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 La mort invisible. [PV : Gry Filorness]

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Tempérance de Paladines

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MessageSujet: La mort invisible. [PV : Gry Filorness]   Mer 3 Fév - 12:27

[Ce RP fait suite à celui-ci ]

Cette halte semblait tout ce qu'il y a de plus normal, les chevaux qui s'abreuvent, les gens qui se dégourdissent les jambes et tout ce qui va avec. Ce fut trop rapide, tellement perturbant, non ce fut même horrible pour la pauvre jeune femme à l'esprit si frêle. Elle s'était changée, même si elle regretta un tout petit peu intérieurement qu'il ne la regarde pas plus que cela au début, elle était aussi consciente de ses obligations et ça ne le rendait que plus grand à ses yeux.

Cette halte semblait tout ce qu'il y a de plus normal, les chevaux qui s'abreuvent, les gens qui se dégourdissent les jambes et tout ce qui va avec. Bien évidemment elle ne pouvait que le voir par la fenêtre de la carriole vue qu'elle suivait les consignes de Gry qui lui avait dit de ne pas se montrer une fois embelli. Mais elle préféra devoir rester enfermer dans un espace clos propre, plutôt que de sortir avec une ou plusieurs couches de saleté et devoir supporter son odeur. Bon, elle permet de résister aux maladies, mais si la déesse voulait qu'elle soit malade, elle le serait de toute manière.

Elle a écoutée les paroles du seigneur sortant de la bouche de son serviteur, ayant l'habitude de l'entendre en ressentent encore une fois ce petit conflit intérieur, rapidement clos par sa peur qui écarta une fois encore toute chance que cela aille plus loin.

Finalement, cela commença à être le chaos, la recherche d'un enfant, de leurs côtés les symptômes commençaient à se voir. Oui, comme les autres elle avait porté à ses lèvres l'eau morbide du lac en toute innocence. En plus Hermes avait bu lui aussi de la même eau, elle avait même insisté sur le fait que ce n'était pas grave qu'ils aient bu a la même outre, elle ne lui en tiendrait pas rigueur et n'en dirait pas un mot à son maître. Alors que son esprit se demandait si c'était un baisé indirecte, que le reste de ses affaires avaient était basculée dans la carriole à sa demande pour ne pas avoir a sortir les symptômes sont apparus.

Aussi inculte et idiote elle peut être, elle savait reconnaitre que ce n'était pas normal, pas naturel. Surtout en entendant l'agitation grandissante et se muant en désastre autour d'eux. Pourtant, malgré tout cela elle a tenu sa part du marché, pas a un moment elle n'est sortie de l'habitacle du moyen de locomotion. La fin approchait à grands pas, elle sentait l'étreinte fétide de la nuit sur son corps alors qu'elle pleurait en suppliant la déesse de la sauver, de lui envoyer une aide.

C'était certainement dû à la fois à son imagination et son état de démence... Aussi au fait que bien évidemment quand il a ouvert la porte la lumière est entrer dans la carriole puisque les rideaux étaient mis pour éviter d'être vus par la populace... Mais : Quand il est entré, elle a juste entendu des brouhahas, le flou dans sa vision avait aussi atteint ses oreilles. Mais pas assez pour ne pas le voir, grand, majestueux, magnifique... Divin ? Nimbé d'une aura lumineuse, comme si le temps était au ralenti, il l'a sauvée, portant à ses lèvres un objet froid, ou en tout cas elle le pensait froid. Délirant encore.

"Merci déesse, d'avoir envoyée un de vos messagers me sauver."

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Gry Filorness

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MessageSujet: Re: La mort invisible. [PV : Gry Filorness]   Ven 5 Fév - 5:18

Quelques minutes. Le temps que l’eau arrive dans le système digestif. C’est très rapide. Mais déjà, après quelques secondes, le poison irrite la gorge, augmentant même la soif chez la victime, qui n’ira que s’intoxiquer d’avantage à la rivière. Gry patientait, le dos contre un arbuste dans les bois un peu plus loin. Il gardait ses yeux fermés, méditant sur ses prochaines actions. Il devait se préparer mentalement avant de parfaitement jouer la comédie. Lorsqu’il arriverait, les gens seraient tous d’un état d’empoisonnement plus ou moins similaires. Certains par contre seront en parfaite santé. En arrivant sur les lieux, ce sera la panique, et s’il se met lui aussi à paniquer et à demander à pleine gorge où se trouve Tempérance, personne ne fera attention à lui. Cependant, une fois l’antidote administré, certaines personnes pourraient se tourner vers lui avec des yeux emplies de désespoir. C’est une bonne chose, car il ne pouvait s’enfuir avec ses deux compagnons avant de parler avec le reste de la caravane non-infectée, sinon il aurait l’air bien trop suspect.
Il revisionna son plan une dernière fois, et un cri d’agonie lui avertit qu’il était temps de rejoindre le reste des voyageurs. Il esquissa un sourire en se relevant :
 
-C'est le temps d'entrer en scène, Déesse.
 
Le blondinet sauta dans le campement en chaos. Des gens courraient dans tout le sens. Certains personnes beuglait pour de l’eau, un effet habituel du poison, et d’autres leur en apportait toujours plus, sans savoir qu’ils menaient leurs amis à leur perte. Des gens faisaient des allers-retours entre le ruisseau et la caravane, d’autre se forçaient à se faire vomir, sans effet. Gry arrêta un soldat, en pleine panique :
 
-Que se passe-t-il ici?
-Une bactérie nous attaque!
-Une bactérie dites-vous? Où est Tempérance?
-J’ignore de qui vous parler et je dois aller aider mon ami!
 
Gry voit assez rapidement que Tempérance n’est nulle part en vue, étant probablement resté dans la caravane. Sur le siège du conducteur, Hermes se tenait, vacillant vers l’avant et l’arrière, alors que la peau de son visage se recouvrait de tâches mauves. Gry l’ignora, entrant sous la petite tente mobile, imbibant de lumière la salle. Alors qu’il découvrait la jeune femme-là, si innocente, séduisante et vulnérable, il réprima des pulsions qu’il ne se voulait pas avoir pour un cadavre immédiat.
 
-Tempérance! Ma douce Tempérance, tenez bon!
-Merci déesse, d'avoir envoyée un de vos messagers me sauver.
-Prenez une grande respiration et garder la bien!
 
Le mage blanc retira une petite fiole de son grand manteau blanc. Elle possédait une très petite quantité d’un liquide blanc et visqueux. Il arracha avec ses dents le bouchon de liège et le cracha sur le côté. Puis, il ouvrit de force sa bouche groggy et y fit pénétrer toute sa main de façon à aller déposer le remède directement au fond de sa gorge. Le poison lui enlevait déjà toute sensation qui aurait forcé le réflexe de vomissement, et l’antidote commença sa longue descente le long de son œsophage. Mais trop lentement, si jamais elle ne pouvait retenir sa respiration, il y avait un risque que le liquide atteigne ses poumons. D’un rapide mouvement, Gry sortit sa flasque d’alcool et en fit couler dans la gorge de la princesse, amenant le liquide polaire jusqu’à son système digestif. Dans quelques instants, elle reprendrait ses esprits en crachotant quelque peu. Et bien qu’il apprécierait bien rester là pour être recouvert de baisers, il devait être ailleurs. Il sortit sa seconde fiole d’antidote et se dirigea vers Hermes.
 
-Comment vas-tu Hermes?
-Je ne sens plus ma main mon seigneur… Comment est-elle?
-Voyons voir… [Soulève la main complètement noire et squelettique. Se faisant, le petit doigt craque et tombe à terre] Euhm…
-Alors?
-Je crois qu’il est temps que tu boives l’antidote. [Gueulant à tue-tête] Je vais te sauver! Retiens ton souffle!
 
Il répéta le même exercice avec Ludwig, mais ne lui donna pas de son alcool, le laissant s’arranger alors que quelques individus se rassemblaient pour le voir faire faire. Aussitôt, Gry leva les yeux et regarda les gens qui l’observaient avec confusion. Un homme s’approcha d'eux, les yeux rouges et les mains tremblantes :
 
-Que lui avez-vous donné?
-Ne buvez pas l’eau du ruisseau! Quelqu’un nous a empoisonnés!
-Qui ferait une telle chose?
-Des brigands attendent probablement que nous soyons tous morts et que le virus ne soit plus contagieux pour venir piller nos biens.
-C’est contagieux?
-Je crains bien que oui [Un énorme mensonge]. C’est pourquoi je compte bien partir d’ici le plus vite possible.
 
Gry empocha le petit doigt d’Hermes et le mit dans sa fiole maintenant vide, puis il se releva. L’homme l’arrêta, posant une main sur son épaule, les yeux apeurés. Le mage blanc fut un mouvement brusque, le repoussant et le le regardant d'un air paniqué à son tour :
 
-Ne me touchez pas!
-Je vous en supplie, vous avez un antidote! Je vous ai vu lui donner! Partagez avec nous!
-Il ne m’en reste qu’une fiole!
 
Les autres membres du voyage formèrent un cercle autour de Gry et d’Hermes, qui commençait seulement légèrement à reprendre ses esprits. Ils demandaient tous de l’aide, certains se faisant plus violents que d’autres.
 
-Donnez là à mon fils! Il doit vivre!
-Sauvez ma femme!
-Sauvez-moi! Je ne veux pas mourir!
-Avez-vous trouvez Jeremy?
-Je suis riche, je vous donnerez tous ce que vous voulez!
-Moi je dis qu’on lui prend de force!
-Ta gueule!
 
Et de leurs maigres forces, les villageois désespérés commencèrent à se frapper les uns les autres. Gry regarda la bagarre, un sourire aux lèvres. Ah, ça c’est du grand spectacle… Malheureusement, elle prit fin rapidement lorsqu’un malade à un stade avancé se fit arracher son bras, complètement mauve. Aucune goutte de sang ne tomba, le bras était sec et squelettique. Les gens reculèrent d'effroi. Aussitôt, le mage blanc posa une main sur son tome de lumière et de son autre, projeta des cercles de lumière vers le ciel, demandant le calme. Les gens reculèrent, impressionnés par les actions d’un magicien de la lumière, probablement béni par la déesse.
 
-Écoutez-moi bien! Ce liquide béni me fut donné par la Déesse en personne, et est capable de guérir de tous les maux [Un autre gros mensonge]! Il est d’une valeur inestimable, et je ne puis savoir qui d’entre vous le mérite plus qu’un autre, car je ne vous connais pas. J’ai sauvé mes camarades, car il en était mon devoir sacré. Pour cette raison, celui qui désir survivre deviendra mon protéger et me devra la vie! C’est le seul paiement que j’accepterai. Alors, quelqu’un est-il prêt à me donner sa vie?
 
Bien qu’ils puissent obtenir ce qu’ils voulaient, les gens malades étaient dorénavant trop faibles pour s’exprimer. Seuls les gens n’ayant pas but d’eau purent réfléchir sur la question. Ils n’étaient pas malades, mais ne voulaient absolument pas attraper le virus. Cependant, allonger sa vie pour ensuite vivre une vie d’esclavage, ce n’était pas l’idée la plus charmante. Ce sauveur ne leur semblait soudainement plus aussi généreux, bien qu’ils comprenaient son désarroi face à la situation, n’étant capable de ne sauver qu’une personne dans une foule d’inconnus. Finalement, ce fut un garde de caravane qui demanda en premier :
 
-Quel genre d’homme êtes-vous?
-Je suis le Seigneur Filorness, et je compte dédier ma vie à la déesse à la création d’un monde meilleur.
-Alors ma vie est votre, Seigneur Filorness.
 
Plusieurs voix s’élevèrent pour contester ses paroles. Eux aussi désiraient donner leur vie pour Filorness! Et cette simple idée, cette vision de gens désirant le servir jusqu’à la mort remplirent Gry d’une telle euphorie qu’il ne put s’empêcher de laisse un sourire sadique s’afficher sur son visage. Il regarda le garde : il était le seul portant une armure de cuir et une épée dans la foule non-empoisonnée. Gry lui lança la fiole, qu’il attrapa habilement, le soulagement se lisant sur son visage alors que sa main se refermait dessus.
Ludwig Hermes pour sa part, était finalement sur pieds, mais sa main lui faisait maintenant incroyablement mal, retrouvant les sensations partout dans son corps.
 
-Buvez vite, vous serez immunisé. Quel est votre nom?
-Alric mon seigneur.
-Voici votre premier ordre Alric… [Gry sauta dans le chariot et attrapa les reines des chevaux] Achevez leurs souffrances. Retrouvez-moi à Dissri après, si vous le pouvez.
 
À ces paroles la foule recula. Même Alric semblait incertain.
 
-Vous voulez que je tue mes amis et leurs enfants?
-Je ne le veux pas Alric. Mais si vous tenez vraiment à eux, vous le devez, et pour cette raison, je vous l’ordonner. Obéiras-tu à ma parole et à la volonté de la Déesse?
-Je… [Il retira sa lame du fourreau] Oui mon seigneur.
-Excellent.
 
Et sans une phrase de plus, le mage blanc claqua les reines et le chariot de toile rouge parti en vrille vers le désert de Ravey, avec en son bord, deux jeunes femmes en piètre condition.
 
Plus loin du massacre flottait le cadavre de Boris Galio, qui avait eu la brillante idée de se laver dans le ruisseau.
Trente-sept personnes perdirent la vie d’un empoisonnement. Six autres par la main d’Alric.



[HRP: Bon, maintenant que le plan fut mit de côté, et que Tempérance a repris ses esprits, Gry est 100% présent à tes côtés, il devrait y avoir plus d'interactions dans le futur xD ]

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MessageSujet: Re: La mort invisible. [PV : Gry Filorness]   Ven 5 Fév - 21:19

Les épidémies ont toujours leurs lots de chaos, de cris et de douleurs qui rendent le moindre événement traumatisant surtout pour une fille de noble élevée loin de la réalité des choses. C'est la plèbe qui succombe à celle-ci en principe, alors pourquoi expliquer ou faire en sorte qu'une demoiselle de bonne famille puisse endurer celle-ci sans en souffrir mentalement ? C'est ainsi évident qu'elle fut choquée par ce qu'elle a entendu, ce concert de râle, la peur entrainant la folie dans son sillage.

Au milieu de ces tourments et de sa propre peur de mourir naissante bien trop vite, il est apparu comme un sauveur... Ce qu'il était en plus sans avoir besoin d'hallucinations pour le confirmer. Heureusement pour sa santé mentale, sa condition physique ne lui avait pas permis de comprendre ce qui était arrivé et encore moins d'entendre son chevalier protecteur ordonner un homme d'en abattre d'autre. Certes, c'était pour "abréger" leur souffrance, mais elle aurait eu du mal à le comprendre.

Non, alors qu'elle se réveille, son esprit à pas forcement la plus saine des réactions, mais celle qu'il a trouvé la plus appropriée pour sa sécurité propre : le déni de la réalité. Évidemment, ça ne fonctionnerait qu'un temps, mais ça aurait au moins le mérite de lui laisser le temps d'avaler la pilule.

Ainsi, elle s'est réveillée, elle est dans la carriole comme si tout était normal. Elle a mal ? C'est le voyage qui est rude ! Des tâches violettes ? Surement rien... Tiens, il manque le bruit du reste de la caravane, aucun problème, c'est le bruit de sabot qui couvre le reste ou alors celle-ci s'est séparé pour une raison tellement logique, qu'elle n’en a pas la moindre idée. Il n'y a rien à dire, l'esprit humain est à la fois malléable et ridicule.

Enfin soit, sans se soucier de la vraie raison pour laquelle son corps tremble de peur, elle reste silencieusement en face du serviteur sans lui piper mot. Avec le visage neutre qui est le plus familier à son faciès et qui ne la quitte que très rarement, cela durera un certain temps, certainement des heures avant qu'elle ne finisse par craquer, cela alors que le seigneur de Filorness est présent et qu'elle ne lui ai absolument rien dit ou même réagit à rien de sa par ou de celle d'Hermes. Se contente sans le moindre avertissement de s'installer à ses côtés, puis se blottir contre lui pour pleurer en faisant fait des conventions sociales... Si elle n'était pas promise à un autre elle aurait presque pu se laisser aller à l'embrasser pour remercier son héros, mais là, il n'en est pas question.

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MessageSujet: Re: La mort invisible. [PV : Gry Filorness]   Dim 14 Fév - 4:56

Gry se sentait plutôt bien. S’il fallait être honnête avec lui-même, il dirait que 80% de ses plans tournent mal à un moment ou à un autre. Et s’il pouvait en nommer les causes, il blâmerait probablement Hermes 80% du temps, ou sinon, une quelconque autre entité qui ne se nommerait pas Gry Filorness. Mais en cette journée, tout c’était passé pour le mieux. Pas seulement dans l’exécution, qui lui avait donné une dose d’adrénaline formidable et envahissante, mais aussi pour ses prévisions du futur.
Des gens viendront assurément sur les lieux du massacre, et qu’ils soient bons à lire une piste et jouer aux enquêteurs, ou non, Gry était au-dessus de toute accusation. Certes, on pourrait retrouver les sacs pleins de poison au sommet de la rivière, et certes, on pourrait y voir des traces de son cheval, mais si on devait en trouver un responsable, on y pointerait Alric, le traitre de la caravane… Et si ils acceptaient l’idée d’un empoisonnement par un traitre suivit d’une attaque de brigands, les coups de lames retrouver sur les corps de gens tués par Alric donneraient preuve à ces propos. Pourquoi les bandits ne sont pas partis avec les objets précieux des caravanes? Et bien un chariot est manquant, peut-être que le reste n’en valait pas la peine, ou qu’ils n’étaient pas assez nombreux pour en prendre plus. Qui sait? Certainement pas eux, et certainement pas Gry.
Parlant de ce dernier, il se retrouvait dans une des situations qu’il détestait le plus au monde. Une femme qui pleurait sur son épaule et qui cherchait du réconfort… Gry n’est pas du genre à aimer mettre des efforts pour faire sourire les gens. D’après lui, les gens sont responsables de ce qui se passe dans leur tête, et c’est à eux de gérer eux-mêmes leurs émotions et de rester heureux. Ce n’était pas son problème.
Mais quand bien même, il savait qu’il devait faire quelque chose, sinon il perdrait en influence sur la jeune femme…

-Je… [Une longue et douloureuse minute de silence] Il… Je… Je dois prendre un peu d’air. Tenez, mon manteau devrait vous tenir au chaud. Les nuits sont froides dans le désert.

Gry enleva son large manteau, le laissant sur le banc avec son tome de magie. Merde, il n’avait pas l’habitude de perdre son sang-froid. Il sortit de la petite tente pour s’asseoir à côté d’Hermes qui était sur le siège conducteur. Les deux chevaux trottaient lentement dans la plaine de sable. Sans son large manteau, le mage blanc apparaissait tel qu’il était, grand, svelte et sans un pouce de muscle. Il prit place à côté d’Hermes, sous un ciel étoilé.
Un moment de paix et de silence. Le genre de moment que Gry adore. Ravey était très certainement le meilleur endroit dans tout Gorah pour regarder les étoiles. Cette quiétude faisait réfléchir le blondinet, qui s’ouvrit à Ludwig :

-[En murmurant] Je dois avouer que je ne sais pas comment gérer les femmes qui pleurent. J’ai de la difficulté avec les choses qui ne savent pas être raisonnables.
-Vous n’avez qu’à faire comme vous avez fait avec moi. Vous vous souvenez de cette nuit, à notre première fois à Ravey? Dans le temps où on était encore dans l’armée… Encore aujourd’hui, il me semble que les étoiles dans le ciel sont les mêmes.
-Je ne comprends rien de ce que vous dites Hermes. Et pourtant on parle la même langue.
-[Tousse] Hum, hum! Je pleurais et vous m’avez réconforté, mon seigneur.
-[Pouffant de rire, mais en essayant de se contrôler pour rester silencieux] Hahaha, oui, je me souviens! Tu pleurais comme une petite pute parce que tu venais de perdre ta mère ou un truc du genre. Et je devais t’arrêter, sinon tu allais rendre tout humide la manche de ma toute nouvelle veste. J’étais très fâché tu sais : je déteste me promener dans des vêtements humides, et je savais aussi que tu savais, mais tu refusais de lâcher prise de mon bras.
-Oui, c’est de ce moment-là dont je parle.
-Ah, mais mon cher Hermes, je ne peux pas faire la même chose avec une femme! Tu es un homme, pauvre imbécile!
-[Silence] … Sur une autre sujet, vais-je pouvoir récupérer mon petit doigt un jour mon seigneur?
-Ne t’inquiètes pas Hermes, les mages blancs et les guérisseurs grouillent à Vesperia. On a trouvera forcément un qui voudra bien te recoller ton doigt gratuitement. [Se relevant du siège conducteur] Maintenant, si tu me le permets, je dois aller parler à la dame avant qu’on arrive à Dissri.

Gry se releva et retourna voir Tempérance, ignorant s’il avait parlé trop fort et si elle l’avait entendu ou non. Il prit une grande respiration et regarda la jeune femme dans les yeux. Allez, il pouvait réussir. Il pouvait retirer les larmes du visage de cette femme avec ses mots. Il en était capable. Serait-il capable de coucher avec elle plus tard sans que son futur époux ne l’apprenne? Probablement pas. Mais une étape à la fois Gry, une étape à la fois…

-Douce Tempérance. Gorah est un monde compliqué. Je suis certain que, même lorsque nos chemins se sépareront, tu feras face à bien des situations inconfortables. Des gens sont morts là-bas et rien au monde n’aurait pu l’empêcher, c’est une vérité, et comme toutes les vérités, elle est difficile à accepter. Pourquoi? Parce que quelques individus voulaient s’enrichir plus que d’autres, et étaient prêt à oublier toutes valeurs morales qui leur ont étés enseignées pour y arriver… Excepté si, comme j’en ai fait l’hypothèse, c’est le petit Jeremy qui a empoisonner la rivière, auquel cas c’est la faute de ses parents qui lui ont donné une éducation tordue et qui… [Tousse] Mais bon, retournons au sujet. Les choses ne sont pas toujours blanches ou noires. Elles sont souvent grises… Et parfois aussi magenta. Mais bref! Ce que j’essaie de dire c’est : ta nouvelle vie ne sera peut-être pas aussi belle que tu le prévoyais. Dans le meilleur des cas, ton futur époux sera un homme bon et courtois. Dans le pire des cas, il sera dans la même catégorie que le petit Jeremy, un horrible psychopathe. Et si jamais c’est le cas, je tiens à dire tu pourras toujours compter sur moi pour lui mettre des fleurs mortelles dans la bouche! [Après un sourire maléfique et un silence inconfortable, Gry tousse de nouveau] Euhm…C’est une expression. Ça veut dire que tu pourras venir me voir, et que je te protégerais, même dans la pire des situations. Je ne suis probablement pas plus riche ou puissant que lui mais… Peut-être qu’un jour, j’y arriverais, ma douce Tempérance… peut-être qu’un jour…

Son regard se pointa à l’horizon. Il pouvait y voir des lumières d’une ville, dans la distance. Elle était très différente d’à sa dernière visite, mais il savait de quelle ville il s’agissait.
Dissri.

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