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 L'arbuste, la chouette et les truands [quête]

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Ikeda Takakage

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MessageSujet: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 12 Oct - 12:15

Le chaos qui s'était emparé de Gorah, avait fait émerger une vague de crime sans précédent. Brigands, assassins, violeurs, tous s'étaient donnés rendez-vous aux quatre coins du continent afin de commettre les pires larcins qui existent. En quelques semaines, une insécurité ambiante s'était emparée du monde et la peur ravageait les esprits parmi les habitants de l'ancien empire, les rendant aussi vulnérables que des chatons. Néanmoins, certaines personnes ne s'étaient pas résignaient à cette impuissance contrainte, prenant les armes afin de se défendre des malfrats et repousser les brigands hors de leurs terres.

Ce jour-là, Ikeda se trouvait dans un village à la frontière de Ravey et des Terres Neutres, traînant passivement dans les ruelles de la paisible bourgade. Mais cette tranquillité était illusoire, puisqu'une tension silencieuse régnait sur le hameau. Des arcs, des épées, des armes étaient cachés derrière les portes. Les habitants portaient un regard suspicieux et vigilant autour d'eux, comme s'ils s'attendaient à recevoir la visite de démons. Ce qui en réalité s'avéraient approximativement vrai. En effet, ces derniers temps la région faisait face à un nouveau fléau, des marchands d'esclaves sans foi ni loi parcouraient les lieux et s'attaquaient aux villages dans un seul but, enlever des enfants et les réduire à l'esclavage. La nouvelle de la présence des marchands s'étaient répandus comme une traînée de poudre, forçant les locaux à s'organiser afin de se débarrasser des marchands d'esclaves.

Rien ne laissait présager que le village allait être la cible de ces commerçants verveux, pourtant Ikeda et les habitants allaient bientôt déchanter. L'archer flânait paisiblement entre les étalages du marché, cherchant de quoi fabriquer de nouvelles flèches. Lorsque tout à coup, un son de cor retentit, la panique et la frayeur se dessinèrent sur les visages. Un paysan cria alors à pleins poumons :

-"Les... Les... Les marchands d'esclaves ! Ils arrivent !"

En quelques secondes, la place du marché se remua, tel de l'eau en ébullition. Les femmes et les enfants se réfugièrent le plus rapidement possible dans les bâtisses, tandis que les hommes valides s'emparaient de leurs armes. Ikeda comprit que quelque chose n'allait pas, sa curiosité étant piqué, il suivit donc les membres de la milice populaire jusqu'à la sortie de la ville. De là, il aperçut une horde d'hommes à cheval qui se ruait dans leurs directions...
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Elézim Luville

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 12 Oct - 21:11

« L’archer, l’Arbalétrier et le cheval. . . »


Je dormais profondément et comme à mon habitude, dans un arbre. Je rêvais de tout et de rien. Et je voyais une certaine personne remplacé petit à petit mon amour Aélia. Elle disparaissait un peu plus chaque nuit. Cela me troublait horriblement. C’est alors que j’entendais un grand hurlement qui avait failli me faire basculer de mes branches.


« Ils arrivent !!! »


Bien qu’à moitié dans les vapes, je descendais tel un singe de sons arbre. Et regardais un peu le bazar qui se jouait devant moi. Les villageois courraient dans tous les sens. Et les hommes aptes à tenir une arme, en tenaient une justement. En arrivant ici la veille, j’avais entendu parler d’un groupe de marchands d’esclaves, ils kidnappaient les enfants, et déesse savait ce qu’ils en faisaient. Je supposais donc que ce hurlement faisait mention d’eux au vue de la belle pagaille. Tous se réfugiaient dans leurs maisons, où s’enfuyaient du village. Je me dirigeais vers le groupe de villageois qui étaient armés. Je pouvais enfin voir une troupe d’hommes à cheval arrivé à toute allure.


« Bon, c’est parti, y’a-t-il des archers ici ? Faites comme moi ! »


A ces mots je sautais et grimpais sur le toit d’une maison proche. Quelques téméraires firent de même. Je sortais mon arbalète, et quand ils furent à portée de tir. Lâchais mon carreau sur le premier cheval que je voyais. Les deux êtres faisaient ainsi un joli roulé boulé sur le sol. Mais ce que j’avais fait n’allait pas servir à grand-chose si les villageois se faisaient  attrapés. Et je ne savais pas commandé des gens. Il fallait donc qu’ils tiennent le temps de les repousser. J’étais assez anxieux. Les hommes à cheval étaient assez nombreux.


« Ne restez pas en face de leurs chevaux, ils vont vous écrase. . . »


La collision fût brutale. Quelques-uns des villageois avaient été percutés de pleins fouets, s’ils n’étaient pas mors, ils allaient mettre du temps à s’en remettre. Les bandits avaient commencé à investir le village. Perché sur mon toit, je tirais deux fois en pleine tête de mes adversaires. Ils tombaient raides morts. Malheureusement pour moi, je me prenais un bout de toit légèrement plus en hauteur que le reste, et je dégringolais de mon perchoir. J’étais maintenant à la merci des malfrats. C’est ce qu’il pensait, je me relevais très rapidement et au moment où un bandit passait avec son cheval, je le tirais à terre. Ou plutôt poussais mon opposants vers le haut, ce qui eut pour effet de le voir se retrouver la tête en bas de l’autre côté. Et il finit encastrer dans un tonneau. Dure fin que la sienne. Mais le moment était mal choisit pour penser à ce triste homme. Je pouvais entendre les femmes et les enfants criés de tous leurs poumons. Cela venait de cette maison. Je courrais vers celle-ci, et je voyais une femme ensanglantée devant un homme, la pointe de sa lame, plantée dans sa victime.


A la seconde même où j’avais vu ça, il était déjà mort. Je lui tirais dans la jambe, il se recroquevillait sur lui-même. J’en profitais pour lui clouer la main au sol. Et je le terminais par un coup de crosse. Son sors était maintenant aux mains des villageois qui resteraient après cette bataille. J’entendais le bruit des combats s’estomper. Les voleurs, avaient dû avoir leur compte, ou inversement, eu ce qu’ils voulaient. Dans les deux cas il fallait découvrir où était leur base de repli. En sortant de la maison, je voyais une scène horrible. Des villageois gisaient sans âme au sol. C’est sans attendre quoi que ce soit que je disais à haute voix.



« J’en ai un vivant ici, amener de l’eau et des morceaux de tissus, et aider moi à les regrouper. Aussi, quand il se réveillera, quand je dis il je parle du bandit dans les vapes dans cette maison. Je veux que quelqu’un l’interroge sur leur organisation et qu’il nous dise où est leur camp. Quelqu’un est volontaire ? »

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Lacie

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Ikeda Takakage

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Dim 18 Oct - 12:56

Des corps de pauvres innocents jonchaient les rues du hameau, souillés par le sang et la poussière. Des femmes, des hommes, parfois même des enfants avaient été massacrés. Les gens pleuraient leurs proches, relâchant de longs et pénibles gémissements de douleur, des suppliques semblables à des chants funèbres accompagnant les morts vers l’outre-tombe.

Adossé à un mur Ikeda contemplait l’étendue de cadavre qui se dressait face à lui. Son visage laissait paraître de la fatigue et de la lassitude. Combien de fois allait-il devoir assister à ce genre massacre ? Lui-même ne savait pas, il avait arrêté de compter depuis bien longtemps. Il avait survécu, c’était le plus important. Il n’y avait plus grand-chose à faire pour ces morts, mis à part de les inhumer ou bien de rendre un dernier hommage à leurs mémoires, en châtiant les mécréants qui les avaient exécutés.

La confrontation entre le village et les marchands d’esclaves s’étaient déroulées à une vitesse fulgurante. L’archer se souvenait encore d’être monté sur les toits et d’avoir abattu un ou deux hommes, avant de voir la collision entre les cavaliers et les locaux. Statiques et inertes, les villageois s’étaient fait piétiner par les chevaux, qui passaient en force dans les rangs. Certains furent projetés par l’impact les montures, et eurent beaucoup de chance de ressortir indemne. Car ceux qui avaient moins de chance finirent écraser sous les sabots, expiant leurs douleurs dans des cris atroces et des craquements d’os à en faire pâlir plus d’un. Et la terre rougit, buvait allègrement le sang des victimes au son de leurs hurlements.

Dire qu’une telle catastrophe aurait pu être évitée, Ikeda restait un peu amer à ce sujet. Ils avaient repoussé les malfrats hors de la bourgade, mais à quel prix ? Les combats avaient pris une tournure infernale, lorsque les marchands se dispersèrent dans le cœur du village, pourchassant sans relâche les mères et leurs enfants. Bien d’entre eux refusèrent d’obtempérer à leurs agresseurs, ce qui malheureusement se solda par leurs morts prématurés. Pauvres âmes, si jeunes que déjà, ils rencontraient la Déesse dans l’au-delà.

À plusieurs reprises, Ikeda avait planté ses flèches dans le corps de ces criminelles, afin de les arrêter. Mais même avec toutes ses flèches, il n’avait pu en arrêter un grand nombre. Cependant, le brun avait réussi à sauver quelques vies, ce qui n’était pas trop mal non plus. Entre ses bras, reposait un petit être rose, un nouveau-né arraché des griffes d’un bandit. La mère était déjà morte, après avoir agonisé longuement sous le regard infâme de son bourreau. Qu’allait-il devenir ? Ikeda n’en savait rien, mais il chercha du regard une personne qui serait apte à venir en aide à ce petit.

Finalement, il se leva délicatement pour ne pas réveiller l’enfant, puis se mit à marcher vers un groupe de femmes qui soignaient les blessés. Ikeda confia le nourrisson à l’une d’entre elles, qui lui rendit un regard stupéfait et plein de gratitude. Puis il s’éloigna en enjambant les cadavres froids et ensanglantés sur son chemin. Ikeda eut un frisson en regardant l’un d’eux, la Mort lui avait ri au nez. Son souffle à l’haleine fétide et inodore, le jeune homme le connaissait très bien, même trop. C’était d’ailleurs cela, qui l’aidait à se sentir vivant…

Soudain, une voix le sortit sortie de ses pensées morbides, la même voix de toute l’heure qui avait conseillé aux archers de se mettre en hauteur. Celle d’un albino avec une arbalète à la main.

- « J’en ai un vivant ici, amener de l’eau et des morceaux de tissus, et aider moi à les regrouper. Aussi, quand il se réveillera, quand je dis il je parle du bandit dans les vapes dans cette maison. Je veux que quelqu’un l’interroge sur leur organisation et qu’il nous dise où est leur camp. Quelqu’un est volontaire ? »

Rien de tel qu’un appel de ce genre, pour rameuter une horde de villageois hors de contrôle avide de vengeance… Ikeda ne donna pas cher de la peau de ce bandit, si les villageois lui mettaient la main dessus. Il ne risquait pas de parler, s’il se savait condamné à l’avance. Il fallait encore une fois prendre la situation en main, pour éviter qu’elle ne dégénère. Et sans attendre, l’archer se précipita vers le jeune homme à l’arbalète, devançant ainsi les habitants du village. Il s’adressa alors à l’albino avec une voix teintée d’assurance.

- « Si tu me le permets, je vais m’occuper de lui personnellement. Je saurais lui faire cracher le morceau en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et puis, si on le laisse entre les mains des habitants je crains qu’il n’emporte son secret dans la tombe, tant l’envie de le faire payer est forte. »

Des invectives éclatèrent, certains n’appréciaient pas que des « étrangers » se mêlent à « leurs » affaires. Ce à quoi Ikeda répondit froidement sans broncher :

- « Un homme qui se sait condamné ne parlera jamais. Souhaitez-vous réellement que la mort de vos proches soit vaine ? Ou bien me laisseriez-vous m’en occuper ? »

Un silence, voilà la réponse de ces gueux. Ne perdant pas une seconde de plus, Ikeda pénétra dans la bicoque et fit signe à l’arbalétrier qu’il pouvait rester s’il le voulait.

La pièce n’était pas bien grande, le jeune homme jeta un regard dans chaque recoin et fouilla pour trouver de quoi faire. Du cuir, un tisonnier, une lame et de la corde, voilà ce que ramassa Ikeda d’un sourire satisfait. Il regarda un instant le bandit cloué au sol, avant de le libérer. Le gredin avait reçu un sacré coup, il ne bougeait plus d’un pouce. Profitant donc de l’inertie du truand, I’archer débarrassa une table et allongea le bougre dessus. Il fut solidement et minutieusement attaché au meuble avec la corde, et se vit fourré dans la bouche l’épais morceau de cuir que Ikeda avait ramassé.

L’âtre de la pièce était encore allumé, quelle chance ! Cela allait grandement faciliter la tâche de l’élléen, qui rajouta du bois pour attiser le feu. De plus, il n’oublia pas de laisser une lame de couteau et un tisonnier reposer dans les braises brûlantes du foyer. Il y avait encore beaucoup à faire, notamment dévêtir le bandit, qui termina torse nu alors même qu’il n’était pas réveillé. Le fer de la lame et du tisonnier virèrent au rouge, au bout d’une bonne quinzaine de minutes, signe que la fête pouvait enfin commencer.

- «  Bien ! Il est temps pour notre ami de se réveiller, on ne va pas rater le début de la fête tout de même… »
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Elézim Luville

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 19 Oct - 16:24

« Volonté brisée. . . »


Un archer se portait volontaire, lui aussi était monté sur les toits pour tirer. Il ne faisait donc, lui aussi pas partie de ce village. Et ses paroles étaient justes.

 « Si tu me le permets, je vais m’occuper de lui personnellement. Je saurais lui faire cracher le morceau en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et puis, si on le laisse entre les mains des habitants je crains qu’il n’emporte son secret dans la tombe, tant l’envie de le faire payer est forte. »

« Dans ce cas je te laisse te charger de cette tâche. Je vais aider les villageois a soigner les blessés et a enterré leurs morts. Je reviendrai plus tard. Je compte bien aller récupérer les enfants kidnappés. »

A ces mots, je laissais l’infortuné avec son nouveau geôlier. Je me consacrais donc à la tâche. Il y avait peu de blessures légères. Bandages, eau chaude, sang. Tout allait vite, il fallait le faire et prier la déesse pour qu’ils passent la journée. Même si je n’étais pas médecin, je faisais ce qu’il fallait faire. Et malheureusement, cela passait par les amputations. Nombreux avaient été ceux piétiné par les chevaux. Et le malheureux, s’était fait écraser la jambe, elle était tout simplement morte.

Une fois les blessés aux mains de la déesse, j’aidais enfin à enterrer les cadavres. Je n’aimais pas du tout cela, ayant vécu moi-même cette expérience, seul. C’est aussi avec une certaine mélancolie que je m’appliquais à la tâche. Après un petit moment. Je retournais vers la maison où étaient l’archer, et le bandit.


J’arrivais à proximité quand j’entendais un hurlement. Il semblait que l’interrogatoire débutait. Que pouvait-il bien ce passé à l’intérieur. J’étais quelques peu curieux. Je me précipitais à l’intérieur. L’odeur de brûler m’agressais les narines. Je me dépêchais de fermer la porte derrière moi. Pour ne pas attirer les villageois. Et je regardais donc l’interrogatoire qui se déroulait devant mes yeux, en me couvrant le nez. J’entamais la discussion.

« A-t-il récupéré l’usage de sa langue ? »

Je me doutais qu’après ce hurlement il allait commencer à parler. Je ne voulais pas gêner celui-ci, je me postais alors dehors contre la porte. Empêchant alors les curieux de s’approcher. La torture est une des choses que de simples villageois comme eux devraient ne pas avoir à regarder. Elle peut vous changer un homme de bien des manières. Un vieux du village arriva prêt de moi accompagné de deux grands gaillards.


« Bonjour jeune homme, puis-je m’entretenir avec vous ? »

« Euh bonjour. Que voulez-vous ? »


« Je me présente, je suis le chef de ce village. Je vous ai vus à l’œuvre vous et votre camarade, l’archer. J’ai une faveur à vous demander. »


« Je vous écoute. »

« Cinq enfants de notre village ont été enlevés aujourd’hui. Pendant les combats. Et je crains ne jamais les revoir, l’un d’eux était mon petit-fils. Je vous en prie, retrouvez les, vous serez récompensé ! »

« J’ai entendu et compris votre requête, n’ayez crainte, je ne sais ce qu’il en est de l’archer à l’intérieur, mais je compte bien me diriger là où sont ces monstres, et je peux vous garantir qu’ils se souviendront de mon passage. »

Le chef du village et moi continuâmes de parler, au bout d’un certain temps, je me décidais de rentrer une nouvelle fois à l’intérieur. J’ouvrais donc la porte pour savoir si le voleur d’enfants avait décidé de parler.

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Ikeda Takakage

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Mer 28 Oct - 21:39

Il est important de battre le fer tant qu’il est chaud. Pour Ikeda, l’expression était à prendre au sens littéral et au sens figuré.  N’y allant pas par quatre-chemins, l’archer renversa le contenu d’une cruche sur le visage du brigand. La douche froide fut efficace, puisque que ce dernier se réveilla soudainement à moitié paniqué. Le pauvre homme semblait complètement désorienté, poussant des cris muets qui se traduisaient par d’incessants gémissements. On aurait dit un animal apeuré, à la différence que le truand n’avait rien de mignon ni d’attendrissant. Ne voulant pas perdre plus de temps, Ikeda enfila une paire de gants en cuir qui traînait dans un coin, puis attrapa le tisonnier en fonte. L’extrémité distale de l’outil rougeoyante diffusait une chaleur agressive, qui fit frémir l’élléen. Il était temps de se mettre au travail.

-        « Allons, on se détend un peu. Tu es entre de bonnes mains. Plus tu bougeras, plus cela sera douloureux. J’ai quelques questions à te poser, mais avant ça… »

L’individu étendu sur la table se figea lorsqu’il aperçut l’objet que tenait Ikeda. Et comme s’il venait de voir un démon, le bandit paniqua de plus belle et se débattit pour tenter de se libérer, mais en vain. Précis, net et direct, le mercenaire enfonça le métal brûlant dans la main du malheureux. Un relent de chair brûlée pénétra dans les narines de l’archer qui ne broncha pas d’un pouce. Les crépitements des tissus en train noircir se mêlèrent à des hurlements sourds. L’homme avait tous ses muscles crispés tant la douleur lui était insupportable. Finalement, Ikeda retira le tisonnier et observa la plaie, il avait cautérisé la blessure de ce dernier. Pourquoi ce geste ? Pour marquer l’esprit, sans avoir besoin de commettre de geste inutile et qui risquait de compromettre sa tâche.

-        «  Voilà, ta blessure est refermée. Nous pouvons passer aux choses sérieuses. »

L’une de ses mains tenait fermement l’instrument chauffé à blanc, tandis que l’autre se saisit du morceau de cuir dans la bouche du prisonnier. Il tira sans vergogne, libérant ainsi la mâchoire de l’individu qui proféra une salve d’insulte à l’encontre de l’archer. Perdant patience, Ikeda leva l’engin de fonte sous le nez du truand qui se tut sur-le-champ. Visiblement, le jeune homme n’était plus d’humeur à se montrer patient avec son invité.

-        « Je vais être bref. Tout ce que je veux, c’est que tu répondes sagement à mes questions, et peut-être, je te laisserai t’en tirer. Maintenant, je veux que tu me dises où je peux trouver tes compagnons. »

La réponse que reçut l’élléen n’était pas celle qu’il escomptait. L’homme avait repris ses esprits et ne semblait pas enclin à coopérer. Au lieu de ça, il avait tout simplement rit au nez de Ikeda.

-        « Tu crois que j’vais déballer mon sac si facilement. Tu peux toujours courir pour retrouver les autres, toi et tous les péquenauds de ce village allaient clamser ! Dès que mes camarades vous auront mis la main dessus ! »

-        « Mauvaise réponse… »

Ikeda ne prit pas la peine de fourrer le morceau de cuir dans la bouche du malfrat. Non, il avait été assez aimable jusqu’à présent. Sans se soucier des cris que ses gestes allaient engendrer, l’archer apposa le fer rouge sur la peau de l’interrogé. Un léger panache de fumée se forma, alors que l’épiderme de l’homme était détruit par la chaleur du tisonnier. Ce dernier hurla de toutes ses forces, pendant que l’élléen s’amusait le marquer au fer rouge. Le brun marqua l’individu à plusieurs endroits du corps, le tout avec une précision à donner froid dans le dos. Il ne fallait pas se mentir, au fond de lui-même Ikeda tirait un plaisir malsain à infliger ces sévices. Il se sentait, on ne peut plus vivant.

Au bout d’un certain temps, le mercenaire reposa la tige de métal, laissant un court moment de répit au bourreau devenu victime. Elle s’était d’ailleurs évanouie, ce qui força Ikeda à la réveiller de nouveau. Le gredin était bien mal en point. Le souffle court, l’homme tenta de s’exprimer en alignant maladroitement les mots.

-        « Je… J’vais parler… Pitié… Je promets… tout dire… »

Lâchant la lame qu’il venait de sortir de l’âtre, Ikeda écouta le brigand avec une oreille attentive.

-        « Bien, on redevient raisonnable à ce que je vois. »

Le malheureux hocha doucement la tête, en signe d’affirmation.

-        « Je répète ma question. Où se cachent tes camarades ? Vous avez sûrement un camp dans les environs, je me trompe ? »

-        « Non… Dans les collines à l’est… »

Il déglutit, avant de reprendre.

-        « Les collines après la rivière… Ils sont là-bas… J’le jure… »

-        « Combien de personnes comptent campent là-bas ? »

-        « Plusieurs dizaines… Des marchands d’esclaves, mais surtout des prisonniers… »

-         «  Eh bien voilà, tu vois quand tu veux ! Mon travail est terminé, désormais, tu es sous la responsabilité des villageois. Ils jugeront eux-mêmes de ton sort. »

L’homme pâlit en un clin d’œil, et tenta de protester avant de se rétracter, s’enfermant dans un mutisme de désespoir. Quant à Ikeda, le jeune se débarrassa de ses gants, rassembla ses affaires et s’échappa sous de la baraque miteuse. À sa sortie, l’albino de tout à l’heure l’attendait, ainsi qu’un attroupement de villageois. Tous le regardaient avec un drôle d’air, ce qui fit glousser Ikeda.

- «  Eh ben, vous en faites une tête. J’ai vos réponses comme promis. Vos marchands d’esclaves campent dans les collines à l’est du village, après la rivière. Et d’après les dires de ce criminel, il y aurait des prisonniers avec eux... »
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Elézim Luville

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Ven 30 Oct - 15:22

« Je suis parti vers l’horizon. . . »


Le voleur avait donc parlé. Je n’osais pas imaginer ce qu’il lui avait fait. Mais la mort l’attendait à mon avis. Les villageois n’allaient pas en resté là. Mon acolyte l’archer psychopathe à ses heures, nous indiquait le chemin à prendre. Vers les collines à l’est. Des criminelles ? Oui. Des prisonniers ? Aussi. Course contre la montre ? Sûrement.


« Au fait, je me prénomme Elézim Luville, je suis chasseur et toi ? »


Après cette question, je rassemblais mes affaires, et quelques provisions que les villageois nous donnaient. Et avec ça, un moyen de transport. Une charrette tirée par une mule. Nous pourrons ramener les enfants plus vite. Et c’est ainsi que nous prenions la route vers les collines de l’est. Elle n’était pas très loin. Mais le voyage à pied nous aurait fatigués avant le combat. Car oui, disons-le, le combat était inévitable.


Sur la route, oui il y avait de la route. . . On ne pouvait pas dire que c’était joyeux. C’est à ce moment que je repensais à ce qu’il c’était passé il y a quelques temps. J’avais sauvé ma sœur et certains villageois d’un petit groupe de bandits. Et j’avais découvert que ce petit groupe appartenait à une organisation qui sévissait dans tout Ravey. Était-ce la même organisation ? Plus que probable.


J’étais désormais un peu plus énervé. Rien que de penser à tous ces enfants seuls, sans leurs parents.

« Je sens qu’on va bouffer du brigand ce soir. . . »


Je n’avais pas sentis le sommeil arrivé. Il tombait d’un coup, et gardé les yeux ouverts était très durs. Je m’installais dans la charrette et piquais un petit somme.


Encore le même lieu . . . La pluie, les débris. Mais je ne pouvais pas bouger. Même pas un orteil. Là une ombre s’approche à nouveau de moi, j’entendais une mélodie.


Lacie's Melody:
 


« Tu dois chercher. . . Trouve-moi. . . »


Cette fois je ne pouvais pas répondre, mais la voix était bien distincte. Un vieil homme.


« . . . C’est toi ? »


Je me réveillais. Mais cette fois, je n’étais pas en sueur ou en train de respirer comme un fou. Les collines étaient toutes proches. Je proposais à mon compagnon de nous arrêter là. Et de cacher la charrette.


« Nous la récupérerons, quand on reviendra avec les prisonniers. Prépare-toi à tuer du truand. . . »

De là où nous étions, de la fumée était visible un peu plus en haut. Un feu de camp, il y avait donc un avant-poste. Il fallait là jouer discret. Je préparais mon arme, et faisais signe à l’archer, pour lui montrer la fumée.

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Ikeda Takakage

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Mer 4 Nov - 4:44

L'annonce du mercenaire ne laissa personne indifférent. Des marchands d'esclaves cachés non loin dans les collines retenant avec eux des prisonniers, il n'en fallait pas plus pour enflammer les esprits des villageois. La colère et le dégoût pouvaient être lus de manière flagrante sur les visages de chacun. Comment ne pouvait-on ne pas se révolter ? Plusieurs voix s'élevèrent, demandant à partir à la chasse aux bandits. L'idée fut approuvée par une majorité d'individu, qui criaient "vengeance" ou "justice". C'est dire à quel point la haine rongeait les habitants de la petite bourgade.

La journée risquait d'être particulièrement longue, mais extrêmement longue... Pour un fainéant comme Ikeda, la situation était mal choisie pour prendre du bon temps, à croire que la grande Déesse voulait ne lui laisser aucun répit. Qu'à cela ne tienne, une bonne partie de chasse aux malfrats n'était jamais de refus. Surtout, si l'adrénaline était au rendez-vous. L'archer se gratta l'arrière du crâne en observant avec attention l'amas de personnes devant lui, jusqu’à ce que le fameux garçon aux cheveux blancs s'adressât à lui.

- « Au fait, je me prénomme Elézim Luville, je suis chasseur et toi ? »

Légèrement surpris sur l'instant, l'archer répondit à son nouvel interlocuteur de manière prompte.

- « Enchanté, je suis Ikeda Takakage, mercenaire de profession. Je suppose que nous allons devoir collaborer ? Si c'est le cas, autant se préparer tout de suite, pour ne pas perdre plus de temps.»

Sans plus attendre, l'élléen s'en alla se restaurer et rassembler tout ce dont il avait besoin. Il put compter sur la générosité des locaux, qui ravitaillèrent Ikeda et Elézim et leur fournirent un moyen de transport. Une charrette tirée par une mule, qui au passage n'avait rien de très confortable au grand damne de l'archer. Toutefois, il ne se plaignit pas une seule fois, au moins ils n'avaient pas à se fatiguer en marchant vers l'est. Du pain béni pour ce paresseux de mercenaire, qui en profita pour faire une petite sieste pendant une bonne partie du trajet.C'était à se demander si Ikeda se souciait un tant soit peu du malheur des villageois, des brigands, tant il dormait paisiblement.

Finalement, le jeune homme se réveilla pour prendre la relève à la tête de la charrette. Son compagnon d'infortune tomba comme une masse, et se laissa porter par le sommeil. Comme quoi, Ikeda n'était pas le seul à avoir le sommeil facile. Le soleil se coucha à l'horizon, à mesure qu'ils approchaient de leur destination. Le chasseur à la chevelure blanche sortit des bras de Morphée, lorsqu'ils atteignirent les pieds des collines.

- « Nous la récupérerons, quand on reviendra avec les prisonniers. Prépare-toi à tuer du truand. . . »

Ikeda répondit par un simple hochement de tête, puis gara son véhicule sous les ombres des imposants reliefs qui s'exposaient à eux. L'arbalétrier fit signe au mercenaire. Un panache de fumée s'étendait dans le ciel. Il n'y a jamais de fumée sans feu. Par conséquence, le campement des marchands se trouvait juste sous leurs yeux, à portée de tir.

À pas de loup, l'élléen s'avança afin de prendre connaissance de l'état des lieux. Le campement était rudimentaire, seul le strict minimum avait été installé. Chose idéale, lorsqu'on souhaite déguerpir en vitesse. Attaquer une dizaine de criminels armés de front, relevait plus du suicide qu'autres choses... Il n'y avait vraiment pas d'autres options, que de trouver un moyen de les séparer. Pour cela, rien ne valait une bonne vieille diversion de derrière les fagots. Ainsi, Ikeda fit part de son idée à Elézim avant de s'élancer sans laisser le temps à ce dernier de répondre.

- « Que dirais-tu de créer une diversion ? Je vais les attirer hors du terrier, ainsi, tu n'auras plus qu'à les cueillir et sauver ces pauvres gens...»

Ils étaient à sa portée, juste dans ligne de mire. Il se rapprocha discrètement, encocha une flèche, et tendit la corde de son arc, avant de la relâcher. Le projectile partit tout droit dans le ventre d'un homme, qui s'effondra par terre. Tous les bandits se mirent en alerte et fouillèrent du regard les alentours. Il tira une seconde flèche, qui effleura seulement un truand. Ils finirent par le repérer. Parfait, il devait maintenant les éloigner de là. Ikeda se mit à courir, le plus vite possible loin du campement.

- « Chaud devant ! »
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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Mer 4 Nov - 18:29

« Diversion à demi-foiré . . . »


Le plan de mon ami l’archer fraîchement renommé : Ikeda le Fou, était simple. Il faisait diversion, je libérais les otages. De ce que j’avais compris. C’est ce qu’il fît. Il transperça de sa flèche le torse d’un bandit. Et une fois repérer, tous lui courraient après. C’était maintenant à mon tour. Je sortais discrètement de ma cachette et me dirigeais vers les cages vides. Je faisais le tour, mais d’instinct, je faisais un grand pas en arrière. Esquivant au passage, une hache volante.


« Eh bien, moi qui pensais faire ça en discrétion. » Je disais cela à haute voix.


En effet, j’aurais dû y penser. Il ne pouvait pas y avoir qu’une poignée de bandits. Il y en avait d’autres de ci et là, dispersé un peu partout car le camp était étendu sur une surface assez importante de la colline. Et là, devant moi. Un colosse était debout, droit. Une autre hache dans la main. La poisse quoi . . .


« On va jouer tous les deux eh eh eh »


« Désolé mais je ne suis pas d’humeur. Tu ne veux pas retourner d’où tu viens et me laisser en paix ? Faire comme si tu n’avais rien vu ? »


La réponse était un deuxième lancer de hache. Je l’esquivais, et sortais mon arme aussi vite que possible. Le premier tirs, atteignait l’épaule du monstre. Qui chargeait aussitôt sans broncher. Malgré sa course lente, une fois qu’il avait pris son élan, je suis sûr qu’il aurait pu défoncer un mur. Je l’esquivais, mais son poing lui avait trouvé le chemin de mes côtes. Je volais sur plusieurs mètres, et atterrissait dans des caisses.


« J’ai rien senti, tu m’as touché ? » Il retirait le projectile de son épaule comme on retire une épine de son bras.


« Tss t’as dit quelque chose ? Je n’ai pas entendue avec ta voix de crécelle. »


Le colosse rigolait. Il devait s’amuser, mais mes côtes elles ne riaient pas. Je me levais difficilement. Le colosse ne bougeait pas. Il attendait que je me repositionne, je lançais.


« Tu vas rien lâcher à ce que je vois. Très bien, mais il ne faudra pas venir pleurer. » Je le regardais d’un air sérieux, que je ne faisais pas souvent. J’étais prêt.


La douleur attendra la fin du combat. Je courrais dans sa direction, arbalète chargée. Le colosse faisait de même. Il envoyait son point vers moi. Grosse erreur, tout son poids partait avec ce coup. Je l’esquivais, et passais dans son dos. Là, sa colonne vertébrale m’invitait. Je tirais en plein dans le mille. Cependant, le colosse dans un dernier mouvement, m’envoyait voler quelques mètres encore. Puis il s’écroula. Mort. J’étais fatigué pas ce combat. Mes côtes me le faisaient bien savoir. Je me relevais et me dirigeais vers les cages de prisonniers.

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 29 Fév - 14:19

« Terminé ? »

Les prisonniers étaient paniqués voire désarmés face à ce qui leur arrivaient. Néanmoins, nous devions faire vite, si mon collègue avait réussi à faire l’appât il n’était pas dit qu’il les retiendrait bien longtemps. Allait-il bien ? Je libérais les prisonniers le plus vite possible. Maintenant, il fallait revenir au chariot et ramener tous ces gens chez eux. Plus facile à dire qu’à faire. Que vaut un chariot contre des cavaliers ? Rien. Je devais donc trouver une solution à ce problème également. Par chance, l’endroit où se trouvaient les chevaux n’était pas loin. Et personne ne les surveillait. Enfin si, mais cet idiot était assoupi devant le troupeau. J’attrapais un couteau et commençais à couper les cordes qui enfermaient les bêtes. Avant de taper l’arrière d’un de ces destriers. Le pauvre homme aurait dû choisir un autre endroit où s’assoupir : Il venait d’être piétiné par une dizaine de chevaux. J’avais mal pour lui.

Une fois ce léger problème réglé, je retournais vers les prisonniers, pour les guider vers la sortie, la sortie de cet enfer. Les bandits étaient désormais occupés à essayer d’attraper leurs montures. Il n’y avait donc pour ainsi dire aucun ennemi sur le chemin. Il y avait assez de place pour faire monter les femmes et les enfants. Quand aux autres, ils allaient devoir marcher. Mais je devais avant tout vérifier quelque chose. Où était passé Ikeda ? J’espérais qu’il ne lui était rien arrivé, mais tout ne ce passe pas toujours comme convenu. Des bruits dans les buissons signalaient que quelqu’un approchait. Je préparais mon arme. Prêt à tirer, quand un homme, non quand Ikeda tomba net devant moi. Mort ? Non il respirait encore mais bien inconscient. J’étais quelque peu soulagé. Je le portais jusque dans le chariot. L’heure était désormais de retourner au village.

###

Le voyage fut moins pénible que je ne l’imaginais. Bien que le soleil se couchait, la fumée des chaumières au loin indiquait que nous étions enfin arrivés à destination. Les villageois étaient tous soulagés. Une fois arrivé devant le village, je m’effondrais. Bien que je m'étais habitué à la douleur, la fatigue du voyage avait aussi pris l’avantage.

Je me réveillais le lendemain, en sueur. Des bandages ornaient mon torse, les villageois m’avaient soigné, bien que je pouvais nettement sentir mes côtes me rappeler qu’elles existaient. Je posais ma veste sur mes épaules, et sortais de la maison. Le village était calme, et seule une poignée de personne se tenaient face à moi, dont le chef du village.

« Vous avez tenu votre parole chasseur. Nous vous serons éternellement reconnaissants à vous et votre ami ? »

Ami, voulait-il parler d’Ikeda ? Je m’empressais de demander l’état de santé de l’archer, son état n’était pas trop grave, mais il n’avait toujours pas repris connaissance.

« Je vois . . . Monsieur, si d’aventure vous avez besoin d’aide, sachez que j’accourserais à votre secours autant de fois qu’il ne le faut. J’en fais le serment. Le peuple de Ravey a peut-être été abandonné durant ce cataclysme, mais sachez que le pays se relèvera de ses cendres encore et toujours. Puisse la Déesse veillez sur vous et votre village. »

Je m’inclinais devant eux. Et préparais mes affaires. Lorsque je commençais à quitter le village, les habitants du village, y compris les prisonniers de la veille, me saluaient. Mon cœur battait la chamade. Il n’y a rien de mieux en ce monde que de sauver des innocents. C’est ce que je pensais en cet instant. Mais je savais pertinemment que cette quête ne se terminerait sans doute jamais. Mais à quoi bon s’apitoyer sur quelques problèmes de cette envergure ? L’instant présent était le cadeau que la vie nous réservait. Et je comptais bien en profiter à chaque instant.

« Peut-être nous reverrons nous un jour Ikeda. »

END

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 29 Fév - 17:15

Up, oubli du lancé de dé.

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MessageSujet: Re: L'arbuste, la chouette et les truands [quête]   Lun 29 Fév - 17:15

Le membre 'Elézim Luville' a effectué l'action suivante : Lancer de dé


'Quête' :

Résultat : 2
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