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 L'essentiel de la vie sont les êtres que l'on rencontre sur son chemin.

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Aerdris Daedran
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MessageSujet: L'essentiel de la vie sont les êtres que l'on rencontre sur son chemin.   Lun 25 Jan - 19:40

Cela faisait maintenant plus d'une semaine qu'Aerdris vivait sur les terres de Vesperia, reculant chaque secondes son départ, délaissant peu à peu ses anciennes attaches pour accumuler le travail et les écus. Évidemment, l'idée de rester loin de tout, de son ordre, du royaume de Haut Le Fort en pleine reconstruction, du bourbier, commençait sérieusement à déranger le serpent blanc. Pourtant quelque chose le poussait à rester à Vesperia.

Ce désir était à la fois étrangement déstabilisant, et aisément explicable. Les longues séances de palabres à Haut Le Fort commençait sérieusement à user un Aerdris qui n’avait jamais eu de place dans les hautes sphères décisionnaires, de plus l’attitude méprisante de nombreux membres du conseil restreint risquait de mener le chevalier à prendre une décision qui ne pouvait être que regrettable.

Aussi le serpent blanc s’exila volontairement, se contentant de travailler avec les siens à la structuration et la professionnalisation de l’ordre, s’assurant une coopération ambitieuse et volontaire de la part des différents villages parsemant la région frontalière du bourbier. Seulement, l’argent restait un frein majeur dans le développement de la communauté, et les chevaliers étaient déjà trop peu nombreux pour se permettre de disperser leurs forces pour partir vendre leurs services.

Aussi Aerdris prit la seule décision qui s’imposait, et partit vendre ses talents pour accumuler enfin une manne financière vitale. Heureusement, l’ashenvan pouvait compter sur une personne pour gérer l’ordre en son absence, sa seconde et proche conseillère Celend, une ancienne sergente de l’armée impériale issue d’une maison de la noblesse d’épée. Certes peu influente, la maison avait assurée à sa fille une éducation irréprochable et un sens du devoir sans faille.

Rassuré, et poussé par la nécessité, le serpent blanc gagna les seules terres connaissant un semblant de reconstruction cohérente et rapide de Vesperia. Un nouveau royaume forgé sur les cendres de Ravey et dirigé par une reine qu’aucun ne pouvait taxer d’incompétente. La reine rouge avait réussi l’exploit de s’entourer de plusieurs combattants brillants, mais aussi à s’attirer le respect de tout un peuple et menait désormais à bien la fondation du premier gouvernement stable d’après le Grand Cataclysme.

Un exploit qui attirait forcément bien des regards, mais aussi et surtout la cupidité de nombreux anciens dirigeants ayant survécut. Désormais, les survivants affluent sur ces terres et avec eux reprend forme un commerce prospère et stable, impliquant pour tous les mercenaires du monde une manne financière stable et assurée par les nombreuses caravanes, mais aussi et surtout les innombrables bandits.

C’est ainsi qu’Aerdris se retrouva à déambuler dans les ruines de Dissri sur les ordres d’un forgeron qui avait survécu au Grand Cataclysme, mais y avait perdu sa forge. L’homme, un ravevin à la peau semblable à la couleur du sable du grand désert, et à la force physique digne d’un ours, avait payé le mercenaire ashenvan pour qu’il gagne l’ancienne forge et y retrouve une épée unique que le forgeron avait fabriqué des années auparavant.

Si le ravevin était largement capable de réaliser lui-même cette quête, il ne donna aucune raison expliquant pourquoi il ne désirait nullement l’accomplir en personne. Mais la douleur qui apparaissait sur son visage à l’évocation de cette ancienne forge suffit pour faire comprendre que la chose était hors de question.

Aussi le serpent blanc accepta et prit le chemin de l’un des quartiers abandonnés de la ville, celui qui, autrefois, regroupait la plupart des échoppes artisanales et quelque uns des plus fameux marchés  du monde connu. Néanmoins cela était et n’existe désormais plus que dans les souvenirs des survivants, aujourd’hui le tout n’était plus qu’un immense champ mortifère, à peine bon à servir de campement pour les plus pauvres des survivants ou les pires criminels en fuite.

Toutefois, aussi mal famés peuvent-ils être, ces quartiers abandonnés ne deviennent dangereux que la nuit, lorsque les patrouilles diminuent, que la pègre se répand et que les gens de bonne conduite s’enferment, aussi Aerdris ne risquait-il presque rien en s’y rendant au petit matin alors même que la ville peinait encore à prendre son éveil, laissant le mercenaire en voyageur solitaire, simplement dérangé par quelques ombres disparaissant aux détours des ruelles.

Et, sans comprendre réellement comment avait-il pu se trouver là, l’ashenvan se trouva soudain devant l’un de ces fameux marchés couverts qui avaient fait la fierté de la nation ravevin. Autrefois d’innombrables personnes parcouraient les dédales de ces constructions, ou pouvait se trouver la plupart des produits de Gorah, s’y trouvait le cœur vivant d’une nation. Désormais les structures s’étaient effondrées en grande partie, ne laissant que quelques endroits relativement épargnés par la calamité ou les vandales.

Mais, aussi surprenant cela pouvait être, ce marché semblait dans un état relativement correcte, la porte tenait encore debout, certes entrouvertes et impossible à fermer complètement, mais néanmoins existantes. Et devant cette survie mystérieuse, le serpent blanc se retrouva comme hypnotisé et pénétra les lieux, gardant un silence respectueux, comme dans la crypte d’un ancien héros.

Alors qu’il déambulait dans la bâtisse délabrée, Aerdris aperçut le passé glorieux des lieux, comprenant que Vesperia n’en était qu’à ses débuts. Enfant malade tentant de se construire sur la carcasse de parents abattu par la destinée. En vérité ce royaume n’était-il rien d’autre qu’un parasite tentant de survivre en se nourrissant des restes de son prédécesseur ? Tout cela emplissait l’esprit de l’ashenvan, l’inspirait énormément.

Puis tout se brisa lorsque se firent entendre des bruits au détour de quelques échoppes encore suffisamment intactes pour tenir debout. L’esprit vif du mercenaire se reprit et Aerdris dégaina son katana avant de s’avancer lentement vers la source des dérangements. Bientôt il fut facile d’identifier les bruits d’un entraînement, les sifflements habituels d’une épée transperçant l’air, du souffle d’un être qui effectue un effort physique intensif.

Aussitôt, le serpent blanc fut tenté d’ignorer la chose et laisser cet individu quel qu’il soit profité de son entraînement sans gêne, puis la curiosité gagna, menant les pas du mercenaire droit vers l’inconnu. Qui se révéla alors être une personne bien connue, la reine rouge en personne, Lynn Nèss Deidre.

La surprise laissa d’abord Aerdris muet, puis rapidement le mercenaire se reprit et sortit de sa réserve, sans pour autant sembler intéresser ou seulement perte vu par la plus puissante femme du monde. Aussi l’ashenvan décida de la laisser tranquille et alla s’assoir sur une échoppe encore stable et rangea son katana. Après quelques secondes, ou la reine fut obligée de remarquer le visiteur curieux, le serpent blanc décida de rompre le silence qui s’était installé.

« C’est un plaisir de vous rencontrer à nouveau reine de Vesperia. » Les propos étaient sincères, tout comme le large sourire qui emplissait le visage de l’ashenvan. Qui, pour une fois, garda ses paupières complètement ouvertes. « Mais je suis étonné qu’une reine ne puisse compter sur les services d’un maître d’arme. » En vérité, Aerdris était bien plus étonné par autre chose, le fait que la reine soit une débutante en escrime, tout en elle poussait à entrevoir la guerrière pourtant. Peut-être était-elle plus habituée à d’autres types d’armes, ou tout cela n’était qu’une fausse impression.

« Vous tenez trop fermement le manche de votre épée, si vous combattez ainsi jamais vous ne parviendrez à vaincre le plus mauvais des adversaires. En plus vous soufreriez rapidement de crampes sévères. »

Alors la reine scruta l’individu qui se permettait tant, et  le regard impérial de Lynn suffit à faire taire le mercenaire qui leva les mains pour signifier qu’il n’était pas là en ennemi.

« Je ne me moque nullement de vous. » Puis Aerdris croisa les bras, et observa plus précisément la femme qui le jaugeait du regard, indéniablement forte et pas du genre à fuir devant le danger. Pourtant elle semblait désarmée ainsi avec pour seule défense son épée qu’elle maîtrisait à peine, alors même qu’elle s’entrainait dans le quartier le plus dangereux de la citée. Sa magie était-elle une arme si puissante qu'elle suffit pour la maintenir hors de tout danger ? « Je suis curieux, que fais donc une reine dans un pareil endroit ? Pourquoi prendre tant de risques à venir seule et désarmée en ce lieu ? »

En vérité, le serpent blanc souhaitait avant tout comprendre cette femme qui arrivait tant à l’impressionner. Et puis il fallait en profiter, ce n’est pas tous les jour que l’on peut discuter avec une reine.

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