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 Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]

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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Sam 16 Jan - 0:16

Poussiéreuse Dissri. Cela changeait agréablement avec la Dissri en ruines et baignée de sang qu'il avait laissé la dernière fois qu'il était venu. L'air y était toujours aussi sec en tout cas. C'était une vue bien différente que ses Ellès adorés. Le baron se gratta le cou. Du sable. Encore du sable. Isaac détestait le sable avec la passion brûlante d'un millier de soleils d'été. Le sable, c'est grossier, agressif, irritant et ça s'insinue partout.

Bref, tout cela pour dire que Isaac était enfin arrivé a destination. Il avait pris la peine d'arriver avec une bonne semaine d'avance par rapport à son audience, et avait compté sur le fait de voyager a moitié incognito pour jauger un peu les fondations de Vesperia. Si il avait tout de suite été accaparé par l'organe diplomatique du royaume, il ne lui faisait nulle doute que l'on ne lui aurait montré que les plus beaux côtés. Un geste logique, mais Isaac voulait voir le vrai Vesperia, la vraie Dissri. Bon, il ne s'était pas non plus caché, mais avait compté sur le flot des réfugiés pour passer plus ou moins inaperçu.

Bon, bien sur, il n'avait pas pensé a tout. Les seuls vêtements qu'il avait emporté étaient des vêtements d'apparat, qui le faisait sortir du lot par rapport aux pauvres hères des rues. C'est peut être pour cela qu'au détour d'une rue, il fut poussé dans une ruelle. L'attaque avait été subite et Isaac s'était retrouvé à faire un roulé boulé dans la ruelle pleine de détritus.

Il resta au sol quelques secondes pour pouvoir regarder ce qui se passait. Trois hommes à l'air patibulaire, aussi larges et battis qu'Isaac bloquaient le chemin. Putain, bien évidement, il fallait qu'il tombe sur des bandits En plus, il se baladait sans armes mis a part un petit poignard caché dans sa botte. Si il voulait s'en sortir, il ne devait pas compter sur la violence.

Le premier des bandits, un chauve torse nu, s'avança légèrement. Il avait dans la main droite un poignard dont la lame avait l'air sale. Son visage porcin se tordit en un sourire avant de se mettre à parler. Étrangement, Isaac porta une certaine attention à sa bouche. Il lui manquait les deux dents de devant et son débit de parole était étrange, comme si sa mâchoire avait été cassée et mal remise en place. Cela lui donnait, même vu la gravité de la situation, un petit air comique.

« Et ben alors richou, on s'est perdu dans Dissri ? »

Le second, légèrement plus grand mais tout aussi laid, s'avança légèrement. C'était un autre type de laideur. Son visage était long, comme celui d'un cheval, et avait l'air endormi. Cependant, il y avait un petit air de ressemblance entre les deux. Il avait dans les mains une sorte de gourdin en bois.

« Heureusement, richou, nous on est gentils. Contre une modeste aide financière, on peut faire en sorte que tu puisses de balader sans tomber sur de méchants bandits. »

Isaac du réprimer un sourire. Il avaient une sorte de routine en fait. Leurs mots ne faisaient pas naturels, comme si c'était du répété.

Le dernier bandit s'avança. Il avait l'air définitivement plus vieux que les autres. Si les deux premiers devaient avoir la vingtaine et lui la quarantaine bien tassée. A voir les trois ensemble, on pouvait deviner qu'au final, ils étaient père et fils, ou oncle et neveux. Il fixa Isaac étrangement, son regard porté vers l'étole que le noble portait autour de son cou.


« S'te symbole. J'l'ai déjà vu. Quand le grand mauve est venu raser la ville. Vous y étiez ? »

Ah, c'était peut être là le salut d'Isaac. Avec un peu de chance, ils prendraient peur devant un vétéran. Sinon, de toute façon, les carottes étaient cuites pour le Baron. Il opina du chef.

« Lachez les armes les gars. S'gars porte le logo de ceux qui nous ont permis de fuir. S'grace à ces gens qu'vous êtes encore là. »

Le vieux rangea ses poings américains et s'approcha d'Isaac, sourire aux lèvres.


« Les Fullah n'oublient jamais une dette, étranger. Vous avez participé à notre survie, on vous laisse partir. S't'équitable. »


Seigneur déesse. Isaac nota mentalement qu'il fallait absolument qu'il joue a la loterie ce soir.

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Almir Sretan

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Sam 16 Jan - 13:07

Les grandes villes ont toujours été le théâtre d’évènements plus ou moins louches, voire illégaux. Dissri ne faisait pas figure d'exception, surtout depuis le Grand Cataclysme. Certaines personnes avaient fait de leur mieux pour rétablir l’ordre et les institutions mais il subsistait toujours un certain nombre d’activités qui échappaient au contrôle du pouvoir qui venait de se réinstaller. Il faudrait sûrement attendre quelques temps avant que tout ne rentre parfaitement dans l’ordre. Les différents états de Gorah devraient travailler de concert afin que chacun puisse réguler les activités illégales qui se déroulaient dans leurs pays afin qu’elles ne s’étendent pas aux autres contrées du continent.
 
Pour ma part, je n’avais jamais été victime d’agression ni de vol, en tout cas pas depuis mon arrivée à Dissri. Il faut dire la manière modeste dont j’étais vêtu n’attirait pas vraiment les regards sur moi. Je m’en satisfaisais, cela me permettait de passer inaperçu.
 
L’homme qui fut entraîné par trois individus à l’air peu aimable dans une ruelle aurait dû laisser ses vêtements de bonne facture de côté. La majorité des habitants de Dissri était ce qu’on pouvait appeler des gens du commun. Or la manière dont cet homme était vêtu montrait clairement qu’il appartenait à une classe sociale bien plus élevée. Sa manière de marcher et de se tenir confirmait ce que ses atours suggéraient.
 
L’agression avait été très brusque, et il en avait très certainement dû être très surpris. J’éprouvai un certain remords à ne pas intervenir mais avant qu’ils ne disparaissent dans la ruelle j’avais eu le temps d’apercevoir les malfaiteurs. Ils étaient trois, et représentaient dès lors un danger dont je ne pourrais venir à bout seul. S’il y avait bien quelque chose que j’avais appris au cours de ma vie, c’est qu’il ne fallait jamais se lancer dans des conflits dont on savait qu’ils nous dépassaient. Dans le pire des cas, ils s’accapareraient ses vêtements, et cet homme disposait sûrement des moyens nécessaires pour s’en procurer d’autres. Je me rapprochai néanmoins, l’air de rien. Que devrais-je faire si j’avais l’impression que la situation s’envenimait jusqu’au point où quelqu’un risquait de perdre sa vie ?
 
Je me sentis soudain moins sûr du bien fondé de ma position de neutralité. Pourrais-je véritablement rester les bras croisés tandis qu’un individu se faisait tuer ? Pour être honnête, je n’en avais aucune idée. C’était une chose de se défendre soi-même contre des agresseurs ; l’instinct de survie nous animait et nous poussait à faire tout ce qui était en notre pouvoir pour mettre l’autre hors d’état de nuire. Mais, dans le cas où nous n’étions pas directement concernés par la situation, que ferions-nous ? Il s’agissait là d’une question que je ne m’étais jamais vraiment posée. Je pouvais toujours essayer d’attirer l’attention de ces bandits ailleurs, ou de leur dire que la garde avait été alertée et qu’elle arrivait, ce qui les amènerait sûrement à s’enfuir.
 
Cette option me paraissait la meilleure, et c’était ce que je m'apprêtais à faire lorsque j’entendis des éclats de rire provenant de la ruelle. Je tendis l’oreille. Je ne perçus pas exactement ce qui se disait, mais je crus comprendre que ces trois bandits avaient une dette encore cet homme, et qu’en conséquence, ils le laissaient partir. Je haussai les yeux au ciel, tout ce stress pour en arriver là. Je réprimai un soupir de soulagement.
 
- Vous allez bien ? Si je puis me permettre, Monsieur, vous ne devriez pas vous promener seul dans les rues de Dissiri, surtout vêtu ainsi.
 
L’homme venait de sortir de la ruelle, et parvenait à ma hauteur. Je l’avais interpellé car ce genre d’incident risquait de se reproduire s’il persistait à se vêtir de manière si voyante, et à marcher sans escorte. Peut-être que la prochaine agression ne se passerait pas aussi bien que celle-ci. Je m’étais considéré obligé de le prévenir ; il était possible qu'il ne soit pas du coin et qu'il ne connaisse pas encore bien la ville.
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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 17 Jan - 15:07

Isaac avait encore du mal à enregistrer comment la situation avait pu changer aussi vite. Tout était passé de « Bon, c'est la fin mon petit Isacc » à « Tout va bien » trop vite pour que son cerveau puisse l'enregistrer. En tout cas, il était maintenant seul dans sa ruelle. Le baron poussa un long soupir de soulagement et épousseta ses vêtements. Il jura, un peu tard, qu'on ne l'y reprendra plus. D'un pas souple mais légèrement craintif, il sortit de la ruelle. Il allait faire attention maintenant.

«  Vous allez bien ? Si je puis me permettre, Monsieur, vous ne devriez pas vous promener seul dans les rues de Dissiri, surtout vêtu ainsi. »

Quoi ? Isaac se retourna pour voir d'où provenait la voix qui venait de l'interpeller. C'était un jeune homme tout ce qu'il y a de plus banal ici, comme Isaac avait du en croiser des dizaines sans y porter attention. Pas assez musclé pour être un ancien soldat, mais trop pour être un miséreux. Sûrement un agriculteur ou un éleveur. Ses vêtements ne payaient pas de mine non plus. Un citoyen de Vesperia parmi tant d'autres. Mais au moins, pas un citoyen qui ne réagissait pas au fait qu'une personne se fasse agresser en pleine rue. Isaac garda néanmoins légèrement ses distances. Chat échaudé craint l'eau froide, comme disait le poète.

« Ça va, ça va, merci. »

Isaac affectait un air sympathique, celui du touriste qui voyait n'importe quelle mésaventure comme un aventure passionante. Il toucha ses bras et ses jambes de la main droite et fit mine de compter ses doigts.

« Il semblerait que tout soit là. »

Il poussa un soupir de soulagement.


« Eh beh, on peut dire que j'ai eu de la chance. Je pensais que avec la nouvelle reine, les rues seraient un peu plus sures, mais non. Dans un sens, c'est logique. On surveille souvent le fond de la classe, mais rarement le premier rang. »

Isaac se gratta doucement le menton et pris un air plus sérieux. Son regard se perdit dans le vague, comme si il réfléchissait à ce que son interlocuteur venait de lui dire. Il baissa ensuite les yeux vers son accoutrement. C'est vrai qu'il faisait un peu cible. Mais, dans un sens, c'était aussi cela qui lui avait sauvé la vie. Sans le symbole des Chevauche-Tempête, il ne faisait nul doute que le baron serait en train de se vider de son sang à l'heure actuelle.


« Pourtant, ce sont mes vêtements qui m'ont sauvé la vie à l'instant. Pfiou. »

Isaac passa la main sur son front.

« Mais vous avez raison, marcher seul n'est pas sur. Excusez moi si je me trompe, mais vous n'avez pas l'air occupé et vous avez l'air sympathique. Si cela vous va, je pourrai bien utiliser les services d'un guide. Je ne vous demande pas de le faire pour rien, bien évidement. »

Il pourrait lui payer un godet et lui donner quelques pièces en fin de journée, et cela lui donnerai l'occasion de discuter avec un vrai Vesperian. Et puis, pour vrai, un guide ne pourrait pas faire de mal. Si il y avait des quartiers mal famés, le savoir en avance pouvait être une bonne idée. Isaac tendit la main vers son interlocuteur.


« Je m'appelle Isaac, et vous ? »

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Almir Sretan

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 24 Jan - 0:27

Il ne m’avait pas été nécessaire d’attendre longtemps avant d’être persuadé que j’avais en face de moi une personne d’une certaine importance. Les vêtements du présumé Isaac avaient été les premiers indices qui m’avaient conduit à considérer cette hypothèse. En effet, il était rare de croiser des individus vêtus de cette manière. Surtout depuis le Cataclysme. Nous nous situions dans une situation intermédiaire, où chacun essayait de faire en sorte que les choses redeviennent ce qu’elles étaient. Les personnes aisées tentaient de rétablir leur richesse d’antan du mieux qu’elles le pouvaient. Certains avaient plus de succès que d’autres. Or, les atours du prénommé Isaac m’indiquaient clairement qu’il jouissait d’un certain confort matériel. Je jetai un bref coup à mon apparence. Je n’avais pas l’air sale, et je ne ressemblai pas à un homme des rues, mais il était évident que ce nouveau venu et moi-même venions de classes sociales différentes.
 
Au-delà, de ce que nous portions, la manière dont il s’exprimait et se tenait dénotait très clairement son ascendance. J’avais peut-être affaire à un noble. Il dégageait l’assurance propre à cette frange de la population. Il connaissait sa valeur et ne s’en cachait visiblement pas. Ce n’était pas forcément une mauvaise chose, mais sans une escorte digne de ce nom, il s’agissait là d’une ligne de conduite assez dangereuse. Je ne savais pas d’où il venait, mais puisqu’il me demandait mon aide, je devrais sûrement lui montrer la manière adéquate de se comporter dans les rues de Dissri s’il tenait à éviter les ennuis. Je ne savais pas quel était son rang exact. Selon moi, il faisait vraisemblablement partie de l’aristocratie, cela au moins était évident. Son absence d’escorte pouvait être un signe qu’il ne faisait pas partie de quelque famille royale, mais rien n’était moins sûr. J’étais bien placé pour savoir que les apparences sont trompeuses. J’éprouvai un certain sentiment de gène en repensant à ma rencontre avec la Reine Lynn, et à la manière plutôt désinvolte avec laquelle je m’étais adressé à elle alors que j’ignorais encore sa véritable identité.
 
J’étais bien décidé cette fois-ci à ne pas me placer dans une position embarrassante. Même si j’ignorais tous des formules de politesse qu’une personne du commun telle que moi se devait d’adresser à un noble ou un aristocrate, je savais au moins que j’étais supposé lui donner du « monsieur », ou du « messire ». Je n’étais pas vraiment sûr de savoir quel terme était le plus approprié. J’avais sûrement vécu à l’écart des grandes villes trop longtemps. Les règles de convenance m’échappaient encore. La plupart des gens qui vivaient à Dissri était sûrement habituée à être en contact avec des personnalités haut placées.  Ce n’était pas mon cas. J’essayai toutefois de répondre au nouvel arrivant de la manière la plus correcte possible.
 
- Je m’appelle Almir. Je vous ferai visiter la ville avec plaisir. Puis-je vous demander d’où vous venez ? Vous n’avez pas l’air d’être habitué à Dissri. C’est la première fois que vous venez ici ?
Je constatai également qu’il s’était remis assez vite de son agression. La plupart des gens demeure sous le choc plusieurs minutes après un évènement de ce genre. Être attiré dans une ruelle sombre, puis jeté à être tout en étant menacé par trois brigands aurait dû être quelque chose à quoi un aristocrate lambda n’aurait certainement pas pu rester indifférent. Or, Isaac semblait être passé outre cet évènement et l’avait mis de côté comme s’il ne s’agissait que d’une simple formalité. De deux choses l’une, j’avais soit affaire à un noble inconscient, ou alors à un homme habitué à se retrouver dans des situations périlleuses. Pour l’instant rien ne me laissait savoir quelle hypothèse était la plus avérée, mais je le découvrirais sûrement au fil de notre conversation.
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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Mer 27 Jan - 18:23

Très franchement, ce n'était pas la première fois qu'il venait à Dissri. Il avait été là quand elle était tombée aux mains du Tyran Pourpre. Il avait vu ses habitants saigner et ses bâtiments brûler. Pas le genre de souvenir que l'on souhaitait, d'une, raviver en soi et, de deux, raviver chez les autres. Son interlocuteur avait l'air un peu jeune pour avoir participé à la guerre, mais il y avait peut être perdu un être cher. Il y avait des blessures qu'il valait mieux ne pas toucher. Un voile dans les yeux, comme pour signifier qu'il ne souhaitait pas s'étendre sur le sujet, Isaac répondit d'une voix légèrement éteinte.


« Jamais mis les pieds dans cette ville. »

Oui, Isaac aurait très bien pu mentir et dire qu'il n'avait jamais mis les pieds ici. Mais ce n'était pas le genre du loustic. Isaac était ce genre de personne très désagréable utilisant des doubles sens, des sens cachés ou un poil d'omission pour maquiller la vérité sans vraiment la trahir. Il avait déjà mis les pieds a Dissri, oui. Mais Galdion avait détruit cette Dissri. Il était dans ce qu'on aurait pu appeler « Nouvelle-Dissri ». Techniquement, il ne mentait pas. Le noble retrouve son sourire.


« Heh, ça ce voit autant que ça ? Effectivement, je ne suis pas d'ici. Je viens des Ellès. Je suis ici pour affaires. »

Les deux hommes commencèrent à avancer. Dissri n'était, aux yeux d'Isaac, pas vraiment une ville intéressante. Poussiéreuse, il y régnait une atmosphère étrange, comme moite et sombre. Peut être était ce là la conscience d'Isaac qui lui jouait des tours ? Pour une fois qu'elle faisait quelque chose cella là, vraiment.


« Je représente un … comment appeler cela … regroupement de villages des Ellès. On est pas encore reconstruit au même niveau que Dissri, mais on avance. »

Isaac se passa la main au menton, comme s'il réfléchissait un peu. Une personne le bouscula un peu, trop pressée pour regarder devant elle, et Isaac, comme par instinct, essaya de porter sa main gauche à sa ceinture, ce qui lui arracha une petite grimace de douleur. Le noble claqua de la langue. Il avait encore du mal à s'habituer au fait que sa main d'arme était la droite maintenant. Et aussi, accessoirement, qu'il se déplaçait sans armes. Au moins, pensa t-il, cette fois ci, il avait eu un réflexe défensif.


« Et bien, les gens d'ici ne sont pas très polis. J'espère que votre reine ne sera pas comme cela, même si je pense que ça devrait aller. »

Isaac adressa un sourire à son guide. Pas question de le froisser.


« J'avais espéré trouver des gens de bonne volonté à Dissri, qui seraient motivés pour venir nous aider, mais il semblerait que ce soit une denrée plus rare que je ne l'avais imaginée. »

Isaac avait le sentiment d'oublier quelque chose.


« Vous à part j'entends. »


A vrai dire, Isaac n'avait cure de la moralité de ceux qu'il recrutait, tant qu'ils étaient motivés à travailler. Le fait qu'Almir soit plus ou moins intervenu après son agression laissait sous entendre qu'il était le genre de personne qui aimait aider. Qui sait ?

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Almir Sretan

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 31 Jan - 22:06

Plus je passais du temps au contact du dénommé Isaac, plus les hypothèses qui m’avaient traversé l’esprit semblaient se révéler correctes. Une des réactions du nouvel arrivant m’intrigua plus particulièrement. Alors qu’un jeune homme le bousculait légèrement, son premier réflexe avait été de porter sa main à sa ceinture comme s’il cherchait une arme. Selon moi, il s’agissait là d’un automatisme qui ne s’acquérait qu’après des années de pratique, et cela montrait également qu’Isaac était sur le qui-vive. Aucune personne lambda n’aurait réagi de cette manière. Même parmi les hommes de la garde, selon ce que j’avais remarqué, rares étaient ceux qui faisaient montre d’une telle tension. Cet individu devait très certainement avoir guerroyé de nombreuses fois.
 
J’avais été moi-même amené à combattre à plusieurs reprises, et j’avais acquis les rudiments de l’art de manier la hache sur le navire pirate où j’avais été enrôlé. Cependant, je devais reconnaître que mes réflexes étaient très loin de ceux d’Isaac, des années d’expérience nous séparaient sûrement. Son apparence et sa manière de se comporter m’indiquaient très clairement qu’il était d’un autre acabit.
 
Ce qu’il commença à me raconter attira soudain mon intention. Il disait être le représentant d’une coalition aux Ellès. Je n’avais que vaguement entendu parler de ce pays. Mes seules connaissances à son sujet se résumaient à sa position géographique, qui, si je ne m’abusais, était au Nord-Ouest de Ravey. Une importante distance séparait les deux pays, mais je supposais que les Ellès avaient eux-aussi souffert du Grand Cataclysme. C’était évident, et les dires des marchands ambulants abondaient dans ce sens. Je décidai d’interroger Isaac à ce sujet :
 
- Pourriez-vous m’en dire un peu plus ? Je n’ai jamais quitté Ravey, je ne sais pas vraiment au courant de ce qui se passe à l’extérieur du désert.
 
J’étais quelque peu embarrassé d’avouer mon ignorance de la sorte, mais si je voulais obtenir toutes les informations nécessaires, je devais me départir de mon orgueil personnel. Il avait laissé sous-entendre qu’il était à la recherche de recrues. Je réfléchis quelques instants avant de me rendre compte que je connaissais déjà ma réponse. Si une opportunité viable de participer à la remise en ordre du pays se présentait à moi, je n’hésiterai pas. Il me restait cependant à évaluer l’honnêteté et la l’implication de cet homme qui se disait être le représentant de cette nouvelle faction. Depuis mes mésaventures, mon objectif était resté le même ; rétablir l’ordre sur Gorah. Or, l’homme qui marchait à mes côtés semblait être un homme d’expérience. La première impression qu’il m’avait donnée était plutôt bonne. D’après la réaction des trois individus de toute à l’heure, Il semblait jouir d’une certaine renommée, ce qui ne l’empêchait pas de se montrer respectueux vis-à-vis des gens du peuples tels que moi. Il m’inspirait confiance malgré moi, mais il était plus sage de l’assaillir de questions avant de décider si je devais oui ou non me fier à lui. Et même après cela, la prudence restait de mise.
 
- Si vous n’êtes pas pressé, on pourrait peut-être s’arrêter quelque part pour discuter de tout ça autour d’une table. Si c’est la première fois que vous venez à Dissri, vous vous devez d’essayer la cuisine locale.
 
Je marquai une pause, avant de me rappeler ses paroles sur la reine. Il avait donc l’intention de la rencontrer ? Pour prétendre à une telle chose, il devait donc bien être un individu important au sein de sa faction, quelle qu’elle soit.
 
-Ne vous vous inquiétez pas pour Sa Majesté Lynn. Il s’agit d’une souveraine extrêmement aimable et juste. Je suis sûr qu’elle vous recevra de la meilleure des façons.

Je songeai un instant à l’entrevue inopinée que j’avais eu avec la Reine de Dissri. Si elle s’était montrée aussi humble et sympathique avec un roturier tel que moi, j’étais certain qu’Isaac n’avait aucun soucis à se faire en termes d’hospitalité. 
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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Mar 2 Fév - 15:15

Isaac écoutait son guide du jour avec attention. Il avait l'air curieux du monde extérieur. Soit il était un très bon menteur, soit il était vraiment une jeune homme tout juste sorti de sa cambrousse. Oui, Isaac pensait quand même à la possibilité que l'homme soit un espion. Un homme aimable qui se trouve pile sur son chemin dans un moment de besoin et qui posait beaucoup de questions sur qui il était, ce qu'il faisait, comment c'était chez lui. De plus, il avait l'air de connaître la reine. Sans laisser parraitre de son questionnement, Isaac répondit.


« Hum, il est vrai qu'il commence à se faire faim. Je vous suit. »

Ils marchèrent jusque une petite auberge perdue dans une ruelle de Dissri. La salle était petite, pouvant accueillir sûrement une dizaine de personnes au maximum. Le tenancier était un homme bronzé ne devant pas dépasser le mètre soixante de haut, pour sûrement autant de large. Habillé avec une sorte de salopette de travaille blanc cassé tachée de diverses taches de nourriture, il accueillit ses hôtes avec un grand sourire, et les guida vers une table dans un coin. Isaac et Almir partageaient la salle avec deux vieux hommes jouant aux cartes dans un coin. Il régnait dans une certaine tranquillité, comme si jamais Galdion n'avait envahi et que jamais le dragon n'avait décidé de faire un peu de nettoyage par le vide. Le tenancier leur apporta une cruche d'un liquide sentant l'alcool mais qu'Isaac n'arrivait pas à identifier. Quelque chose de local sûrement.

Une fois installés, Isaac prit la parole.


« Je ne vais vous parler que de ce que je suis sur. Donc globalement, ce qui se passe par chez moi. Avant que le dragon ne pique sa crise, nous étions une ville. Pas extrêmement grande, mais une taille correcte. On vivait de l'agriculture et on avait quelques petites veines de pierres précieuses. Rien de bien fou. Le dragon arrive, tout est cassé. Et là ... »

Isaac prit une inspiration.

« Je veux dire, c'est facile d'aider les autres quand tout va bien. Pour moi, c'est dans la difficulté qu'on montre son vrai visage. Et j'ai vu des choses … Des gens qui pouvaient pas se supporter faire une place dans leur maison pour accueillir un membre de l'autre famille qui n'avait plus de maison. Ce genre de choses. Alors on a remonté nos manches. Ça a pas été facile, mais on réussit a vivre maintenant. »

Le baron leva les yeux au ciel, essayant de tout bien se rappeler.

« Tout n'a pas été rose. Certains ont eu moins de chance et ont du se tourner vers le banditisme pour survivre. D'autres n'ont pas réussi a supporter de tout perdre et ont décidé que la vie ne valait plus le coup d'être vécu. »

La visage de l'homme s'assombrit un peu.

« On a parfois du faire des choses dont on ne peut pas être fier. Mais on a toujours tenté de négocier. Enfin bon. Bref. Une fois qu'on a eu la tête hors de l'eau, on a commencé à regarder ce qui se passait aux alentours. Des ressources en trop nous sont inutiles et des voisins civilisés sont une bonne idée. Naturellement, on a aidé les gens autour. Et une chose menant à d'autres, nous nous sommes alliés. Deux en harmonie valent plus qu'un en perfection, non ? Maintenant, on commence à être un certain nombre. Bon, bien sur, on a toujours besoin de toute l'aide qu'on peut avoir hein, je ne dis pas ça. On a des territoires encore vide, si des gens sont intéresses par recommencer quelque part de nouveau. Tant qu'ils sont motivés pour bosser. »

Isaac avait retrouvé le sourire. Intérieurement, il n'avait pas vraiment changé d'humeur. Que ce soit la reconstruction ou le fait de devoir tuer des bandits, rien n'avait spécialement dérangé le baron.

« Et donc nous voilà à maintenant. Dans le but d'éviter des guerres ou des tensions, on a demandé un audience à la reine pour l'assurer que nous ne sommes pas des sauvages et que nous ne voulons de mal à personne. »

Isaac hésitait à se servir de la boisson.


« Et vous ? »

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 7 Fév - 18:08

J’écoutais attentivement le récit d’Isaac. Si j’étais relativement sur mes gardes au début de son histoire, je me détendis petit à petit. J’avais conscience que toutes ses paroles n’étaient peut-être qu’une fable qu’il racontait à qui voulait l’entendre. Cependant, les expressions fugitives qui passaient sur son visage lorsqu’il évoquait tel ou tel évènement étaient des éléments qui m’incitaient à croire en ce qu’il disait. Force était de constater qu’Isaac semblait sincère. Il n’avait omis aucun détail, glorieux ou pas, des actes que lui et son groupe avaient du accomplir. Je devais au moins lui reconnaître ça. Il aurait très bien pu passer sous silence les évènements dont il n’était pas fier, mais il avait préféré au contraire s’ouvrir totalement. Je prenais cela comme une preuve de sa bonne foi et de son honnêteté. Il y avait évidemment le risque qu’il ne s’agisse là que d’un mensonge soigneusement préparé et répété maintes et maintes fois, cependant, malgré moi, j’écartai cette hypothèse. Isaac m’avait fait bonne impression. Même si je savais qu’il y a toujours un risque lorsqu’on accordait sa confiance à quelqu’un, j’estimais que je ne devais pas laisser cette probabilité parasiter mes rapports avec autrui. On m’avait appris à accorder le bénéfice du doute à chaque personne. Cette ouverture d’esprit ne m’empêcherait toutefois pas de rester sur mes gardes quoiqu’il en soit. Je n’avais aucunement l’intention de me laisser entraîner dans quelque sombre affaire. Par le passé, j’avais déjà fait l’amère expérience d’être privé de ma liberté et de mon libre arbitre, et j’étais bien décidé à ne pas laisser une telle chose se reproduire. Pour l’heure, je devais cependant reconnaître qu’Isaac présentait bien. Il avait mis cartes sur table dès le départ, et ce faisant, avait réussi à captiver mon attention.
 
Si je réfléchissais à tout ce qu’il m’avait raconté, j’avais vraisemblablement en face de moi un homme d’expérience. Je ne pouvais imaginer tous les évènements qu’il avait vécus lors de l’attaque du dragon. Il avait apparemment été témoin des horreurs commises par la créature, et avait participé du mieux qu’il le pouvait à la reconstruction de sa ville. Pour cela il avait mon respect, car il avait sûrement traversé de nombreuses difficultés, auxquelles je n’avais moi-même pas été exposé, dans mon hameau perdu entre le désert et la mer.
 
Entre temps, l’aubergiste nous avait apporté nos victuailles. J’avais opté pour un plat de viande accompagné de légumes et de pain. J’avais constaté qu’Isaac avait pour sa part commandé une cruche d’alcool. Je la considérai quelques instants avant d’appeler le serveur une nouvelle fois. Je me contenterai pour ma part d’une des boissons locales à base de menthe. Je tenais à garder mon esprit le plus clair possible. J’avais en effet besoin de toutes mes facultés mentales si je voulais comprendre à qui j’avais vraiment affaire.
 
- Eh bien, on peut dire que la vie n’a pas été de toute repos pour vous. Sachez que j’ai énormément de respect pour les hommes tels que vous qui ne ploient pas devant l’adversité et qui savent rester honnêtes et qui, malgré les temps dans lesquels nous vivons, ne se laissent pas attirer par la voie du banditisme.
 
J’avais répondu le plus honnêtement du monde. Je n’avais pas quitté Isaac des yeux lors de ma réponse, sans pour autant paraître grossier. Je tâchai de jauger ses réactions. Je marquai une pause, me coupai une tranche de viande à laquelle j’ajoutai une cuillère de légume. Je bus une gorgée de la boisson rafraîchissante qui se trouvait en face de moi afin de faire descendre le tout.
 
C’était désormais à mon tour de parler et de raconter mon histoire. Bizarrement, je n’en éprouvai presque aucune réticence. Isaac l’avait fait avant moi et d’une manière que je saluais puisqu’il avait été honnête dans son récit. Je décidais d’en faire de même.
 
- Je n’avais jamais vécu en ville avant aujourd’hui. J’ai grandi dans un petit village situé entre le désert et la mer. Nous vivions simplement de la pêche. Nous avons eu la chance d’être préservés de l’attaque du dragon. Mais nous avons été atteint par les dommages collatéraux entraînés par le chaos qui régnait sur Gorah. Comme vous me l’avez dit vous-même, de nombreuses personnes se sont tournées vers le banditisme parce qu’elles n’avaient pas d’autres choix. Les mers sont donc très vites devenues infestées par les pirates. J’ai eu la malchance d’être fait prisonnier par quelques uns d’entre eux.
 
Je bus une nouvelle gorgée de mon breuvage afin de prendre le temps de remettre de l’ordre dans mes idées et de réfléchir à la manière avec laquelle j’allais poursuivre mon récit.
 
- Les conditions de vie sur un bateau pirate sont pour le moins compliquées, commençai-je avec un sourire vague. Comme vous, pour survivre, j’ai dû commettre des actes dont je ne suis pas fier du tout aujourd’hui.
 
Je n’avais pas l’intention de rentrer dans les détails. C’était de toute façon inutile. J’étais certain qu’Isaac comprendrait de quoi je parlais. J’arrivai au terme de mon récit :
 
- Et me voilà aujourd’hui. J’ai réussi à échapper à mes geôliers, et j’espère depuis participer à la remise sur pieds de Gorah. C’est pourquoi je sympathise avec votre cause, le fait que vous essayiez de remettre de l‘ordre dans le continent est quelque chose que je m’étais promis de faire afin de mettre un terme à tous les drames qui ont lieu chaque jour.
 
Je m’arrêtai là. Je m’étais peut-être laissé un peu emporter par le flux de mes émotions. Je décidai que c’était désormais le moment de me concentrer sur mon repas et de profiter des arômes qui s’en dégageaient.
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Isaac Chevauche-Tempête

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 7 Fév - 20:55

Isaac écouta l'histoire du jeune homme avec attention, piquant sans vraiment attention dans son assiette. Le gérant lui avait apporté un plat rempli d'une sorte de ragoût. Le baron n'arrivait pas vraiment à reconnaître la viande ou les légumes et une petite partie de lui se disait que c'était peut être mieux ainsi. Il n'était pas contre manger n'importe quoi, mais parfois, les meilleures épices étaient tout simplement l’ignorance. Il avala aussi un godet de l'étrange alcool qui lui avait été apporté. Isaac avait l'habitude de boire, mais rarement des choses aussi fortes. Cela lui rappelait affreusement le liquide alcoolisé qu'on mettait sur les plaies pour les nettoyer. Malgré tout ses efforts, il ne put s’empêcher de grimacer et de laisser échapper une toux.

Donc, si Isaac avait bien compris, le jeune homme était un pecheur. Son village avait été épargné par le dragon. Isaac fit une note mentale de demander plus tard au jeune homme si son village faisait partie du territoire de Vesperia. Si non, il pourrait peut être y envoyer des émissaires, on ne sait jamais. Il avait ensuite été capturé par des pirates. Pas de chance. De ce qu'Isaac savait, les pirates étaient encore pire que les bandits du sol. De vrais salauds. C'est sûrement pour ça qu'Isaac avait pu lire comme une sorte de compréhension dans le regard d'Almir quand il avait parlé de choses assez peu ragoutantes. Le malheur avait la capacité de rapprocher les plus distants des hommes. Au moins, il avait réussi à s'échapper. Très bien. Et il avait envie de se rendre utile. Interessant.

En tant qu'étranger aux Ellès, avoir Almir dans l'équipe pourrait être intéressant. Il devait connaître des techniques inconnues de ses hommes, surtout au niveau de la pèche. Même si le fleuve passait assez près de Falcard et que ses eaux étaient poissonneuses, les quelques personnes du village capable de pécher de façon efficace avaient été balayées par le dragon. Almir pourrait enseigner son savoir de pécheur. Aussi, Almir était un étranger. C'était facile de dire que la Grande Baronnie était ouverte à tous quand tout ses membres influents étaient nés dans le plus profond terroir des Ellès. Almir pourrait servir à montrer que oui, tout le monde était bienvenue.

Enfin, et ce n'était pas le plus petit des arguments, le jeune homme avait l'air d'être honnête et travailleur. Le genre de personne sur qui on pouvait compter en ces temps troubles. Isaac laissa le silence régner un peu le temps qu'ils mangent. Il avait besoin de penser. Après quelques minutes de réflexion, l'homme reprit la parole.

« Vous savez Almir. Nous avons le même but, vous et moi. Remettre de l'ordre dans le continent. Reconstruire les choses, aider les gens a se nourrir, à se protéger. Leur donner une chance dans la vie de faire les choses de façon la plus décente possible. Moi et mes confrères, on a pour but d'aider tout le monde, peu importe d'où ils viennent. Et on a de la chance, on est situé au milieu du continent. Si vous voulez, vous pouvez venir avec nous. Cela vous fera voir du paysage, et puis vous avez l'air d'être le genre d'homme sur lequel on peut compter et dont on a besoin. »

Isaac vida son verre.

« Si vous voulez, je vous fait une lettre de recommandation et je m'arrange pour vous faire transporter là bas des que vous voulez. Cela vous permettra de mettre un peu de distance avec votre passé et de pouvoir vous donner a 100%. Qu'en pensez vous ? »

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MessageSujet: Re: Dissri or the first breath you take after you give up [Almir/Isaac]   Dim 21 Fév - 15:33

J’avais l’impression que Isaac et moi-même nous comprenions, même si venions de mondes de toute évidence totalement différents. Nos objectifs étaient les mêmes, malgré le fait que nos parcours différaient en plusieurs points. Je ne considérai pas cet élément comme quelque chose de négatif mais plutôt comme un avantage. En effet, nous n’avions pas vécu les mêmes choses, et nous n’avions pas non plus vécu de la même manière, or cela pouvait représenter une richesse pour lui comme pour moi, dans la mesure où nous pourrions apprendre l’un de l’autre. J’avais vraisemblablement plus de choses à apprendre de lui, que lui de moi, mais peut-être arriverais-je tout de même à me rendre utile.

J’écoutai les réponses d’Isaac tout en mangeant et en buvant. Cela me laissait le temps de réfléchir à ses paroles et à de trouver la réponse adéquate. J’usai et j’abusai de ce stratagème, surtout lorsqu’il me proposa de me rendre aux Ellès. Je savais que nous allions aborder ce sujet, et bien que je me pensais prêt à prendre ma décision, me retrouver dans cette position où on attendait une réponse claire de moi me prenait légèrement au dépourvu.

Je me rendis compte que malgré le fait que je m’établi comme objectif d’aider à la remise sur pieds de Gorah, je me demandais à présent si j’avais les capacités nécessaires. J’étais relativement jeune. Contrairement à Isaac, je n’avais pratiquement aucune expérience de la guerre, hormis les abordages auxquels j’avais dû prendre part malgré moi. Or, la personne en face de moi avait dit me considérer comme une personne sur laquelle on pouvait compter. Une certaine appréhension commençait à présent à m’envahir. Et si je n’étais pas à la hauteur de ses attentes ? Et si je n’étais en réalité pas capable d’atteindre les objectifs que je m’étais fixé ? Décevoir quelqu’un après que cette personne nous ait offert une opportunité était quelque chose d’effrayant. D’autant plus que je ne savais pas exactement ce qu’il attendrait de moi une fois arrivé aux Ellès.

Je pris mon temps pour mastiquer mon morceau de viande. Peut-être un peu de temps que nécessaire. J’accordais énormément d’importance à la parole que je donnais à quelqu’un. Si je m’engageai au service d’Isaac, je voulais être en mesure de respecter mes engagements, afin que ni lui ni moi ne nous retrouvions en position fâcheuse. Je décidai de jouer cartes sur table, et ne rien cacher des doutes qui me tiraillaient :

- Je suis flatté par votre demande, et j’y répondrai par la positive si ça ne tenait qu’à moi. Mais je dois être honnête avec vous. Malgré mon expérience avec les pirates, je suis loin d’être un combattant expérimenté. J’ai appris à manier la hache dans le feu de l’action, et je n’ai donc que quelques bases dans son maniement.

Il s’agissait là du seul élément qui me retenait. Je n’éprouvai aucune réserve quant à me mettre au service d’un autre, surtout si cette personne m’inspirait confiance. J’estimai que choisir à qui allait son allégeance était une grande liberté. En dehors de cela, je n’avais aucune attache à Dissri, j’avais toujours considéré cette ville comme un lieu de passage, où je ne m’éterniserai pas. Quitter ce lieu, ne m’inspirait aucun sentiment de tristesse, ou de mélancolie. Quant à mes parents, ils étaient désormais bien installés et j’estimai que ce voyage, ainsi que cet objectif que je souhaitais accomplir étaient autant de moyens pour moi de leur offrir une vie meilleure, et qui sait, peut-être de leur permettre de retourner vivre dans leur ancien village qui leur manquait tant.

- Je n’ai aucune envie de représenter un poids pour qui que ce soit, c’est pour cela que je tenais à vous informer à ce sujet. Autrement, sachez que je suis prêt à partir dès que vous le jugerez nécessaire.
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