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 [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]

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Elézim Luville

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MessageSujet: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Sam 7 Nov - 15:29

« Le passé, le village et le mage. »


Fatigué, mon bras me lançait encore. Bien que le croc du grand loup n’ait pas pénétré profondément dans la chair, la blessure était assez pour me rappeler qu’un loup, c’est dangereux. Pas tous heureusement, mon nouveau compagnon était toujours à mes côtés. J’avais cette fois décidé de quitter Ravey une nouvelle fois. En direction de Haut-le Fort. Pourquoi ? Pour voir du pays. Le voyage dura un moment, Agnor et moi formions un bon groupe de chasseurs. La nourriture n’était donc pas un problème.


Notre arrivée à Haut-le-fort, était comme lorsque l’on découvre un nouveau lieu mystérieux, on regarde partout, l’atmosphère avait changé, nous qui étions habitués à vivre au chaud, les lieux étaient froids. De mon impression en tout cas. Nous étions arrivés, près d’un marais. Je demandais à des passants ce qu’il en était. Ceux-ci me répondirent que ces marais portaient un nom. Le bourbier, je n’avais pas besoin d’explication pour savoir ce que ces lieux nous réservaient. Mais en leur parlant, ils me révélèrent un autre point mystérieux. On dit qu’une fois entré dedans, toutes volontés de repartir s’estompent peu à peu.


Dans des marais ? Très bizarre en effet, je comptais bien enquêter dessus. Mais avant, je m’installais à l’orée de ces lieux. Un coin plutôt calme, avec des roches assez grandes. Agnor s’installait dans un trou, au chaud, et protégé du vent. Quant à moi, comme à mon habitude, je prenais de la hauteur. Chacun avait un moyen de passer une nuit tranquille, et quand on ne pouvait se permettre de telles commodités, Agnor me servait souvent d’oreiller, ça ne le dérangeais pas plus que ça.


C’est ainsi que je dormais pour la première fois en terre inconnue.


« Ne rentre pas dans le village, ne viens pas . . . »

J’entendais une voix, mais je ne savais pas d’où elle pouvait venir, je me voyais, entré dans les marais, et là, des corps sans vies, beaucoup qui plus est. Je ne voyais Agnor nulle part, et là, une ombre se jette sur moi en riant. C’est à ce moment que je me réveillais.

Troublant, était le mot pour définir ce que je venais de voir. Simple imagination ? Ou quelqu’un avait essayé de m’envoyer un message pendant, mon sommeil ? Je descendais de mon arbre. Le jeune loup, lui, continuait son dodo. J’entamais mes exercices quotidiens de maintiens en forme.

Une fois tout ça finit, et le repas consommé. Je laissais Agnor dormir encore un peu, l’aube venait de se lever, je restais là, debout devant l’entrée de cet immense marais. J’observais, écoutais. Ces lieux, d’après les voyageurs d’hier, renferment quantités de bestioles plus surprenantes les unes des autres. Beaucoup de chasseurs étaient passés par là. Mais combien étaient revenus ?

J’allais chercher mes affaires. Je sifflais un petit coup, mon compagnon redressait la tête, et venait à ma rencontre. Je le laissais faire son tour, il allait faire ses besoins et manger quelque chose. J’attendais donc son retour.

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Aerdris Daedran
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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Dim 8 Nov - 13:24

Qu’est-ce qu’une ethnie en vérité ? Certaines personnes savantes proclamaient qu’il s’agissait uniquement d’une culture, une manière de vivre et de transmettre son savoir aux générations successives d’une manière distincte de celle de ses voisins. D’autres encore proclament qu’il s’agit de la naissance à un endroit particulier, et à l’attachement des valeurs locales, d’autres encore uniquement à la pigmentation de la peau. Au final les plus savants de tous savaient que la chose était l’ensemble de toutes ces choses.

Depuis la naissance, Aerdris avait été rattaché à une culture, une contrée et ses habitants, tel un poids indissociable de sa personnalité. Il était l’ashenvan atteint d’un albinisme restreint, ce porte bonheur pour les uns et objet de malheur pour les autres, mais rien ne l’ôtait de sa culture, il était malgré tout un citoyen de l’Empire, un fils du pays du froid, pourtant tout ceci semblait faire partie d’une autre vie, d’un autre homme.

Désormais le serpent blanc est un homme du bourbier, finissant invariablement par y revenir, quel que soit sa destination, ses rêves et la difficulté de ses missions. Il survivait et revenait sur les terres boueuses du marécage indomptable. Au final l’ancien soldat, l’impérial patriote était devenu un nouvel homme, différent mais d’une certaine manière plus fort qu’auparavant. Dans un sens il était devenu un parfait enfant des marais, dur, sauvage mais bouillonnant de vie.

Et c’est cet état vivant qui le faisait parcourir les marais dans tous les sens, pour connaître le monde qui l’entoure, comprendre le monde et parvenir à trouver en lui-même la force de bâtir ce qu’il désirait fonder. Ainsi Aerdris s’était-il lancé dans l’écriture insensée d’un livre, tout à la fois personnel et pour tout le monde. Un recueil de pensée, une œuvre idéologique forte décrivant un idéal parfait aux yeux de son créateur. Le Codex, tel que l’avait nommé le mercenaire, prenait forme jour après jour dans une folie créatrice que seul le bourbier parvenait à produire chez le serpent blanc.

Ce jour n’était pas différent des précédents, Aerdris, blessé au bras gauche lors d’une lutte particulièrement difficile, avait pris sur lui de se reposer et était retourné voir ses amis du fort impérial. Seulement son esprit bouillonnait avec fureur et le désir violent de continuer son œuvre avait forcé le combattant à reprendre ses voyages. Cela faisait maintenant trois jours qu’il longeait la frontière entre Haut le Fort et Ravey, et qu’il n’avait pas croisé âme qui vive.

La solitude devenait pesante et le désir impérieux de s’exprimer menaçait chaque seconde de faire rebrousser chemin au tempétueux serpent blanc. Pourtant il n’en fit rien et continua sa marche, entrecoupait de pauses pour coucher les pensées philosophiques qui se bousculaient dans l’esprit du mercenaire. Une nuit supplémentaire passa, et une froide matinée de plus vint calmer la douleur lancinante qui agitait les blessures d’Aerdris. Un point d’eau allait être nécessaire, aussi le mercenaire reprit très tôt sa recherche, tombant sans le vouloir sur un campement archaïque qu’un homme étonnant avait monté.

Ce dernier était encore présent et tournait le dos  au nouvel arrivant. Ce qui surprenait chez ce dernier était sa chevelure blanche et sa stature proche de celle du serpent blanc. Une ressemblance qui, pour une raison inconnue, créa immédiatement  une espèce de confiance étrange chez un Aerdris pourtant habituellement très méfiant. D’autant plus que si l’individu ressemblait vraiment au mercenaire alors il était d’autant plus dangereux.

S’approchant, en tenant son lourd ouvrage dans le bras droit, le visage masqué par une capuche massive, le serpent blanc racla sa gorge pour prévenir de son arrivée et leva le bras gauche de manière à indiquer clairement qu’il n’était pas ici en ennemi. De toute manière l’homme semblait être un archer et n’avait pas son arc en main, Aerdris pouvait toujours dégainer son arme et charger si la situation dégénérait. De dos, l'individu était méconnaissable, aussi le mercenaire décida-t-il de faire preuve de prudence.

"Je ne suis pas un ennemi. Je me présente Aerdris Daedran, mercenaire et voyageur. Puis-je me joindre à vous ? Cela fait trois jours que je n'ai croisé personne et je ne cracherais pas sur un peu de compagnie."

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Elézim Luville

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Mar 10 Nov - 20:15

« Ressemblance ? . . . »


J’attendais impatiemment le retour d’Agnor. Quand je sentais une présence plutôt inoffensive s’approcher, et se racler la gorge. 

"Je ne suis pas un ennemi. Je me présente Aerdris Daedran, mercenaire et voyageur. Puis-je me joindre à vous ? Cela fait trois jours que je n'ai croisé personne et je ne cracherais pas sur un peu de compagnie."

Je me retournais, et dans un premier temps, j’étais un peu surpris. Ses cheveux étaient d’une couleur que l’on ne voit pas souvent, proche de la mienne. Bien que plus grand en taille, il y avait une légère ressemblance. Je me présentais à mon tour.

« Bien sûr, je m’apprêtais à pénétrer en ces lieux, mais rester un peu plus longtemps en dehors ne me dérange pas.» 

Soudain je tiltais.


"Aer c'est toi? Ça fait longtemps !"


Je continuais alors :

« Et voici mon nouveau compagnon : Agnor ! »

Je désignais le loup qui attendait de voir si les choses allaient mal tournées, derrière Aerdris. Le loup reniflait le mercenaire, avant de se diriger vers moi. Je me dirigeais vers mon camp improvisé, Agnor à mes côtés. Je m’asseyais sur une pierre et entamais une nouvelle fois la discussion.

« Que viens-tu faire en ces lieux ? T'es loin de ta patrie d'origine non ? »

On pouvait déjà savoir à son armure et à son épée, qu’il était toujours soldat. Même si je ne connaissais pas de quelle région elle pouvait provenir, la géographie, c'était pas trop mon truc à vrai dire.

« Pour ma part, je viens ici pour me changer les idées, et je dois dire qu’il fait un peu frais par ici. Je ne suis pas habitué à des climats tels que celui-ci. »

Après un petit moment de parlotte. Je me levais.

« J’ai entendu, de par des passants, que dans ces marais existerait un village qui garde captif ses habitants. Une fois entrée, toutes volontés de repartir. Je compte bien vérifier si tout cela n’est que pures balivernes, ou triste vérité. Voulez-vous vous joindre à moi pour cette excursion ? »

Je regardais mon interlocuteur, les yeux insistants, non pas de supériorité ou autres signes de ce genre. Mais juste un regard qui supplie presque de venir dans ces marais avec moi. La compagnie d’un autre être humain me manquait en ces temps troublés. Bien que, je préfère de loin être seule, ou en charmante compagnie. Je repensais d’ailleurs à quelques personnes.
Agnor, qui jusque-là ne se mêlait pas de notre discussion, s’approchait d’Aerdris, et lui léchait la main.

« Je crois qu’il t’apprécie. »

C’est à ce moment que j’entendais un hurlement provenant des marais. Je me retournais rapidement. Et observais attentivement, je ne voyais rien bouger, mis à part les arbres. Je m’approchais silencieusement.

« Je crois que quelqu’un à des problèmes . . . »

J’entendais toujours cette voix dans ma tête, mais cette fois quelque chose clochait.

Ne viens pas au village, Eli . . .

Eli ? Il n’y avait que peu de personnes qui m’appelait ainsi. Et la plupart sont mortes. Qui était là-bas ? Pourquoi ?  On pouvait voir une certaine inquiétude dans mon regard. J’étais effrayé. Je me tournais vers le mercenaire.

« Je crois que l’exploration peut commencer. »

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Aerdris Daedran
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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Mer 11 Nov - 10:19

« Bien sûr, je m’apprêtais à pénétrer en ces lieux, mais rester un peu plus longtemps en dehors ne me dérange pas. Je me prénomme Elézim Luville chasseur itinérant. Et voici mon compagnon : Agnor ! »

Heureusement, la situation ne dégénéra nullement et le mystérieux inconnu se révéla être, à la plus grande surprise du mercenaire, une ancienne connaissance. Toutefois la deuxième phrase fut une plus grande surprise encore pour le mercenaire en vadrouille, surtout lorsqu'un museau commença à le renifler sans qu'il put entrevoir de quel animal il s'agissait. Partant du principe qu'il s'agissait d'un chien, compagnon peu étonnant pour un chasseur, Aerdris fut alors doublement surpris de voir un magnifique loup surgir subitement pour rejoindre son maître, à la suite de son inspection du nouveau venu.

Posséder un loup n'était pas chose commune, étant donné la férocité de ces bêtes et leur capacité à attaquer et dévorer les pauvres voyageurs insouciants qui avaient la malchance d'en croise ne serait-ce qu'une meute. Mais ce loup semblait parfaitement inoffensif en cette occasion aussi le serpent blanc décida qu'il n'était pas un ennemi mais un allié, et une démonstration qu'Elézim avait bien gagné en confiance depuis la dernière fois, mais aussi qu'il était resté l'être dépourvu de mauvaises intentions qu'il était autrefois. Maintenant que les trois compagnons s'étaient jaugés, il était temps de commencer une discussion plus normale.

"Eli. Si je pensais te croiser en ces terres désolées. Tu me reconnais ? Aerdris Daedran, le mercenaire de la taverne ? Pour ce que je fais ici." Aerdris enleva alors sa capuche, révélant pleinement son visage, puis leva son livre volumineux, qu'il gardait sous son bras droit depuis le début de la rencontre. "Disons que je cherche l'inspiration."

Si le chasseur se contentait de ces paroles, le serpent blanc ne pouvait le juger alors qu'il était tout occupé à regarder, aussi fixement que son pendant animal, le loup Agnor qui semblait particulièrement curieux du nouveau venu. Toutefois il ne semblait n'y avoir nul désir de dévorer l'homme, étant donné la posture amicale de l'animal.

"Si tu juges que ses terres sont trop froides alors tu es bien un natif de Ravey. Chose que je j'avais immédiatement deviné lors de notre première rencontre. Tu n'as pas cette froideur des terres du nord." Il n'y avait nulle critique, ni moquerie, Aerdris était de toute manière trop semblable à cet homme pour se permettre ce genre de choses. "Pour ma part, le véritable froid me manque, les étendues de neige et la chaleur des feux."

Pourquoi racontait-il tout cela ? Au final, il trouvait en cet étrange chasseur un semblable, image probable d'un frère dont il aurait ignoré l'existence. Une idée qui fit forte impression dans l'esprit du mercenaire, et qui lui plut. Il aurait aimé avoir un frère ou une sœur, cela aurait été un grand bonheur. Mais la discussion changea subitement, lorsque Elézim décida de revenir sur des sujets moins personnels. Jetant un regard suppliant, le chasseur semblait presque mendier une aide, chose étrange d'après son caractère indépendant. Peut être cette affaire était-elle vraiment importante.

"Je ne sais Elézim, si je puis me joindre à ton voyage. Je suis blessé." Montrant son bras possédant un prototype étrange de plâtre, et ses bandages à l'épaule, Aerdris dévoilait une faiblesse qu'il s'était caché à lui même. "Et les mythes et légendes ne sont pas réellement une chose qui m'intéresse, par trop exagéré dans la plupart des cas."

En vérité, le serpent blanc exécrait les mythes et superstitions ridicules qui agitaient Gorah, mais il ne voulait pas blesser ou se faire un ennemi d'un homme qu'il appréciait. Mais alors qu'il doutait de lui-même, partagé entre le désir de reprendre du service, et le mépris des histoires inventées, Agnor surgit soudain et vint se frotter contre un Aerdris amusé. Le loup lécha les doigts du mercenaire et le serpent blanc caressa le pelage étonnement doux de l'animal. Le compagnon semblait aussi vouloir d'un allié pour le voyage.

Soudain, un hurlement résonna au travers des marais. Le cris était si désespéré et emplie de terreur, qu'il fit s’aplatir le loup et sursauter les deux hommes. Aerdris éclata de rire en se rendant compte que sa décision était prise à la seconde ou le cris avait résonné. Rangeant son livre et attrapant le manche de son arme, le mercenaire n'attendit pas ses nouveaux compagnons et bondit dans les marais en direction de ce cris. Le mystère des marais allait connaitre une réponse, Aerdris se le promit.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Dim 15 Nov - 13:50

« Les marais . . . »


Aerdris avait donc un handicap, il était blessé au bras. Mais il ne perdait pas une seconde, il s’élançait à la recherche de ce cri. Je lui emboîtais le pas le plus vite possible. C’est ainsi que l’aventure dans ces marais commençait. Première impression ? Humide, boueux, des insectes. Comment pouvait-il y avoir un village à l’intérieur de cet espace ? Je sentais que quelque chose nous observait, quoi ? Je ne saurai le dire, mais cette chose était bien dans les parages. Je rattrapais aussi vite que je le pouvais mon nouveau compagnon d’aventure.
« Aerdris » disais-je en chuchotant.


« Quelque chose nous surveille en ces lieux, mais je ne pourrai te dire si cette chose est amicale ou non . . .»


Une lance se précipitait sur nous, je poussais Aerdris et sautais sur le côté. Agnor grognait, je sentais plusieurs présences autour de nous. Mais aussitôt arriver, déjà repartis. J’examinais la lance, en bois, seulement. Taillé de sorte à transpercer facilement une surface plutôt molle, comme de la chair. Des indigènes ???
Simple avertissement ? Possible . . . Mais  à cause de ça, j’avais perdu la trace du hurlement précédent. Il fallait remédier à cela rapidement.


« Je vais prendre un peu de hauteur, et prendre connaissance de la situation. »


Je grimpais difficilement à l’arbre que j’avais choisi. La cause ? Toujours la douleur de mon membre. Mais j’y arrivais enfin, et une fois entre les branchages, l’ascension se faisait plus facile. J’arrivais au sommet. De là j’examinais les alentours, derrière moi, l’endroit d’où nous venions, et devant, une chose intrigante, il y avait un peu moins d’arbre et un petit trait de fumé s’y échappait.


Je redescendais rapidement, et manquais au passage, de tomber en me prenant le pied dans des sortes de lianes.


« J’ai vu, de la fumée dans cette direction, il y a aussi moins d’arbres qu’ici. Je pense que c’est une clairière, ou mieux, le village . . . »


Je cassais la lance en deux, avant de planter chaque extrémité dans la terre. Un simple signe qui devait prévenir nos opposants : Nous n’étions pas là pour une simple visite de courtoisie.


Je sifflais, Agnor s’approchait de moi, je lui demandais de faire un tour des environs, le plus discrètement que possible. Il avait bien été dressé, Je partais ensuite en direction de la « clairière ». Non pas sereinement, je regardais de tous les côtés, à l’affût d moindre bruit qui trahirait la position d’une quelconque bête, ou personne. On pouvait voir toute la concentration du monde sur mon visage.

Plus loin, j’entendais un bruit d’eau, sûrement une rivière, je m’approchais doucement et regardais les alentours, là de la populace, des femmes lavaient diverses choses dans l’eau de la rivière. Et plus loin des hommes, transportaient des sacs. Le plus frappant était que personne ne parlait. Ils étaient tous concentrés sur leurs tâches. Je faisais signe à Aerdris, pour qu’il s’approche discrètement.

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Aerdris Daedran
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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Jeu 19 Nov - 12:09

Alors qu'il courrait quelques secondes auparavant, Aerdris se retrouva au sol en l'espace de quelques secondes. Toutefois nulle œuvre ennemie, mais l'acte intelligent et amical d'un allié surprise, le chasseur Elézim avait senti l'assaut soudain et avait sauvé le serpent blanc d'une mort certaine d'une simple poussée. L'arme de mort rata-t-elle donc sa mission et termina piteusement dans la souche d'un arbre.

Malheureusement l'inspection de l'arme ne donna rien, et ne permit pas de connaître l'identité de la menace aussi le chasseur habile grimpa à un arbre plus grand que les autres. Aerdris n'eut pas le temps de remercier son allié du moment, aussi se contenta-t-il de tendre l'oreille et de vérifier ses pansements, Agnor lui était figé dans sa posture de surveillance et flairait les environs tout en scrutant la moindre zone pouvant servir de couverture à l'ennemi invisible.

Toutefois aucune attaque ne se réalisa le temps de la recherche du grimpeur, qui put redescendre après une méticuleuse inspection des environs.

« J’ai vu, de la fumée dans cette direction, il y a aussi moins d’arbres qu’ici. Je pense que c’est une clairière, ou mieux, le village . . . »

Étrange, aucune carte, ni le moindre commérage sur ce village perdu dans les marais, et pourtant cela fait des mois que le mercenaire parcourt ces terres, à la recherche du moindre contrat et connaissance qu'il peut récupérer. Les seules rumeurs sont celles d'une terre impossible à quitter, même mort. Ce village pouvait-il être la cause de cette étrange rumeur, de toutes ces sombres disparitions ?

"Je te remercie Elézim. Sans toi je serais mort, je vois que tu es resté le même homme qu'autrefois. Je me permet donc de réitérer ma promesse, si tu as besoin d'aide un jour, n'importe quand, mon katana sera prêt à être dégainer pour toi. Si ce n'est que pour une autre journée de beuverie dans une auberge, ce sera moi par contre qui serais prêt à venir."

L'humour était volontaire, pour diminuer la tension qui étreignait les trois compères, même si le loup était sûrement nettement moins sensible à l'attention.

"Pour ce qui concerne le village potentiel, je pense que nous devrions y aller mais discrètement. J'ai déjà eu ma part de villages dangereux peuplés de malades psychopathes. Mais je te laisse choisir la manière, en nous séparant pour enquêter de deux côtés ou ensembles."

Le chasseur ne sembla pas concevoir la moindre hésitation, et le duo s'approcha discrètement du village, jusqu'à atteindre une rivière ou le chasseur décida d'observer quelques temps la communauté en action. Un silence pesant régnait sur les lieux rappelant méchamment le village des landes d'Ashenwall et sa horde cannibale. Finalement, Elézim en avait assez vu et demanda à son compagnon de reprendre l'avancée.

Satisfait de pouvoir reprendre sa marche, Aerdris s'avança totalement invisible aux regards des villageois et gagna la maison la plus proche. Les demeures n'avaient que peu d'entrées, une porte trop visible, et un semblant de fenêtre dépourvu de volets, deux peaux tenant le rôle. Pénétrant dans la bâtisse sans se faire voir, le serpent blanc découvrit une maison sans grandes richesses mais avec une chaleur et une simplicité qui donnait envie de s'assoir sur la première chaise et d'y rester à tout jamais.

Une torpeur étrange prit fugacement le contrôle du corps du mercenaire qui s'avança toujours plus de la première chaise visible pour y prendre le repos qu'il désirait tant. Mais la volonté d'Aerdris n'était pas si aisément vaincu et le mercenaire reprit, difficilement, le contrôle de son corps alors que sa main s’apprêtait à se poser sur le mobilier.

Soudain, une femme apparut dans la pièce et scruta fixement l'inconnu qui se trouvait au beau milieu de sa maison. Ne sachant comment réagir, les deux individus se regardèrent quelques secondes, puis la femme se rua vers la porte pour sortir. Vif comme le serpent qui frappe, Aerdris frappa la femme d'un coup vicieux sur sa nuque, la faisant s'écrouler comme une masse. Un torchon vint terminer l'affaire en bâillonnant la prisonnière.

Désormais, le soldat était partagé entre interroger la femme ou continuer sa route.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Mer 25 Nov - 12:22

« Brume . . . »


Aerdris entrait finalement dans la ville le plus discrètement possible, je le regardais faire, faisant le guet au cas où certaines choses tourneraient mal. Une fois entré dans l’une des maisons, je me précipitais à mon tour, mais à peine avais-je posé un pied dans ce village, qu’un malaise envahissait mon être. Je n’y prêtais pas attention, et me dépêchais d’entrer à mon tour dans la maison. Là, j’étais quelque peu surpris. Aerdris se tenait debout et à ses pieds, une femme était inconsciente. J’imaginais la scène, la femme en voyant un intrus dans sa maison avait dû essayer de s’échapper, et Aerdris avait dû l’en empêcher.


Il l’avait ensuite bâillonnée. Je l’interrompis un instant pour signaler qu’il fallait d’abord s’assurer que personnes d’autres ne viendraient ici s’il voulait la questionner. Je fermais toutes les issues, mais le malaise revenait encore, qu’était-ce donc ? J’avais pour envie de m’asseoir dans un coin et de rester là. Mais mon compagnon qui était lui, entré par-derrière, me mordillait la jambe. Ce qui avait pour effet de faire partir ce malaise. Il y avait bien quelque chose d’étrange en ces lieux.


« Je vais faire un tour dans les environs et tâché de voir ce qui se trame par ici. Agnor restera ici, mais ne tarde pas, des volets fermés à cette heure de la journée, ça paraît louche. »
Je sortais discrètement, et me cachais dans divers endroits pour surveiller, écouté et surtout comprendre les habitudes des habitants, leur quotidien. Et surtout comprendre pourquoi la plupart des personnes ne semble pas prêter attention à ce qui se passait autour d’eux. C’est à ce moment qu’un danger approchait. Plus loin un groupe d’hommes fouillait tous les recoins. Et c’est en voyant ce qu’ils tenaient dans leurs mains que je comprenais que ce qu’ils cherchaient n’était nul d’autre que nous. Ils tenaient là des lances, les mêmes que celle lancée à notre encontre.


Je commençais à reculer tout doucement, quand ma vue devenait brumeuse, je ne voyais plus grand-chose. Et une voix me parlait.


« Tu dois partir d’ici . . . Pars, tu dois partir ! »


* Qui êtes-vous ? Pourquoi me demander de partir ?*


« Abandonne le passé . . . »


Voilà les derniers mots que prononçait cette voix. Pourquoi partir ? Pourquoi oublier le passé ? Qui était-ce ? Mais les hommes se rapprochaient je devais faire part de mes découvertes du moment avec Aerdris, et surtout trouver une cachette. Si ces hommes nous trouvaient, je ne garantissais pas notre sécurité. Je me hâtais donc de retrouver mon coéquipier. Quand je vis une masse sombre tomber sur ma tête.


BAM 

Je sentais un liquide chaud couler sur mon front, je regardais au-dessus de moi, des hommes s’y rassemblaient. La suite était troublée, le choc de l’attaque m’avait sonné et je ne pouvais pas voir ni ressentir ce qu’il se passait autour de moi. Une certitude, on m’emmenait quelque part. Mais où ? Avant de perdre totalement connaissance, je sifflais vite, pour prévenir Agnor, voyant son comportement, Aerdris devrait savoir que quelque chose n’allait pas. Je l’espérais.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Jeu 26 Nov - 16:57

Au final l’hésitation ne dura guère que le temps de laisser Elézim rejoindre son coéquipier, soit simplement le temps de reprendre le dessus contre cette impression malsaine qui menaçait encore à chaque instant d’emporter la lutte contre l’esprit affaibli du mercenaire. Toutefois, et chose étonnante, la volonté de rester à jamais en ce lieu disparut soudainement lorsqu’un coup de langue vint surprendre Aerdris qui retira sa main comme s’il s’était brûlé.

Mais l’étrange ne s’arrêta pas, lorsque le chasseur sembla lui aussi succomber au mal spirituel des lieux, ce fut une nouvelle fois l’intervention du loup qui fit pencher la balance en faveur de la survie. Ainsi le loup semblait ressentir le mal qui atteignait ses camarades et était aussi capable de le chasser, chose importante à connaître.

Aussi, lorsque le loup et son maître quittèrent les lieux, le serpent blanc craignit quelques temps de devoir reprendre la lutte, mais étonnement rien ne se passa et son esprit resta parfaitement clair, et lui-même maître de son corps. Ainsi, le mercenaire allait pouvoir commencer son interrogatoire. Il suffit de vider une tasse d’eau sur le visage de la femme pour que celle-ci se réveille, et veuille hurler. Heureusement le bâillon tint son rôle et presque aucun bruit ne put être entendu, et certainement pas à l’extérieur de la cabane.

« Je vais te libérer la bouche, mais un bruit, un seul et je serais dans l’obligation de te faire mal, comprends-tu ? »

Quelques instants de silence et une lame posée doucement sur la jambe de la prisonnière suffirent à ce que la femme accepte la proposition et laisse le mercenaire retirer prudemment le bâillon. Immédiatement la prisonnière tenta de hurler, mais le tissu reprit sa place juste à temps. Lassé, mais peu surpris, le serpent blanc approcha sa lame de l’œil droit de la jeune femme qui se figea terrorisée.

« Je ne vais te laisser qu’une chance, après ça je te tue, lentement et douloureusement. »

Cette fois-ci, la prisonnière garda un silence de mort lorsque son bâillon fut enlevé et elle trembla en fixant la lame qui ne quittait pas son œil.

« Maintenant tu vas me dire, qui dirige ici et combien de combattants se trouve sur place. »

Plusieurs fois les lèvres de la jeune femme s’entrouvrirent, mais à chaque fois se refermèrent sans le moindre mot. Puis, lorsque la pointe du couteau se plaça presque au contact de sa pupille, les paroles fusèrent, presque murmurées.

« Le père est notre dirigeant. Tous les hommes ici sont sous ses ordres et nous protègent des menaces étrangères. Ils vous trouveront, et moi aussi et maintenant ils vont me tuer. »

Et la femme commença à sangloter, mais dans un silence impressionnant, toutefois à si grosses gouttes qu’elle ne put prononcer le moindre mot de plus et manqua de peu de se planter elle-même la lame dans son œil. Satisfait, Aerdris remit le bâillon en place et tira la femme, qui se laissa faire, jusque dans la chambre et la balança dans son lit avant de la recouvrer à l’aide de sa couverture.

Soudain Agnor bondit à l’intérieur de la demeure, complètement paniqué, l’animal ne s’arrêta jamais et tourna sur lui-même devant le mercenaire, puis bondit pour quitter à nouveau la cabane. Il était indéniable que le loup désirait l’aide du soldat, ou tout du moins que ce dernier le suive. Aussi, le serpent blanc bondit à sa suite et sauta à travers la fenêtre pour tomber nez à nez avec deux hommes, armés de lances archaïques, qui suivaient visiblement les traces du loup.

Heureusement ces derniers avaient perçu le bond du loup peu de temps auparavant et regardaient vers la forêt, ou la fourrure d’Agnor disparaissait entre les buissons. Ainsi attirés par leur proie, les deux chasseurs réagirent trop tard à l’apparition du serpent blanc. Dégainant son katana, Aerdris frappa dans le même temps, et toucha le premier combattant à la gorge. Egorgé, le chasseur s’effondra sans un bruit alors que son sang éclaboussa à gros bouillons son meurtrier.

Le deuxième réagit enfin et lança sa sagaie droit vers le cœur de l’assassin surgit des enfers. Enfin c’est ce qui aurait dû se dérouler, si un coup de katana n’avait pas sectionné la tête de la lance et dans le même temps détourner le lancer pour qu’il se perde contre la paroi de la cabane. Le katana lui ne rata pas sa cible et découpa net l’avant-bras de l’habitant des marais qui prit alors par surprise son adversaire et se jetant sur lui.

Encore plus de sang vint éclabousser Aerdris, qui en reçut alors dans les yeux masquant sa vue et laissant une entrée au chasseur berserker. Le poing du combattant cueillit le mercenaire droit dans l’arcade sourcilière et le firent tomber à genoux. Lâchant son katana, le serpent blanc attrapa son couteau et le planta directement dans le poing du chasseur lorsqu’il tenta de réitérer sa frappe. Mais alors un troisième adversaire surgit, et s’apprêta à frapper le mercenaire dans le dos, lorsqu’Agnor réapparut in extrémis et se jeta à la gorge du malheureux chasseur.

Le chasseur manchot chuta à son tour au sol, lorsque son corps comprit enfin qu’il n’avait plus assez de sang pour continuer la lutte. Sonné mais indemne, Aerdris ramassa son katana et récupéra son couteau puis reprit sa marche. Toutefois, le sang coulait abondamment depuis son arcade brisée et l’empêchait d’utiliser son œil droit. Heureusement le mercenaire appréciait régulièrement de vivre les yeux clos ce qui lui permit de ne pas trop souffrir de la gêne.

Agnor, qui avait terminé sa mise à mort, reprit sa place de guide et mena son allié plus profondément dans la forêt. Rapidement le duo rattrapa la troupe d’hommes qui transportaient Elézim, ce dernier étant suspendu à une solide branche par les jambes et les bras, donnant l’impression qu’il allait servir de repas à quelques cannibales. Les chasseurs étaient au nombre de sept, et deux portaient leur prisonnier. L’un d’eux en particulier attira l’attention d’Aerdris. Sa démarche, sa tenue plus proche d’une caricature que l’on pourrait faire de celle d’un mage ermite, sa longue barbe grise et son baton, tout chez lui laissait transparaitre une impression qu’il était le maitre des lieux. Sûrement le père.

Rapidement la troupe atteignit un pont en bois qui surplombait un fleuve particulièrement furieux avec ses nombreux rapides. Là, le mage resta quelques instants à débattre avec ses alliés lorsque les six autres reprirent leur marche pour traverser le pont laissant le vieillard seul. Etonné, mais désireux de se servir de cette décision, Aerdris se retourna vers son compagnon pour voir s’il était prêt à le suivre, mais rien. Agnor avait disparu.

Déjà les six hommes et leur prisonnier avaient disparu et le vieil homme se relevait pour rejoindre le pont. Partagé, mais aussi énervé par cette histoire qui commençait à s’éterniser alors qu’il n’était même pas payé, le serpent blanc hésita quelques secondes mais fini par se décider lorsque « le père » atteignit presque la moitié du pont. Bondissant comme un fou, le mercenaire chargea sur le pont sans le moindre son. Mais l’homme âgé semblait étonnement conscient de ce qui l’entourait, et même les rapides ne masquèrent l’arrivée du mercenaire, qui fut totalement surpris lorsque sa cible se retourna avec un grand sourire.

L’homme leva soudain son bâton et lâcha d’une voix forte et ne laissant aucun doutes. « Vous ne passerez pas » et le bâton s’abattit sur le pont alors qu’une énergie magique s’animait tout autour de lui. Seulement l’homme n’avait pas prévu une chose, le temps. En effet, celui-ci avait fait son œuvre et le pont avait été longuement et férocement rongé par les forces naturelles, aussi le bois se fractura sous le choc, brisant le pont. Le mage n’eut pas le temps de réagir, et chuta directement dans les flots rugissants, disparaissant totalement à la vue d’Aerdris.

Mais le serpent blanc eut nettement plus chances, alors que le pont se brisait, il eut le temps de s’agripper aux cordes qui faisaient encore la liaison entre les deux berges. Le reste ne fut qu’une traversée périlleuse et ardue et laissa parvenir à son terme qu’un Aerdris complètement vanné. S’allongeant, le mercenaire maudit sa proposition à Elézim, la prochaine fois il se contenterait d’éviter les inconnus.

Toutefois, comme mue par une force inconnue, le serpent blanc se releva et reprit sa marche, se contentant de suivre le chemin, maintenant que le loup l’avait laissé tomber.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Dim 29 Nov - 11:02

« Sésame ferme toi »


Je n’entendais que vaguement ce qui se déroulait autour de moi. Quand je reprenais pleinement conscience des alentours, j’entendais un homme dire :


« Sésame Ouvres-toi ! »


Une porte dans la pierre s’ouvrait, et nous y entrions. A l’intérieur, il y avait beaucoup d’objet venant sans doute des quatre coins du pays. Un homme se tenait à proximité de la porte, le code pour prévenir d’une arrivée devait être la phrase entendue plus tôt. Le groupe qui jusque-là escortait mes porteurs partait dans leurs coins. Et les deux seuls restants m’emmenaient encore plus loin. Bien que conscient, je n’avais pas récupéré l’usage total de mes membres, ils me jetaient dans une cellule et repartaient. Quelque chose me troublait, à part le chef du groupe qui avait dit je cite Sésame ouvres-toi, personne n’avait ouvert la bouche.


Chacun restait dans leur bulle, et sauf en cas de menace, ils étaient désordonnés. J’observais la cellule et les environs de ma prison, les barreaux étaient en bois, pas très solides tous ça. Je remarquais ensuite que sur les murs, d’étranges symboles étaient dessinés. Des dessins pour ainsi dire, il y avait aussi des noms. Que pouvait bien signifier tout ceci ? Je m’approchais des dessins pour essayer de déchiffrer tout ce bazar, quand on m’interpella.


« Eli ? »


Je me tournais brusquement, jusque-là, je ne l’avais pas remarqué, mais un vieil homme était enchaîné dans ma cellule. Et il m’avait appelé Eli, je me précipitais vers lui, et l’observais :


« Q-qui êtes-vous ? Comment connaissez-vous ce nom ? »


Le vieil homme relevait la tête, il était en piteux état, l’âge n’arrangeait pas les choses. Une goutte tombait au sol, il pleurait.


« Je suis content que tu sois encore en vie . . . »


Comment pouvait-il me connaître ? Soudain un déclic, cette voix. Je commençais à me rappeler.


« Vous êtes le marchand qui venait régulièrement au village ? »


« Oui . . . Tu te souviens enfin. »


J’entamais la discussion. Mon village était coupé du monde, et ne sortait que très rarement, mais il y avait un groupe de marchands qui venait régulièrement nous rendre visite, j’adorais venir les écouter parler de diverses choses qu’il se passait en, dehors de mon village. Nous en venions enfin au jour du cataclysme. Ce jour-là, je lui racontais ce qu’il c’était passé, les morts, la pluie. C’est à ce moment-là, qu’il me disait quelque chose marquant. Ce jour-là, alors que j’étais parti chasser seul, il était reparti avec quelques personnes pour les emmener en ville. Et qu’en revenant, ils avaient trouvé une place vidée de toute vie.


Mais alors que j’allais lui demander qui était avec lui, les hommes revenaient, et me tiraient en dehors de la cellule. J’avais eu tout juste le temps de dire :


« Je vous sortirai d’ici . . . »


Mes hôtes, m’emmenaient dans une vaste salle, et m’attachaient au sol, devant un vieil homme sous un manteau à capuche. Qui était-il ? Je sentais que je n’allais pas tarder à en connaître la réponse.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Dim 29 Nov - 17:52

La marche dura un temps qui semblait infini, impossible de juger le nombre d’heures qui s’était écoulé, et en vérité Aerdris s’en moquait, seul lui importait le désir d’avancer, de continuer sa route coute que coute pour trucider tous ces abrutis qui avaient décidé de lui pourrir la vie. Et le pire c’est qu’ils avaient presque détruit le livre, d’un poids tel que le mercenaire commençait méchamment à regretter de l’avoir emmené avec lui, d’une importance majeure que le serpent blanc écrivait jours après jours.

Toutefois, tout voyage connait sa fin, d’une manière ou d’une autre, et celui-ci trouva sa fin lorsqu’Aerdris tomba sur une clairière, chose fort rare au cœur du bourbier. Les traces s’arrêtaient brusquement, indiquant une pause de la part des ennemis, puis menaient à nouveau dans la forêt, et le mercenaire soupçonnait désormais fortement de la destination des villageois, en voyant une espèce d’édifice grotesque ressemblant plus à un empilement rocheux qu’à une réelle construction humaine.

Heureusement la structure est en grande partie masquée par les arbres aussi il y avait peu de chances que les protecteurs des lieux puissent apercevoir leur poursuivant. Par contre la structure était aussi un problème majeur pour le sauveteur solitaire, en plein air, il aurait pu s’infiltrer plus facilement dans un campement pour délivrer le chasseur mais là tout devenait tout de suite plus dangereux. Maudissant une nouvelle fois Elézim, Aerdris s’avança vers la structure, en veillant à être le plus discret possible.

Une fois à portée de vue de l’entrée de l’édifice, qui semblait encore plus grotesque de près, le serpent blanc observa en prenant son temps tout ce qui pouvait lui apporter la moindre aide ou représenter le moindre danger. Et hormis un garde solitaire et bien silencieux, rien ne semblait apporter la plus petite utilité pour l’organisation de la mission de sauvetage. Toutefois les murs de la bâtisse semblaient d’une solidité appréciable et ne laissaient sûrement passer que peu de bruits de l’extérieur.

Paré à charger le seul garde des lieux, le mercenaire fut subitement stoppé par l’apparition de deux nouvelles têtes. Les deux chasseurs étaient d’une morphologie si différente que les voir marcher côtes à côtes semblaient presque irréaliste. Le premier était un homme d’une taille peu commune, approchant les deux mètres et d’une morphologie plus féminine que masculine, le second était l’opposé absolue, court sur pattes et presque aussi large que haut, trainant derrière lui la carcasse d’une biche. Le petit costaud apostropha avec méchanceté le garde de faction.

« Hey l’abruti, on revient de la chasse, qu’est-ce que vous foutez là les paysans ? Père est-il là ? »

Le garde se renfrogna et devint rouge de rage.

« Je suis Arathor fils d’Arador, pas l’abruti. Père n’est pas là, il est resté en arrière pour terminer une bénédiction. »

Eclatant de rire, non sans avoir lâché un molard peu ragoutant aux pieds du dénommé Arathor, le petit homme abandonna sa proie à terre et retourna vers la forêt avec son compagnon efféminé, droit vers le pont, ils passèrent si près d’Aerdris ce faisant que le mercenaire crut l’heure de se battre enfin arrivée. Mais il n’en fut rien et les deux chasseurs continuèrent leur route sans se douter une seule seconde de ce qu’ils avaient failli déclencher.

Les deux individus étranges disparut, le garde laissa libre court à sa colère et frappa le vide à grand coups de bâtons.

« Ils verront, notre lignée aura un grand destin. » Les gesticulations du garde lui firent totalement oublier sa fonction première et permirent à Aerdris de se rapprocher en toute discrétion jusqu’à se tenir juste derrière lui. Alors que le dénommé Arathor se retournait pour continuer son combat fictif, la présence d’une dague contre sa gorge calma nettement ses ardeurs guerrières.

« Bien Arathor, tu vas m’écouter bien sagement. Tu vas me dire ce que vous faites ici, puis me dire comment récupérer mon ami que vous venez de capturer, et tu vas le dire rapidement et simplement, est-ce bien compris ? »

Conscient de la situation où il se trouvait, le jeune homme eut rapidement les larmes aux yeux et tenta plusieurs fois de bégayer une réponse inintelligible. Une bonne claque eut calma aisément les nerfs de l’homme qui put reprendre sa tentative de réponse.

« On, on … on va libérer l’esprit du prisonnier. Il est corrompu par la sauvagerie d’au-delà des marais. Impossible de le récupérer, nous sommes les meilleurs combattants de Gorah et puis … » Le regard froid et un rapprochement de la lame suffit à faire taire l’assurance nouvelle du jeune homme. « Pour … pour entrer il faut dire, sésame ouvre-toi, d’une voix forte  »

Satisfait et ayant sa réponse, Aerdris égorgea sans pitié le jeune homme qui s’effondra au sol, ses yeux exprimèrent la plus grande des surprises jusqu’à ce qu’ils s’éteignent à leur tour avec les derniers soubresauts du cadavre. Le serpent blanc, qui portait désormais très mal son titre étant donné les flots de sangs qui maculaient sa tenue et son visage, ramassa alors la lance de sa victime et se tourna vers l’entrée de l’édifice.

« Sésame, ouvre-toi. »

Et la porte s’ouvrit réellement, et même si le code laissait à désirer, la manière de fonctionner était au final non dépourvu d’intérêt, loin de là même. La porte en pierre laissa apparaître un second garde qui éblouit par la soudaine luminosité, se cachait les yeux de sa main.

« Père, c’est vous ? On a  … » Il n’eut toutefois pas le temps de continuer sa phrase que la lance ramassait peu de temps auparavant vint se ficher directement dans sa gorge, le tuant sur le coup. Fier de son tir de qualité, Aerdris lâcha son plus beau sourire et pénétra à son tour dans la grotte, sa dague à la main. Maintenant plus qu’à tuer un village entier …

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Jeu 3 Déc - 21:25

« Misengard . . . »

Attaché par de vulgaires cordes, je me sentais légèrement insulté. Comme si je n’étais pas habitué à ça. Le vieux croûHUM pardon, le vieux mage se levait de sa chaise et s’approchait de moi. Avec des aires vraiment détestables. Il faisait vider la pièce, il ne restait plus que moi, le vieillard et un garde qui me tournait le dos.

« Mon fils, je me prénomme Père Saroumen. En ce jour, tu deviendras l’un de nos membres ! »

*De quoi il me parle ce détraqué ? *

« Rejoins la juste cause, abandonne ce monde rempli de chaos ! »

Il commençait à dessiner des mouvements dans les airs, un cercle se formait et commençait à briller. J’en profitais à ce moment. Je le prenais en tenaille avec mes jambes pour le faire tomber, une fois fait je le ramenais à moi avant de crier au garde.

« Eh grand poireau vient donc voir par ici ! »


Il se précipitait vers moi lame en avant, avec la corde qui me tenait, je le fis tomber. Arrachant mes liens au passage. Je me relevais, le vieillard toujours en otage. J’avais pu observer qu’ils entreposaient les armes dans la salle juste avant celle-ci, je sortais prudemment. A l’extérieur, les gardes se précipitaient quelque pars. Un intrus avait été détecté. Mais qui ? Aerdris ? Je devais me dépêcher, arrivé dans la salle dans l’armurerie, je retrouvais mon arme. J’en profitais pour ligoter Saroumen. Avant de le pousser à l’extérieur de la pièce, arbalète en joue. 


« Mon fils, tu dois être guéri de ta souillure. Ne choisis pas la viol- AIE »


Un bon coup de crosse comme on les aime, le vieillard continuait sa marche forcée, et je me dirigeais vers l’entrée, je repassais devant les geôles.


« Je reviens vite . . . » disais-je à voix basse.

J’enfermais le mage dans une cellule, avant de courir à toute vitesse vers l’entrée. Là, un homme couvert de sang faisait face à une armée de paysans en colère. Je tirais dans le tas avant d’en plaquer un au sol.

« Que la chasse commence ! »

On pouvait voir un léger rictus sur mon visage. Je commençais à apprécier à côtoyer la mort. Je devais me calmer à tout prix. La seule idée qui m’était venue à l’idée ? Me planter un carreau dans la jambe. La douleur faisait disparaître ce mal qui me rongeait. Un peu comme si j’avais réussi à sortir quelque chose de ma tête. Nul doute que le vieux débHUM pardon, le mage devait être derrière tout ça, c'est ce que je pensais en tout cas. En attendant les paysans commençaient à paniquer devant la folie meurtrière qui commençait.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Ven 4 Déc - 13:33

Étrangement, tuer tous les hommes d'un village est souvent plus compliqué lorsqu'on se retrouve seul combattant et que les cibles décident de venir toutes en même temps. Pourtant, alors qu'une bonne dizaine, si ce n'est plus, impossible de le dire avec l'obscurité à l'intérieure de la bâtisse, de paysans équipés de fourches et autres armes emblématique de la paysannerie. Ce qui était amusant avec ces armes, elles indiquaient clairement que le village commençait à manquer de véritables combattants.

Toutefois, l'idée de mourir d'un coup de fourche l'était nettement moins, en effet cette arme pouvait causer des blessures particulièrement douloureuses et surtout terriblement longues à faire mourir. Soudain, un vieil homme d'une bonne cinquantaine d'année, à la chevelure aussi blanche qu'Aerdris s'avança. L'homme était indéniablement un vétéran du combat au vu de toutes ces blessures et des deux belles lames qui étaient rangées dans son dos. Pourquoi deux d'ailleurs ?

"Je suis Gérard du bourbier, et je suis un sorcelien. Alors prépare toi à mourir de ma main monstre."

Et le vétéran dégaina une de ses lames, et se prépara à charger son ennemi ... Lorsque des cris provinrent des lignes arrières. Soudain Elézim apparut fugacement à un Aerdris amusé, et disparut presque aussitôt lorsqu'il se jeta gracieusement pour plaquer un ennemi proche. Profitant du délitement de l'organisation des paysans, le serpent blanc frappa le paysan le plus proche et lui perfora le cœur d'un coup rapide, puis le katana découpa le nez d'un autre qui tomba sur les fesses en hurlant de douleur.

Gérard du bourbier en profita pour charger son ennemi, et voulut frapper de haut en bas son adversaire ... mais se bloqua le dos lorsque sa lame arriva au dessus de sa tête. Incapable de bouger, le vétéran tomba à genoux. Amusé devant la situation, Aerdris égorgea prestement le vieillard, qui s'effondra dans la boue sans un bruit, et toujours dans sa position d'attaque. Et lorsque leur meilleur combattant mordit la poussière, la peur des paysans se mua en terreur et la débâcle commença. Les villageois s'éparpillèrent dans tous les sens en criant leur désir de ne pas mourir.

Pour se donner bonne mesure, et réduire un peu sa frustration de ne pas avoir eu l'occasion d'un combat digne de ce nom, Aerdris donna quelques coups de pieds dans l'arrière train d'un paysan peinant à s'enfuir. Ne restait plus sur place qu'Elézim, le paysan ayant perdu son nez, le serpent blanc et un Agnor mystérieusement réapparut. Le loup était assis à côté de son maître et ne semblait pas avoir reçu de blessures.

Voyant que son allié allait bien, Aerdris lui tapa deux fois dans le dos, en exhibant un sourire des plus sincères.

"Tu m'as fait courir pas mal pour parvenir jusqu'ici le chasseur. Et j'ai méchamment sali mes vêtements. Maintenant dis moi qu'un magnifique trésor se trouve au fond de cette grotte ainsi qu'une dizaine de prisonnières fortement dévêtues et reconnaissante pour le sauvetage."

Le serpent blanc éclata de rire, et entreprit de nettoyer sa lame sur le corps du Gérard du bourbier, le pauvre vétéran ayant connu bien trop d'hivers. Malheureusement ses lames ne convenaient pas au style d'Aerdris, qui préféra les abandonner, tant pis pour la revente, le plus important était de se trimballer le voyage du retour sans s'encombrer par trop. Surtout que le livre pesait déjà son poids.

"Bon maintenant qu'est-ce qu'on fait ? On retourne au village pour leur expliquer ma façon de penser ou tu as un plan ?"

Après tout, le village méritait bel et bien ce qu'il lui arrivait, et même plus. Toutefois, le serpent blanc avait du mal à l'idée de tuer femmes et enfants, ce qui arriverait aussi certainement s'ils ne tuaient que les hommes. La situation était compliqué, mais Aerdris désirait des réponses et il les aurait.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Mer 9 Déc - 17:10

« Douce mélodie . . . »


Les villageois étaient désormais dispersés aux quatre coins de la grotte. Tant mieux. Je retirais le carreau de ma jambe. La douleur était certes vive. Mais supportable. Aerdris venait à ma rencontre en plaisantant. Je le regardais et souriais un peu. Je l’amenais là où j’avais laissé la vieille chose. Pour ainsi dire le mage. Libérant les autres prisonniers au passage. Je laissais Aerdris avec notre hôte, et rejoignais le vieux marchand. Il était épuisé, et n’allait sans doute pas passer la nuit, je l’allongeais sur une couchette.


D’après ce qu’il m’avait raconté, pour purifier les péchés d’un initié, il devait passer par la torture. Tous les villageois y étaient passés. *Quel fou furieux . . . * Enfin, nous revenions sur le sujet qui me troublait. Peu après le cataclysme, lui et les autres habitants de mon village avaient passé la frontière, mais le marchand avait été capturé lorsqu’il passait à proximité du bourbier. Il m’expliquait aussi la façon dont le mage procédait pour garder les villageois sous son contrôle. Des runes magiques faisaient le travail.
 Je le questionnais ensuite, sur les autres habitants du village qui avait survécu. Mais il commençait à tousser violemment, et à cracher du sang. Il ouvrait la bouche.


« Elle serait sûrement heureuse de te revoir KEUF KEUF »


J’avais les larmes aux yeux. Le marchand venait de rendre son dernier souffle dans mes bras. Je déposais son corps doucement. Lui aussi avait subi les tortures de ce vieux fou. Je me levais calmement, mes yeux cachés par mes cheveux. Et je me dirigeais vers l’endroit où Aerdris se trouvait, une fois à l’intérieur, je m’agenouillais devant le mage. Je le regardais droit dans les yeux, une larme coulait le long de ma joue. Là, je lui tranchais une oreille. Je me levais ensuite, lui posait ses mains l’une sur l’autre, et plantais dans leur creux. L’oreille, en supplément, ornait la brochette. Le mage hurlait de douleur, injuriant en veux-tu en voilà. Mais je n’écoutais rien. Je sortais de la cellule, mon visage ne reflétait aucune émotion, mais les larmes coulaient toujours.


Un homme bon venait de mourir. Lui qui avait fait plus qu’il ne pouvait l’imaginer. Mais un autre homme allait perdre la vie. Une fois les prisonniers et la grotte vidée de ses occupants, je mettais le feu à la cellule du vieux mage. Agnor me léchait la main. Je lui caressais le crâne.


« Aerdris, merci d’être venu à mon secours dans cette grotte. Ce mage avait disposé des runes un peu partout dans la ville. Ses habitants n’avaient ainsi aucune envie de quitter leur nouveau foyer. Quant aux autres, il leur faisait gober des sottises, et les torturait sans scrupules. »



Le tout maintenant était de faire comprendre aux villageois qu’ils étaient dorénavant libres. Mais je n’étais pas très fort en éloquence.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Mar 15 Déc - 17:07

Perdre la raison, chose si aisée à réaliser, et bien plus absolu que l’on peut même se l’imaginer. Car qui peut se targuer de comprendre l’individu qui perd tout sens commun, disparait sans prévenir du monde de l’esprit compréhensible pour ne devenir qu’un agrégat de réactions et pensées aussi mystérieuses qu’imprévisible. Et la plus puissante raison de quitter le monde de la pensée rationnelle, est-elle plus nettement plus simple à comprendre, le sentiment exacerbée à son extrême balayant tel le plus puissant des cataclysmes les plus petites barrières séparant l’esprit humain des tourbillons de la folie.

Toutefois, aussi simple fut-il de comprendre le basculement d’un être vers le monde encore mystérieux de la folie, comprendre le véritable moment où l’homme se perd l’est nettement moins, car tout acte peut devenir cette action en trop, ce petit rien qui met un terme à l’existence même de la raison. Et malheureusement, Aerdris avait l’impression d’assister à ce basculement, ce moment autodestructeur. Le chasseur, et l’allié Elézim sombrait dans la fureur sanguinaire de la vengeance, changea drastiquement, pour n’être que l’ombre de l’homme qu’il était réellement.

Et l’impérial n’était pas le seul témoin de la perversion de cet homme, un autre individu, bien plus touché par les atrocités que commettait son maître, souffrait en silence en observant ce basculement potentiellement irrémédiable, le loup Agnor souffrait de ce qu’il voyait. Pourtant, la fidélité de l’animal restait absolue, et l’animal tenta d’apaiser la souffrance et la fureur de son maître de la meilleure manière qu’il le pouvait, en restant auprès de lui et continuant à partager sa douleur.

De son côté, Aerdris n’avait que peu voir pas d’intérêt à assister à la vengeance du chasseur, aussi laissa-t-il son allié accomplir ce qu’il ressentait comme nécessaire pour apaiser sa souffrance. De toute manière, la situation ne réclamait nullement sa présence, et le vieille homme n’éveillait pas la moindre pitié en lui, aussi ne se mêla-t-il de rien. Finalement, non sans avoir mis le feu à tout l’édifice de la communauté sectaire, Elézim quitta enfin les lieux et redevint un peu lui-même, ce chasseur amical qui avait demandé de l’aide.

« Un plaisir. » Aerdris était recouvert de sang et se contentait de tenir son large sourire habituel, après tout cette histoire se terminait bien, et la bataille avait été agréable, nul besoin de se plaindre ou de revenir sur ce qui s’était passé. « Maintenant dirigeons nous vers le village et occupons-nous de la population locale. Je ne sais pas comment ils vont prendre ce que nous venons de faire, aussi restons sur nos gardes. »

Le chasseur, encore sous le choc et bien trop occupé par ce qu’il avait en tête, ne remis nullement en question les propos de son allié et le trio regagna le village, non sans une bonne marche qui sembla s’éterniser, entrecoupée d’une bonne séance d’équilibrisme avec les cordes qui étaient les seules traces encore visibles de ce qui constituait le pont. Finalement, le trio gagna enfin leur destination.

Sur place, une vingtaine de paysans étaient regroupés à l’entrée et tenaient de nombreuses armes improvisées. La quasi-totalité était des femmes, mais il y avait aussi quelques enfants, indéniablement ils étaient en attente de leur venue, et une femme, brune s’avança, visiblement proclamée chef des survivants. Plutôt belle, la paysanne tremblait, et lâcha même son arme en apercevant les nouveaux venus. Quelque chose était étrange dans la manière qu’elle avait de regarder Elézim. Aussi Aerdris préféra laisser son compagnon prendre les devants.

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Elézim Luville

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Sam 26 Déc - 19:56

« La belle et le clochard. »
 
Les quelques survivants partaient de leur côté. Quant à Aerdris et moi, nous nous redirigions vers le village. J’étais d’un calme silencieux. Agnor était parti se promener plus loin, et Aerdris menait le petit groupe. La marche était longue et pénible. Nous arrivions à un pont. Enfin, ce qui en restait, avant de traverser, je jetais un coup d’œil dans le précipice. Et respirait un bon coup. Je traversais à mon tour. Le village était désormais en vue. Mais un mouvement de foule était visible.
 
Les femmes dirigeaient des bâtons et des fourches vers nous. Des enfants nous regardaient de loin. Une femme s’avançait dans notre direction. Je posais ma main sur mon arme, quand elle me glissa des doigts. Mais je n’étais pas le seul à laisser tomber mon arme, la jeune femme aussi. Je levais la tête la lumière du soleil m’éblouissait, je me protégeais les yeux.
 
Les larmes me montaient aux yeux. Des cheveux bruns, rouge, un grain de beauté sous son œil gauche. Moi qui la voyais si loin de moi, était bien juste en face de mes yeux. J’ouvrais la bouche :
 
« Aélia ? »


Aélia:
 
La jeune femme se jeta dans mes bras, elle riait, et pleurait en même temps. J’étais abasourdi, une larme coulait. Je la serrais fort contre moi. Je comprenais enfin le sens des mots du vieux marchand. Les villageoises et les enfants ne savaient pas trop comment réagir. Et Aerdris c’était écarté. Quant à Agnor, il se contentait d’observer la situation de loin.
 
« T-tu-tu es vivant . . . »
 
Aélia, me souriait tout en séchant ses larmes, avant de me donner un coup de poing sur l'épaule. Toujours fidèle à elle-même. Je l’attrapais par les épaules et l’enlaçais une nouvelle fois. Avant de me diriger vers les autres villageois.
 
« Votre soi-disant Maître Saroumen, est mort. Ce tortionnaire, je l’ai tué . . . »
 
Je voyais dans leur visage d’innombrables émotions ressortir, de la colère, de la peur, de la tristesse, de la joie. Ces personnes avaient subi un lavage de cerveau, ce n’était pas étonnant de voir l’incompréhension se dessiner sur leur visage. Puis comme si un poids énorme venait de se délivrer de leurs épaules certains commençaient à pleurer, sous l’œil des enfants qui ne comprenaient pas la situation. J’enchaînais donc.
 
« Cet homme se servait de vous pour s’enrichir, il gardait ses richesses dans sa grotte, et n’hésitait pas à torturer si nécessaire, vous êtes maintenant libre de faire ce que bon vous semble. »
 
Un enfant me jetait une pierre, je titubais et sentais un liquide chaud couler sur mon front. L’enfant en question avait détalé comme un lapin. Aélia venait à ma rencontre, et essuyait le sang sur mon front.
 
Je sifflais, mon compagnon était prêt à sauter sur les villageois à cause du geste de cet enfant. Je le calmais en lui montrant que je n’avais pas grand-chose.
 
« Aélia, il y a tellement de choses que j’ai envie de dire, mais on doit d’abord régler le problème de ce village. »
 

Je savais de sources sûres que des runes magiques étaient disposées dans le village, embrumant petit à petit l’esprit de ceux qui y habitaient.

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Dernière édition par Elézim Luville le Sam 23 Jan - 12:27, édité 1 fois
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Aerdris Daedran
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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   Dim 27 Déc - 15:48

"Aélia ?"

Le rencontre entre ces deux êtres séparés par l'horreur et la souffrance toucha plus Aerdris qu'il ne le laissa paraitre, mais aussi en grande partie parce que cela lui rappelait une histoire nettement plus personnelle. Pourtant il y avait encore plus urgent que de s'attendrir devant une scène, aussi heureuse soit elle, le village semblait encore souffrir partiellement de l'influence malsaine du mage.

Il fallut quelques instants pour qu'Elézim explique la situation au serpent blanc, et encore quelques autres pour réussir à trouver la premières pierre runique nécessaire au désensorcellement des villageois. Heureusement Aélia se révéla une aide extrêmement appréciable et les runes furent récupérés en moins d'une heure.

Finalement les villageois se tinrent tranquilles, craignant sûrement les deux combattants imprégnés du sang des soldats et maîtres du village, mais aussi sûrement du loup les scrutant avec colère tout le long de la recherche.

Une fois que les pierres furent regroupées, Aedris récupéra le marteau de la forge locale et brisa une à une les runes libérant totalement l'esprit des villageois qui semblèrent alors sous le choc, plusieurs minutes durant ils tremblèrent et eurent du mal à se tenir debout, puis peu à peu semblèrent réapprendre à observer le village qu'ils habitaient. La plupart laissèrent éclater leur joie par les larmes d'autres par la colère, en piétinant les affaires des deux mages.

Cette fois, la domination magique était réellement terminée et le village libéré. Aerdris n'avait donc plus besoin de rester sur place, son livre devait être continué et son œuvre parachevée, heureusement la situation de ce village pouvait largement servir pour les doctrines de l'ordre, mais aussi était un véritable terreau fertile pour l'imagination du serpent blanc.

"Elézim, ce fut un plaisir que de combattre à nouveau à tes côtés. Je suis réellement heureux que tu ais retrouvé cette femme, mais notre route se sépare ici, j'ai encore tant à faire.

J'espère qu'une nouvelle fois, notre route se croisera dans le futur. Bonne chance pour la suite."
Puis Aerdris caressa le pelage d'Agnor. "Toi aussi mon brave.Veilles bien sur ton maître."

Et le serpent blanc se détourna et repartir pour rejoindre les sentiers qu'il connaissait, il était plus que temps de revenir au fort de l'ordre désormais.

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MessageSujet: Re: [Quête] Le passé, le village et le mage. [PV Aerdris]   

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