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 Quête Event 2 - La famine et le désespoir

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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Ven 6 Nov - 7:53

J'étais de retour à la réalité après cette rude épreuve qu'avait représentée la mise en sécurité des habitants de la capitale des Ellès. J'avais maintenant besoin d'une bonne nuit de sommeil, d'être tranquille pour quelque temps, seulement histoire de reprendre des forces. Je ne voulais pas vraiment faire une pause, les héros n'avaient pas le temps pour ce genre de distraction, mais je n'étais pas un héros, que simplement moi, Meltiel le petit magicien blanc qui ne veut qu'aider. Même si je ne souhaitais pas réellement me reposer, mon corps me l'imposait. Je me reposai donc dans un petit abri temporaire qu'avaient érigé les survivants de l'attaque. Ma couche n'était pas très confortable, mais j'étais beaucoup trop fatigué pour que cela m'empêche de fermer l'œil.

Au petit matin, je me remis en route, j'avais l'intention de retourner à Ashenwall, je devais retrouver Arialas et Camille. Pour ce faire, je devais parcourir le territoire des Ellès, ma route serait parsemée de petit village, il me serait donc possible de faire quelques petits arrêts en chemin, histoire d'arriver dans le pays enneigé bien reposé, avec un peu de chance la guerrière me proposera une quête qui encore une fois me fera voyager jusqu'aux confins de notre monde à la recherche d'un trésor à l’autre objet de grande valeur. Une chose était certaine, je ne m'ennuyais pas à ses côté, la guerrière était toujours prête pour l'action et représentait une très bonne partenaire de voyage. Je me mis donc enfin en marche après un petit repas sommaire avalé en vitesse, je remerciai les paysans promettant de revenir le plus vite possible leur rendre visite, histoire de leur offrir un coup de main. Après plusieurs heures de marche, j'arrivai à un village, je ne m'étais pas reposé autant que je l'aurais espéré, mes jambes étaient déjà fatiguées de supporter mon poids. J'entrepris donc de faire dort et déjà un premier arrêt, m'offrant ainsi un véritable lit pour cette nuit. Je me dirigeai donc vers la plus proche auberge, je poussai la porte en entra dans l'établissement, le construction ne semblait tenir qu'à une file, étant dans un état lamentable, je n'avais cependant pas le choix s'était la seul auberge à des lieues à la ronde.

Je m'avançai au comptoir pour prendre possession d'une chambre pour la nuit, l'aubergiste me regarda d'un air désespéré. Il ouvrit la bouche avant même que j'arrive à son niveau.

- Je suis désolé mon bon monsieur, mais je n'ai rien à manger et pas plus à boire. Je ne peux même pas subvenir à mes propres besoins, vous imaginez bien !

Les paroles de l'homme me semblaient insensées, jusqu'à que mon regard fit le tour de la pièce. L'ensemble des clients possédait le même air décrépit au visage, plusieurs étaient légèrement blessés, quelques égratignures parsies et parla, pour d'autre ça semblait plus grave. Je finis de m'avancer vers le bar et y pris appui avant de répondre à l'aubergiste.

- Je ne viens pas ici pour prendre un repas, je souhaite plutôt une chambre... Mais vous avez piqué ma curiosité, qu'est-ce qui s'est passé ici ? Ou plutôt que ce passe-t-il ?

Au même moment la porte de l'établissement s'ouvrit et un homme fit son entrée.

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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Sam 7 Nov - 14:54

Tout est dévasté. Keith arpente les rues mortes du village en constatant les atrocités commises par les flibustiers. Tout n'est que misère et cendres. Les forbans ont envahi les lieux comme un raz-de-marrée, ils ont mis le feu aux maisons qui ont brûlé comme de la paille, ils ont séquestré des femmes et leurs quidams devant les yeux des maris et des grands-pères impuissants, ils ont rendus encore plus infirmes ceux qui avaient déjà du mal à se remettre du Cataclysme et qui traînaient leur galère aussi péniblement que l'impose l'absence d'un bras ou d'une jambe, plaie déjà cautérisée par le souffle du Dragon. Ce village, aussi modeste fut-il, était indiscutablement rongé par le chaos, gangréné par le sort, repoussé par la Déesse. Après l'attaque providentielle du Dragon, de laquelle il se rebâtissait avec peine, il avait essuyé l'assaut des nombreuses lames des misérables squelettiques. Il s'y passait quelque chose de particulier que le religieux n'assimilait pas. Ce village était maudit.

Pourtant, ce n'est pas cette malédiction qui avait intéressé l'Apôtre de la Nuit au premier abord. S'il s'était proposé en tant qu'émissaire de la Foi pour venir en aide aux populations désoeuvrées par l'assaut des "blafards", comme il aimait à surnommer les pirates squelettiques, c'était d'abord pour élucider le mystère caché par ces faciès d'outre-tombes et leur réputation de "revenants". Cette invasion imprévisible ressemblait indiscutablement aux célèbres attaques fantômes que les légendes associent à la profanation, à l'occulte, à la magie noire. Les blafards devaient être liés de près ou de loin à la pratique mystique de la nécromancie, raison pour laquelle l'Apôtre de la Nuit exprimait un vif intérêt à leur manoeuvre : il invoquait lui-même des forces occultes, puisque ses chevaliers du chaos étaient issus du même style de processus. Officiellement, il venait renforcer les unités de soutien humain et médical, professer les paroles vertueuses et accompagner, si besoin, les expirants dans leur passage vers l'autre monde ; mais en réalité, il ne souhaitait que s'enrichir du chaos ambiant en étudiant l'invasion et les blafards. Qui sait, peut-être pourrait-il même rencontrer la source du phénomène et conclure avec lui un pacte avec lui ? La pratique de la nécromancie était réputée pour son efficacité ; elle ne pouvait devenir que redoutable compte tenu des pertes causées par l'attaque du Dragon. Keith s'imaginait d'ores et déjà parcourir les tombes des héros légendaires pour ressusciter les plus redoutables d'entre eux : utiliser les cadavres de Sen, Ren, Oona, Fercon Sucluborgne, et tant d'autres, et construire avec eux sa propre garde royale en les manipulant telles des marionnettes, cela ne pouvait qu'augurer un rayonnement mondial. La présence des blafards était sans doute un message de la Déesse pour Keith, un cadeau de la providence. Il ne pouvait manifestement pas l'ignorer.

Il avait établi sa résidence dans ce village après qu'il ait essuyé l'assaut. Il devait d'abord en apprendre plus sur les pirates, avant d'entreprendre son éventuel projet d'association. Ses effets avaient été rassemblés dans une sorte de tente militaire, avec une toiture rectangulaire et une surface assez grande pour qu'une quinzaine de personnes y trouvent refuge. Dans cette tente ne résidaient cependant que trois individus : lui et ses deux gardes, qui surveillaient la petite résidence mobile avec un oeil avisé. Le religieux préférait de loin s'aventurer seul dans le village et laisser ses deux hommes devant sa tente plutôt que d'être accompagné au risque de se voir dérober tous ses biens : en effet il cachait dans cette minuscule demeure des choses que nul ne devait approcher. Même ses gardes, faisant chambre à part sous ce refuge militaire, avaient obligation de ne pas pénétrer l'aire réservée à l'Apôtre de la Nuit. Ils y trouveraient, s'ils en approchaient, la collection profane de l'émissaire de la Foi : des membres découpés de blafards, trouvés dans les rues, du sang de batraciens et d'hommes, des yeux d'animaux et d'enfants, des drogues douces d'Ashenwall, et toutes sortes d'autres éléments recueillis sur les morts, permettant d'exécuter des rituels sataniques et d'en apprendre davantage sur l'envahisseur. Tout cela n'appartenait qu'au religieux et à lui seul.

Seulement il ne pouvait consacrer son temps qu'à cette seule fin ; son devoir n'en demeurait pas moins de secourir les villageois, et en ce sens il avait entendu parler d'une auberge miteuse qui rassemblait nombre de sinistrés attendant leur heure. C'est la raison pour laquelle il avait poussé la porte de l'établissement, se sachant attendu par plusieurs partisans. Dès lors qu'il fit le premier pas dans le rustique endroit, un grand nombre de regards se tournèrent sur lui et étudièrent son costume : l'allure du mage noir incarnait la noblesse et la foi, et l'homme inspirait indiscutablement la pureté et le salut. La nuit semblait se noyer dans son corps, mais son regard ressemblait à un reflet de Lune. Il captivait ainsi l'attention par sa seule apparence aux couleurs nocturnes, étrange mélange de ténèbres et de lumière prodigue. Profitant d'un silence spontané, il prit la parole pour s'adresser à tous.

- Bonsoir, mes Frères. Je suis Keith Walderen, émissaire de la Déesse et Apôtre de la Nuit. Je viens à vous pour entendre vos prières et attirer vers vous la bénédiction de notre Vénérée. Que ceux qui cherchent le salut viennent à moi. Je vous écouterais et vous prodiguerais mes conseils ; donnez-moi simplement quelques instants pour m'installer.

Sur ces mots, il s'assît à la table la plus proche, de laquelle quelques moribonds s'écartèrent par respect pour son statut de religieux. Il étala sur cette table une nappe noire, et disposa sur cette dernière quelques éléments sacrés : de l'eau bénite, une bougie blanche sur un socle précieux, un livre saint, et autres petits détails inspirant la tranquillité et la foi. Il étala derrière lui d'autres outils, destinés à prodiguer quelques soins légers. Ne disposant pas de grand chose, il ne pouvait que panser quelques plaies et intervenir sur de petites pratiques sanitaires ; rien de bien glorieux en soi. Dans la file, on laissa passer en priorité, par principes, les plus atteints, puis les femmes et enfants. Keith accueillît son premier patient avec un mouvement de recul : l'homme en question avait camouflé la moitié de visage qui, en réalité, n'avait plus lieu d'être : sa mâchoire avait été arrachée et l'on voyait sans peine la base de sa trachée. Une haleine putride, proche de celle de la mort, s'échappait de cette dernière, et du sang coulait le long de sa gorge. La blessure était difficile à voir, difficile dans le sens où il fallait supporter de voir une chose aussi atroce. L'homme, ne sachant plus parler puisqu'il n'avait plus de langue, posa sur la table le reste de sa mâchoire et joignît ses mains en tremblant. Par ces signes, il indiqua à l'Apôtre sa volonté de donner une dernière prière pour que la Déesse abrège ses souffrances. Des larmes coulaient sur ses joues. C'était évident : ses heures étaient comptés et il ne lui restait plus grand chose à vivre. Probablement qu'il se donnerait lui-même la mort après avoir rencontré l'homme de Foi. Keith, gardant son sang froid, posa sa main sur le livre saint et commença à réciter quelques paroles.

- Ô toi divine, ô que la chose est sublime d'avoir créé les hommes. Nous t'honorons chaque jour que tu fais et respectons la condition dans laquelle tu nous as fait vivre ; gloire à toi, gloire à ton nom, ...
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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Lun 9 Nov - 7:24

Je me retournai vers le nouvel arrivant dans l'espoir d'identifier la personne qui venait de m'interrompre involontairement, bien sûr. Il s'agissait d'un homme vêtu de noir, il respirait la noblesse, l'ensemble de son accoutrement laissait présager qu'il n'était pas du coin, vu la grande qualité de ses vêtements. Il était totalement vêtu de noir ce qui ne m’aida pas à me détendre, était-il ici pour aider ou plutôt pour chercher les ennuis ? Il n'avait pas la carrure d'un guerrier, mais il n'était pas à rejeter la possibilité qu'il soit un mage, un archer ou encore un assassin préférant l'agilité à la force brute. Il prit rapidement la parole ce qui eux tôt fait de faire disparaître l'ensemble de mes doutes. L'homme se présenta sous le nom de Keith Walderen, émissaire de la déesse, il était donc un saint homme, je pouvais me détendre et reprendre mon interrogatoire. Je ne pu, cependant m'empêcher de grimacer sur les mots qu'il avait employés, un émissaire ? Ma propre vision de la déesse étant totalement contraire à une représentation sous une forme humanoïde, pour moi la déesse n'était un être, mais une force. Par conséquent, il n'était pas possible de prétendre être son représentant, car cette force était présente en chacun de nous. Je décidai de ne pas faire de vague et retourna mon attention vers l'aubergiste qui répondit à ma question.

- Nous avons essuyé beaucoup de perte suite au passage de ces pirates, ils ont détruit la plus grande partie de nos récoltes, en plus des pertes humaines, des blessés et des dommages matériels. Nous fessons notre possible pour remonter la pente, mais ce n'est pas simple...

Les mots de l'homme me touchèrent directement au cœur, il ne m'était plus possible de suivre mon plan initial, je devais offrir mon aide à ces gens et ce peu importe le temps que cela me prendrait. J'aurai toujours l'occasion de me reposer et d'enfin retrouver Arialas, plus tard. Je pris donc la parole pour signaler mes intentions à mon interlocuteur.

- Je vous aiderai dans cette lourde tâche, je suis soigneur, il met donc possible d'au moins soigner les blessés, je resterai le temps qu'il faudra... je vous le promets, mon ami.

Je ponctuai ma phrase d'un sourire honnête, je pus voir un air de soulagement se dessiner sur le visage de tavernier. Il glissa sa main sous le comptoir, ressortant une clé, qu'il lança dans ma direction, je l'attrapai aux voles. Il me remercia et je fis de même avant d'amorcer la montée des marches qui me séparait de ma nouvelle chambre. J'entendis alors raisonner la voix du prêtre, il semblait faire appel à la divinité, j'en avais déjà assez entendu et je me dirigeai vers lui d'un pas décidé. Déjà beaucoup de gens en quête d'aide s'étaient amassés devant lui, ce qui me ralentit légèrement, mais j'arrivai finalement devant lui. Je laissai tomber lourdement ma main sur la table et ouvris la bouche.

- Assez de sottise !

Mes yeux croisière les outils qu'il avait étalé sur une table derrière lui, il s'agissait certainement d'outil médical, mais qui ne mènerait certainement à rien, leur utilisation était maintenant ressuait, apportant plus souvent la mort que la guérison. Mon regard se posa ensuite sur ce qui était devant lui, divers élément sacré en lien avec le culte de la déesse, décidément un fervent défenseur de la pensée traditionnel. Je poursuivis mon intervention, d'un ton cette fois beaucoup plus calme, me retournant vers la masse derrière moi pour que tous soient témoins de mon intervention.

- Que peut faire votre déesse pour cet homme ? Rien et ces outils non plus d'ailleurs - pointant les outils-, ils sont d'une inutilité désarmante, malheureusement... Je ne suis pas un saint homme, mais je ne suis pas non plus athée, je crois en la déesse, mais cette déesse est en chacun de nous... vous seul pouvez faire appel à elle, cet homme ne peut rien pour vous- pointant cette fois, l'homme habillé de noir -... vous seul êtes en mesure de faire naitre l'espoir vers votre idéal, dans la plus sombre des nuits, vous seul êtes en mesure de prendre les choses en main, personne ne le fera pour vous... pas moi, n'y lui ou encore cette déesse. Il vous incombe à vous tous de faire changer les choses.

Je saisis le reste de la mâchoire de l'homme qui se trouvait maintenant juste derrière moi, je fis glisser le bout de tissus qui dissimulait la blessure. J'approchai l'os de la plait, laissant échapper ma lumière bleutée de la pomme de mes mains. Je me concentrai longuement pour guérir au mieux les tissus endommagés, espérant être en mesure de reformer les tissus manquants et d'enrailler l'infection qui commençait à se rependre dans son organisme.  Après plusieurs minutes, je réussit à reformer une partie de ses tissus musculaires, de sa peau et d'arrêté les saignements ainsi que la progression de son infection. La blessure restait cependant à vif, je n'avais pas été en mesure de reformer complètement sa peau, il restait donc très sensible aux infections, mais également à tout contact. Je m'adressa à l'homme que je venais tout juste de soigner.

- Maintenant que je vous est montré la vois, saurez-vous trouver la vois du rétablissement ? Garder toujours la plait couverte, prenez soin de vous et j'ai bon espoir que vos jours ne sera plus compté, votre sort est maintenant entre vos mains et ton rétablissement ta responsabilité.

Je me retournai vers Keith et me présenta finalement à lui.

- Je suis l'oiseau indigo dont les ailes protègent les plus démunis d'entre nous, l'on m'appelle également Meltiel, je m'excuse de mon intervention légèrement brutale, mais je ne partage pas votre foi, du moins pas comme vous l'entendez. Pour moi le peuple doit arrêter d'attendre qu'un être divin vienne à leur secours, il doit devenir adulte et se prendre en charge... ne compter que sur lui même.                    

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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Jeu 12 Nov - 22:45

La haine. C'est le sentiment qu'avait suscité l'étranger dans le for intérieur de Keith. L'émissaire ressentait une chaleur terrible envahir ses poumons, comme s'ils entraient spontanément en éruption, et il crût un instant être en mesure, tel le Dragon, de cracher des flammes. Il aurait, s'il avait pu, brûlé vif le sacripant et son culot de profane : insulter un homme de religion devant des fidèles était un acte impardonnable. Remettre en question, par la dialogue d'homme à homme, la manière dont la Déesse pouvait se manifester, cela était chose concevable, bien qu'outrancière pourtant. Mais faire un plaidoyer accusant la foi de toute une communauté d'individus ayant consacré leur vie au culte de la Déesse, et ceci sans pudeur, devant les sympathisants, était d'une audace démesurée. L'hérétique méritait certainement de voir sa tête sur l'échafaud ; fort heureusement pour lui, l'Eglise avait elle aussi à se reconstruire et il fallait du temps pour que les hommes acceptent de faire couler de nouveau le sang en son nom.

Tandis que le profane jouait son théâtre, Keith murmurait entre ses dents des versets sataniques, maudissant celui qui venait de le salir devant tous. Il imaginait l'homme gémissant sous la torture, le corps mis a nu devant la foule, et soulevé devant elle comme un drapeau de misère. Ceci dit, l'homme de foi était intelligent, il ne voulait pas protester sans réfléchir : la réaction aurait été jugée puérile, et il fallait agir en finesse pour prendre l'ascendant. L'espace d'un instant, tous ses projets nécromanciens s'étaient envolés, balayés par une vague de furie intrinsèque. Le seul objectif qu'il avait à présent était de ne pas se laisser entraîner pour cette colère qui prenait, tout à coup, une place considérable dans son être : il avait horreur que sa dignité soit disputée par un hérétique mais ne pouvait, pour autant, perdre sa crédibilité devant lui. Il laissa faire, continuant ses murmures avec un timbre trop bas pour qu'il puisse être saisissable : il invoquait les démons pour lui apporter la maladie, le poison, la misère, la douleur et la mort de tous ses proches, autant de projets noirs et souterrains, autant de paroles médisantes que le prêtre évoquait tout bas pour garder son calme. Certainement qu'en retrouvant ses effets il chercherait à exécuter une somme de rituels pour que le profane soit effectivement puni par la malédiction. Il avait joué à un jeu dangereux en s'attaquant à un homme protégeant la Déesse : il allait connaître la colère du mage noir qui se cachait derrière ce dernier.

L'oiseau indigo, qui eut même le culot de prononcer son nom devant tous, fit bonne impression devant la file d'attente des partisans. En recollant la mâchoire du moribond, il avait prouvé à tous la valeur de ses propos et l'efficacité de ses convictions. Il était soigneur et devant son agilité à réparer les plaies, il gagna la sympathie des adeptes, qui tout à coup se mirent à observer en silence le prêtre. Meltiel gagnait un point par rapport à Keith : l'un pouvait prouver ses dires par la démonstration de ses pouvoirs, quand l'autre ne pouvait prouver l'existence de la Déesse sous aucune manière. L'Apôtre de la Nuit, voyant le culte bafoué et reconnaissant son heure, se leva de sa chaise pour intervenir, tout le monde attendant sa réaction. Avec un calme infini, il se mît à applaudir gentiment, comme pour se railler de Meltiel avec une sorte d'ironie.

- Bravo, oiseau indigo aux ailes bienveillantes. Votre surnom est bien choisi ; jamais de ma vie je n'avais entendu de paroles si volatiles. Soyons honorés de recevoir la bénédiction de notre chère petite volaille, venue pour bécoter les fesses des méchants !

Le prêtre disait ces mots en souriant, prenant l'intervention de Meltiel sur le ton de plaisanterie. La foule au demeurant ne pipait mot, car elle était partagée entre la crainte et l'humour. Keith commençait à jouir d'une certaine réputation, de par son charisme ; mais il n'était certainement pas connu pour être un plaisantin. Au contraire, l'Apôtre de la Nuit était connu pour être sage mais infâme : il faisait peu de sentiments, et sa rigidité et son allure n'inspiraient que méfiance. Certains avaient eu écho des "cavaliers noirs", ces deux guerriers venus d'on ne sait où pour secourir le prêtre lors d'une situation délicate : s'il s'agissait en réalité d'une invocation, conséquence des pratiques sataniques du mage noir, beaucoup pensaient, du fait de la rumeur, que la Déesse elle-même avait envoyé deux ombres pour protéger son prophète. Certains des individus ici présents avaient fait une petite trotte en sachant l'arrivée de l'émissaire imminente : beaucoup pensaient que l'Apôtre de la Nuit était effectivement béni, et qu'il s'agissait de l'un des meilleurs dans son domaine. La chose était, à peu de choses près, vraie. En conclusion, le soigneur avait suscité une vague de peur dans la file : plutôt que d'offrir plus d'espoir, il avait soulevé l'angoisse.

Keith profita de cet instant figé et de la crispation de la foule pour lancer son regard dans ceux de l'oiseau indigo. Le garçon en question était plus jeune que lui, peut-être plus naïf. Le mage noir pouvait faire la différence sur plusieurs aspects : le Verbe et la maturité notamment. L'un était un homme de discours, une sorte de politicien ; l'autre était soigneur et n'était certainement pas accoutumé à s'adresser au public. L'Apôtre soutenait le profane par son regard glacial : ses yeux d'azur étaient froids et pétrifiants. Ils évoquaient le couteau caché dans la manche : ils poignardaient ceux du profane sans scrupules. Ils étaient bien plus violents et meurtriers que ceux de ce dernier, bien qu'ils partagent la même couleur : si l'un était l'oiseau, l'autre était le prédateur.

- Pour parler plus sérieusement, ne pensez pas nous instruire avec votre puérilité. Vos paroles d'enfant ne touchent guère ceux que la vie a déjà frappé durement : le seul espoir que nous gardons, c'est celui d'un monde meilleur. Vous dîtes de bien belles paroles, jeune homme, mais vous ne connaissez rien du désespoir. Vous n'élevez pas d'enfants, ni ne souffrez le martyr. Ceux qui sont ici ne viennent pas pour écouter vos sottises. Occupez-vous de les guérir au lieu de cracher niaisement votre venin sur nos espoirs sacrés. Et, ne sachant guère si votre mère vous a instruit dans les règles de la courtoisie, je vous offre un conseil : ne me pointez plus jamais du doigt.

Le prêtre était bien moins enthousiaste que son antagoniste, et en cela il le prenait à revers : l'oiseau indigo n'avait pas le discours aussi redoutable que lui. Effectivement les paroles du soigneur étaient couvertes de pureté et de bienveillance ; elles étaient par nature bien moins fortes que celles, noires et médisantes, du religieux. Pourtant, dans son procès, Keith avait mis la manière, si bien que tous les visages se tournaient désormais vers le profane. Le mage noir comprît que tous avaient placé leur espoir en lui, et si l'homme était fatigué, il avait fait une grave erreur : il devait à présent assumer son pouvoir. Voyant l'ouverture, le mage noir plongea le couteau dedans :

- Chers fidèles, profitez des soins que notre oiseau nous apporte et vite, avant qu'une nouvelle vague de ces maudits pirates ne nous assiège encore.

Aussitôt, la quarantaine d'individus qui se tassaient dans l'auberge se jetèrent sur lui : tous désiraient être soignés avant les autres, et dans la panique, aucun de voulait respecter son tour. L'oiseau indigo fut bientôt noyé par un flot de partisans réclamant ses bons soins.
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Meltiel Wälle

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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Mar 17 Nov - 23:02

L'apôtre se mit soudainement à applaudir, je pouvais sentir l'ironie dans sa voix quand il prit finalement la parole, me crachant au visage son venin. Il m'insultait, en ne connaissant que mon nom et qu'une partie infime de mes pouvoirs ? Le pauvre avait vu sa foi en un être divin bafoué, la foule s'était ralliée derrière moi après ma démonstration. Plus l'homme d'Église ouvrait la bouche, plus je sentais la fébrilité au sein de la foule, pourquoi le craignait-il ? Il n'était certainement pas un archer encore moins un guerrier, est-ce possible qu'il soit également mage, rien n'était moins sûr, mais je devais quand même prendre garde, je n'étais pas à la hauteur d'un combat contre un mage offensif ne possédant que des pouvoirs de soutien. Il plongea son regard dans le mien, il était glacial rien n'était bon dans se regard, comment pouvait-il prétendre être un envoyé de la déesse ? Arialas avait-elle raison en mentionnant une déesse sanguinaire ? Non... La déesse n'existe pas, elle est présente en chacun de nous et ne représente pas un être à part entière, mais une énergie qui nous habite tout un chacun.  

Il ouvrit de nouveau sa langue fourchue, il ne savait probablement jamais autant tromper de toute sa vie. J'étais plus à même de comprendre la souffrance de ses gens qu'il ne le saurait jamais devenu orphelin très jeune, j'avais vécu plusieurs jours qu'avec mon désespoir pour me nourrir. Il pouvait bien parler, lui qui étant sans aucun doute bien portant, quoiqu'il est vécu dans le passé, il était maintenant bien loin du vrai monde enfermé dans sa bulle de luxure. Il parlait ensuite de mes paroles comme d'un venin ? Savait-il seulement écouter ? Certes les hommes de la région n'étaient pas les plus éduqués, mais il n'était pas saut, il saurait juger qui de nous deux ne cache pas sa fourberie derrière de belles paroles. Depuis le début, il ne faisait que parler quand allait-il prouver son point ? On ne construit pas un monde, une foi ou autre à l'aide de simple mot, s'il veut que j'accepte sa déesse qu'il me prouve son existence. Pour le moment, je restais là supportant son regard malsain, c’était dans un combat, bien différent de ceux que j'avais connus jusqu'à présent, qui s'offrait à moi. Il prit une dernière fois la parole, invitant la foule à profiter de mes soins, j'avais identifié la supercherie, il souhaitait couper court à notre discours cherchant à me noyer dans la foule de blessés. Bien rapidement, je fus entouré de personne désirant mes soins, j'eus beaucoup de mal à m'en sortir, promettant de soigner tous ceux qui le souhaiteraient, mais dans le calme.

Je réussit donc à calmer la foule après quelques minutes de chaos, j'étais maintenant assied sur une chaise, une longue file devant moi. Je commença à soigner quelque personne, bien que j'étais à bout de force, nul ne possédait de blessure aussi importante que mon premier patient, s'était beaucoup plus quelques égratignures ou des ecchymoses ce qui me demandais que très peu d'énergie, le mal de ses gens étant beaucoup plus d'ordre psychologique que physique. Une fois, bien installé je ne manquai pas de jeter un œil de côté de se pseudo religieux. C’était en accueillant chaque personne que j'offris finalement la bouche, prenant la parole pour la première fois depuis ses interventions.  

- La fourberie ne vous étouffe pas... Vous ne connaissez rien de moi, vous ne pourrez même pas imaginer ce que le jeune enfant que j'étais a vécu... Ne parler de ce que vous ignorez, cela ne fait que diminuer l'impact de votre éloquence si élégante. Je ne m'aventurerai pas sur des terrains que me son inconnu, mais je vois à votre accoutrement que peu importe votre passé, il est bien loin le temps où vous étiez à même de comprendre ses gens... Je vis parmi eux, je souffre et combats à leurs côtés... Avant d'atterrir ici, j'ai essuyé l'attaque de la capitale et je ne vous y ai pas vue...

Je me retournai quelques instants, me concentrant sur mon patient du moment. Je commençais à voir mon énergie magique me quitter peu è peu, je n'allais pas tenir longtemps, il faut dire que l'évacuation de la populace d'Oguld n'avait pas été une mince affaire. Je repris finalement
la parole ne souhaitant pas me faire un ennemi du prêtre, même si nos idées étaient opposées.

- Je ne vous dirai jamais en quoi croire ou ne pas croire, votre foi est bien différente de la mienne, mais il n'en reste pas moins que nous croyons chacun à notre manière qu'il y a plus que l'humanité en cette terre, qu'elle se présente sous la forme d'énergie ou de personnage divin, cela ne mérite pas que l'on ce battre. Je ne réussirais jamais à vous faire changer d'avis et vous n'y arriverais pas non plus, alors pourquoi ne pas nous entraider ? Je crois que ses gens on besoin de quelques choses en quoi croire et certain ne sont pas près à croire en eux même, pourquoi vous ne reprendriez pas votre lecture ? Je m'excuse encore une fois de mon intervention brutale, je ne suis plus vraiment moi même depuis cette attaque...

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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Jeu 26 Nov - 22:24

En définitive, l'idée de Keith fut avortée par le calme bienveillant de l'hérétique. Il réussît de façon surprenante à apaiser les esprits, et esquiva ainsi le raz-de-marée des infirmes, boiteux, malades, blessés, des femmes et des enfants, des quidams et des claudiquant, de toute cette tourbe vautrée dans la misère et le désespoir. Pourtant, une tension demeurait dans les rangs, car si par conscience ils parvinrent à retrouver leur aise et patience, ils n'en demeuraient pas moins hâtés de pouvoir profiter des bons soins du mage blanc ; inévitablement l'atmosphère était lourde de doutes. Parmi les remarques les plus audibles, Keith notait souvent la même : l'oiseau indigo n'avait ni le temps ni l'énergie de soigner tout le monde en un seul soir. Et si une autre vague de tourmentés venait à submerger l'auberge le lendemain ? Certains savaient à coup sûr qu'ils dormiraient avec leur mal ; mais parmi eux les plus sceptiques doutaient que celui-ci disparaisse un jour, car la présence du mage ne pouvait que soulever des rumeurs et attirer les foules. Ils risquaient probablement de perdre leur chance avec cette apparition si aguicheuse, si bien qu'ils jouaient discrètement des coudes pour se faire la place. L'aubergiste savait pertinemment que le mage était magnétique, et l'on sentait dans son regard de commerçant la puissance manifeste de son avarice : Meltiel allait sans nul doute faire sa fortune en attirant autant de monde.

Keith savait qu'il pouvait mettre sa pierre à l'édifice en entrant en scène. Avec l'autorité de l'Eglise, il saurait très certainement organiser le problème de manière à ce que tout le monde y trouve son compte ; d'ailleurs, il pouvait lui-même contribuer aux soins, quand ces derniers n'exigeaient pas nécessairement de facultés particulières pour les traiter. Il pouvait aussi jouer de son rayonnement pour faire naviguer des vivres jusque dans cet ultime bastion des blafards, afin de nourrir les plus démunis. Cela, un homme d'Eglise était capable de le faire, en l'occurrence grâce à son réseau de connaissances et aux privilèges associés ; un mage blanc, en revanche, seul qu'il devait être dans son érudition marginale, aurait tôt fait de voir toutes ses ressources subtilisées par les prédateurs les plus voraces parmi ces hommes en désarroi. L'oiseau indigo ne pouvait guérir le monde par son unique pouvoir. Avec le soutien de l'Apôtre de la Nuit, tout devenait miraculeusement possible.

Mais le mage noir s'y refusait. Meltiel avait beau lui tendre la main pour conclure un accord, il ne récoltait que le mépris du religieux. Il avait osé le défier sans coup de semonces ; il en subirait les désastreuses conséquences. Il ne fallait pas compter sur l'humilité de Keith et sa tolérance ; il n'en avait pas. Il était tout simplement incapable de s'associer à un être nuisant à son leadership, et bafouant tout ce en quoi il croyait depuis la nuit des temps. L'oiseau indigo pouvait bien dans l'absolu s'incliner devant lui, rien ne changerait la donne : pour le mage noir, c'était se trahir soi-même que de pactiser avec cet ennemi. Plutôt que de la soutenir, il fallait l'abattre, sans faire de sentiments. Qu'importe le peuple.

Il n'y eut donc pas de faux rebond. Pas de retournement de situation. Cette tentative de négoce du mage blanc tomba dans un lac oublié. Keith ferma son ouvrage et remis en bagages ses reliques, ainsi que tous les biens qu'il avait étalé sur la table. Il se leva aussitôt, et se dirigea d'un pas tranquille vers l'importun, tandis que ce dernier traitait une femme brûlée au deuxième degré. Il se pencha vers l'homme, lui murmurant à l'oreille les choses qu'il avait à lui dire, de sorte que ni sa patiente, ni les protagonistes de l'auberge ne puissent entendre leurs messes basses.

- Ne comptez pas sur moi, oiseau indigo. Je ne pactise pas avec ceux qui insultent notre culte. Le Diable vous emportera au plus vite, je l'espère. Vous savez, il y a pire que ceux de mon espèce, qui utilisent la foi pour donner de l'espoir au peuple, même si rien n'a jamais prouvé l'existence de la Déesse. Il vaut mieux mentir avec un discours qui rassemble pour éviter le malheur, que de mentir en prétendant pouvoir guérir tout le monde, en divisant la foule par la nécessité. Vous leur faîtes une promesse que vous n'êtes pas en mesure de tenir, vos pouvoirs n'étant pas infinis : votre mensonge est bien plus odieux que le mien, car je ne prétends pas pouvoir résoudre leurs problèmes à tous. C'est ce que vous, vous avez fait : c'est votre audace provoquera le chaos.

Sur ces derniers termes jetés au visage du mage comme un dépose un bouquet de fleurs sur un tombe, ou comme on jette les pétales d'un amour déchu aux flammes, le prêtre quitta l'hospice, sans adresser le moindre aux occupants de l'auberge. Il avait été floué par l'inconnu, et celui-là le paierait cher. Sitôt qu'il rentra dans sa tente, il convoqua ses deux gardes, qui furent missionnés pour étudier les agissements de Meltiel, sans faire de litiges. Le prêtre avait tout à parier que ce dernier logerait dans ladite auberge, au regard de la tâche qui lui incombait ; c'est le lieu sur lequel il précipiterait ses cavaliers noirs, lorsque la nuit serait à son heure la plus ténébreuse, pour tendre ses filets sur le profane. Pour l'heure, il devait cependant attendre que le flots de patients s'éteignent, et que son ennemi exige une petite période de sommeil. Il aurait alors la surprise la plus épouvantable de sa vie.
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MessageSujet: Re: Quête Event 2 - La famine et le désespoir    Sam 30 Jan - 6:43

Le mage noir ignora ma louable proposition se contentent de rassemblé ses affaires. Je ne m'en souciai que très peu, je n'avais rien à faire d'un homme avec un tel entêtement. Je reconnaissais avoir pu légèrement ébranler son égo, mais un homme d'honneur savait admettre les failles de ses croyances pour le bien de tout ce que cet homme ignorait visiblement, totalement aveuglé par sa Déesse. Je me remis donc au travail en ignorant le prêtre qui était toujours en train de rassembler son bazar. J'étais en train de soigner une jeune femme qui avait été ravagée par le feu quand il s'approcha de moi et me murmura à l'oreille d'autres phrases emplies de poison dont il avait le secret. Je n'avais pas peur de lui, il venait de s'admettre vaincu devant moi avec son refus et de plus devant une foule de témoins. Je n'avais qu'une seule chose à faire pour que ma victoire soit totale, rendre réel l'ensemble de mes dires aux yeux de la population de ce pauvre village. Le mesquins n'avait pas tords sur un point la tâche n'allait pas être des plus simples, mais il ne fallait pas sous-estimé un homme qui avait aussi souvent été confronté au pire et se depuis son plus jeune âge. Un sourire en coin germa sur ma joue gauche, du côté au s'était penché le vilain, et je répondis à son appelle dans un ton de défis.

- On verra bien ~

L'homme quitta l'auberge dans le silence le plus total, comme un chien venant d'être corrigé par son maître. L'ensemble des gens présent dans le grand hall fixèrent la porte même de longues secondes après que l'homme en lequel il avait placé tant espoirs eu disparu. Puis les regards se tournèrent vers moi, je les ignorai totalement continuant la tâche qui allait m'occuper durant encore une grande partie de la soirée. Cette dernière intervention de l'homme en noir m'avait ravigoté, elle avait au moins stimulé mon orgueil, je ne pouvais pas échouer dans ma mission. Après quelques heures de soin et plusieurs patients, parmi les plus grave maintenant hors de danger de mort, je m'arrêtai pour la nuit sous les plaintes de ceux que je n'avais pu soigner. Je pris cependant rapidement la parole pour faire taire les doutes à mon sujet.

- Je m'excuse, je ne suis pas un Dieu, je ne peux tous vous soigner ce soir en raison de mes limitations physiques... Cependant, je vous promets en tant que citoyen des Ellès depuis mon plus jeune âge de rester auprès de vous le temps qu'il faudra !

Je me levai et me dirigea vers le bar où je commandai un verre d'eau avant de reprendre.

- Chaque jour dès l'aube, je serai assied à cette table et soignerai tous ceux qui seront dans le besoin et ceux aussi longtemps qu'il faudrait. Par la suite, je m'engage à mettre mes mains et l'ensemble de mon savoir dans le domaine de l'agriculture à votre disposition. Je n'ai personne qui m'attend à la maison, je suis orphelin sans famille.... C'est faux, vous... le peuple d’Ellé vous êtes ma famille...

Les gens commençaient à quitter les lieux visiblement satisfaits de mon intervention, je reçus également plusieurs remerciements de mes patients de la soirée. Un homme m'offrit même le repas du soir que je refusai, mes services étaient totalement gratuits. Il sembla comprend ma vision, mais insista pour partager ma table ce que je ne refusai pas. Au cours du repas, il se présenta comme étant un ancien soldat à la retraite depuis quelques années. Le soldat commença en souligna incroyable utilité de mon pouvoir ainsi que ma grande générosité, ce qui me donna une légère teinte de rouge. Il poursuivit en plongeant son regard dans le mien et je sentis le ton de sa voix devenir soudainement plus grave. L'homme me mit en garde contre le mage noir, selon lui le prête nageait dans certaine affaire pas très saine pour le visage, il me parla qu'il récoltait depuis sont arrivé plusieurs membres d'ennemis vaincu, il l'avait vue lorsqu'il s'était introduit dans la tante de ce dernier dans l'espoir d'avoir des réponses, n'ayant jamais fait confiant à l'individu. Il continua toujours l'air aussi grave.

- J'ignore ce qu'il vous a dit à l'oreille plutôt, mais vous devriez prendre l'ensemble de ses paroles au sérieux d'autant plus s'il s'agit de menace. Vous êtes un atout trop précieux pour ce village, je me mets donc à votre service pour l'ensemble de votre séjour, je veillerai sur vous comme votre ombre.

Il redressa légèrement sa cape laissant entrevoir le fourreau de sa lame. Je levai les yeux au ciel, un peu désespéré de la tournure des évènements, mais il avait raison si je voulais être utile, il valait mieux pour moi que je reste en vie le plus longtemps possible.

- Je vous remercie, mais je ne vous oblige à rien... Vous ne me devez rien. J'aimerais également connaître votre nom vu que visiblement nous allons passer beaucoup de temps ensemble.

L'homme sembla satisfait de ma réponse, il allait pouvoir veiller sur moi comme il l'avait demandé.

- Je suis Oven Coeur d'Encre, il s'agit de la moindre des choses vu l'ensemble des miracles que vous venez de nous offrir.

Il en fut convenu que Oven veillerait activement sur moi, durant mon sommeil et qu'il garderait ses distances durant le jour sans toutefois relâcher sa vigilance. Une fois notre repas terminer, je montai à l'étage accompagné de mon nouvel ami. J'entrai dans la chambre le premier suivi de près par Oven qui alla s'installer immédiatement sur l'une des chaises pour la nuit, il était visiblement habitué à la situation. J'avais une chose à faire avant de me mettre au lit, je m'approchai de la fenêtre et l'ouvris, j'approchai ensuite mes deux index près de ma bouche et laissa échappé un sifflement puissant. Quelque instant plus tard, Ambre fit son apparition dans le cadre de la fenêtre. Je m'approchai d'elle lui flatta la tête, comme son plumage était doux. Je me penchai ensuite sur elle et lui murmura à l'oreille mes indications pour la nuit.

- J'aimerais que tu surveilles les alentours pour moi, il y a de fortes chances que quelqu'un me veut
de mal. J'aimerais également que tu surveilles cet homme, par simple mesure de sécurité.


Ambre était de loin l'oiseau le plus intelligent que je connaissais, elle comprenait l'ensemble de mes indications avec une précision presque chirurgical. Elle laissa échappé un petit cri avant de baisser la tête dans l'espoir de recevoir de nouvelle caresse, que je lui accordai, puis elle s'envola dans la nuit. Je me dirigeai vers le lit sous le regard stupéfait de l'ancien soldat qui ne comprenait pas ce qu'il venait de se passer sous ses yeux. Je me glissai sous les couverts, puis lui offris les réponses qu'il attendait.                      

- Il s'agit d'Ambre ma fidèle partenaire, elle ne me quitte jamais. Sûr ce bonne nuit Oven Coeur d'Encre.

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