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 L'homme un animal stupide.

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Kyuju Hachi

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MessageSujet: L'homme un animal stupide.    Ven 30 Oct - 7:28

Après plusieurs semaines de marche non chalande, notre héros était maintenant devant les portes d'Olfren. Il n'avait pas réellement choisi sa destination, cherchant seulement à aller au nord, destination qu'il avait choisie totalement au hasard. Pour l'instant, il cherchait uniquement à rattraper les années que lui avait volées cette expérience. La première, étapes étant de découvrir ce monde qu'il lui était encore inconnu. Il avait lui vent d'un pays recouvert de neige qui était connu sous le nom d'Ashenwall, il n'avait pas totalement perdu son temps lors de sa captivité, ayant accès durant ses temps libres au nombreux ouvrage de ses geôliers, il en avait profité pour parcourir de nombreux ouvrages. À défaut d'avoir pu mettre la main sur un ouvrage traitant de la géographie de Gorah, il avait lu beaucoup sur des faits scientifiques, tombant un jour sur un ouvrage qui parlait de cette fameuse neige. Le mage avait toujours souhaité voir cette poudre blanche de ses propres yeux, ce souhait lui avait même permis de tenir le coup quand son moral était à son plus bas.

Notre homme étant maintenant aux portes de la capitale avait déjà pris connaissance de l'objet de ses désirs, il n'avait pas été déçu. Dans un moment de faiblesse, il avait même laissé tomber une larme à l'idée que cette matière était plus près de lui que l'était l'humanité en elle même. En effet, comme la neige que la déesse laissait tomber sur le sol, le monde entier avait ignoré le laissant sombrer dans les ténèbres de la solitude. De plus, son cœur était maintenant aussi froid que celle-ci, il n'avait plus de considération pour l'homme ayant perdu fois en la bonté humaine, considèrent qu'ils ne sont que soif de pouvoir inconsidéré. En repensant à ses événements, Kyuju fit son premier pas dans le capital enneigé. Le paysage immaculé des ruines de cette ancienne grande cité était sublime, mais la température commençais à affecter grandement nombre homme qui commençait à avoir du mal à mettre un pied devant l'autre en raison des engelures.

Dirigeant maintenant ses pas vers l'auberge la plus près, le flûtiste se recroquevillait tranquillement sur lui même, dans le but de se réchauffer. Quand il pénétra dans l'établissement beaucoup de clients se retournaient pour l'observer, nous pouvions voir dans leurs yeux la surprise face à l'accoutrement de nouvelle arrivant. Le numéro 98 ne sembla pas s'en rendre compte ou du moins ignora l'ensemble des regards qui était posé sur lui, il se dirigea directement au bar. Commandant à boire, il secoua la neige qui recouvrait ses cheveux une partie de son kimono. Une fois sa commande devant lui, il en prit une grande gorgée avant de se rendre compte que de nombreux curieux s'étaient levés de leur siège pour se diriger dans sa direction. Jetant un regard discret autour de lui, il compta dix hommes qui semblais menaçants, beaucoup trop pour qu'il soit en mesure de créer une illusion suffisamment convainquant et surtout de manière simultanée pour l'ensemble des hommes. Il était conscient que son pouvoir bien qu'assez puissance ne permettait pas de partager une illusion entre plusieurs personne, Kyuju devait se concentrer sur chaque individu, donc plus le nombre était élever plus l'exercice était exigeant pour l'illusionniste qu'il était. Il soupira levant les yeux au ciel, il se demandait ce que voulais ces hommes pourquoi agissait-il aussi hostilement avec lui, il ne le connaissait pas et il ne leur avait fait aucun mal ? L'homme n'était vraiment qu'un animal stupide.

Soudain un inconnu sorti de nul par vint s’asseoir à sa gauche, sans un mot les hommes retournaient s’asseoir sans autre histoire. Qui était cet individu ? Pourquoi était-il intervenu ? Il aurait très bien pu s'occuper de ces hommes même sans pouvoir recourir à ses illusions, lui jetant un regard énervé il ouvrit la bouche.

- Je peux connaitre le nom de celui qui ma séparer de mes proies ? Plongeant littéralement le marron de ses yeux à l'intérieur même des entrailles de son voisin.                    
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Aksel E. Winther
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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Ven 30 Oct - 18:46


 

L'homme, un animal stupide.

Hopelessness can darken the brightest of hearts


Aksel aimait cette neige qui couvrait son pays natal. Elle était belle, et lorsqu'il en était entouré il ne pouvait s'empêcher de se sentir à sa place. Maintenant que l'église qui avait été son foyer s'était écroulée, c'était cette neige qui en faisait office, comme elle recouvrait tout cet ancien royaume.

Mais il y avait bien un mauvais côté à cette neige: le froid. Aksel, lui-même, appréciait le froid: ceux qui ne pouvaient se couvrir, pas autant. Et son coeur saignait pour ceux qui se retrouvaient à grelotter dans le froid: c'est pourquoi il était partit en cette journée, à la recherche de tout ce qu'il pourrait rassembler ressemblant à des manteaux, couvertures, et tout ce qui pouvait tenir chaud.

Il avait passé la journée à distribuer ces biens à ceux qui en avaient besoin, n'acceptant comme paiement que des remerciements. Et à mesure qu'il arrivait à réchauffer ces hommes, femmes et enfants, son coeur commençait à émaner, dans sa poitrine, cette même chaleur, et son sourire brillait de plus belle.

Lorsqu'il fini, à la fin de la journée, par ne plus avoir quoi que ce soit à donner, et ayant réchauffé de paroles et par ces objets le plus de gens possible, il se dirigea d'un pas presque léger vers la taverne la plus proche. Il ouvrit la porte doucement, comme s'il ne voulait pas déranger quiconque y était, et se secoua légèrement juste avant d'entrer afin de faire tomber le surplus de neige s'étant rassemblé sur sa cape et ses cheveux.

Il entra pour être accueilli par une scène bien étrange. Un homme, nullement habillé de façon appropriée face à la température, entouré d'un bon groupe d'autres, se rassemblant de façon menaçante autour de lui. Ils le jugeaient une proie facile, peut-être, face à son étrangeté devant ce pays.

Néanmoins, Aksel ne pouvait laisser cela arriver. C'est donc d'un pas décidé qu'il alla s'installer à côté de l'étranger, et les fauteurs de trouble se dispersèrent. Ce n'était sans doute pas parce qu'ils avaient peur d'Aksel, mais plutôt, peut-être, parce qu'ils ne voulaient pas avoir de problèmes avec quelqu'un qui savait comment s'y prendre à Ashenwall.

Le blond ne s'attendait pas à des remerciements, et il aurait bien pu continuer à accompagner ce jeune homme en restant avec lui le temps qu'il restait dans la taverne, afin de lui épargner des ennuis, et ce sans un mot. Mais le brun se tourna vers lui, et d'une voix venimeuse lui posa une question.

Aksel se tourna vers lui, un air un peu surpris flottant sur son visage.

▬ Loin de moi l'idée de paraître irrespectueux, mais les chances ne semblaient pas être de votre côté. Et puis, même si ce n'était pas le cas, je préfère toujours épargner à quiconque de faire couler le sang.

Puis, son expression surprise se tranforma doucement en un sourire bienveillant.

▬ Mais ce n'est plus important. Je m'appelle Aksel. Puis-je vous demander ce qui vous amène à Olfren? Surtout avec un accoutrement tel que le vôtre. Ne vous inquiétez pas, nous vous trouverons bien de quoi vous couvrir.

Comme le jeune brun lui avait adressé la parole, Aksel interprétait cela comme une permission de lui offrir son aide de façon plus poussée. Et puis, il ne pourrait jamais se pardonner s'il laissait cet étranger errer à travers Ashenwall en grelottant, maintenant qu'il pouvait y faire quelque chose.

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Kyuju Hachi

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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Sam 31 Oct - 8:57

Kyuju ne trouva rien de particulier dans les yeux de l'inconnu, il ne semblait pas hostile, mais plutôt d'une énervante bienveillance. Il confirma les suspicions du mage quand, il ouvrit pour la première fois la bouche. Cet homme avait donc remarqué la situation tendue qui se présentait devant notre protagoniste, mais il était loin de la vérité, l'ancien cobaye malgré sa faible constitution possédait une force tranquille, cadeau de ses nombreuses années d'autosubsistance dans les forêts de Haut-le-fort. L'étranger poursuivi formulant son désir d'éviter le plus possible les effusions de sans et quoi encore il n'était donc pas au courant que l'homme au même titre que la bête n'est pas capable de comprendre sans une leçon ? Le numéro 98 se perdit dans ses pensées sans quitter l'homme à la chevelure couleur de blé. Notre homme ne savait pas grand-chose du monde, mais il connaissait que trop bien les visses de l'être humain, ayant été exposé à la convoitise, d'un pouvoir sans limites, durant la plus grande partie de sa vie. Il ne faisait plus confiance, il ne respectait pas plus l'homme que le loup, considèrent les deux comme des animaux sauvages, ne s'excluant pas. Comment aurait-il pu faire confiance ? Une bête n'était pas prévision, pouvant être loyal jusqu'au jour où les circonstances exigeons de lui, une adaptation rapide sous peine de mort. Qui pouvait se venter d'avoir le sens de l'honneur et des responsabilités face à la mort, personne, personne n'aurait cette prétention, la vie étant la chose la plus précieuse que possédait les êtres vivants. Même cette chose étrange que l'on appelait conscience ne pouvait rien face à cette force que représentait l'instinct de préservation des êtres vivants.

Soudain, l'expression du blond changea passant de la surprise à la bienveillance, décidément le musicien avait un talent prononcer pour cerner ses pairs. L'homme se présenta enfin sous le nom d'Aksel, un nom qui ne faisait ni chaud ni froid à notre héros, il enchaîna en demandant la raison de ça venu et termina avec un petit commentaire sur son kimono avant de le rassurer, promettant de lui trouver de quoi être au chaud. L'expression de l'illusionniste qui avait eux le temps de devenir neutre changea drastiquement pour une expression de colère, déformant même les traits de son visage. Il n'avait rien demandé, il n'avait pas besoin d'aide, il n'en avait plus besoin... où pouvait bien être cet individu quand il en avait besoin, où ce cachait-il ? Il était maintenant trop tard pour atténué le feu de la haine qui brulait au plus profond de ses entrailles, le mal avait été fait rien ne pourrait jamais l'effacer. Il siffla alors entre ses dents.

- Pff...

Retournant immédiatement au contenu de sa chope, il enfila le restant du liquide d'un trait. Il ne souhaitait pas avoir d'ennui, il choisit donc délibérément de ne pas répondre à l'homme craignant de s'emporter. Il poussa son tabouret avant de descendre tranquillement, posant d'abord le pied droit puis le gauche. Il tourna les talons avant de marcher d'un pas décidé, mais très lent, vers la sortie. Il ne craignait pas de mourir gelé en raison de son accoutrement, n'ayant aucun but réel à son existence, il ne lui restait plus que cette haine inconditionnelle de  l'humanité, rien qui ne pouvait l'aider n’a aimé cette vie. Puis une idée lui traversa l'esprit, pourquoi de pas s'amuser un peu avec cet Aksel. Peut-être arriverait-il à en faire un outil de choix advenant le cas où il en aurait besoin pour poursuivre un futur objectif. Il se retourna retraversant la pièce, cette fois beaucoup plus rapidement qu'à l'aller, l'index pointé vers le plafond, il fit retentir sa voix ampli de malice à l'intention du blondin.

- La neige, voilà ce qui m'amène !

Il sortit immédiatement sa flûte et commença à jouer un air mélancolique, se concentrant exclusivement sur son interlocuteur. Il lui présenta sa plus grande illusion, sa plus réussie, il l'avait surnommé le «Cercle de la haine», il s'agissait de la seule illusion qu'il avait pris le temps de baptiser ne jugeant pas utile de nommer une simple illusion. Ce mirage était bien entendu très spécial, il plongeait la cible dans le passer même du jeune mage, la victime croyant bien évidement vivre elle-même, les souffrances de l'envouteur. Il espérait fait disparaitre cette expression paisible qui l'énervait tant chez Aksel.
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Aksel E. Winther
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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Sam 31 Oct - 21:29



L'homme, un animal stupide.

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La proposition d'Aksel sembla faire naître sur le visage de son interlocuteur une grande colère. Peut-être lui avait-il rappelé la raison pourquoi il n'était pas venu habillé correctement, et que ce souvenir n'en était pas un bon. En y regardant bien, le jeune homme semblait être dans une sale humeur. Peut-être serait-il plus sage de le laisser seul, si c'est ce qu'il voulait. Il y avait de ces gens qui en avaient besoin, et Aksel n'était pas le genre de personne à aller contre le tempérament des gens lorsqu'il ne faisait de mal à personne.

Le brun, après avoir fini le contenu de sa choppe d'une traite, se leva pour lentement se diriger vers la porte. Ça, par contre, Aksel ne pouvait le laisser faire: il allait mourir de froid. Il se leva donc, entreprenant de se défaire de sa longue cape. Il pouvait bien s'en séparer, il avait toujours ce long manteau qu'il portait, et puis ce n'est pas comme s'il ne pouvait pas s'en procurer une autre. Pourtant, alors que le blond était à quelques mètres de l'autre, ce dernier se retourna vers lui, expliquant la raison de sa venue.

C'est la solitude qui frappa Aksel en premier.

Il n'entendait que vaguement cet air de flûte mélancolique, plongé tel qu'il était dans ce tourbillon de sentiments. Il vit, rapidement, comme si il voyait sa vie défiler devant lui à sa mort, une collection de moments. Mais ce qui le frappa, plus fort que tout le reste, c'était la solitude. Le désespoir. Ce sentiment qui tordait son coeur, ce désir de voir quelqu'un apparaître pour le sauver, pour lui prouver que non, l'humanité n'était pas que malheur.

Il se vit, dans cette caverne, seul. Personne ne lui tendait la main, personne ne prenait le temps de le connaître, de savoir qu'il existait, même. C'est comme s'il ne vivait pas, et ça le mettait en colère. Pourquoi lui? Pourquoi lui et pas un autre, laissé à l'abandon, jamais aimé? Et pourquoi, bordel, pourquoi personne ne s'occupait de lui? Pourquoi était-il si seul?

La colère, doucement, se mua en haine. Il était seul, parce que l'homme n'était qu'un animal. On ne pouvait lui faire confiance, on ne pouvait se lier à lui, sous peine d'être abandonné encore une fois. Le coeur de l'homme était noir, c'était chacun pour soi, et personne ne s'occupait des autres. C'était toujours pour se donner plus de pouvoir, pour grimper l'échelle de la puissance qu'on se faisait des alliés. La camaraderie, l'amour, la loyauté, la gentillesse... Tout cela n'était que mensonge.

Puis, la musique se termina.

Aksel revint sur terre d'un coup, son coeur redevenant sien, et cette haine qu'il avait ressentit se tarit aussi vite qu'elle était apparue. La douleur, elle, ne disparu pas. Ses muscles se décrispèrent, et son regard, auparavant perdu dans l'air, se posa sur l'étranger. Il ne s'avança pas, mais dans ses pupilles brillait une compassion intense.

C'était lui qui avait créé ces émotions en Aksel. Grâce à la magie, sans aucun doute. Mais ce n'est pas cela dont il se préoccupait. Non, car qui d'autre que celui qui l'a vécu peut émuler ces sentiments? Cela expliquerait sa réaction, et son tempérament. Et Aksel n'était pas le genre de personne à se prononcer sur les gens sans en être certain, mais... Il n'y avait aucun doute en son esprit. Il fit quelques pas en direction du brun, s'approchant finalement de lui, terminant d'un geste de retirer sa cape.

▬ Je suis désolé de ne pas avoir pu être là.

Il la lui tendit, doucement, comme une preuve de son honnêteté. Parce qu'il ressentait le poids de la culpabilité peser sur lui: il n'avait pas pu être là. Il n'avait pas pu le sauver, il n'avait pas pu l'aider, pas pu être celui qu'il devait être pour le monde. Et devant lui se tenait un homme empli de souffrance, d'une haine qu'il aurait pu éviter, si seulement il avait pu être là à temps. Mais maintenant, il était trop tard, et il devait essayer de réparer les pots cassés. Que cela lui prenne des années, il n'en avait que faire: il ne pouvait laisser cet homme souffrir. C'était son devoir.

▬ Je sais que j'arrive trop tard, mais... Acceptez au moins ma cape, pour vous tenir chaud. Je ne pourrais supporter que vous vous en alliez, seul, dans le froid, vers une mort prématurée.

Il voulu sourire, pour apaiser le coeur de l'autre. Mais le sien était toujours tordu sous le poids de sa douleur, et dans ses yeux elle brillait: il eut beaucoup de peine à faire naître un sourire au coin de ses lèvres.

▬ Je vous en prie.

Et puis, si il ne prenait pas la cape, Aksel le suivrait. Il l'aiderait. Il n'avait pas le choix. Jamais il ne laisserait aller un coeur en souffrance sans l'avoir au moins appaisé. Même s'il voulait être seul. Parce que cette fois, il n'avait pas à l'être.

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Kyuju Hachi

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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Dim 1 Nov - 6:46

L'objectif de l'illusion semblait avoir été atteint, cette affreuse expression s'était évanouie du visage d'Aksel. Kyuju étira un sourire malicieux sur le bout de ses lèvres, satisfait d'avoir réussi à changer l'humeur de cet idiot. Il ne pouvait tout simplement pas le sentir, cet homme qui ne semblait ressentir aucune haine, cet homme qui défiait l'existence du numéro 98. Il était fier d'avoir pu essayer cette illusion dans des situations réelles et d'avoir atteint un tel niveau de réalisme le rendait fier. Le jeune magicien avait enfin pu partager sa souffrance, il y avait peut-être enfin une personne dans cette humanité qui le comprenait, une personne qui partagerait cette haine envers la stupidité humaine qui brûlait en lui. Il ne souhaitait pas briser ce silence qui l'emplissait d'une jouissance sans nom au vu de cette grande réussie, le blondin s'en chargea pour lui. Le musicien crut d'abord rêver, l'homme venait de s'excuser... comment, pourquoi ? Il ne pouvait pas avoir compris tant de choses à l'aide de cette illusion, il avait compris l'origine de mon pouvoir ? Que savait-il où juste ? Cela n'avait pas une grande importance, la haine du jeune bon beaucoup trop profondément encré pour disparaître au moindre geste de compassion. Il se contenta de hausser le sourcil intrigué par l'esprit d'analyse de celui qui n'était encore qu'un inconnu. Il avait réussi à analyser, malgré le torrent ardant  d'émotion que lui avait fait subir l'illusionniste, il méritait un minimum de respect.

Au même moment, il s'était avancé décrochant son énorme cape pour la tende doucement au flûtiste. Poursuivant son discours le bon samaritain, expliqua son geste. Ce dernier resta dans un premier temps stoïque avant de repousser le vêtement de revers de la main et faire un pas vers l'arrière, histoire de prendre un peu de distance considérant être trop près de guerrier.  Au vu de la réaction du mage, l'homme se montra insistant peinant à accompagner ses paroles de sourire. Cet effort n'échappa pas à l'attention de Kyuju qui ne put s'empêcher de sourire, malgré les apparences son illusion avait faire beaucoup plus de ravage qu'il ne l'aurait cru, s'était parfait. Il en avait cependant assez de l'insistance dont faisait preuve cet utopique, il tourna donc le dos sans un mot faisant un pas de plus dans la direction de la porte. Il entendit résonner les pas de l'homme derrière lui, ne pouvant s'empêcher de se dire que cet individu était d'une stupidité sans limites, il avait vu de quoi ses pouvoirs d'illusion étaient capables et pourtant il persistait à le suivre dans l'intention de l'aider. Il n'y avait pas que ça, il n'avait pas été aimable du tout avec lui bien au contraire, alors pourquoi ? Il en vint à la conclusion que s'était la démonstration parfaite que l'homme tel une bête n'était que stupidité. Une idée vague lui parcouru l'esprit, qu'elle était le moyen de faire fuir un animal ? Le feu, le feu était peut-être la solution, l'humanité entière devait brûlé pour la purifier de tous ses maux l'orgueil, l'avarice, l'envie, la colère, la luxure, la gourmandise, la paresse et bien sûr cette stupidité déconcertante. Il venait de trouver grâce à cet homme un objectif, quoique bien simple à théoriser, qui présentait une difficulté non négligeable au niveau de la mise en œuvre. Il aurait besoin de pion, des pions qui sauraient se montrer utiles et facilement manipulables, sans être irremplaçable. Il avait fort probablement l'un de ses pions à l'instant juste derrière lui et de surcroit s'était cet homme qui lui avait ouvert la vois vers la solution. Il se retourna brusquement sortant au même moment sa flûte et ouvrit la bouche.

- Tu sembles vouloir me suivre, mais connais-tu seulement ma destination ?

Posant ses lèvres sur l'instrument, il se mit encore une fois à jouer. Offrant cette fois, une vision très différente à sa cible. Dans un premier temps, un serpent vert glissait le long de sa jambe avant d'atteindre son coup où il s'enroulait de façons plutôt menaçantes. Les yeux du reptile maintenant fixé sur le visage de sa proie, la créature fut subitement emportée dans les flammes. Quand les dernières flammes disparaissaient emportées par le temps tel un mirage, l'homme eux l'impression de tomber avant de revenir à lui. Kyuju venait d'arrêter la mélodie, il ouvrit une dernière fois la bouche avant de franchir la porte.

- L'enfer...

Notre protagoniste n'était pas partie bien loin, il était adossé près de la porte de l'établissement convaincu qu'Aksel la franchirait sous peu.
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Aksel E. Winther
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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Lun 2 Nov - 2:42



L'homme, un animal stupide.

Hopelessness can darken the brightest of hearts


Aksel aurait souhaité ne pas être limité par son humanité. Il n'y avait pas assez de lui pour faire tout ce qu'il souhaiterait faire, pas assez de lui pour aider tous les gens qui en avaient besoin. Il aurait fallu qu'il puisse se multiplier, ou arrêter le temps pour guérir tous les coeurs brisés. Et il culpabilisait de ne pas pouvoir le faire, parce que c'était son devoir. Il devrait pouvoir le faire, il devrait pouvoir transcender ses limites d'homme pour créer ce monde qu'il voulait tant.

Il ne croyait pas que la Déesse laissait les hommes souffrir par paresse. Il croyait fermement, même, qu'elle tentait de tout son coeur de faire ce qu'il souhaitait, seulement elle n'arrivait pas à le faire seule. Il ne savait trop ce qu'être une divinité amenait, peut-être la Déesse devait-elle elle-même garder le monde dans un équilibre précaire. Dans tous les cas, il ne la blâmait pas pour l'injustice apparente du monde. Mais il avait souhaité, tant de fois, posséder les pouvoirs d'un Dieu, pour pouvoir faire tout ce qu'il souhaitait pour le monde.

La justice, la bienveillance, la générosité: tellement de choses qu'il voulait offrir à la terre entière. Mais il n'y avait pas assez de lui pour guérir tous les coeurs brisés. Même s'il essayait. Même s'il s'acharnait à cette tâche, sans relâche.

Et l'homme devant lui souffrait, et il sentait qu'il ne pouvait rien y faire. Parce qu'il arrivait trop tard. Et il ne cesserait de se maudire pour cela. Dans ces yeux pleins de colère, plein de haine, Aksel ne voyait que souffrance et solitude. Ce n'étaient que des étapes plus profonde de ces deux douleurs, et il avait tellement peur de ne jamais pouvoir éteindre complètement les flammes de cette haine qu'il avait ressentit lui-même.

Il sentit le serpent s'enrouler autour de sa jambe, mais la mélodie qu'il entendait s'échapper de la flûte de l'autre lui garantissait que ce n'était qu'une illusion. Cela, et les serpents ne courraient pas exactement les rues, tout simplement parce que le climat ne s'y prêtait pas. Le regard d'Aksel resta fixé sur le brun, pourtant, une tristesse brillant de ses yeux. Il n'avait pas peur, croyant honnêtement que l'autre ne pourrait jamais s'amener à le tuer.

La chute, par contre, eu le don de le prendre par surprise. Alors que le serpent s'était évaporé dans les flammes, et bien qu'il savait rationellement qu'il avait les pieds sur terre, Aksel se sentit tomber. Puis, la musique cessa, et il revint à lui au son d'un seul mot prononcé par l'homme devant lui.

L'enfer. Le blond ne croyait pas une seconde que cet endroit existait. Mais ce n'était pas ça le pire. Le pire... C'est qu'il ne pourrait pas se contenter de suivre le musicien. Même s'il le voulait, même s'il voulait tellement le sauver. Parce qu'il n'était pas le seul coeur en peine, et qu'il y avait des milliers d'autre qu'il avait le devoir de guérir. Qu'il avait des milliers de sourire à donner, et qu'il ne pourrait souffrir d'abandonner tous les autres pour un seul homme. Il n'était pas ce genre de personne.

C'est pourquoi Aksel aurait souhaité ne pas être limité par son humanité. Arrêter le temps, pour pouvoir sauver cette âme torturée tout en pouvant sauver toutes les autres.

Il le suivit, lui qui s'était adossé contre le mur, ses bottes faisant craquer la neige sous ses pas. Le blond lui fit face, sa cape toujours dans les mains. Son devoir l'appelait partout dans le monde, ça il le savait. Il ne pouvait être si égoïste au point de ne se concentrer que sur un seul homme pour faire taire la culpabilité et la douleur de son coeur. Alors il lui tendit la cape à nouveau, ne bougeant pas d'un pouce. Il ne le laisserait pas partir tant qu'il ne l'aurait pas prise.

▬ Vous avez raison. Je vous suivrais si je le pouvais. Et à vrai dire, je le souhaite, car la douleur de votre coeur résonne avec le mien. Mais je ne peux me le permettre, parce que je ne peux abandonner toutes les autres âmes en peine. Alors, je vous en prie, acceptez au moins ma cape. Je ne vous suivrai pas: je vous laisserai même tranquille après cela. Mais je ne peux accepter que vous alliez mourir dans le froid si je peux y faire quelque chose.

Ce n'était pas qu'il abandonnait, loin de là. Même s'il avait l'impression que c'était le cas. Mais il savait aussi pertinement que de partir avec le musicien serait abandonner tous les autres. Alors il voulait au moins pouvoir aider à la survie du brun, tant qu'il le pouvait. Il maudissait son impuissance. Maudissait son humanité. Maudissait la douleur du monde, et ces péchés qu'il n'arrivait à laver d'un seul coup.

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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Lun 2 Nov - 6:17

Il ne fallut pas longtemps pour que mes pensés devienne réalité, le blond venant de pousser la porte de l'auberge. Le magicien lui jeta un regard satisfait, remontant tranquillement son pied gauche le long du mur. Toujours comme il l'avait anticipé le guerrier se flanqua devant notre homme, lui offrant de nouveau sa cape. Il était tellement prévisible que c’en était triste, pourquoi insister à ce point ? Le musicien n'avait pas besoin de sa compassion, mais de son aide, son aide en vue de la mise en place de son grand projet. Bien sûr, il ne souhaitait pas en parler directement avec l'homme au grand cœur qui ne pourrait prendre peur et dans ce cas il se retrouverait devant le néant. Il devait le convaincre, le convaincre que sa façon n'était pas la bonne, que le monde ne pouvait être sauvé ainsi, qu'il devait être purifié.

Il finit par ouvrir la bouche, précisant qu'il ne pouvait le suivre, prétextant devoir sauver le monde. Il conclut en insistant encore une fois sur la cape et qu'il ne souhaitait pas voir Kyuju mourir de froid. Les choses venaient de prendre une tournure inattendue, il n'avait donc pas compris le sens de mon illusion ? Il n'avait pas compris que le serpent représentait les vices de l'humanité ? Qu'il n'y aura jamais qu'une seule et unique solution pour détruire ce mal omniprésent et que les acteurs responsables de cette libération seraient condamnés à jamais, errant dans les ténèbres des abysses solitaires. Il s'agissait d'un mal devenu nécessaire dans un monde aussi corrompu, quelqu'un devrait le faire, l'homme sans nom considérait qu'il était le plus à même de le faire ne possédant lui-même rien de ce qui faisait de l'homme, un homme. Il n'avait jamais eu d'amis, de famille... et encore moins une identité qui lui était propre. Que ce simple nom qu'il avait lui-même choisi et ce numéro, numéro qu'il avait détesté... tellement détesté, mais qu'il chérissait maintenant, considérant que s'était grâce aux épreuves engendrées par la distribution de se numéro, qu'il avait pu s'élever au-dessus de cette humanité qui lui donnait envie de vomir.

Il comprit par la position de l'homme, qu'il n'avait pas l'intention de bouger avant que le musicien ait accepté son torchon. Le principal intéresser ne désirant pas accepterez ce cadeau qu'il considérait empoisonné, avouant en le prenant qu'il partageait la vision de l'utopique, ce qui était totalement faux. Il releva le bras droit au niveau de son visage, il utilisa sa main pour relever ses cheveux découvrant son autre œil. Plongeant maintenant son regard dans celui de l'homme qui lui faisait face, le geste relevant plus d'un côté symbolique que pour lui offrir une meilleure vue. Il espérait faire comprend à son interlocuteur qu'il n'avait pas de temps à perdre à jouer les bons samaritains, qu'il connaissait la seule véritable solution. Il repensa ensuite à l'une des phrases qu'avait prononcé Aksel - la douleur de votre cœur résonne avec le mien - les muscles de ses doigts se contractèrent vigoureusement, s'est dernier recouvrant maintenant son œil, laissant échapper un rire d'un tel puissant, qu'il était possible de ressentir toute la détresse de son cœur, maintenant devenu pierre. Il laissa ensuite tomber son bras le long de son corps avant de prendre la parole, d'un ton ricaneur.

- Tu es loin de me comprend, tu es quelqu'un Aksel, moi... je ne suis qu'un numéro. Je n'ai pas vécu comme tout les autres, je suis plus à même, grâce à cela, de comprendre les enjeux de la souffrance. Tu ne pourras jamais sauver tout le monde, que tu me suivre en ce jour ou que tu persistes dans la vois que tu t'es donné, le résultat sera toujours le même... la souffrance, la haine, la soif de vengeance... Il s'agit du cercle infini de la haine qui régit cette humanité corrompue ! Il faut mettre un terme à tout cela, il n'y a pas d'autre solution... Les interventions individuelles n'étaient qu'une goutte infime de bonheur dans un océan de désespoir...

Kyuju se servit de ses mains comme appui se propulsant vers l'avant, il posa sa main droite sur l'épaule de l'homme, approchant ses lèvres de son oreille et repris.

- Je possède la solution, mais tu devras sacrifier ton humanité, pour sauver celle de tous les autres...

L'illusionniste était convaincu que cette fois, le blond ne pourrait refuser sa proposition, il était certainement le genre d'homme à se sacrifier pour sauver la veuve et l'orphelin. Il venait très certainement d'acquérir la première pièce de son échiquier, pièce d'une importance capitale. Permettant la mise en avant de son plan vers la purification. Il ne lui restait plus qu'un geste à faire, à son sens, pour effondrer les dernières défenses du blond. Il se saisit la cape, la faisant voler au-dessus de sa tête pour la déposer sur ses épaules. Le jeune mage présenta alors sa main droite à l'homme, maintenant la cape de l'autre, et dit.

- Accepte de me suivre dans ce voyage sans retour, en quête vers la libération de l'humanité...
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Aksel E. Winther
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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Mer 4 Nov - 7:42



L'homme, un animal stupide.

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C'était, sans aucun doute, cette empathie surdéveloppée qui faisait d'Aksel qui il était. Cette capacité de ressentir, de partager la douleur des autres comme si c'était la sienne. Certains auraient appelé cela un handicap: comment faire pour vivre alors que toute la souffrance du monde tourbillone en soi? Mais le blond avait pris cela comme un cadeau, une bénédiction, quelque chose qui lui permettait de savoir, au fond de lui, que tous les hommes étaient bons. Quelque chose qui lui permettait de s'élever au dessus de ses limites pour pouvoir guérir tous les coeurs brisés.

Il ne doutait pas une seule seconde qu'il y arriverait. Et cette culpabilité qui l'étreignait naissait simplement du fait qu'il n'y arrivait pas assez vite. Que pendant qu'il travaillait à accomplir son rêve, les gens souffraient. Pendant qu'il n'était pas là pour les guérir, les gens souffraient, et jusqu'à ce qu'il arrive à eux il ne pouvait rien y faire. C'était toujours simplement une question de temps, de son impuissance et de cette limite humaine qui lui interdisait de tout terminer en un coup. Mais cette culpabilité, il ne la blâmait sur personne, et c'était son poids à porter.

Il plongea son regard dans celui du brun alors que ce dernier lui offrit son deuxième oeil, jusque là caché. Et cette souffrance, cette colère soudainement doublée frappa encore une fois Aksel comme une vague, tordant son coeur. Il aurait dû arriver plus tôt, et ça il ne cesserait jamais de le maudire. Il lui faudrait l'omniprésence, pourtant impossible. Le chemin était encore long jusqu'à l'accomplissement de son rêve... Mais jamais il n'abandonnerait. Pas une seule seconde, il ne douterait.

Le rire qui s'échappa de la gorge du musicien tordit le coeur d'Aksel de plus belle. C'était un écho sans aucune joie, un son ne dénotant que le désespoir. Ce n'était pas un rire, c'était un appel à l'aide, et la seule façon, jusqu'à présent, qu'avait utilisé le brun pour communiquer sa détresse lui-même. Et cette détresse qu'on y entendait si clairement frappa Aksel aussi vividement que la première illusion qu'il lui avait fait ressentir. Pourtant, il ne se renfrogna pas, garda son regard planté dans celui du musicien, lui offrant même un sourire bienveillant. Malgré tout, et comme toujours, dans ses yeux brilla toujours cette tristesse qu'il partageait.

▬ Je ne dis pas vous comprendre. Mais j'ai ressentis ce que vous avez ressentis par le biais de cette illusion que vous m'avez lançée, donc je crois savoir de quoi je parle lorsque je vous dis que votre souffrance résonne en moi. Votre désespoir vous aveugle: vous ne pouvez voir que le monde est bon. Vous ne pouvez voir l'homme comme je le vois. Je ne vous en tiendrai jamais rigueur, parce que cela est hors de votre contrôle. Pourtant, je vous exhorte à me croire. Je vous le jure, sur tous les humains de la terre: le monde n'est pas tel que vous le croyez.

Il était naïf, peut-être, de la part d'Aksel de croire que ses mots changeraient le brun. Mais dans ses yeux l'éclat était passé d'une tristesse profonde à une convinction qui l'était tout autant. Il croyait chaque mot qui sortait de sa bouche, et ce sans aucun doute possible. D'un côté, il tentait de convaincre le musicien: de l'autre, si cela échouait dans l'instant, il espérait au moins planter cette graine de sens dans son esprit, qui germerait tôt ou tard et qui éclairerait la noirceur qui aveuglait le brun.

Aksel fût surpris lorsque l'autre s'approcha soudainement de lui pour lui chuchoter quelque chose à l'oreille. Mais les mots qui s'échappèrent d'entre ses lèvres ne faisaient aucun sens pour le blond. Et il n'y entendait qu'encore une fois les échos de ce désespoir qui animait le brun. Il n'était pas sensé: ne voyait qu'à travers un filtre de noirceur ce qui était réellement là. C'est lorsque le musicien se sépara de lui à nouveau qu'Aksel prit la parole encore une fois.

▬ Quelle que soit cette solution que vous croyez avoir, se séparer de son humanité ne peut mener nulle part. C'est cette humanité que fait de l'homme un être bon, et plutôt que le problème elle ne peut être que la réponse.

Il n'arrivait pas à faire quelque distinction que ce soit entre son humanité à lui et celle de tous les autres. Parce que pour lui, ce qui faisait de l'homme un homme était partagé entre tous, et le sacrifice de l'humanité d'un d'eux ne pouvait se faire sans sacrifier toute l'humanité du monde. Et cela, Aksel ne pouvait même se l'imaginer.

Le poids qui se tenait auparavant dans sa main disparu soudainement, et le regard du blond, toujours posé sur l'autre, le vit se vêtir de cette cape qu'il lui avait tendu. Enfin, il acceptait l'objet, et cela fit grandir la pointe d'espoir dans le coeur d'Aksel. C'était un premier pas vers l'éclaircicement de son regard envers le monde, une pointe de lumière dans cette noirceur qui le lui cachait. Et à cette vue, le blond ne pu s'empêcher d'offrir à nouveau ce sourire bienveillant qui le caractérisait à l'autre.

Il prit la main tendue, non pas pour accepter un contrat que le musicien lui proposait, mais par pure camaraderie. Parce qu'il voulait lui faire sentir qu'il était là, qu'il était réel, et qu'il n'était plus seul. Alors il la serra doucement mais fermement, la paume de sa main émanant une chaleur purement humaine, et ses yeux brillèrent d'un grand espoir. Sa certitude semblait se rapprocher, doucement mais sûrement, d'une réalité.

▬ Je vous ai déjà dit que, à mon plus grand regret, je ne peux vous suivre. Mais je libèrerai l'humanité de toute cette souffrance, vous en avez ma parole. Je vous remercie d'avoir pris ma cape... Puisse-t-elle vous tenir chaud, et vous rappeler que vous n'êtes plus seul.

Oui, il guérirait tous les coeurs... incluant celui-ci. Cela ne faisait aucun doute.

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Kyuju Hachi

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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Jeu 5 Nov - 6:58

Toute la satisfaction que le musicien ressentait disparut quand il vit apparaître un sourire sur les lèvres du blond. Quand comprendrait-il que cette mission qu'il s'est donnée n'est aucunement réalisable. Cet être le faisait exprès ou était-il tout simplement stupide ? Le brun regrettait déjà d'avoir pris cette cape, craignant d'avoir nourri l'espoir de l'utopique. Cependant quand le guerrier prit la main du mage, ce dernier resta stupéfait, il acceptait finalement de me suivre malgré tout ? Kyuju ne comprenait décidément plus rien, cet homme ne savait tous simplement pas ce qu'il voulait, il confirmait les craintes de l'illusionniste, l'homme était réellement un animal stupide, incapable de voir la réalité en face, cette humanité n'était pas la solution, mais bel et bien le problème, ce même et unique problème qui causait tant de souffrance à de pauvres âmes. Quatre-vingt-dix-huit pouvait voir briller l'espoir dans les orbites d'Aksel, il en avait la nausée... il n'avait pas aussi bien réussi qu'il l'aurait cru, l'entêtement du l'homme commençait à le rendre malade, mais s'attendait-il réellement à ce qu'un être tel que lui puisse comprendre sa souffrance ? Comment pouvait-il prétendre ressentir la même  souffrance que lui, il ne le connaissait pas, il n'avait probablement jamais vécu un tel drame... il n'était qu'un grand parleur, seulement bon à faire de grand discours sur des sujets qui lui échappe.

Le flutiste commençait même à ce demander comme il avait pu penser que cet homme pourrait être sa pièce maitresse... impossible, il était beaucoup trop aveuglé... aveuglé pas son désir égoïste de vouloir sauver le monde, mais le pire était qu'il croyait en cette entreprise. Aksel  avait donc pris la main de notre héros, la serrant légèrement pour faire comprend qu'il était bien présent  et du même coup transmettre une chaleur purement humaine. Kyuju ressentit cette chaleur l'envahir, elle grimpait en lui comme un poison, s'était la première fois qu'il ressentait cela, il appréciait certes la sensation, mais ne pouvait s'empêcher de penser toutes les fois où il aurait souhaité ressentir cette chaleur et que personne ne souhaitait lui transmettre. Il était maintenant trop tard... trop tard pour qu'il oublie... trop tard pour qu'il pardonne, il ne pouvait qu'aller de l'avant maintenant. Son interlocuteur prit la parole et confirma ce que le mage avait déjà lu dans ses yeux. Il n'avait pas l'intention de le suivre, il s'obstinait à croire en la réussite de son entreprise, il fit également mention de cette cape, cape que le flutiste avait acceptée dans l'espoir de convaincre le blond, il n'allait certainement pas la garder. Il n'allait certainement pas partir sans répondre à cet homme, homme qui lui donnait maintenant presque le goût de vomir. Il commença par lever les épaules laissant tomber la cape au sol, Kyuju pouvait sentir le froid revenir peu à peu sur lui, il se sentait libéré d'un poids retrouvant cette froideur qui le caractérisait, il était de nouveau lui-même indépendant et libre. Il prit ensuite la parole d'une voix forte, il voulait faire passer son message... il foulait que l'homme cesse son entêtement sans borne et ouvre enfin ses oreille pour écouter ce qu'il avait à dire.

- Tu n'est qu'un IMBÉCIL... il est impossible de sauver tout le monde de façons traditionnelles... regarde où cela ta mené, tu ne cesses d'être en retard... Ose me dire que tu ne chéris pas l'idée d'être omniscient ou encore la possibilité de te multiplier. Je t'offre la solution... une solution qui te permettrait de sauver tout le monde, en te sacrifiant et tu as l'audace de refuser ?

Son visage était maintenant déformé par la colère et le dégoût, il ne comprenait pas l'obstination de l'homme. Il en avait maintenant assez et il souhaitait au moins faire comprendre sa vision avant qu'il ne parte.

- Tu n'es qu'un égoïste, tu prêtes vouloir sauver tout le monde... Mais quand l'on t'offre la chance, tu refuses. Tu ne cherches qu'à redorer ton blason, par des actions aussi inutiles que de donner de tes vêtements - il pointait la cape qui reposait au sol - si tu n'es pas prêt à tout mettre en œuvre pour les sauver, moi je le ferai... pendant que toi, tu tenteras encore et encore de gagner ta course contre le temps...

Il se retourna pour partir vers une autre contrer, ayant suffisamment perdu de temps ici. Il fit quelques pas avant de s'arrêter pour dire ses derniers mots à l'homme.

- Bonne chance...

Il laissa échapper un ricanement, il ne croyait aucunement les mots qu'il venait de prononcer, il ne souhaitait qu'enfoncer le pieu davantage dans les idéologies utopiques d'Aksel. Il espérait que ce dernier comprenne et qu'il reviennent sur sa décision.


Dernière édition par Kyuju Hachi le Mer 11 Nov - 11:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Lun 9 Nov - 3:09



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De tous les péchés et de toutes les souffrances du monde, le désespoir était sans aucun doute celui qu'Aksel détestait le plus. Parce que même lorsque la douleur était à son plus profond, même au milieu de la nuit noire sans aucune étoile, il y avait toujours cette certitude que le soleil finirait par se lever. C'était la lumière au bout du tunnel, cette minuscule chaleur au fond du coeur qui interdisait d'abandonner, car les jours meilleurs n'étaient pas que derrière soi... L'espoir.

L'espoir, Aksel en était certain, était ce qui l'aiderait le plus à sauver le monde. Parce qu'il permet de continuer, d'avancer et de ne jamais abandonner. Il permet de se battre, de savoir qu'au bout du chemin se tient quelque chose qui en vaudra la peine. L'espoir était une des choses que le blond chérissait le plus, et qu'il s'efforçait de distribuer partout où il allait. Si les gens pouvaient le voir et ressentir cette pointe de chaleur qui leur dicterait de continuer vers des jours meilleurs... Alors une grande partie de la mission d'Aksel serait accomplie.

C'est pour toutes ces raisons que le désespoir incarnait l'échec lui-même pour le blond. Et c'était le fléau le plus difficile à combattre. Lorsqu'il était ancré profondément, lorsqu'un homme finissait par ne se nourrir plus que de désespoir, ses racines étaient plantées dans le coeur et presque impossible à retirer sans tout détruire. Mais surtout, une personne désespérée ne voulait pas de son aide. Ne croyait pas un mot qui sortait de sa bouche. N'acceptait un seul geste de bonté qu'il lançait sans relâche.

Le musicien était le désespoir. Cette noirceur, ce froid étaient si entremêlé avec l'homme qu'ils en étaient presque impossible à séparer.

Presque. Parce qu'Aksel voyait l'homme sous la carapace. Il voyait la souffrance sous la colère, la douleur et la solitude sous la rancune. Il savait que, sous cette couche sombre et opaque appliquée par des années de rancoeur, se trouvait un coeur brisé. Et il savait qu'un jour il pourrait y arriver et le guérir.

Mais pas maintenant. Lorsque sa cape s'écrasa au sol Aksel le comprit. Il n'abandonnerait jamais le brun, ne laisserait jamais tomber. Mais pour l'instant il lui était impossible de l'atteindre, et plus il essayerait, plus l'autre s'éloignerait de lui. Il entendit tous les mots que ce dernier lui cracha non pas comme preuves que son entreprise étaient vaine, mais comme confirmation que continuer de tenter de lui faire comprendre que l'homme n'était pas ce qu'il pensait ne ferait que l'éloigner encore et encore.

Alors Aksel resta là, debout, devant lui. Et comme il ne le poursuivrait pas, comme il avait comprit, il lui offrit simplement un sourire.

Le coeur de l'homme était fondamentalement bon. Ceci, Aksel le savait aussi bien qu'il connaissait la couleur de ses propres yeux. Et comme il ne pouvait atteindre le musicien pour l'instant, parce qu'il ne pouvait briser plus qu'un des murs l'entourant: il devait s'en remettre au reste de l'humanité. Il ne lui servait à rien de dire ces choses, parce que tous ceux qu'il rencontrerait au long de ses voyages lui prouverait que l'humanité était bonne. En cela il avait confiance autant qu'il avait confiance en sa cause.

Alors il se baissa, doucement, pour ramasser la cape à ses pieds. Et sans jamais perdre son sourire, il fit écho aux derniers mots du musicien.

▬ Ne vous inquiétez pas. Vous n'aurez pas besoin de chance pour ne pas mourir de froid.

Son ton était bienveillant et plein d'espoir. Si lui-même ne pouvait lui offrir de quoi se tenir chaud, un autre le ferait, il en avait la certitude.

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MessageSujet: Re: L'homme un animal stupide.    Mer 11 Nov - 12:05

Les dernières paroles d'Aksel résonnaient en écho au dernier mot de Kyuju, il les ignora se contenta de redresser le col de son kimono. Il avait suffisamment perdu de temps, une grande tâche l'attendait et si le blond ne voulait pas lui prêter main forte, il trouverait bien d'autres personnes souhaitant se rattacher à sa cause. Quatre-vingt-dix-huit ne prétendait pas posséder toutes les réponses loin de là, il était même à la recherche de lui même. Qui était-il, où était-il, quelle était sa place ? Tant de question qui restait sans réponse, tant de questions auxquelles il devait trouver des réponses. Cette première rencontre n'avait pas été totalement inutile, elle lui avait permis de se fixer un objectif, la purification de l'être humain, par la manière la plus pure qui soit. Il était convaincu que s'était son rôle sur cette terre, il avait souffert, vécu et vivra pour cet unique objectif.

C'était encore plus en colère qu'il quittait la capitale hivernal, en colère contre lui même. Il n'avait pu convaincre son interlocuteur de la pertinence de son but, il devait perfectionner ses techniques, il avait un besoin criant de pion à son service. Il était totalement conscient qu'il n'y arriverait pas seul, il avait besoin d'avoir le plus de main ralliée à sa cause. Un obstacle se dressait cependant devant lui, il n'était pas reconnu pour être des plus social bien au contraire il était ce qu'on appelait un sociopathe, il n'appréciait pas la présence des autres... Il ne l'appréciait plus en fait, il l'évitait au plus possible, ne sachant jamais réellement comment agir une fois devant ce monstre que nous surnommions la société. Il allait devoir apprendre à surmonter cette difficulté s'il espérait un jour arriver à ses fins et peut-être qu'un jour, il réussira à convaincre même Aksel du bien-fondé de sa mission.

Il ne savait pas très bien où il souhaitait diriger ses pas maintenant, il en avait assez de ce climat froid et sec, il souhaitait retrouver la clémence du climat de sa terre natale. Il considéra donc de retourner directement à sa grotte, commençant son recrutement plus près de chez lui où il était plus confortable. Puis il changea d'avis ce n'était pas de cette façon qu'il réussirait à arriver à ses fins, il devait se montrer entreprenant, prendre l'avantage sur ceux qui seraient opposés à ses idéaux. Il sortit donc son instrument et commença à jouer, s'offrant à lui même l'illusion du monde qu'il attendait, le monde qu'il souhaitait voir naître, un monde sans humanité... un monde pur. C'était dans cette illusion qu'il poursuivit son chemin, le cœur empli d'un désespoir sans nom, chérissant le jour du jugement dernier à venir...      
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