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 L'hirondelle et la tour. [Lynn - Scythe]

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Edward Eastwood

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MessageSujet: L'hirondelle et la tour. [Lynn - Scythe]   Sam 16 Jan - 14:06

Scythe se balança doucement dans l'air frai de la nuit, utilisant l'élan ainsi provoqué pour agripper une prise jusque là inaccessible, il se hissa le long du mur de pierre sèches. Puis, trouvant deux prises pour ses pieds, il relâcha un peu ses muscles, cherchant à reprendre son souffle, suspendu a une vingtaine de toises du sol. Une chanson lui vint subitement aux lèvres tandis qu'il jugeait la distance qui lui restait à parcourir et les prises possibles.

« Monte la lune,
la nuit m'est promis,
elle fera ma fortune. ♪♫
Ô elle brille,
Comme un feu autour de moi. ♫♪ »

C'était à ses yeux, autant une manière de se donner du courage qu'une bonne méthode pour réguler son souffle. Sous ses pieds s'étendait la cour du château du phénix et, dans l'optique où il survivrait à la chute, une bonne centaine de gardes. Bref, il ne valait mieux pas tomber, ni même simplement y penser.

« Vienne le temps des présages,
Comme des enfants. ♪♫
On dira le nom des nuages,
On inventera des langages. ♫♪ »

C'était une vieille chanson de ses campagnes, le genre de comptine que tous les gosses connaissaient de part chez lui. Grognant sous l'effort, Scythe reprit difficilement son ascension et alors que ses doigts s'écorchaient sur les pierres millénaires du château, il repensa à ce qui l'avait amené dans cette difficile situation.


Sa mémoire le fit revenir en arrière, l'avant veille au soir exactement, où enivré comme seul un jeune mercenaire savait le faire, il avait déclamé haut et fort une ode aux femmes de son pays, vantant leurs cheveux blonds et le vert de leurs yeux. Il ne savait plus ce qu'il lui était passé par la tête à ce moment là, mais toujours est-il qu'il avait déclaré, fier comme un bouc, que c'était les femmes de chez lui qui avaient les plus belles formes et les cuisses les plus accueillantes.

Peu s'en était chaut qu'on ne lui repliquâme que c'était celles des Hautes-Terres qui avait les meilleurs tailles ou celles d'Ashenwall qui avaient le plus beau visage. Sans parler de l'histoire des cuisses. Mais le silence s'en était fait dans la taverne quand un gars du coin, mesurant une demie toise de haut et sérieux comme seulement pouvait l'être un meurtrier, s'était levé et avait déclaré au visage de notre capitaine mercenaire que la véritable beauté n'était point à la vue de tous, à l'image de leur belle reine, gouvernant depuis son château.

Et la dessus Scythe avait cru bon de répondre qu'aucune beauté n'était cachée à l'homme qui savait se montrer déterminé dans sa cour. Le reste était embrouillé, des rires, des chansons et surtout un paris, une mise, bien trop forte et de nouveaux des rires.

Une gueule de bois plus tard, le capitaine se réveillait dans une auberge du quartier marchand et le fait que l'objet du paris soit une entrevue privée avec la reine et la mise, les écus que lui avait donné sir chevauche-tempête, le frappa de plein fouet comme un retour de cuite.

Il avait passé les deux jours suivants à tenter de trouver un moyen d'avoir une entrevue discrète avec la reine, conscient qu'ils ne resteraient pas suffisamment longtemps dans la région aux cotés de Sir Isaac pour se permettre de retrouver l'argent perdu par un autre moyen que celui de gagner le paris.

Mais tout cela avait été vain, la reine accordait des entrevues évidemment, des audiences publiques pour être exact, mais jamais elle n'était seule publiquement sans garde du corps ou soldats et encore moins accessible. Il fallait être membre de sa garde personnelle ou membre de son état-major pour briguer pareille service, hors Scythe n'était ni l'un ni l'autre.

Cependant, il en fallait plus pour le décourager, cette histoire d'argent était maintenant devenu secondaire pour notre capitaine, il s'agissait maintenant d'un défis, d'un graal qu'il se devait d'atteindre. Cette vantardise dans la taverne n'en était pas une mais bel et bien sa pensée et si il devait mourir en tentant de réaliser son idéal et bien soit, ce serait une mort glorieuse à ses yeux.

Il avait ainsi choisit le plan le plus fou et risqué, mais aussi le plus rapide. Retrouvant l'homme du paris, qui se présenta alors à lui comme Jahed, il lui donna rendez-vous devant les murailles le soir et après un rapide accord les deux hommes se séparèrent. Puis Scythe commença son ascension.

Franchir la muraille externe avait été le plus facile, il existait toujours des brèches et des passages dans les murs qui étaient fait pour repousser une armée et non un homme. Traverser la cour éclairée et surveillée avait cependant été une autre paire de manches, il avait du jouer de la patience et attendre la relève pour se faufiler jusqu'à ce qui lui semblait être le mur le moins bien éclairé du donjon.

Puis le véritable défis avait commencé, avec l'escalade de la tour en elle même. Et maintenant que Scythe était suspendu à une hauteur vertigineuse, balloté par les vents glacials et sans aucune sécurité ni meilleur moyen de s'en sortir que de continuer à avancer, la mort glorieuse lui semblait d'un coup terriblement moins glorieuse et bien plus terrifiante qu'il ne voulait l'admettre en son fort intérieur.


Enfin, sa main saisi la dernière prise et dans ce qu'il voulait être un mouvement discret, il se hissa sur le chambranle de la fenêtre, en équilibre précaire. Une petite poussée lui appris que la fenêtre était verrouillée, ce qui lui fit lâcher un juron étouffée. A travers les carreaux il pouvait deviner une chambre plongée dans la pénombre, mais nul part un lit. Il sortit donc de sa manche un crochet et une tige et avec la maladresse du débutant, huila les gonds et la serrure et tenta de jouer de celle-ci qui, au bout de dix longues minutes, accepta enfin de céder dans un soupir étouffé avant de pivoter.


Il y était enfin arrivé, plus qu'à jeter un œil et se carapater en vitesse et le tour serait joué. Scythe se glissa dans la chambre telle une ombre aux longs cheveux. Elle avait intérêt à être sacrément belle cette reine …
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Lynn N. Deidre

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MessageSujet: Re: L'hirondelle et la tour. [Lynn - Scythe]   Ven 29 Jan - 21:09

C’était par une nuit un peu fraiche malgré le retour du printemps, le premier depuis le Grand Cataclysme. Lynn Nèss Deidre, alors au pouvoir de Vesperia depuis quelques temps, était en train de lire tranquillement dans l’aile de la bibliothèque du château. C’était la l’un des rares moments de détente qu’elle s’accordait. Loin du stress et des batailles. Elle n’aimait absolument pas être dérangée dans ces moments privilégiés. Faisant que nenni de ce que pouvaient dire Garth ou Donovan qui se battaient pour savoir qui allait la « protéger » et qui ressemblait pour la dame plus à une forme de surveillance qu’autre chose. Quand Lynn lisait, c’était silence radio et personne d’autre qu’elle dans la salle.

Bouquinant alors sur un livre parlant de la romance entre un homme et une femme mi-humaine mi-animale, la fiction passionnait la souveraine, lui permettant de s’évader un peu de ce monde de brutes. Installée confortablement dans son fauteuil, il n’y avait que sa domestique personnelle qui pouvait avoir le droit d’entrer. Malgré les contestations de la dame, Garth dut négocier fortement le fait que Lynn ne devait plus se balader seule désormais qu’elle était Reine. C’est pour ça qu’elle était accompagnée vingt-quatre heures sur vingt-quatre d’une domestique et d’une garde du corps, refusant qu’un homme puisse être partout avec elle-même dans les moments les plus intimes. Elle avait peut-être passé dix ans à épargner les formes de distance qui s’imposent entre les hommes et les femmes mais maintenant qu’une forme de civilisation était revenue, la magicienne ne supportait plus qu’un homme puisse la surveiller tout le temps quand elle était au château. Sur le terrain, c’était une autre personne…

Mais pour revenir à notre sujet initial, le moment de détente privilégié de Lynn fut interrompu quand sa domestique vint à elle, prenant la peine d’entrer sans frapper.

    - Votre Majesté ! Votre Majesté ! Pardonnez mon intrusion si soudaine sans même avoir pris la peine de vous demander la permission d’entrer, mais il se passe des choses importantes !

Ceci annonçait le début des ennuis, soupirant un coup. Lynn plaça un marque-page dans son livre et le posa. Regardant sa servante d’un air lassé.

    - Je vous écoute, que se passe-t-il ?

    - Un homme est venu parler aux gardes du château, apparemment il aurait fait un pari avec un étranger, ce dernier doit venir jusqu’à vous et vous chanter quelques balades, il s’est introduit par effraction dans le bâtiment.


La Reine prit alors un air sévère, celui que personne n’aimait avec ses yeux grands ouverts, celui qui effrayait quiconque qui pouvait la regarder.

    - Je vous demande pardon ? Un homme, à réussi, seul, à pénétrer dans le château ? Et vous ne l’avez pas repéré et il est en liberté actuellement ?

    - Je…je suis vraiment désolée Votre Majesté ! Pardonnez-moi ! Je…


La domestique, presque en sanglots, n’eut le temps de finir sa phrase qu’un garde accourut dans la pièce de la dame.

    - Votre Majesté ! Pardonnez moi d’être entré sans…


Autoritaire, Lynn leva sa main en signe de suffisance. Elle n’avait que faire des formalités, elle voulait du concret.

    - Venez en au fait !

    - Nous avons repéré un intrus ! Il escalade la tour en face de la vôtre en ce moment-même non sans difficultés, il va dans la chambre des domestiques ! Regardez par la fenêtre !


Suivant alors le conseil de son sujet. Lynn regarda par la fenètre, et vit effectivement un homme, sans le moindre équipement, grimper à la tour dans l’optique d’atteindre la fenêtre. Elle se demandait ce qui avait bien pu passer par la tête d’un tel benêt pour accomplir telle action. Cet individu l’avait dérangée. Il allait le payer.

Se retournant et empoignant sa bague articulée, source de sa magie :

    - Je veux tous les hommes disponibles dans les quartiers des domestiques dont un quart qui attendra en bas de la tour ! EXECUTION !


Et ce n’est pas moins d’une vingtaine d’homme qui se rendirent dans les quartiers des domestiques, dans la hâte. Les gardes entrèrent tous dans la chambre, suivis de peu par Lynn. L’intrus arriva donc de la fenêtre, les gardes étaient au taquet, tenant tous en joue l’homme qui venait de faire irruption par la fenêtre. L’un des gardes voulu parler, mais dès que Lynn Nèss Deidre arriva, le silence pesant commença à arriver. D’un air énervé, la magicienne passa la main dans ses cheveux et fixa l’inconnu :

    - Dix secondes. Si dans dix secondes je ne connais pas ton identité ni ton objectif en t’introduisant dans la chambre des domestiques, je t’exécute sur le champ.

Elle ne plaisantait pas quand il s’agissait d’oser la déranger…

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Edward Eastwood

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MessageSujet: Re: L'hirondelle et la tour. [Lynn - Scythe]   Sam 6 Fév - 22:17

Scythe regarda tranquillement les alentours. Il fallait s'y attendre, il n'était pas un maître assassin, loin de là et c'était déjà une pure chance qu'il soit arrivé jusque là, mais bon, au moins la reine était devant lui. Ainsi que vingts gardes au bas mot. Sa parole était tenue.

Le mercenaire passa quatre de huit secondes restantes qu'on lui accordait à se délecter de la silhouette de la femme. On en lui avait pas mentit, elle était magnifique. Son regard parcouru ses formes généreuses et sa taille fine sans aucune gêne, la déshabillant presque du regard avant de remonter vers son visage, clou du spectacle. Des traits fins, tout en noblesses, des lèvres qui appelaient les baisers, sans oublier une chevelure et un regard de braise qui combinés à son air sévère donnait envie qu'elle vous attache quelque part. Elle était réellement le joyeux de se royaume.

Pendant une autre secondes il fut tenté de se laisser faire, juste pour pouvoir assouvir une petite fantaisie et passer un peu plus de temps en sa délicieuse compagnie, mais il se ressaisi en se rappelant que ce serait sans doute plusieurs gros gardes musclés qui s'occuperait de ses fesses à coup de pied plutôt que la délicieuse reine elle-même.

Il lui restait trois secondes donc. Suffisant pour faire ce qu'il tenait à faire.

Sans plus attendre il mit un genoux au sol et s'éclaircit la voix avant de commencer à chanter une vieille chanson de son village natal qu'il avait sélectionné pour l'occasion.

« Je nagerai et naviguerai sur les mers féroces

Sans jamais avoir peur de me noyer

Et affronterai gaiement les tourments de la vie

Si tu voulais m'épouser

Ni le soleil aride

Ou le froid glacial

N'arrêtera mon voyage

Si tu me promettais ton cœur

Et ton amour... »

Scythe marqua une pause le temps de reprendre son souffle, un sourire aux lèvres. Tout le monde était immobile dans la pièce, complètement pris au dépourvu par la chose.

Le mercenaire ferma les yeux, se remémorant la suite. C'était une chanson réservé aux mariages dans son petit coin de campagne perdu depuis longtemps. Combien de temps depuis son départ ? Et pourtant elle était toujours là dans son crâne et parfois il se surprenait à la chanter.

Bon évidemment, c'était de fait un duo, mais tant pis, il chanterait aussi l'autre partie.

« Et ton amour pour l'éternité

Mon cher ami, mon tendre amour


Tes puissants mots m'émerveillent

Mais je n'ai pas besoin de tes actes de bravoures

Quand je sens tes bras autour de moi. »

Ce n'était pas comme si la reine allait soudainement se joindre à lui, personne ici ne devait connaître ce chant. Il serait même étonné si à cause de l'accent de la langue ils en comprenaient la moitié. Mais qu'importe, la beauté était là, quoi d'autre importait ?

« Mais je t'apporterai des bagues en or

Je te chanterai même de la poésie


Et je te préserverai de tout mal

Si tu restais près de moi. »

Tout cela était fou, mais il s'amusait, ô oui, il exultait et vivait comme jamais ! L'ivresse même du combat n'était rien comparé à cet instant présent ou un vagabond fils de paysans chantait l'amour à une reine d'un pays lointain. Il était héros pour quelques secondes de sa vie.

« Je n'ai pas besoin de tes bagues en or

Je n'ai que faire de ta poésie

Je ne veux que ta main dans la mienne. »

Quelques secondes qui seraient peut-être les dernières.

« Je veux juste t'avoir près de moi. »

Mais Scythe s'en fichait. Et il attaqua la partie finale, chantée normalement à deux.

« De l'amour aux baisers aux douces étreintes

Pour la danse et les rêves

À travers les joies et les peines de la vie

Je garderai ton amour en moi

Je nagerai et naviguerai sur les mers féroces

Sans jamais avoir peur de me noyer

Et affronterai gaiement les tourments de la vie

Si tu voulais m'épouser. »

Il laissa durer la dernière note, chassant l'air de ses poumons jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus rien.

Pendant les quelques secondes qui suivirent la fin du chant, la magie perdura. Scythe en profita pour se relever et saluer.

« Je m'appelle Scythe ma reine, pour vous servir. »

Puis tandis que les gardes se précipitaient sur lui d'un seul blocs, il bondit gracieusement en arrière. Pendant une demi-seconde, il resta suspendu dans le vide, un sourire satisfait aux lèvres. Et la nuit l'avala sans un bruit.

Aucun regret, jamais.


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