de garder le silence choisissant de réfléchir à la porté réel de ses paroles. Maintenant que la glace était cassée, j'allais être plus à même de lui en reparler, une fois ma réflexion arrivée à terme. Elle retira sa main et vérifia si son arme était bien fixée à son dos avant de me demander de me mettre en marche.

Je venais de lui faire un bon discours sur la place de chacun dans ce monde, je pris donc la place qui était mienne. Je me sentais étrangement bien derrière cette farouche guerrière, je me sentais en sécurité, même si je n'avais pas l'excitation d'ouvrir la marche. Je marchais très près d'elle redoutant que les amis de l'homme, qui avait subi le courroux d'Arialas, nous prennent à revers. Je me fis également un devoir de vérifier à plusieurs reprises si nous étions suivies à défaut de pouvoir surveiller ce qui nous attendait, j'assurais nos arrières. Après près d'une heure de marche, nous arrivions finalement à la mine des Sagittaire qui à première vue était déserte. La jeune femme se dirigea immédiatement vers la rivière qui était à porter de ma position actuelle. Sans mot, je compris qu'elle souhaitait s'assurer de la qualité de ce derrière, ce qui nous donnerait un indice sur l'implication de cette mine dans le mystérieux mal. Mon regard parcourut les horizons à la recherche d'anomalie qui trahirait la présence d'homme dans l'ancienne mine. Mon regard tomba sur un cercle de feux qui était très bien dissimulé derrière deux énormes rochers, non loin de l'entrer de la mine, passant ma main au-dessus des cendres je sentis qu'elles étaient encore chaudes. Voyant que je m'étais déjà avancé peut-être un peu trop loin, je choisis de repartir immédiatement retrouver ma partenaire qui se trouvait encore à porter de vue. Je me dirigeai donc dans sa direction en ouvrant la bouche pour l'informer de ma découverte.

Soudain avant même de pouvoir produire le moindre son, une voile noire me recouvrit le visage. Je sentis par la suite, une corde autour de mon torse fixant mes bras à ce dernier. Sans pouvoir réagir, mes pieds quittaient terre et l'on m'amenait vers une destination inconnue. Quand on me retira le sac qui me voilait la vue, j'étais derrière des barreaux, les mains liées derrière le dos et bâillonnées. Jetant un bref, regard autour de moi, je me rendis bien vite compte que j'étais dans une des galeries de la vieille mine. Je connaissais très bien cet endroit, malgré les quelques changements qu'avait apportés le groupe de brigands depuis ma dernière visite avec le maitre. La pièce était fortement éclairée grâce aux nombreuses torches suspendues au mur grâce à des supports en fer. Je comptai rapidement cinq hommes légèrement armés, je reconnus même l'un d'entre eux, il s'agissait de l'homme qu'Arialas avait intercepté. Je ne savais pas comment j'allais me sortir de ce mauvais pas, j'allais certainement encore avoir besoin de l'aide de ma coéquipière. Pour l'heure, je devais resté tranquille espérant ne pas me faire exécuté avant son arriver. Soudain, l'un des inconnus ouvrit la porte de ma cellule s'approcha de moi et pour ouvrir sa gueule, me poussant son haleine nauséabonde au visage me menaçants avec son poignard.

- Tu vas me dire pourquoi toi et la garce qui te sert de partenaire, vous venez ici faire du mal à mon ami, pointant l'homme précédemment rencontré, et mettre votre nez dans nos affaires ?



J'étais adossé au mur, je me devais de parler. L'homme ne semblait pas avoir envie de plaisanter, je pouvais sentir le froid de l'acier sous ma gorge. J'allais ouvrir la bouche quand je vis la jeune femme qui arrivait discrètement vers l'arrière, elle semblait attendre le bon moment pour passer à l'attaque. Elle avait enfin compris que sa vie avait de la valeur et qu'il ne fallait pas la perdre inutilement ou bêtement ? Je me devais de lui offrir cette fenêtre d'action, coupant les mon baillons grâce à la lame du brigands d'un geste rapide, je repoussai ensuite violemment l'homme qui sembla surpris de ma réaction. Je lui crachai ensuite au visage avant de commencer mon discours.

- Et bien, messieurs, vous avez mis la main sur le mauvais magicien... Vous n'avez donc pas entendu parler de le rapace sanguinaire des terres lointaines du sud ? Ce magicien de feu qui prend un malin plaisir à faire rôtir ses ennemis pour ensuite se sustenter de leur chair. Au même moment, je faisais rouler ma langue sur mes lèvres d'envie avant de lâcher un rire sadique, finissant en augmentant leur chaleur corporelle pour feindre un sortilège ardant.



J'ignorais comment il m'était possible d'être aussi crédible, malgré mon apparence plus qu'inoffensive. Les hommes n'en virent cependant que du feu, faisant unanimement un pas de recule en me dévisageant soudainement effrayé. J'étais décidément un très bon acteur, s'était maintenant au tour d'Arialas de jouer. 

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Jeu 29 Oct - 20:41

- Et merde...

Ce fut la réaction d'Arialas en voyant l'absence de son compagnon. Où avait-il pu bien passer encore, celui-là? Faisant un tour complet sur elle-même, elle entra ensuite dans la mine, le seul endroit possible. Meltiel devait encore avoir passé devant, impatient comme il était... C'est en soupirant qu'elle passa le seuil, s'enfonçant de plus en plus dans les profondeurs. Bien sûr, elle était tout de même légèrement sur ses gardes, s'attendant à voir des ennemis à chaque tournant – ou son compagnon. Des torches étaient allumées un peu partout, démontrant une présence humaine dans l'endroit. La mine semblait s'étirer sur une bonne distance. C'est seulement après quelques minutes de marche à pas lent – pour Arialas – qu'elle entendit finalement des voix. Entreprenant de les suivre, elle entra finalement dans un semblant de cachot, derrière cinq hommes. Se cachant dans l'ombre de la pièce, la femme usa de prudence pour une rare fois dans sa vie, profitant pour observer alors que les hommes n'étaient pas encore au courant de sa présence.

C'est alors que la voix d'un sixième homme s'éleva: Meltiel! Jetant un regard dans sa direction, Arialas l'aperçu les bras attachés et un bâillon au sol. Celui-ci se trouvait derrière des barreaux, mais des barreaux ouverts qui avaient laissés entrer l'un des geôliers, geôlier qui semblait déséquilibré et surpris. Tout en écoutant les paroles du magicien, l'attention de la guerrière se porta de nouveau sur les adversaires. L'un d'entre eux était celui qui leur avait fourni des informations, comme quoi des renforts avaient fini par arriver et s'en étaient pris au maillon faible du groupe. Son œil passa ensuite aux équipements, tous étaient armés, mais très sommairement. Aucun d'entre eux ne semblait avoir la bagarre comme métier. Le seul problème: ils étaient tout de même cinq hommes contre une seule femme. C'était tout de même jouable, mais plutôt limite de les prendre tous en même temps. Par précaution, elle s'arma pendant qu'elle faisait ces observations.

Lorsque le silence remplaça la voix de Meltiel, le groupe eut un mouvement de recul, de peur. C'était le moment ou jamais. Celui qui semblait être le chef était présentement hors de portée, toujours avec l'Oiseau Indigo. Arialas commença donc par s'attaquer à ceux proches d'elle, ne se souciant pour l'instant ni du chef, ni de celui aperçu plus tôt. Le pauvre avait déjà eu bien assez peur pour qu'elle n'aille pas à s'en soucier, si elle tuait l'un ou plus de ses amis. Profitant d'être toujours de dos et armée, son compagnon servant de diversion, la femme empala adroitement un premier brigand. Après tout, elle avait eue tout son temps pour viser et toucher facilement le cœur de ce dernier, ce qui fut le cas. Alors que le corps tombait en silence, elle le rattrapa pour le déposer délicatement au sol, pour ne pas alerter les autres. Cela fonctionna presque, mais seulement presque – l'un des hommes c'était retourné, prêt à fuir. Voyant le corps de son partenaire ensanglanté dans les bras de la guerrière, il laissa échapper un cri d'alerte. Le chef se dirigea instinctivement vers le magicien, pour le prendre comme otage, alors que les trois autres brigands s'approchaient, prêt au combat.

- Quelle technique de lâche...

Ces mots étaient sortis tous seuls, dégoûtée comme elle l'était par le comportement du commandant adverse. C'était tout de même encore quatre contre un, pourquoi avait-il besoin d'un otage? Il avait si peu confiance en lui-même? Arialas décida de l'ignorer, se concentrant sur ses trois adversaires personnels. Un seul regard avait suffit à faire comprendre au geôlier personnel de Meltiel que si celui-ci tuait son otage, il le regretterait amèrement et souhaiterait simplement être mort comme ses partenaires. Elle avait besoin de l'un d'entre eux vivant en plus...

La bataille avec les trois brigands fut réglée en quelques secondes à peine, elle n'avait eue aucune pitié. Ces hommes avaient osés capturer son partenaire et lever une arme contre elle, ils méritaient leurs sorts, d'autant plus s'ils étaient aussi responsables de la mort des pauvres bêtes – ce qui était pratiquement une certitude maintenant.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Ven 30 Oct - 2:06

La jeune femme comme je mis attendait  profita de la fenêtre que je lui offris. Au moment même où les hommes reculaient, elle bondit et transperça le cœur du premier. Malheureusement pour nous, son compagnon dans une tentative de fuite se retourna surprenant la guerrière avec le cadavre encore en main, ce qui alerta la troupe de brigands. Le chef de cette dernière voyant que la situation lui échappait s'approcha de moi son poignard devant alors que ses acolytes étaient prêts à combattre. Impuissant, en raison de mes liens, je fus condamné à me laisser prendre en otage. Sa lame était maintenant sous ma gorge de nouveau prête à me retirer la vie à n'importe quel moment. J'entendis la voix de ma compagne retentir, elle s'offusquait des méthodes de cet homme, elle avait bien raison, mais nous ne devions pas compter sur des brigands pour faire preuve d'esprit chevaleresque. Jetant un simple regard vers mon geôlier, la femme se jeta ensuite sur le reste de la bande. Je redécouvrais cette guerrière d'exception, après cette démonstration, il ne faisait aucun doute qu'elle était la plus à même de me protéger. Profitant de ma captivité pour remercier intérieurement mon maître d'avoir choisi Arialas, plutôt qu'un autre pour assurer ma protection.

Le combat fut rapidement conclu et la jeune femme se retourna vers moi et le dernier bandit qui était encore debout. Son regard était ampli de haine, l'expression de son visage trahissait son dégout pour les méthodes de l'homme. Je me devais de régler cette tension, je devais dans un premier temps me libérer de son emprise et par la suite me mettre à l'abri. Une fois fait, je n'aurais plus qu'à regarder ma coéquipière se charger de reste. J'étais cependant conscient que cet homme devait rester en vie pour nous permettre de faire la lumière sur tous ces évènements. J'avais cependant peur que la colère qui semblait habitée la jeune femme ne la fasse agir de façons irréfléchies. Quoi qu'il en soit, je devais dans un premier temps me sortir de situation boiteuse, la guerrière ne pouvant pas agir sans provoquer mon agresseur. J'avais beau me concentrer à la recherche d'un plan parfait, je n'en trouvais aucun qui me garantirais de m'en sortir saint et sauf. Je fini par repenser aux paroles qui avait fait diversion un peu plutôt, je devais approfondir la supercherie. Il était possible que je ne m'en sorte pas, mais c’était de loin la meilleure solution qui s'offrait à moi. Je fixai la jeune femme droit dans les yeux, lui signifiant de manière silencieuse que j'allais passer à l'action, concluant le tout avec un clin d'œil. Prenant par la suite, une grande inspiration avant d'ouvrir la bouche.

- Des entrailles de la Terre, je fait appel... Augmentant progressivement la chaleur corporelle de mon interlocuteur.

La lame du poignard se rapprocha drastiquement de ma gorge, décidément l'homme n'avait toujours pas compris que j'étais loin d'être un mage élémentaire. Je devais donc en profiter et en tirer un avantage. J'allais poursuivre quand le brigand ouvrit la bouche.

- Ne tente rien de stupide ou sinon je te tranche la gorge !

La situation était décidément plus corsée que je ne le pensais. Est-ce que je devais poursuivre sur mon lancer ou laisser la chance à la jeune femme de jouer son rôle ? J'en conclus que je me devais d'agir pour prouver mon utilité, malgré le risque.

- Il est déjà trop tard pauvre fou, une fois l'incantation est commencée nul ne peut l'arrêter même pas la mort du mage. Je vais donc t’entraîner avec moi dans l'outre monde ! Laissant échapper un rire sadique des plus convainquant, augmentant du même coup drastiquement la chaleur corporelle de l'homme.

Le chef des brigands voyant la chaleur l'envahir de plus en plus succomba à la panique et me jeta au pied de la jeune femme avant de tenter de sortir en catastrophe de la mine. Arialas qui n'attendait que ce moment pour agir n'allait pas le laisser sens sortir aussi bien.          

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Ven 30 Oct - 7:51

Une fois les sous-fifres morts, Arialas reporta son entière attention sur le supposé chef, qui n'avait rien fait jusqu'à présent. Il était donc aussi ignoble... Il se foutait royalement de la mort de ses sujets, si cela lui laissait une infime chance de survie. Grimaçant, la femme entreprit de déposer son arme au sol et la poussa du bout du pied, ne quittant jamais des yeux le geôlier. Son regard était bien sûr passé une fraction de seconde sur son compagnon, qui en avait profité pour lui faire un clin d’œil qu'elle ne vit pas. Avant qu'elle n'ait le temps d'ouvrir la bouche, ce fut la voix de Meltiel qui résonnait, continuant ses menaces. Le brigand répondit à son tour par des menaces, quel original cet homme. Alors que le mage semblait hésiter à continuer, elle en profita pour prendre la parole.

- Si tu veux t'enfuir en lâche, c'est le moment, je suis désarmée.

Avant de ne pouvoir avoir de réponse à sa provocation, elle n'avait bien sûr aucunement l'intention de le laisser partir, lui bloquant toujours la route, c'est son partenaire qui continua sur sa lancée. Lancée était d'ailleurs effectivement le bon mot, puisque ce fut l'action que décida de faire le brigand, envoyant valser le petit mage aux pieds de la femme, avant d'essayer de s'enfuir. Puisque son chemin était désormais obstrué par Arialas – et un Meltiel sur le dos – il profita de son couteau pour prendre le dessus sur la guerrière, exactement ce qu'elle souhaitait. D'un geste vif, elle désarma l'homme et put voir son visage se décomposer. Il était désormais seul contre deux, désarmé de surcroît. Balançant le couteau inutile plus loin, elle entreprit de maîtriser le brigand, pour l'interroger. Le plaquant d'abord au sol, elle porta ensuite son œil sur son partenaire, s'assurant rapidement de son état. Elle haussa un sourcil, démontrant une question silencieuse. Le mage lui répondit par un hochement de tête alors qu'il se relevait. Elle se concentra donc sur le but de leurs présences.

- Que faites-vous ici? Vos amis ont parlé... d'extraction je crois. Extraction de quoi? Car c'est bien ce que vous faisiez, non?

Comme réponse, l'homme lui cracha au visage. Dans tous les cas, celui-ci se savait mort et ne souhaitait donc pas partager d'information. Virant lentement au rouge, Arialas lui balança un violent coup de poing dans la mâchoire, la lui disloquant au passage, arrachant même une ou deux dents. Du sang coulait doucement d'une lèvre fendue.

- Je te repose la question, extraction de quoi?
- Du quartz, des tonnes de quartz... S'vous en voulez, j'peux faire un échange. Ma vie contre du quartz, tentant non? Avec vos manières, 'valez pas mieux qu'moi.
- Vos déchets sont renvoyés dans la rivière, je me trompe? Question de cacher les preuves.
- C'est exacte bébé. Alors? L'tentation est grande, n'est-ce pas?
- Depuis combien de temps êtes-vous ici?
- Bien assez pour qu'on ai tous not' compte de quartz, ayant pas à partager 'vec eux.

Maintenant qu'ils avaient leurs informations, Arialas n'avait plus de raison de laisser passer les insultes de l'homme sans réagir. D'un seul coup de poing bien placé, elle assomma l'homme avant de prendre sa tête entre ses bras. Un craquement sec résonna bruyamment dans la pièce, confirmant le décès. Reprenant ensuite son arme qui traînait plus loin, la femme examina les alentours. Déjà, savoir s'ils y avaient d'autres hommes. Ensuite, s'assurer que plus rien ne coulera dans la rivière et que le problème de contamination était enfin terminé. Une fois ces vérifications effectuées, le duo sortit en paix de la mine, fier de leur accomplissement. Avoir de repartir, la femme se mit en action pour provoquer un éboulement, qui boucherait la mine pour toujours, ou sinon au moins pour quelques temps. Après cela, le duo pourrait s'éloigner au cas où d'autres brigands passeraient dans le coin et se reposer un peu, la journée ayant été épuisante. La marche de retour s'annonçait d'ailleurs épuisante, elle aussi.


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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Ven 30 Oct - 9:41

J'avais réussi, je m'en étais sortie sans la moindre blessure, un miracle que je devais entièrement à mes talents d'acteur. J'étais maintenant sur le dos aux pieds d'Arialas, mon agresseur en pleine tentative de fuite.  Il se buta cependant à un véritable mur de rock, en effet la jeune femme l'intercepta sens trop de difficulté, le désarmant dans un premier temps avant de le plaquer au sol. Elle me jeta un coup d'œil pour s'informer de mon état, en me relevant, je lui fis signe de la tête pour lui indiquer que j'allais bien. Elle se retourna ensuite vers l'homme pour l'interroger, je n'aurais en aucun cas voulu être à sa place, le pauvre homme allait passer sans nul doute le pire moment de sa vie. Il ne manquait pas d'air et cracha même au visage de ma compagne après sa première phrase, quelle audace, la teinte de cette dernière passa au rouge et je la vis se préparer à frapper. Franchissant en catastrophe les quelques pas qui nous séparèrent, je tentai de l'en empêcher.

- Arialas, n...

Il était malheureusement trop tard, le poing de la femme s'abattait déjà au visage du brigand sans que je ne puisse intervenir. La guerrière semblait être possédée, comme si plus rien n'existait autour d'elle à l'exception de cet homme et les informations qui l'intéressaient. L'homme compris le message et coopéra, répondant à toutes les questions de ma partenaire, proposant même du quartz en échange de sa vie. Une fois, les informations que nous recherchions, l'Ange sanguinaire lui brisa la nuque, en réponse à sa proposition. Je tentai encore une fois de l'en empêcher sans résultat, la situation me touchait grandement. J'avais finalement compris ce que la jeune femme avait tenté de me faire comprendre quand je lui avais demandé d'être mon garde du corps, elle n'était pas faite pour protéger, mais pour tuer. Son sort m'attristait énormément, cette femme pleine de bonne intention avait les mains rouge, rouge du sang de ses victimes. Il ne s'agissait pas d'un don comme je l'avais cru jusqu'ici, mais plutôt d'une malédiction. Malédiction pour la quels j'étais condamné à être spectateur, étant trop faible pour tuer qui que ce soit, je ne pouvais tuer à sa place.

La jeune femme reprit alors son arme et jeta un coup d'œil dans les alentours. Par la suite, nous avons fait le nécessaire pour enrayer le mal avant de sceller définitivement la mine des Sagittaire, plus personne ne serait en mesure de faire de l'extraction ici. Notre petite troupe s'éloigna le plus possible de la zone avant la tombée de la nuit. Érigeant un petit camp de fortune dans l'optique de se reposer en vue du voyage de retour, j'allumai un petit feu. La nuit était plutôt froide, je m'assis donc pour la première fois à la proximité de la guerrière plongeant comme à mon habitude mon regard dans les flammes. Il ne fallut que quelques instants avant que des larmes coules silencieusement le long de mes joues, repensant aux évènements de la journée et plus précisément à cette malédiction qui suivait la jeune femme comme un ombre. Toujours en fixant le feu, j'ouvris la bouche.

- J'ai enfin compris ce que tu voulais me dire, quand je t'ai demandé de me protéger... Tu penses être condamné à tuer et ne pas avoir la possibilité de protéger, n'est-ce pas ?

La jeune femme resta silencieuse, je commençais à bien la connaître et cela ne m'étonna pas le moins du monde. Je pris quelques instants pour bien peser chacun de mes mots, il était crucial pour moi que la jeune femme comprenne bien le message que je voulais lui faire. Je finis par trouver les bons mots et poursuivis donc mon discours.

- L'homme n'est pas enchaîné à son passer, il n'est également jugé dans l'absolutisme de ses actes passés, présents ou futurs, mais plutôt dans une vision d'ensemble. Je ne crois pas que cette déesse condamne chaque être humain à la première effusion de sang, chaque être vivant à un moment de sa vie à une bonne raison, qui lui est sien, de faire couler le sang. Je ne connais pas les tiennes et vu ton amnésie, il est possible que tu les ignores toi même... mais tu n'es pas un monstre, comme tu sembles le croire... -Me retournant vers elle, les yeux chargés d'eau- Chaque être humain possède l'espoir de racheter ses fautes et de se faire pardonner par la déesse et par ses pairs... Moi je te pardonne Arialas, peu importe ce qu'a pu être ton implication dans la conquête des Ellès... Je tant pris accorde toi, le droit de vivre pleinement...

Je me levai d'un bon sans arrêter de parler, présentant mes paumes à la guerrière.

- Ces mains je te les offre, elles seront l'outil qui te permettra de te pardonner... Je tant pris accepte les !

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Ven 30 Oct - 12:00

Lorsque la noirceur se mit à tomber, le duo installèrent leur campement, à l'endroit conseillé par Meltiel. Une fois le tout terminé, Arialas fut la première à s'asseoir devant le feu, suivie en peu de temps par l'Oiseau Indigo. Celui-ci s'assit plus proche que d'habitude de la femme, mais elle ne fit aucun commentaire, le regard perdu dans les flammes, comme à son habitude. D'ailleurs, elle se demanda pourquoi les flammes la fascinait autant. Une raison oubliée peut-être? Dans tous les cas, les feux semblaient l'hypnotiser totalement. Une certaine mélancolie ressortait de ces langues rouges et oranges, selon elle. C'est pourquoi elle ne remarqua pas les larmes de son compagnon, larmes qui étaient d'ailleurs silencieuses. Lorsqu'il parla, sa voix était des plus normal, si ce n'était du même sentiment que le feu qui s'en échappait, accompagné d'une légère teinte de tristesse. La femme ne détourna pas le regard, mais écouta tout de même les paroles. Au moins, il semblait avoir compris un détail important, qui lui sauverait peut-être la vie, plus tard. Bien sûr, elle resta silencieuse, elle n'avait rien de plus à ajouter. Elle était un monstre, il l'avait enfin compris. Jamais elle ne pourrait expier ses péchés, jamais elle ne pourrait vivre une vie normale. Ses démons étaient bien trop puissants et elle, bien trop faible. Elle était une cause perdue, peut-être allait-il enfin comprendre.

Malgré elle, Arialas commença à ressentir une certaine humidité dérangeante au niveau de ses yeux. Non, ce n'était pas le temps de pleurer, surtout pas devant lui. Surtout pas tout court en fait. Elle croyait s'y être habituée, à sa condition. Cela ne semblait pas être le cas, au fond d'elle devait encore se trouver une once d'utopie stupide qui croyait qu'elle pourrait changer et rattraper ses actes atroces. Alors qu'elle réprimait ses larmes, son partenaire continua sur sa lancé, il n'avait donc pas terminé? Pourtant, il ne semblait pas y avoir grand-chose à ajouter aux précédentes paroles...

- L'homme n'est pas enchaîné à son passer, il n'est également jugé dans l'absolutisme de ses actes passés, présents ou futurs, mais plutôt dans une vision d'ensemble.

Sa première pensée fut de sourire, en se disant qu'elle n'était pas un homme, bien ou mauvais, aucune importance. Bien sûr, Arialas était techniquement un homme, dans le sens d'humain, puisque le masculin gagnait sur le féminin. Son sourire s'évanouit bien vite, à mesure que les mots arrivaient à son cerveau. Une vision d'ensemble hein... Peu importe comment elle essayait de voir les choses, la vision d'ensemble de ses actes semblait très négative et le resterait probablement. Pour qu'un jugement positif sois rendus sur ses actes dans l'ensemble, il faudrait qu'elle arrive à faire autant d'actes de bonté que de méfaits, ce qui impossible vu le nombre incroyable de meurtres qu'elle avait déjà commis, autant dans sa vie passée que sa vie présente. Depuis son réveil, elle avait déjà le sang de plus d'une dizaine de personnes sur les mains... C'était perdu d'avance, quand comprendrait-il? Le mage blanc était aussi utopique que Camille...

- Je ne crois pas que cette déesse condamne chaque être humain à la première effusion de sang, chaque être vivant à un moment de sa vie à une bonne raison, qui lui est sien, de faire couler le sang.

Une bonne raison de faire couler le sang? La déesse? Mais qu'étais-ce ces conneries? Il voulait rire d'elle? Sa supposé déesse, si elle existait réellement, était l'être le plus sadique de la terre, le plus cruel. Normal qu'elle ne condamnerait pas à la première effusion, elle devait plutôt se réjouir à chaque goutte de sang! Dans le fond, l'être divin n'est pas une déesse, mais un vampire assoiffé de sang frais. Quelle stupidité! Et qui aurait de bonnes raisons de faire couler le sang? Les raisons étaient propres à chacun quoi. Pour certains, une vengeance était un bon prétexte, d'autres non. Plusieurs faisaient couler le sang par plaisir! Est-ce que le plaisir est une bonne raison? Non, certainement pas! Arialas serra les dents et les poings. Les larmes avaient finalement décidé de laisser leurs places à un feu énorme, qui incendiait la femme de l'intérieur.

- Je ne connais pas les tiennes et vu ton amnésie, il est possible que tu les ignores toi même... mais tu n'es pas un monstre, comme tu sembles le croire...

Non, elle n'ignorait pas du tout les bonnes raisons qui l'avait conduite à tuer – il n'y avait pas! C'était aussi simple que cela. Aucune, absolument aucune, raison n'était bonne pour se salir les mains. De ses souvenirs, en plus, elle prenait plaisir à chaque infime effluve de sang, ce qui ne faisait d'elle qu'une chose: un monstre! Comme en écho à ses pensées, Arialas entendit vaguement son partenaire dire l'exacte même mot, monstre, mais à la négative. Décidément, il n'apprenait jamais. Oui elle était un monstre, un monstre assoiffé de sang, de mort! C'était peut-être elle finalement, le fameux vampire de ses pensées. Décidément, ce petit bout d'homme avait le don de l'énerver. Son poing droit se desserra, alors qu'elle l'approchait de son œil, agrippant son bandeau. La main resta accrochée alors que la femme repensait aux soins que Meltiel avait osé faire, sans sa permission, sur son œil. D'ailleurs, elle n'avait pas eu l'occasion de lui en reparler depuis ce temps, pas de bonnes occasions du moins. Un bruit de froissement se fit ensuite entendre, ce qui laissa croire à l'Ange Sanguinaire que l'homme c'était retourné vers elle. Encore une fois, elle ne se retourna pas, gardant son œil statiquement fixé sur les flammes dansant devant elle.

- Chaque être humain possède l'espoir de racheter ses fautes et de se faire pardonner par la déesse et par ses pairs...

Se faire pardonner? Pourquoi voudrait-elle se faire pardonner et par qui? La déesse? Jamais. Quand allait-il comprend qu'il était seul et livré à lui-même dans ce monde, que si la déesse existait, elle l'avait abandonné? L'utopie religieuse de l'Oiseau Indigo commençait grandement à l’écœurer. Pardonner par les pairs... Pour le moment, seul Camille l'avait fait, seul lui avait accepté de vivre avec le lourd fardeau de la femme sans désormais la juger pour son passé et son amnésie. De toute façon, le seul pardon qui était important à ses yeux était son propre pardon. Arialas souhaitait réellement un jour pouvoir se pardonner, même si elle y croyait de moins en moins, à mesure que ses souvenirs revenaient.

- Moi je te pardonne Arialas, peu importe ce qu'a pu être ton implication dans la conquête des Ellès...

Que... Quoi? Non, la langue du mage blanc devait avoir fourché, ou les oreilles de la guerrière. Il était techniquement impossible que ces paroles sois vraiment sincère, elle ne pouvait y croire. La conquête des Ellès? Y avait-elle participé? À quand remontait cette conquête déjà? En vraie, ce n'était pas important. Il était sûr et certains qu'elle avait participé à des conquêtes, celle-là ou non importait peu... Mais tout de même, peut-être était-elle responsable de la mort d'une partie de la famille de Meltiel.

- Je tant pris accorde toi, le droit de vivre pleinement...

Vivre? C'était un mot que la femme avait oublié depuis bien longtemps. Quand la vie n'est que souffrance, mais que tu es trop lâche pour faire le grand départ, que restait-il? L'excitation d'avoir la mort au bout des doigts était une sensation bien trop enivrante pour s'en passer. Ne croyant pas en la déesse, Arialas ne croyait pas non plus aux conneries des religieux, l'enfer et le paradis. C'était stupide de croire à une vie après la mort, sinon la mort ne serait pas un mot existant. Vivre pleinement en plus... Qu'est-ce que ce charabia pouvait bien signifier... Elle vivait en ce moment, non? Et même pleinement, en profitant de chaque sensation d'extase qui lui était possible et qui l'aidait à repousser ses limites. S'accorder le droit de vivre... Elle n'avait besoin de l'accord de personne, pas même du sien, pour ses choix de vie ou de mort. Dans un sens, tout n'était en fait qu'un jeu pour l'Ange Sanguinaire, un jeu de violence et de jouissance.

- Ces mains je te les offre, elles seront l'outil qui te permettra de te pardonner... Je tant pris accepte les !

Entendant un autre bruissement en même temps que ces paroles, Arialas relâcha finalement son bandeau et se retourna vers la source du bruit, le poing gauche et les dents toujours serrées. Ce qu'elle vit – et entendit! - la surpris. Il était là, debout devant elle, les yeux humides et les mains tendues. Les mains de son compagnon, un outil... qui l'aiderait à se pardonner? De plus en plus stupide... Pourquoi perdait-elle encore son temps avec lui? Le pire: il semblait sincère! Décidément, comprendre cet homme était au-dessus de ses forces. Un rictus empreint de méchanceté se dessina lentement sur le visage de la guerrière. Se levant à son tour, elle balaya les mains tendues d'un coup sec, d'une claque de sa main droite. La colère l'empêchait d'agir avec discernement, ses gestes devenant tous violents ou provoquant. De toute façon, il l'avait cherché.

- Après mon œil, tu t'attaques maintenant à mes sentiments, mes actions? Oui, tu as raison, mon surnom possède le mot Ange, mais ce que tu sembles oublier, c'est qu'il est suivi du mot Sanguinaire. Tu sais ce qu'il veut dire, ce mot? Il veut dire aimer le sang! Ta déesse que tu chéris tant, elle n'existe pas. S'il y a un être divin en haut de nos têtes, c'est un dieu vengeur. Je ne peux pas croire que tu crois encore à ces idioties! Tu as passé l'âge des gentils contes pour enfant il me semble!

Sur ces paroles, Arialas se retourna et fit quelques pas en direction de la forêt avant de s'arrêter. Elle se retourna finalement à nouveau vers Meltiel, en parlant d'une voix encore plus brusque que précédemment.

- Qu'est-ce que tu espères de moi au juste? Tu as clairement compris, je crois, que je ne peux pas te protéger! Et je ne le veux pas non plus. Je n'ai pas besoin de ton pardon, de tes belles paroles. Je croyais Camille utopique, quelle erreur... Comparativement à toi, il ne l'ai pas un tantinet! T'était sérieux avec tes idioties? Je ne vois pas du tout ce que je peux avoir faite pour mériter cela. Va vivre ta vie et laisse la mienne tranquille, merde! J'ai besoin de personne et certainement pas de toi!

N'ayant plus rien à dire, elle partit sans demander son reste, laissant sur place un Meltiel totalement désemparé. Il ne s'attendait clairement pas à un aussi brusque élan de colère. Arialas eut le temps de disparaître de son champ de vision avant qu'il ne reprenne ses esprits. Le feu qui brûlait dans son cœur semblait bien loin de s'éteindre. Sans s'en rendre compte, la femme était partie en direction de la rivière et ne s'arrêta que rendu sur la berge. Sans réfléchir, elle se dévêtit et sauta à l'eau, se disant que cela lui ferait le plus grand bien. Le contact frais de liquide l'apaisa effectivement. La tête levée vers les étoiles, elle ferma les yeux et profita du calme.
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Sam 31 Oct - 2:02

Je n'aurais jamais pu prévoir une telle réaction de la part de la jeune femme, elle avait commencé par balayer violemment les paumes que je lui tendais avant d'ouvrir la bouche. Sa voix était empreinte de colère, elle m'accusait de m'être attaqué à ses sentiments. Elle poursuivit en m'expliquant la signification de son surnom. Avant de conclure en insultant mes croyances religieuses qui n'étaient pour elle que des contes pour endormir les enfants. Arialas se retourna immédiatement face à la forêt, prête à partir, quand sa voix retentit de nouveau dans l'obscurité de la nuit. N'attends pas de réelle réponse, elle me demanda ce que j'attendais d'elle, qualifiant mes actes d'idiotie utopique, elle formula le souhait que je la laisse tranquille avant de disparaître entre les arbres.

Je ne comprenais pas sa réaction, je ne souhaitais que l'aider, me laissant tomber lourdement sur le sol, mon regard replongea dans les flammes. J'étais complètement désemparé, pourquoi cette réponse hostile ne touchait-elle à ce point ? J'aurais dû m'en douter vu le tempérament de la jeune femme et le fait qu'elle n'avait jamais demandé l'aide que je venais de lui proposer. Il y avait certainement autre chose, sinon elle m'aurait sans doute simplement ignoré comme elle avait l'habitude de le faire. J'avais touché une corde sensible sans le savoir, encore une fois un coup de ma maladresse légendaire. En cet instant, je ne souhaitais qu'une seule chose courir la rejoindre pour mettre les choses au clair avec elle, mais le moment était mal choisi, nous avions tous deux besoin de temps pour mettre les choses en perspective.

Pour ma part, je me devais de comprendre la réaction de la guerrière pour ne pas répéter les mêmes erreurs et tout simplement risquer qu'elle ne veule plus avoir affaire à moi. Elle avait parlé de son œil ? Probablement en référence au soin que je lui avais prodigué suite à son intervention dans la forêt gelée d'Ashenwall, elle n'avait pas apprécié mon cadeau ? Il est vrai que sa soudaine disparition à la suite de mes traitements m'avait amené à me questionner, mais j'en avais conclu que s'était plutôt lié à l'arriver inopportune de nos compagnons. Cette nouvelle information pouvait expliquer une partie du comportement de la femme à mon égard, mais pourquoi ne m'en avait-elle pas parlé avant ? J'imagine qu'elle avait ses raisons, il est vrai qu'elle ne m'avait rien demandé, j'ai assumé à tort qu'elle souhaitait ravoir son œil entier. Peut-être était-il une autre de ses blessures de guerre, au même titre que les cicatrices, auquel les guerriers accordaient une signification, une histoire et une importance capitale à leurs yeux, signe de leur combat révolu.

Le regard toujours perdu dans les vagues enflammé du modeste feu que j'avais précédemment allumé, je repensais à l'ensemble des moments que j'avais vécu dernièrement avec ma coéquipière. Soudain une phrase résonna en moi,  je te prierais d'accepter mes excuses, phrase qu'avait prononcé la jeune femme à la suite de son discours sur mon audace mal placé. L'évènement me revint en mémoire comme si elle savait passer hier, la jeune femme avait succombé à une vague d'émotion négative qui l'avait submergé. Il ne faisait plus aucun doute maintenant, elle n'avait pas choisi de réagir ainsi, la pauvre était l'esclave de ses propres sentiments. Cette femme si forte physiquement, possédais les mêmes faiblesses que moi, elle n'était pas en mesure de contrôle les trop pleins d'émotion qui finissait par sortir d'une façon grossière et parfois même blessante. J'avais connu pendant longtemps ce problème, j'avais appris à mieux gérer mes crises au côté de maître Libra, mais elle persistait encore à certains moments. Je ne réagissais bien sûr pas de la même manière que partenaire, me coupant plutôt du monde, s'était d'ailleurs exactement ce qui m'était arrivé juste avant qu'Arialas me ramène à la raison. Ce soudain point commun renforçait mon désir de lui offrir mon aide, dans la mesure où je pouvais le faire.

Après, il restait sa réaction hostile voir empreinte de dégoût quand j'ai mentionné la déesse. Pour moi qui était plutôt considéré comme un fervent religieux, en raison notamment de mon éducation, il m'était compliqué de la comprendre. La déesse un être emprunt d'un sadisme sans limites ? Il était vrai qu'une conceptualisation standard de la religion laissait entrevoir une grande cruauté divine envers l'humanité, dans un premier temps en raison de se grand cataclysme qu'avait dû essuyer Gorah, qui était selon plusieurs l'acte de purification suprême déclencher par cet être omnipotent. Je n'avais pas été élevé de cette manière. Mon père étant un grand intellectuel m'avait plutôt transmis une idéologie individualiste de la religion, ne présentant pas la «déesse» sous une forme physique ou dans une représentation humaine. Il m'enseigna que la déesse était présente en chacun de nous, elle ne possédait aucune forme physique, sous la forme d'une énergie. Cette énergie est là pour nous servir de guide dans les moments difficiles pour nous empêcher de laisser tomber. Il est vrai que pendant une brève période de ma vie j'avais renié cette idéologie, ne souhaitant que la mort, mais ma rencontre avec le maître m'avait remis sur les traces qu'avait tracées pour moi mon père. J'avais recommencé à croire en cette énergie, me recueillant souvent dans le but qu'une partie de cette énergie puisse être transmise à mes parents dans le but les rassurer.

Est-ce que j'étais réellement utopique ? Je crois que oui, mais d'une façon très différente de celle de Camille. Je ne croyais pas en la force d'une collectivité, pour moi la création d'un monde de pays ne pouvait être possible par la force des conquêtes et la gouvernance des territoires. Mon utopie résidait dans ma foi inconditionnelle en l'être humain. Pour moi, le destin de l'homme n'était nullement écrit et personne n'était attaché à ses actions passées, chacun est libre de changer. Il n'était certes pas facile de le faire, certaines personnes chérissaient même la conviction que leur humanité résidait essentiellement de ce qu'ils avaient fait, ce qu'ils font et ce qu'ils feront. Il n'était donc pas totalement faux de mentionner mon utopie, mais de la comparer à celle de cet homme en était une.  
       
Il ne me restait plus qu'une question à répondre avant que je puisse partir à la recherche de ma partenaire. Qu'est-ce que j'attendais-elle ? Je n'en avais sincèrement aucune idée, je me sentais bien à ces côtés. Je trouvais également ça triste d'être le témoin impuissant d'un être torturer par ses propre sentiment, elle n'acceptait vraisemblablement pas ses actions passées, s'affublant elles même du qualificatif de monstre. Je cherchais certes protection, mais j'étais conscient qu'elle ne représentait pas le meilleur choix à ma disposition, alors pourquoi je m'obstinais ? Sans être en mesure de trouver une réponse à cette ultime question, je me résignai à marcher dans ses pas pour la retrouver.

Je n'étais pas très bon dans l'art du pistage et plusieurs minutes avaient passés depuis son départ, je ne pouvais donc plus me fier au bruit de ses pas. Je déviai drastiquement vers le nord retournant sur mes pas, me rapprochant de notre point de départ. Je tombai finalement sur la rivière et choisi de la suivre un moment sans trop d'espoir de retrouvé la jeune femme et encore moins le camp, j'étais belle et bien perdue. Je connaissais pourtant très bien cette forêt, mais cette obscurité dissimulait la plupart de mes repères. Fixant le liquide qui descendait tranquillement porté par le courant, je la vis dans l'eau. Elle était en train de se baigner ? Nue ? Cette pensée me fit rougir immédiatement et je me dépêchai de m'adosser à un arbre, dos à la jeune femme souhaitant préserver son intimité. Elle ne m'avait certainement pas vue et peut-être était-ce bien ainsi. J'avais cependant besoin de lui parler et je ne pouvais retourner au camp pour attendre son retour ignorant dans quelle direction il se trouvait. Toujours dos à l'arbre, je fis finalement résonner ma voix assez fort pour qu'elle m'entendre et qu'elle soit consciente de la distance qui nous séparait.

- Je suis désolé si je t’ai blessé, tout à l'heure, ce n'était pas mon intention. Je suis conscient de ta force, mais je crois que même les meilleures amures ont leurs points faibles s'était dans cette optique que je t'ai proposer mon aide. Comme nous sommes très différents, j'ai pensé que nous pourrions mutuellement aider l'autre à progresser, c’était visiblement une erreur, je m'en excuse. Je reste cependant convaincu que tu m'apporte beaucoup, mais je suis aussi conscient de la haine que tu portes dans ton cœur à mon intention et je respecterais ton choix quoi qu'il soit.

Sur ses derniers mots, je sortis de ma cachette en prenant bien soin de rester dos à la rivière ne voulant pas violer son intimité, même si cela était théoriquement déjà fait. Je m'apprêtais à repartir, je ne sais où dans la forêt, quand je m'arrêtai et repris la parole.

- Une dernière chose, je suis sincèrement désolé pour ton œil j'aurais du te faire pas de mes intentions avant d'agir, je remonterais le temps pour réparer cette erreur si cela était en mon pouvoir... Finissons cette quête au plus vite que tu n'es plus à supporter ma présence, si tel est ton vœu.

S'était un pincement au cœur que cette dernière phrase était sortie, nous pouvions lire la tristesse dans ma voix. La tristesse d'un cœur qui perdait une personne chère à son cœur... une amie.  Je ne souhaitais pas réellement me séparer de cette coéquipière qui m'avait déjà sauvé à plusieurs reprises. Cependant, je ne possédais aucun moyen que je n'avais pas déjà utilisé, la balle était maintenant dans son camp.

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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 1 Nov - 6:37

La fraîcheur de l'eau et la beauté du ciel étoilé eurent vite fait d'éclaircir les idées de la femme. Pour faire changement, elle avait encore agi sur le coup de la colère. Bien sûr, au fond d'elle, Arialas savait que Meltiel n'avait aucune mauvaise intention, mais... elle ne le supportait juste pas, avec cette croyance si pur envers la déesse et ses actes insensés. Son utopie dépassait celle de Camille et son impatience, ainsi que son imprudence, dépassait même la guerrière! Après, un médecin utopique ce n'était pas une nouvelle... Vouloir soigner tout le monde était une noble quête, mais il ne pouvait rien pour elle, rien du tout. Pour conserver sa pureté, il devrait même s'éloigner. Rien de positif ne se dégageait de cette femme. Camille lui avait redonné un peu d'espoir, mais cet espoir se détériorait de jour en jour. Au final, la femme put profiter de plusieurs minutes de calme avant que ne résonne la voix de son compagnon...

Haine... Encore ce mot. Étais-ce vraiment ce qu'elle ressentait au fond d'elle? Une haine profonde envers l'Ange Sanguinaire était une certitude, mais pour le reste? Arialas soupira, se demandant quoi lui répondre – ou se demandant tout simplement si elle avait quelque chose à répondre. En ouvrant finalement les yeux, elle aperçut son partenaire se déplacer avec soin, restant dos à la rivière. Que faisait-il? Elle l'avait blessée et il ne souhaitait plus la regarder? Ou bien... Il était pudique le petit mage? Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour lui en faire la remarque, s'approchant de la berge et de ses possessions par la même occasion, il reprit la parole.

Il était peut-être un peu tard pour s'excuser à propos de l’œil, non? Meltiel termina sa tirade en disant de finir cette quête au plus vite, qu'ils puissent se séparer. Bizarrement, selon l'avis de la femme, il y avait une certaine tristesse dans sa voix. Pourquoi proposait-il de se séparer si cela le faisait tant souffrir? Non, la vraie question n'était pas celle-là, mais plutôt pourquoi serait-il triste de ne plus la revoir? C'était normalement une bonne nouvelle, non? En tout, si Arialas pouvait ne plus jamais se revoir, se séparer d'elle, la femme ne serait pas triste le moins du monde. Un être aussi immonde que l'Ange Sanguinaire ne méritait pas d'amis. Le mage s'apprêtait à rentrer dans la forêt, si elle souhaitait dire quelque chose c'était maintenant ou jamais. Elle sortit de la rivière en vitesse, laissant ses vêtements là où ils étaient. Avant que son compagnon n'ait le temps de repartir, Arialas lui agrippa le bras.

- Attend...!

Elle relâcha rapidement le bras, laissant tomber les siens le long de son corps.

- Je ne vois pas ce que j'ai pu t'apporter, à par d'inutiles tourments. Arrête de te soucier de moi petit mage, je n'en vaut pas la peine. Vit ta vie, tu perds ton temps avec moi.

Sur ses paroles, elle se laissa tomber sur les genoux, la tête levée vers Meltiel.

- Mais si tu tiens réellement à te faire pardonner et si c'est possiblement la dernière fois que nous nous voyons... Rends...

Pourquoi ces mots étaient-ils si dur à prononcer? S'en était enrageant. Arialas poussa un cri de rage en se relevant brusquement. Se rhabillant en vitesse, elle repartit en direction du campement. Elle ne pouvait accepter l'idée de demander de l'aide à cet homme, encore moins après s'être rappelée ses paroles de la veille. Une bonne apprentie... Et puis quoi encore! Ces mains ne pouvaient tout simplement pas soigner de toute façon. Un soupir s'échappa lentement de ses lèvres. Quel orgueil mal placé quoi...
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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Dim 1 Nov - 9:17

J'allais repartir quand j'entendis un mouvement dans l'eau qui attira légèrement on attention, freinant le mouvement que je voulais entamer, puis je sentis la main d'Arialas sur mon bras me retenant. Au même moment sa voix résonna dans le silence maintenant complet de cette sombre nuit étoilée, elle me demandait d'attendre. Je n'avais rien à perde à écouter ce qu'elle avait à me dire, cela m'intéressait même énormément. J'oubliai donc l'action que j'étais sur le point d'entreprendre, elle me relâcha le bras et poursuivie, je l'écoutai avec attention toujours dos à elle dans le plus grand respect de son intimité. Elle me fit part de ses interrogations au sujet de mon intérêt pour elle, me priant de vivre ma vie et de ne plus perdre mon temps inutilement avec elle. Je restai silencieux attendant de voir ce qu'elle avait d'autre à me dire, cet exercice fut très difficile pour moi, j'avais tant de choses à lui répondre, elle montrait finalement son véritable visage. Le visage d'une femme qui souffre, le visage d'une femme qui ne souhaite pas imposer sa présente, celui d'une femme sensible. Ses derniers mots me rappelèrent ceux que j'avais utilisés, quand j'avais tenté d'agir en solitaire, lors de notre première rencontre. Elle était si semblable, mais à la fois si différente de moi. Je m'étais tourné vers l'espoir utopique d'un être capable de prendre sur ses épaules les souffrances du monde et elle vers le désespoir de ne pouvoir changer le passé, passer lourd sur les épaules d'une seule personne.

J'entendis un poids heurter terre, s'entend un courant d'air j'en conclut que la femme était maintenant sur les genoux ou encore assise sur le sol. Elle repris m'offrant une solution de rattraper mes fautes elle ne termina toutefois pas sa phrase, j'entendis un cri de colère puis s'entend du mouvement derrière moi j'en conclut que je n'aurais pas droit au fond de ça penser. Elle me dépassa de nouvelles équipées comme à son habitude et pris la direction de ce que je supposai être le camp, prenant soin de mémoriser le chemin qu'elle empruntait pour ne pas me perdre lorsque j'y retournerais. Je n'étais pas encore prêt, j'avais encore une fois du mal à comprendre ce qui venait de se passer. La jeune femme semblait avoir eux un blocage, mais pourquoi, que devais-je lui rendre ? Je n'en avais aucune idée et si je mis prenais mal, je risquais de ne jamais le savoir. Je me tournai vers la rivière, m'avançant cérémoniellement vers elle, prenant soin de retirer l'ensemble de mes vêtements, je m'avançai dans l'eau froide, jusqu'à en avoir jusqu'à la taille, puis je plongeai. Je restai de longues minutes sous l'eau, je ne savais pas... plus comment m'y prendre pour avoir droit au pardon et à l'amitié de la guerrière, ne sachant même pas réellement pourquoi cette amitié me tenait tant à cœur. Décidément ce n'était pas une question face, puis je trouvai. Je n'appréciais pas la guerrière parce qu'elle m'avait sauvé la vie à de nombreuses reprises, mais parce qu'elle était au font d'elle... pas cet Ange Sanguinaire qui la hante, mais bien Arialas Ishtarian cette femme de caractère, mais à la fois sensible, cette femme qui semble avoir du mal à vivre avec son passé. Cette femme n'est pas sanguinaire, elle est vraie, elle ne se cache pas. Je sortit de l'eau en trombe, maintenant que j'avais ma réponse, je ne devais pas la perde. Je m'habillai en vitesse avant d'emprunter le même chemin que la jeune femme, mais contrairement à elle, je courais à plein poumon dans l'espoir de la rattraper.

Je la rattrapai finalement quand nous pouvions entrevoir les flammes de notre feu entre l'épais feuillage des arbres. J'ignorais si elle avait eu le temps de réfléchir ou non, cela avait peu d'importance, j'allais enfin pouvoir répondre à sa question. Je lui saisis le bras délicatement ouvrant la bouche du même coup.

- Je tant pris cette fois, c'est moi qui te demande d'attendre !

Ma partenaire accepta de m'attendre, je relâchai alors mon emprise, me pliant en deux pour reprendre mon souffle, cette course m'avait totalement épuisé. Quand je me redressai, la femme était face à moi, son œil me fixant en attente de savoir pourquoi je l'avais sommé de m'attendre. J'avais maintenant repris une respiration et un rythme cardiaque près de la normale, j'allais donc pouvoir prendre la parole.

- Tu sais quand tu m’as dit de partir vivre ma vie que je perdais mon temps avec toi ? Ça m'a rappellé vaguement, les paroles que j'avais prononcées à ton intention, lorsque je m'étais pris à tort pour un héros et si je me souviens bien tu ne m'avais pas écouté. Je ne souhaite pas... plus que notre équipe se sépare et si tu crois que s'est ce que je souhaite, pour satisfaire cet objectif utopique que je me suis fixé, détrompe toi !

Je repris mon souffle, n'ayant pas récupéré comme je l'aurais pensé, je ne venais à peine de commencer et j'avais déjà le souffle court. Il ne s'agissait pas seulement de ma course, mais les grandes émotions auxquels j'étais en ce moment confronté pesaient dans la balance également.

- Je souhaite t'aider, parce que tu es mon amie ! Mon amie Arialas, je ne pourrai expliquer ce sentiment qui m'habite, mais je ne veux pas te perdre... Laisse-moi te rendre ce quelques choses que tu as mentionnées, peu importe si c'est possible ou non... Rien n'est impossible en ce monde... Il suffit de se battre pour l'obtenir ! Tu n'es pas la femme sanguinaire que tu prêtes être, je l'ai bien observé aux files des mois... Je lui pris les mains... Ces mains ne sont pas seulement capables de tuer, elles peuvent aussi protéger et soigner... Tu l'as prouvé inconsciemment à plusieurs reprise depuis notre rencontre et tu l'as encore prouvé en me soignant de ce poison qui polluait l'eau.  

Je plongeai mon regarde dans le sien, elle devait comprendre, il le fallait... pour une fois, je n'utilisais pas de simple pressentiment, mais bien des faits. J'espérais que l'étalement de ses actes lui ouvre les yeux sur ce qu'elle était réellement, pas une machine à tuer, mais une femme merveilleuse.

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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Lun 2 Nov - 7:35

Le sentiment de colère qui habitait Arialas l'avait quittée bien vite. Ce n'était, à la base, qu'une frustration passagère dû à son incapacité à dire certaines mots. Elle retourna donc au campement d'un pas normal, peut-être même lent, maintenant un peu lasse et fatiguée. Elle pouvait entendre son lit l’appeler au loin. Lorsque les flammes furent finalement dans son champ de vision, la femme entendit des bruits de pas rapides derrière elle. Une main agrippa son bras, au moment où elle se retournait, ne sachant pas à qui appartenait ces pas. Sans surprise, ce n'était finalement que Meltiel. Ses paroles étaient quand même étrange. Attendre? Pourquoi? Le campement est en vu... Même si elle ne l'attendait pas, il ne marcherait pas vraiment plus longtemps. Elle attendit quand même, longtemps, pendant que l'Oiseau Indigo reprenait son souffle. Alors que la femme arrivait au bout de sa patience, il ouvrit enfin la bouche.

Arialas écouta la tirade de l'homme, dégageant brusquement ses mains lorsque celui-ci eut l'audace de la toucher. Une fois le silence revenu, elle se retournement vers le campement, prête à repartir vers celui-ci, avant d'ouvrir la bouche. Même si elle n'avait aucune expression faciale reconnaissable, elle ne souhaitait tout simplement plus faire face à son compagnon et préférait parler dos à lui.

- Ne compare pas mes paroles aux tiennes. À la différence de toi, je peux me battre et me défendre seule. Je ne pouvais tout simplement pas t'écouter et te laisser faire, sinon tu ne serais plus de ce monde. Moi, je n'ai pas besoin de toi pour y survivre.

Elle éclata ensuite de rire, repensant à la partie «je souhaite me racheter» du discours.

- Pauvre petit mage, tu n'as rien à me rendre. C'est simplement une expression, tu connais? Et peu importe que je t'ai sauvée la vie ou non, tu ne me dois rien. Tu rêves en couleur de pouvoir ces mains soigner un jour, c'est tout simplement imposible. Certes, je t'ai possiblement aidée, mais ce n'était pas sans douleur. Maintenant, j'imagine que tu ne m'en voudras pas si je retourne au campement? Il commence à faire frisquet ici.

Bien sûr, Arialas ne souhaitait pas du tout continuer la discussion une fois sur place, mais elle laissait quand même le suspense, question de ne pas brusquer plus que nécessaire le mage blanc. Peu importe sa réponse, elle irait auprès du feu de toute façon et se mit donc en route immédiatement après ses paroles. Une fois assise devant les magnifiques flammes – elle prit le temps de remettre un peu de bois avant – elle ne put réprimer un long bâillement et décida finalement d'aller s'allonger. Si son partenaire souhaitait encore parler, rien de l'empêchait. Il garda pourtant le silence, ce qui étonna la femme. Celle-ci finit par s'étendre sur le dos, les deux mains sous la tête, les yeux ouverts. Bien sûr, son bandeau, ainsi que son arme, se trouvaient au sol à ses côtés. Ce fut finalement la guerrière qui brisa le silence, à son propre étonnement.

- Je ne suis l'amie de personne, je sais même pas réellement ce que signifie ce mot, amitié... Je vois pas ce que tu trouves de si attirant en moi, pour vouloir rester à mes côtés. Me battre... C'est bien la seule la chose que je sache faire justement. Et le sang, le sang humain, m'attire, c'est plus fort que moi. Souvent, je ne vois d'ailleurs pas pourquoi je devrais continuer à vivre, quand la vie semble bien pire que l'enfer décrite par les gens de ton espèce, les croyants... Ce n'était pas un mensonge, je n'ai pas besoin de toi et il vaut mieux pour toi que tu restes loin. À ta place, c'est ce que je ferais du moins... Parfois, je souhaite pouvoir me fuir moi-même, m'éloigner de ce monstre que je suis.

Sur le coup, le filtre de la femme avait volé en éclat, laissant couler le flot de paroles. Cela faisait un texte totalement décousu et inattendu, sorti tout droit du tréfonds d'une âme en peine. N'ayant désormais plus rien à ajouter, Arialas se retourna sur le côté, dos à Meltiel, en position demi-fœtal. La réalité venait de rattraper la jeune femme amnésique.
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MessageSujet: Re: Requiem Aviaire   Mar 3 Nov - 6:46

La jeune femme avait accepté de m'écouter jusqu'au bout et me répondit même quelques secondes après, à peine, me faisant maintenant dos, prête à reprendre son chemin vers le campement. Elle me dit que mes paroles à défaut des siennes ne pouvaient tout simplement pas être écoutées, sans prendre le risque de me voir mourir lamentablement. Elle n'avait pas tort, le contexte n'était pas le même, elle pouvait survivre seule, mais est-ce que son cœur le pouvait ? Je choisis de ne pas revenir sur le sujet, ayant probablement tort. Elle éclata ensuite de rire, cela me déstabilisa un tantinet, heureusement la jeune femme ne pouvait voir mon air qui mélangeait ma gêne à une interrogation profonde. Elle éclaira ma lanterne, tout de suite, je n'avais rien à lui rendre, une expression ? J'avais décidément mal interprété ses paroles, décidément j'étais d'une maladresse hors norme. Elle poursuivit ensuite m'informant que je ne lui devais rien, qu'elle met sauvé la vie ou non, prouvant une fois de plus inconsciemment qu'elle possédait un grand cœur. La guerrière nia tout espoir de voir un jour ses mains soigner, pourtant elle l'avait déjà fait ! Comme pour répondre à mon affirmation silencieuse, elle ajouta qu'elle m'avait possiblement aidé, mais que ce n'avait pas été sans douleur. Je ne comprenais pas très bien le sens de ses mots, mais j'en conclut qu'il devait s'agit d'une douleur silencieuse, comme un blocage, une barrière psychologique l'empêchant de faire le bien. Il me semblait logique qu'une personne dont le passer était aussi lourd ait ce genre de barrière psychique. Ensuite, elle m'informa de son désir, de retourné au camp, s'informant au passage si j'allais lui en tenir rigueur, je lui répondis instantanément.  

- Il s'en va de soi que non, il fait beaucoup trop froid pour rester ici.

Avant même de connaître ma réponse, Arialas s'était déjà mise en marche, je la comprenais très bien. Moi-même, je désirais retrouver au plus vite notre feu de quand, feu qui me permettrait de me réchauffer après cette baignade improvisée. Je suivis donc la jeune femme, jusqu'au campement, une fois là-bas, elle plaça quelques buches dans le feu, pendant que je m'abreuvais. Elle laissa ensuite échapper un bâillement qui entraina irréfutablement mon propre bâillement, j'étais très sensible à la propageons de cette ridicule maladie. Elle s'allongea en premier, puis je fis de même gardant une distance considérable entre nous deux. J'avais tellement froid que j'aurais souhaité pouvoir littéralement enlacer ce feu qui me faisait tant de bien, malheureusement ma raison s'obstinait à me convaincre du contraire. Je ne souhaitais plus prendre la parole, considérant avoir tout dit à la jeune femme, je voyais cela beaucoup plus comme du harcèlement que la continuation d'une discussion constructive. Le silence fut cependant brisé par la jeune femme à ma plus grande stupéfaction.

C'est lorsque ses premiers mots résonnaient que je compris l'immensité de la solitude de cette femme, j'avais cru avoir déjà ressenti ce sentiment d'être seul, mais c’était faux. Je ressentit même de la culpabilité, culpabilité d'avoir déjà prétendu connaître le sens véritable de ce sentiment. Elle enchaîna avec le sens même de sa vie, ne sachant que ce battre et possédant un amour inconditionnel du sang humain, elle se demandait pourquoi elle persistait à vivre, ressentant que au plus profond d'elle-même que l'enfer lui-même, des croyants, n'était rien comparé aux souffrances qu'elle devait vivre dans cette vie. Je ne pouvais rester insensible à se chant ce discours chargé de souffrance, mon cœur se tordant dans ma poitrine, je ne put m'empêcher d'y porter ma main pour en soulager la douleur. Elle continua en se répétant, elle n'avait pas besoin de moi et qu'il valait mieux pour moi de prendre mes distances, que dans ma situation, elle le faire sans hésitation. Elle conclut en me faisant part de son souhait d'être en mesure de se fuir soi-même. Elle se tue finalement, la jeune femme qui était jusqu'à présent couchée sur le dos, les mains derrières la tête, se retourna dos à moi, dans une position qui rappelait celle de l'enfant dans le ventre de sa mère. Je pouvais sentir cette lourde aura de détresse qu'elle dégageait, je me devais d'agir, il était tout bonnement impossible de la laisser dans un tel état. Je ne savais, cependant pas comment faire, dans de telles circonstances les paroles ne suffisaient plus, mais la guerrière m'avait toujours repousser refusant catégoriquement tout contact avec moi... J'étais devant une impasse risqué de me prendre un coup ou jouer la sécurité ? J'étais téméraire avant de connaître cette femme, donc pourquoi réfléchir, j'oubliant l'instant d'un moment toute notion de danger ou de sécurité, redevenant l'homme que j'étais avant notre rencontre, je passai mon bras au-dessus de son corps, l'enlaçant de toutes mes forces. Je ne souhaitais pas réellement ouvrir la bouche, mais je le fis tout de même.

- Laisse-moi t'apprendre la signification réelle de l'amitié...

Je gardai la position sans plus rien ajouter, j'étais conscient de ce que la jeune femme m'avait dit, mais je ne pouvais l'abandonner. Il n'était pas le moment d'ajouter du superflu, mon geste expliquant mon refus de l'abandonner, je n'étais pas comme tout le monde, j'étais le plus grand utopique que ce monde n'avait jamais connu. J'apposai délicatement ma tête sur les cheveux de la jeune femme et ne put m'empêcher de laisser échapper un dernier mot.

- Espoir...

Je n'avais aucune idée si elle m'avait entendu ma voix s’étant cassé en raison de la surcharge d'émotion du moment. Il ne faisait aucun doute que l'espoir venait de renaître pour cette âme tourmentée, même si elle n'en était pas consciente, le fait qu'elle venait de s'ouvrir telle une marguerite en quête de soleil représentait un pas de géant dans la bonne direction.

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