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 [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]

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Keith Walderen

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MessageSujet: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 10 Oct - 19:54

Crise Populaire - Marchand de Farine a écrit:
Synopsis global de la quête : Hon Ze Flor était, avant le Grand Cataclysme, un riche vendeur de farine évoluant aux Ellès. Héritier d'un commerce florissant (la maison Flor), il a toujours vécu dans l'opulence et fournissait la plupart des commerciaux et particuliers. Seulement, depuis la tragédie, les affaires tournent mal et Hon Ze a décidé de monter ses prix. La chose cependant ne plaît à personne, et il craint d'avoir bientôt une émeute au moulin. Le fournisseur a rapidement convoqué le soutien de ses partenaires, à savoir l'Eglise (à laquelle il offre des tarifs préférentiels) et quelques bourgeois ne craignant guère de recourir aux moyens les plus vicieux pour étouffer la révolte.
Récompenses prévues : Ecus + Tarifs commerciaux
Nombre de personnes impliquées : 2
Qui va réaliser la quête ? : Kirito Nakamura + Keith Walderen

Quand il arrive, tout est calme. La terre humide qu'il foule du pied salit certes sa semelle mais le porte avec une grâce certaine, si bien que sa démarche est tout à fait délicate. Keith jauge les lieux. Des moulins sont dispersés ça et là, sur un secteur qui s'étend à perte de vue. Certains tiennent encore debout, d'autres ne sont plus que des vestiges d'une gloire passée. La Déesse a fait ici un travail splendide, car elle a permis aux hommes de se rendre compte de leur avidité. Par l'intermédiaire du Dragon, elle a fait comprendre à la misérable race humaine l'importance de se contenter du peu, et de donner en retour à cette nature qui nous offre tellement que nous en oublions notre devoir de politesse à son égard. L'Apôtre de la Nuit mesure toute l'ampleur de la catastrophe déviante de la psychologie de son espèce. Aujourd'hui, l'herbe n'accueille plus seulement les charrettes et les boeufs : elle soulève son lot d'insectes, de rongeurs, d'oiseaux, de petits prédateurs, de fleurs et de parfums naturels. La plaine semble renaître, bien qu'elle garde certaines cicatrices de l'activité commerciale. Des champs labourés, maltraités, asséchés, s'étendent ça et là, en petite ou grande zone, en cercle, en carré. Ils sont encore affligés de la surproduction dont était jadis responsable la maison Flor.

Pourtant, c'est cette même maison Flor qui fournissait l'Eglise, et Keith est aujourd'hui missionné pour protéger celui qui, paradoxalement, par son manque de contenance, a fâché la Déesse. L'Apôtre n'aime guère ce genre d'ambiguïté, car le fait d'être tiraillé entre ses responsabilités vis-à-vis de l'Eglise et sa dévotion vis-à-vis de la Déesse le laisse perplexe sur le sens qu'il doit donner à son devoir. Rien n'est aussi simple qu'on voudrait le croire. Toute chose se révèle, en définitive, d'une complexité extrême, quand bien même tout porte les couleurs de la logique.



Hon Ze, le nouveau maître de la maison Flor, constate l'arrivée de l'émissaire religieux avec une pointe d'excitation qu'il ne cache pas, car un cri de joie accueille le mage noir dès son arrivée. Le marchand était en train de charger une mule, et il laisse derechef le bétail à son compte pour venir saluer de près son visiteur prodigue. Keith profite du mouvement pour analyser son Frère. Hon Ze est corpulent, grassouillet, adipeux. Il traîne sa bedaine avec peu de tenue et l'on aperçoit sans mal son manque d'hygiène à la couleur disgracieuse de ses dents affligées. Les hommes qui se soignent si mal sont souvent les plus opportunistes, et Keith se méfie sans mal de son interlocuteur qui lui attrape vivement la main.

- Monsieur, à votre tenue je reconnais l'homme de Foi, celui qui porte le flambeau de la Déesse. Je vous en prie mon ami, les affaires vont mal, très mal ! Une rumeur court selon laquelle je serais attaqué dans la journée par des vauriens, des culs-terreux. Il y a de ces canailles qui ne savent pas tenir l'épée mais qui se donneraient la mort pour quelques misérables pièces. En l'honneur de notre complicité, je vous conjure de me soutenir et de calmer ces impudents.

Tout en crachant ces paroles indélicates, le marchand secoue la main de l'Apôtre. Le religieux garde un moment de silence tandis que le rondouillard agite son gras, puis il écarte son regard pour observer la mule. La pauvre bête est résumée à une vie d'esclave, de misère, de soumission. Ce n'est pas son affaire, mais encore une fois l'homme affirme sa suprématie sur le reste des choses. Keith se demande quelle est l'opinion de la Déesse concernant ces relations entre dominants et dominés. Est-ce sa volonté ou une déviance ? Est-ce que la créatrice voulait que cet âne soit résumé à une vie d'esclavage, est-ce qu'elle voulait que cet ingrat de la maison Flor devienne son maitre ? C'est encore une question sans réponse, ce type de questions qui dépassent la raison des hommes, qu'ils soient religieux ou non.

Les yeux d'azur du religieux balaient ensuite la zone d'un coup d'oeil. Quelques travailleurs réalisent leur besogne sans broncher, tentant de produire en quantité. Ceux-là ne se plaignent pas, ils font ce qu'on leur dit de faire, puis ils rentreront chez eux après avoir bien travaillé. Sont-ils esclaves pour autant ? Keith ne saurait dire. Pour l'heure, ce qui l'occupe, c'est cet ignoble bourgeois qui affaiblit dangereusement sa patience.

- Plutôt que d'agiter ma main, mon Frère, embrassez-la. La Déesse y verra un signe de votre dévotion sans faille. Sachez que l'Eglise m'envoie pour exprimer tout son soutien à votre cause, et nous ne voudrions pas qu'un mercenaire vous fasse le moindre tort.

Le marchant, aussitôt, embrasse plusieurs fois la main du religieux, comme s'il tenait entre ses paumes son premier nouveau-né. Cet exercice répugnant a tôt fait d'excéder l'Apôtre qui finit par retirer son bien pour le protéger des dents flétries de cette sangsue nauséabonde. Quelle tare que cette procédure. D'autant plus que le fabriquant de farine a laissé dans la cérémonie quelques résidus de salive que le religieux ne saurait essuyer, car il s'agirait là d'un blasphème. Prenant sur lui, Keith finit par conclure son intervention.

- Mon Frère, permettez-moi de vous apprendre que l'Eglise a décidé de considérer comme hérétique quiconque s'attaquerait à votre entreprise. En effet, au regard des biens que vous nous apportez, nous considérons que vos moulins font parti de notre structure, et s'attaquer à votre travail revient en quelque sorte à nuire à l'Eglise. Il s'agit d'un acte profane. Je serais là toute la journée pour transmettre le message de mes Frères, et je tenterais par ailleurs de dissuader tous ceux qui oseraient s'en prendre à vous. J'espère cependant que vous avez prévu de recruter des soldats, dans la perspective où l'Eglise ne saurait étouffer la haine du peuple.


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Kirito Nakamura

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 10 Oct - 20:42

La vie est dure, les habitants de Gorah en ont la preuve depuis l'apparition du Dragon. Le peuple se demande encore d'où a-t-il pu venir ? De la Déesse ? Des prières des morts ? Pour Kirito, ce Dragon a été une abomination. Il a tué son père, son entreprise. Un forgeron sans forge n'est pas forgeron, difficile pour Kirito d'avouer son métier. Depuis la destruction du monde, son choix a été simple : parcourir le monde. Découvrir de nouvelles armes, se battre pour pouvoir manger et survivre. La race humaine va profiter de cette anarchie, à coup sûr. La route du garçon aux cheveux de sang l'a mené jusqu'aux Ellès. Il ne connait pas cette région, il n'a jamais quitté son Ashenwall natale.

Se baladant dans la ville, il aperçoit une annonce pour une quête. La mission est simple : aider un fournisseur contre une possible attaque. La quête n'en dit pas plus, mais Kirito est intéressé. De l'argent facile, surtout que les assaillants n'ont pas l'air d’être les plus farouches. Le forgeron accepte cette quête, se dirigeant là où il faut être. Une bonne demie heure de marche plus tard, le voilà arrivé. Il a dans sa vision un homme plutôt gras, accompagné d'un homme qui semblait etre un homme de l'Eglise. Il n'en a jamais rencontré auparavant, et il y a une première à tout. Arrivant sur la fin de la conversation, Kirito décide de se présenter, tendant au gros homme, la demande d'aide.

Je pense que je peux vous aider, ici.

Une simple déclaration, posant ainsi son coude sur le pommeau de son épée qu'il a construite comme il l'a imaginé dans sa tête. Voyant l'air incrédule du demandeur, Kirito décide se présenter comme il se doit.

Kirito, je suis un guerrier comme vous pouvez le constater. J'ai vu votre demande pour protéger votre entreprise, et l'argent facile m'intéresse.

Le jeune homme lance un petit sourire.

Monsieur ! Votre aide est dès plus précieuse, et si les assaillants sont repoussés, vous seree fortement récompensés !
- Tant que je suis récompensé, ça me va.

Il lui sert la main, Kirito répond présent avant de poser son regard sur l'homme d'Eglise.

Allons-nous travailler ensemble ?
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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 10 Oct - 22:04

Des vagabonds, il en avait côtoyé, et des mercenaires aussi. Exactement le genre d'individus qui préféraient se confesser de nuit, et qu'il accueillait dans sa paroisse en demeurant le plus courtois possible. Pour la plupart, ces vadrouilleurs venaient avouer des crimes, demander le pardon de la Déesse pour un meurtre ou un vol. Selon Keith, ces hommes-là venaient décharger toutes leurs peurs dans une pièce où ils ne seraient entendus de personne sauf d'un homme de parole, pour la simple et bonne raison qu'il ne s'agissait pas de vrais criminels. Il faut savoir assumer ses actes, et tuer l'un de ses Frères n'est pas toujours aisé. Le vol parait quant à lui beaucoup plus simple. Pourtant, quelque soit la cause du crime, ces deux actes n'ont jamais semblé négatifs aux yeux du religieux, et il exprimait quelquefois des difficultés à pardonner des fautes qu'il ne jugeait pas fondamentalement mauvaises. A son sens, elles étaient même plutôt naturelles, car les choses ont été faites pour être disputées. Dès lors, il est absolument logique qu'elles se règlent par la violence.


Ce qu'il n'avait jamais vu cependant, c'était une apparence aussi originale. La chevelure enflammée du visiteur tombait le long de ses épaules comme une langue de feu, et ce serre-tête disposé en vrac au milieu du crâne retenait l'attention car il incarnait exagérément la négligence. L'allure dudit protagoniste prêtait à penser qu'il était décalé, étourdi, ailleurs. Cela étant, Keith n'a jamais vu un mercenaire être tout à fait négligent.


La messe est ainsi faite. Entre le propriétaire le maison Flor et ce Kirito exubérant, le religieux devine qu'il risque d'être rapidement forfait. Il ne faut faire confiance à fortiori à aucun de ces deux hommes, au risque de finir dépecé par la population en colère. Pour autant, l'Apôtre n'est pas inquiet. Il connait ses aptitudes, et il a pris soin de dissimuler son parchemin sous son costume de haute couture. En cas d'incident, il est tout à fait disposé à utiliser la magie noire pour se tirer du pétrin, mais cela nuirait trop à sa réputation pour qu'il puisse se permettre de le faire aujourd'hui.

C'est la raison pour laquelle il lui semble approprié de coopérer avec cet inconnu particulier, quitte à ce que ce dernier le trahisse. Cependant, cette association doit se faire, comme d'usage, dans les règles de l'art. Les yeux bleus cristal de l'Apôtre de la Nuit se jettent dans ceux rougeoyant du soldat. Le regard océan plonge dans le regard volcanique, et voilà qu'on pourrait croire à une rencontre cosmique entre les deux protagonistes. Au demeurant, Keith lève sa main en direction du soldat, l'invitant à faire le même geste que le propriétaire.

- Bonjour, Frère Kirito. Que votre présence soit bénie. En tant qu'homme de Foi, je ne peux me permettre de collaborer qu'avec ceux qui épousent les principes de notre religion. J'espère que vous honorez notre Créatrice comme elle doit l'être, et que vous n'êtes pas de ces païens des routes qui pataugent dans l'ignorance. Embrassez la main que la Déesse vous tend et nous coopérerons.

Ce faisant, le bras tendu, le religieux somme son vis-à-vis de se soumettre aux principes de l'Eglise. La chose n'est pas toujours acceptée par ceux du voyage, et Keith imagine d'ores et déjà le peu d'intérêt que l'homme à la chevelure de feu doit porter aux traditions de l'Eglise : au regard du peu de sérieux qu'il prête à son allure, il est difficile de croire qu'il soit de ces hommes qui ne blasphèment jamais. Au fond, Keith commence à trouver cette histoire amusante. Il sait que les soldats ont souvent horreur de ce genre de cérémonie, et l'inconnu devra faire une concession pour pouvoir coopérer avec lui et toucher son butin. Tout autre homme d'Eglise n'aurait pas pris la peine de respecter ce procédé, mais Keith a cet aspect provocateur que nul autre n'oserait avoir. L'homme à la chevelure de feu rentrera-t-il dans son jeu ? 


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Kirito Nakamura

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 10 Oct - 22:30


Cheveux bleus, yeux océan, il est tout l'opposé de Kirito qui lui a un regard de flamme, et des cheveux de feu. Il ne connaît pas cet homme, et il n'a jamais porté un réel intérêt pour l'Eglise. Il faut dire que selon certains, ils sont également la cause du Grand Cataclysme. Kirito ne porte pas forcément la Déesse dans son cœur, alors l'Eglise... il s'en contrefiche. Pour autant, il ne sait pas comment se comporte ce genre d'homme de Foi. Kirito doit rester sur ses gardes, il le sait plus que très bien et ce pour n'importe quelle personne avec qu'il aura affaire. L'homme se présente et lui demande de baiser sa main. Kirito le toise du regard de haut en bas, comme s'il allait s'abaisser à cela.

Dans ce cas, nous allons surement travaillés séparément. Ce n'est pas l'Eglise qui me paie, et je ne compte pas m'abaisser à ce genre de bienvenue.

Sa voix se fait un peu plus froide, tout en restant détaché, montrant clairement qu'il se fiche totalement de cette cérémonie. Laissant sortir un soupir de sa bouche, Kirito touche le pommeau de son arme de fer, montrant clairement qu'il n'est pas là pour s'allier à l'Eglise. Est ce que ceci est un manque de respect ? Pour le garçon, ce n'est pas du tout le cas.

Comme je vous l'ai dit, soit nous coopérons, soit... nous faisons tout cela séparément. Je vous respecte, mais je n'ai pas besoin de faire ce genre de choses pour aujourd'hui.

Cette fois ci, il tend sa main vers l'homme de Foi. Une simple poignée de main suffit pour lui, elle devrait suffire pour lui également.



HJ : Désolé, c'est court, je me rattrape au prochain Wink
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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 10 Oct - 23:33

Païen. Païen, païen, païen. Ces mots résonnent dans la tête de l'Apôtre comme un gong. Encore un de ces ignares des routes sans aucune vertu, se dit-il. L'impudent se permet de refuser son geste cérémonial, et indique très clairement par là son refus d'embrasser la Déesse. Les présomptions du religieux étaient justes, cet homme est trop négligé pour épouser la voie sacrée. Il répond à la provocation de l'Apôtre exactement comme prévu, ce qui le fait entrer dans le jeu. Dès lors, le mage noir ne répond plus de rien : il refusera toute forme de coopération avec le mercenaire.




Observant la main tendue par Kirito, il décide de rester immobile, mais prend tout de même la peine de retirer sa propre main. Il se refuse à ce genre de poignées amicales. Il est un émissaire de la Déesse, pas un camarade ou un familier. Il ne serrera pas la main du païen.

- Excusez mon refus de vous saluer, païen. Votre main est profane, je ne salirais pas la mienne.

Dit-il avec arrogance ostentatoire. Le gardant en visu, il manifeste clairement son attitude provocatrice. Le but est bien pensé : Kirito doit comprendre que Keith n'agira que dans les intérêts de l'Eglise, et que ces intérêts-là sont divergents de ceux d'un ignorant. Il délivre un léger sourire en tournant le dos, avant que d'être empoigné par le marchand. Le rondouillard avait été écarté de la conversation le temps d'un instant, mais il revenait à la charge, sentant fragile sa position entre deux hommes aux principes opposés. Dans cette situation délicate, il eut du mal toutefois à trouver les mots :



- Messieurs ! Pensons de manière... complices ! Vous partagez un intérêt commun !

Face à cette phrase, le mage noir eut comme une crispation ; un mouvement répulsif le saisît tout à coup et le mît en rogne. Il repoussa le propriétaire d'un geste vif. Pour autant, il garda son clame et s'efforça de rester courtois.

- Mon Frère Flor, ne confondez pas vos intérêts et ceux de l'Eglise. Et ne prétendez pas être un intérêt vous-même. Nous ne nous concentrons que sur les choses sacrées, et si nous vous soutenons, c'est uniquement parce que vos prix nous permettent de pouvoir exercer nos fonctions avec plus de confort. Dès lors, oubliez cette idée de complicité. Je ne m'associerai pas à un païen. Néanmoins, je respecterais l'engagement qui a été pris par mes Frères, et vous aiderais à vous défendre.



Sur ces mots, Keith tourna les talons et s'apprêta à prendre ses dispositions dans les locaux de la maison Flor, quand le bruit d'une détonation fit tressaillir tout le monde. Tous les ouvriers réagirent derechef et s'attroupèrent autour de leur patron, s'emparant de différents outils pour se défendre. Hon Ze fit de même, et somma à ses hommes de se diriger vers la source du bruit. La chose avait déjà été pensée, Hon Ze était prêt à en découdre avant même d'avoir sollicité une aide quelconque. Somme toute, Keith se demandait s'il avait vraiment besoin de soutien, compte tenu des effectifs dont il disposait. Il est vrai qu'il était plus sûr d'avoir des individus fiables auprès de soi, tels que des mercenaires rompus au combat ou des religieux experts en diplomatie, mais quand même. Peut-être craignait-il que ses propres hommes se retournent contre lui ? A priori, ce n'était pas le cas. Les avait-il soudoyé ? La question méritait d'être posée mais pas dans l'immédiat. Tous se préparaient à batailler. Le verdict allait sonner.

La troupe se mit en course, prête au règlement de compte, et la précipitation des enragés souleva un nuage de poussière considérable. Ils n'étaient qu'une quinzaine, mais c'était suffisant pour que règnent le désordre et la confusion. Si ces hommes ne manquaient pas de trempe, ils manquaient clairement d'organisation militaire cependant, et la victoire ne semblait pas admise. L'Apôtre de la Nuit ne s'alerta pas pour autant. Le religieux avait déjà connu ce genre de problèmes. Il était inévitable qu'une rixe éclate, au regard du stress visible sur chaque visage et sur chaque membre crispé à son outil. Le religieux ferma donc la course, sans se hâter, anticipant sur les mots qui pourraient apaiser les coeurs enflammés de toute cette population belliqueuse. Sa tâche effectivement ne consistait pas à livrer bataille : elle consistait à calmer les ardeurs, rien de plus. L'Eglise ne souhaitait nulle perte dans ses rangs.


HRP : Pas de problèmes Smile
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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Dim 11 Oct - 17:10


S'énerver ou ne pas s'énerver, tel est la question. Kirito n'aime pas le ton qu'emploi l'Homme de Foi, Keith. Il le prend de haut et est arrogant, le combattant déteste cela, il hait ce genre de personnes. Que lui apportait l’Église de bon ? Rien, absolument rien. Il n'arrive pas à comprendre ces croyants et encore moins les pratiquants. Mais, chacun vit sa vie comme il le désire. Le marchand essaye de calmer les tensions, mais rien n'y faire l'homme d'eglise reste dans sa bulle avant de commencer à s'en aller.

Kirito s'en fiche, il n'a pas besoin de lui pour mener à bien cette mission. Cependant, il lui manque des informations notamment sur le nombre de révoltants (une estimation, surtout), leurs armes. Se lancer dans l'inconnu n'est pas la meilleure idée, même si c'est une chose qu'il fait souvent malheureusement. Une explosion se fait entendre, et Kirito a un léger sursaut avant que les hommes du marchand, armés de différentes armes, n'arrivent autour de lui. Ce dernier se munit d'une fourche avant d'envoyer tout le monde au lieu de l'explosion. Kirito lance un soupir avant de suivre la petite troupe, ne prenant pas en compte de ce que fait Keith. Il va suivre, évidemment.

Arrivé sur les lieux, Kirito peut compter une quinzaine de révoltants. Pas de quoi s'inquiéter, car les hommes de Flor sont présents ainsi que Keith. Le forgeront ne dégaine pas son épée, mais laisse sa main poser sur le pommeau pour parer à toute surprises.

Ne vaut-il pas mieux de vous en aller ? Ce serait idiot qu'il y ait des blessés.. voir des morts ?

Le garçon ne connaît pas toute l'histoire, il n'a pas eu le temps d'en apprendre plus sur la situation. On lui a juste demandé d’étouffer la révolte, rien de plus, rien de moins. Cependant, s'il pouvait repousser ces villageois sans pour autant avoir un affrontement physique, c'est mieux. Le visage des hommes sont épuisés, ils sont maigres et n'ont pas l'air de manger à leur faim.

Rentrez juste dans vos maisons.

Kirito essaye tant bien que de mal de le faire comprendre qu'ils n'ont aucune chance. Mais, ils sont désespérés et ne semblent plus rien avoir à perdre, ce sont les combattant les plus dur à battre car ils n'ont pas vraiment peur de mourir. Une question subsiste en lui : pourquoi se rebellent-ils ? Non pas qu'il s'y intéresse, mais il veut savoir surtout la raison pour laquelle il va ôter la vie.

Non ! Nous sommes là parce que la maison Flor nous escroque ! Les prix sont trop élevés, nous ne pouvons pas payer et donc nourrir nos familles ! L’église a des prix légers, pourquoi pas nous ?!

Un homme avait pris la voix, et Kirito l'écoute attentivement, comprenant alors la situation. Peut-être, il pouvait y avoir un compromis.

Monsieur, n'y a-t-il pas moyen de trouver un deal ? Baisser vos prix ? Cela éviterait des morts inutiles.
- Je ne vous payes pas pour poser des questions !!
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Keith Walderen

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Mer 14 Oct - 21:41

La marche fut courte mais pénible. Il fallut pour l'homme de foi traverser quelques champs labourés, ce qui ne convenait certainement pas à un homme de son éminence, car la terre des paysans est molle et sale. Rien à voir avec le revêtement marbré rayonnant des églises, où le pas glisse sur un sol lisse et propre. L'humidité de quelques parcelles vint souiller les bottes du prêcheur et il faillît, par mégarde, enfoncer sa jambe toute entière dans un trou camouflé dont il s'extirpa de justesse. L'exercice eut tôt fait de l'excéder et son humeur se détériora aussi vite qu'il se rendît sur les lieux du conflit.



Parvenu à la réunion maudite, il constata le face à face des deux quinzaines d'hommes. Sur la base de ses pronostics, les partisans de la maison Flor prendraient l'avantage : la qualité de leurs instruments était meilleure, les hommes étaient mieux portant et repus, et ils disposaient d'un mercenaire. Les révoltés n'avaient qu'à bien se tenir, se disait le religieux, mais tout bien pensé, il finît par envisager une autre hypothèse : les hommes de la maison Flor ne se battaient que pour des promesses et une situation, et peut-être la chute de Hon Ze pouvait leur apporter certains bénéfices. De plus, ils prenaient les armes sans n'avoir rien de véritablement sacré à défendre : pour leurs concurrents, il s'agissait tout de même de protéger une famille. Sur le plan psychologique, Keith pensa que les révoltés seraient probablement plus tenaces, ce qui n'augurait rien de bon en cas de conflit prolongé.


Quoiqu'il en fut, l'Apôtre constata sur les lieux l'intervention chaleureuse de Kirito. Le mercenaire y mit du coeur, semblant convaincu de ses dires, pour des paroles qui stupéfièrent le religieux. L'homme au regard de braise promotionnait l'entente, l'harmonie, la paix ; cela ne ressemblait certainement pas à une attitude de mercenaire. Le bougre, tout compte fait, nuisait à son propre travail, puisque son propre succès dépendait d'une certaine forme de chaos. La réflexion du prêcheur fut tout à coup assez trouble, et plusieurs idées germèrent dans son esprit : ou bien ce protagoniste était-il définitivement sot et risquait-il ses gains sans le savoir, ou bien il n'était pas mercenaire du tout et avait-il joué sur une fausse identité pour remplir ses poches. Ou encore, finît par penser le religieux, ce Kirito le provoquait ouvertement, faisant sa besogne à sa place, et essayant de faire taire la messe pour étouffer la voix religieuse en parlant mieux que lui.





L'inconnu n'était clairement pas à sa place et quand la situation commença à s'envenimer, l'Apôtre pressa le pas pour se présenter à la foule des révoltés, relevant l'accusation sur les prix de l'Eglise et la naïveté du deal de Kirito.

- Un peu de sérieux, païen, fit-il au mercenaire. Si les prix montent, c'est que les affaires vont mal. Tout homme bien instruit conçoit la nécessité de gérer son chiffre d'affaire, et cette hausse des prix n'est pas volontaire : elle est imposée par le désastre du Dragon.


Puis, s'adressant à la foule :

- Mes chers Frères, je suis l'Apôtre de la Nuit, Keith Walderen, Gardien de la Foi. Je viens à vous pour étouffer votre haine, car elle n'augure rien de bon. Vous savez comme moi que le Dragon a mis le pays à feu et à sang, et ceci est une punition de la Déesse pour corriger notre avidité. Mes Frères, votre situation, notre Déesse l'entend, et elle n'ignore rien de votre faim et de votre misère. Mais songez à ceux qui mourraient déjà de faim avant la Catastrophe, et ce quand bien même nous étions dans l'opulence !

Le dialogue ne fut pourtant pas cordial dans un premier temps. L'un des révoltés cracha par terre, et un autre lança un sermon pour provoquer Keith, qui tenta malgré tout de garder son calme. Un autre encore exprima son désaccord, avançant que le religieux ne répondait pas à la question. En effet, face à celle-ci, il était dans une sorte d'impasse. Le ton commença à monter. Pour l'Apôtre, ce n'était pas le bon moment.

- J'entends. J'entends ! dit-il en s'agaçant. Et que croyez-vous ?! Que les hommes d'église vivent dans un palais ?! Nous vivons une ère aussi difficile que la vôtre, mais nous nous efforçons tout comme vous de protéger ce qui semble sacré à nos yeux. Vous n'écoutez que votre haine, et elle aura bientôt fait de vous dévorer ! Qu'à cela ne tienne ! Tout homme qui prendra les armes contre la maison Flor sera puni par la Foi : il deviendra hérétique. L'Eglise protège ce domaine car il s'agit de l'un de ceux qui aident le peuple à remonter la pente. Je rappelle que lorsqu'un homme devient hérétique, il n'obtient nul soutien de la Religion : sa vie et celle de sa famille sont profanes. Si vous tenez à vos familles, rentrez les protéger.


Un moment de silence s'installa, et l'homme au regard de cristal crût un instant être parvenu à tempérer les coeurs. Mais cette idée s'estompa aussitôt que la première pierre fut lancée sur l'un des hommes de la maison Flor, et que ce dernier n'attendît pas la deuxième pour riposter en envoyant sa fourche. Soudain, ce sont les deux troupes qui s'élancèrent l'une contre l'autre, les projectiles fusant de toutes parts et les corps s'engageant avec brutalité dans cette rage commune. Cette hérésie vît quelques hommes s'écrouler dès le premier contact, quand d'autres s'attrapaient mutuellement à la taille pour tenter de se renverser. C'est une chose connue, même pour ceux qui n'ont pas d'éducation militaire : le premier homme qui tombe à terre est un homme mort.

L'Apôtre, inévitablement, fit quelques pas de retraits. Il n'avait jusqu'alors jamais pris part à un conflit, n'ayant jamais été agressé lui-même. Cette situation ne changerait pas aujourd'hui.


HRP : Excuse-moi, j'ai un peu traîné pour ce post (travail oblige !)
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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Jeu 15 Oct - 14:26

Maintenant, Kirito en sait un peu plus sur la situation et il tente de régler cela à l'amiable, si c'est possible. Malheureusement, ça ne l'est pas et l'homme qui le paie le rembarre plutôt froidement. D'un côté, il n'a pas tort : il paye Kirito pour se battre et non pas pour régler ce différend. Apparemment, c'est plus le rôle de l'Homme de Foi de régler ce problème pacifiquement. Kirito se met en retrait, n'intervenant pas à la provocation de cet homme. Son premier discours ne passe pas, et est même très mal accueillis par les paysans. Kirito a un sourire en coin, content que Keith se fasse traiter ainsi. A prendre les gens ainsi de haut, il n'a que ce qu'il mérite. Son seconds discours est plus arrogant, plus agressif, et Kirito sait que à partir de maintenant, les choses vont dégénérés.

La preuve est que l'un des paysans lance un premier projectile sur l'un des hommes de Flor, ce dernier l'empale avec sa fourche. Les deux groupes se lancent dans un combat acharné, alors que Kirito voit Keith faire des pas de retrait. Le forgeront passe à ses côtés.

Imbécile, et en plus, tu fuis le combat.

Pour Kirito, c'est à cause de lui que tout a dégénéré. Kirito sort son épée, il n'a pas pour objectif de tuer ces paysans dont leur révolte est légitime. Juste les assommer ou les rendre incapable de combattre, après tout, ils ont une famille. Kirito commence par parer les coups des paysans d'une facilité déconcertante, ils n'ont aucun entrainement au combat et il l'a remarqué. Le garçon décide de jouer sur sa vitesse pour désarmer quelques paysans et pouvoir tranquillement les assommer grâce au pommeau de ton arme. Levant sa tête, Kirito voit que l'affrontement est plus équilibré, avec un léger avantage pour les paysans. Ils combattent pour une véritable raison, et ont cette rage en eux. Quant à Flor, lui, il se bat tel un bourrin lançant sa masse sur n'importe qui l'approche. Le garçon lance un regard à Keith, qui n'a pas bougé et observe la scène. Il décide alors de laisser passer deux paysans, décidés à tuer cet homme de Foi.

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Sam 24 Oct - 15:42

Le choc des outils faisait rage, soulevant un épais nuage de poussière sur la terre sèche de cette parcelle non cultivée. L'Apôtre assistait à un théâtre de virilité, les corps se bousculant avec hargne, les fourches se fracassant sous la violence des impacts, les regards se disputant avec une rage absolue. En à peine quelques secondes, l'exercice commençait à dégénérer.
Keith demeurait pourtant en retrait, et ne prêta qu'une maigre attention à la remarque dégradante du païen. Fi, il avait autre chose à penser, car il devrait sans doute s'exprimer à nouveau une fois les esprits harassés. Il laissa l'énergumène faire son chemin pour rejoindre le rang des endiablés.

Le mage noir contemplait sans scrupules ce florilège macabre. Le premier homme tombé fut un des paysans, de ceux du côté adverse. C'est une faucille qui vînt sectionner son artère brachiale, et s'il empoigna rapidement l'ouverture pour la compresser, le sang ne fut pas retenu pour autant. Il coulait de la plaie de façon dense et vive, si bien que sa main, en quelques fractions de secondes, fut peinte de la couleur de son hémoglobine. Occupé à éviter le pire, il s'affaissa sans voir venir l'adversaire qui, d'un coup de marteau, lui fracassa le crâne. Il s'allongea derechef sur le sol, gisant, inondant la terre de sa propre substance de vie. Le conflit était d'une violence indiscutable, et les hommes, voyant les camarades s'effondrer et craignant pour leur vie, devenaient de plus en plus en féroces.



Le nuage de poussière s'élevait de plus en plus et commençait à prendre une ampleur considérable. De l'extérieur, tout n'était que formes confuses et dansantes. Keith apercevait de moins en moins bien les silhouettes, et ne distinguait que quelques ombres distinctes dans des espaces parfois clairs. Il repérait en premier lieu le mercenaire, qui savait réellement se battre. Finalement, son propos n'était pas mensonger : il brillait dans cette confusion, débordant l'adversaire avec une aisance déconcertante, passant de l'un à l'autre avec une maîtrise assez remarquable. La fluidité de ses mouvements ne laissait planer aucun doute sur le danger qu'il représentait, et l'Apôtre était en fin de compte heureux de l'avoir de son côté. S'il avait embrassé le culte de la Déesse, il aurait pu être un partenaire prodigue. L'incompatibilité idéologique des deux illustres étrangers avait quelque chose de regrettable au fond. Ensuite, il distinguait parfois la charpente imposante de Hon Ze, balançant sa masse avec une certaine lenteur mais une puissance redoutable. En face de lui, un autre homme presque aussi imposant discutait le conflit au couteau, et s'il manquait de technique, il arrivait tout de même à tirer son épingle du jeu.
Puis, soudain, ce furent deux des paysans adverses qui sortirent du nuage de poussière, convaincus de l'importance de se débarrasser du prophète. Le mage recula encore un peu. Les deux voyous avaient eu le coup d'oeil et profitaient de la confusion pour envisager un acte profane, et Keith comprît sans mal que son destin s'arrêterait là si quelque chose ne les arrêtait pas. Il tenta immédiatement le dialogue.

- Faîtes un pas de plus et non seulement vous serez châtiés, mais en plus votre tête sera mise à prix, dit-il en gardant son calme.

Mais ces mots ne firent qu'attiser leur soif de sang et ils commencèrent à courir dans la direction du religieux. Aussitôt, ce dernier ne vît son salut que dans la fuite. Il courût du mieux qu'il put, mais constata tout de même que les paysans le rattrapait. Keith n'était ni un grand coureur, ni un grand lutteur, et il aurait bientôt fait d'être attrapé et égorgé. Il aurait pu faire la distinction sur une longue distance, étant plutôt endurant, mais cela ne suffisait pas : il fallait aller plus vite. C'est la première fois que l'on s'en prenait à lui de cette manière, et la crainte commença à le gagner. Il se réfugia dans un entrepôt et sauta derrière un stock de sacs de farine assez haut pour l'abriter.
La salle était pleine de tas de sacs de ce type, si bien que le camouflage était assez aisé. Mais quand les paysans firent intrusion, ils commencèrent à les faire tomber uns par uns, appelant le réfugié à se montrer :

- Sors de ton trou, misérable ! Fais-le pour ta putain de là-haut !

Keith était pris au piège, et sentait déjà la mort se pencher sur lui. Coincé, il n'avait d'autres solutions que d'utiliser son talent profane. D'une main tremblante, il tira son parchemin où il avait apposé le signe satanique et le sceau d'invocation des deux cavaliers noirs. Il posa le papier au sol, s'écarta de quelques pas et observa son catalyseur. De fait, il se découvrît et les deux paysans l'apostrophèrent spontanément, se raillant de lui et s'apprêtant à faire leur vice. Par chance, l'incantation était assez courte et simple : il suffisait d'honorer les deux cavaliers par quelques louanges, puis de créer une porte maléfique grâce à une formule sacrée. Il posa sa paume son coeur et récita.

- J'en appelle à vous, Alzor, Esselem, ô seigneurs noirs, que votre nom soit honoré par la mémoire des damnés. Je vous vénère et porte votre bannière dans le chaos ; vous qui ne craignez ni les dieux, ni les démons, soyez dignes de ma dévotion. Je vous invoque, cavaliers d'outre-tombe, pour que vous releviez un défi qui vous insulte, car deux profanes vous salissent. Venez, cavaliers noirs, et apprenez-leur à vous craindre. Intrat per ostium, infelix.

Aussitôt, des bruits étranges jaillirent de l'entrepôt, accompagnés de cris de terreur. Quand Keith ressortît de la pièce, il ne restait que deux cadavres déchiquetés.
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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Dim 25 Oct - 16:18

Combattre n'est pas une chose difficile pour Kirito, mais voir les paysans tombaient sous le coup des armes de ses partenaires ne l'enchantent guère. Ils n'ont aucune raison de les tuer, et ils devraient faire comme Kirito... Seulement les désarmer et les assommer. D'ailleurs, le Pourpre continue sur ce chemin là jusqu'à ce qu'il voit un paysan au sol, désarmé et un homme qui allait le planter de sa fourche. Kirito ne réfléchit pas et pare le coup de son allié du jour, lui lançant un regard empli de férocité qui voulait clairement dire qu'il n'est pas obligé de le tuer. Le forgeron lance un regard au paysan au sol, qui prend ses jambes à son cou, retournant au village près des siens surement.

Kirito lance un regard vers Keith qui s'enfuit, pourchassé par les deux paysans. Son regard se porte sur le champ de bataille, ses partenaires ont clairement le dessus et l'épéiste ne peut pas laisser Keith sans défense, c'est ce qu'il croit. Partant dans la direction où il s'est enfui, Kirito arrive alors à l'entré d'un entrepôt de sac.. de farine. Sur ses gardes, le garçon garde son épée dans les mains et pénètre dans la pièce y trouvant alors deux corps déchiquetés et Keith à côté. Cet homme a fait cela ? Kirito n'en est pas sûr, mais il est le seul présent sur les lieux. Personne d'autre.

C'est toi qui a fait ça ? lui demande-t-il.

Kirito s'approche des deux corps, ils sont complètement déchiquetés et aucun moyen de guérison pour ces deux là. Ils sont déjà morts.

Ca va aller ?

Il sait ce que ça fait de tuer des gens, et Keith aura peut-être besoin de soutien malgré l'animosité qu'il y a entre eux.

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Lun 26 Oct - 11:31

Les deux cavaliers eurent tôt fait de retourner l'entrepôt, qui ne ressemblait désormais plus qu'à un champ de poudre. Beaucoup de sacs de farine avaient été déchirés sur le passage chaotique des deux démons, si bien qu'ils avaient étendu sans le vouloir un long drap blanc sur les corps inertes, déguisant la mort macabre par une tombe de pureté. C'est comme si le hasard avait voulu faire son deuil sur la misère des deux pauvres paysans.
Lorsque Kirito entra, il était déjà trop tard et Keith s'apprêtait déjà à quitter l'entrepôt, ne laissant derrière lui nul regret. Si le religieux avait consacré son existence à la sainteté, il n'en demeurait pas moins qu'il était né lui aussi dans la misère, et quelque chose d'intime le rapprochait des deux paysans qui avaient tenté de le cloisonner. La cruauté. S'il s'était assagi avec les années, le petit Walderen avait jadis commis des actes presque aussi atroces que celui-ci. La faim l'avait poussé au vice à l'heure où il n'était encore qu'un candide garçon, et il avait déjà officié dans le crime avant d'être arrêté par les autorités de l'Eglise et éduqué comme il se doit.
C'est une chose que peu d'individus savent. Sous ses allures de noblesse et de dévotion, le mage noir cachait un esprit bien plus sombre que ne le professaient ses paroles. Il était par nature mauvais et avide, et s'il avait peur parfois, il n'avait cependant aucun scrupule à faire ce genre de petits forfaits.

Seulement, l'âge n'était pas à la manifestation de cette déviance. Au contraire. Il devait être inspirant, et pour cela il tenait à son image de pureté. S'il voulait rassembler sous sa bannière le plus de sympathisants possible, il devait masquer la noirceur de son âme, du temps qu'il accède au sommet. Ensuite pourrait-il soumettre le peuple par la terreur, imposant le culte de la Déesse sur toutes les plaines, mais pas avant.

Le mercenaire à la chevelure de feu l'interpella aussitôt qu'il vît les deux carcasses dépecées, marquant une expression de stupeur. Effectivement, nul n'aurait imaginé qu'un homme de la Foi soit capable d'une telle prouesse, et cela collait mal par ailleurs à l'étiquette du saint. Cependant, Keith était un menteur fin et espiègle, et il savait son corps tout tremblant, encore excité par la peur qu'avaient suscité ces deux fripons. Il garda ainsi l'expression victimaire de l'innocent fugitif, avant que d'attraper les mains du visiteur avec une vivacité étonnante.

- Tu n'imagineras jamais, païen ! dit-il en fixant ce dernier et en secouant sa poigne. La Déesse ! La Déesse ! Elle a vu ma position, elle a lu dans les pages du Destin et quand elle a appris mon sort, elle a convoqué deux cavaliers noirs venus des entrailles de la terre pour écrire la nouvelle histoire ! Je suis béni ! Les deux anges-gardiens sont arrivés galopant sur des destriers majestueux, et ils ont mené la charge pour me défendre ! Ils n'ont fait qu'une bouchée des deux malheureux ! Crois-moi païen, je n'ai pas d'armes ! C'est Elle qui me protège !

Tandis qu'il étalait son discours, d'autres hommes étaient entrés et avaient entendu des bribes de la conversation. L'un d'eux joignît ses mains et lança quelques louanges à la Toute-Puissante. Mais un autre arriva et, le bousculant, il apostropha les deux illustres protagonistes :

- Le chef a été poignardé ! Hon Ze est entre la vie et la mort ! Nous nous replions !
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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Lun 26 Oct - 16:41

Son regard est posé sur les cadavres enfarinés des deux paysans, Kirito regarde alors Keith, lui demandant si c'est lui qui a fait cela et rajoutant surtout, si ça allait pour lui. Kirito n'aurait pas pensé que l'homme de Foi soit capable d'une telle chose, mais les apparences sont parfois bien trompeuses comme il le remarque maintenant. Le forgeron range son épée dans son fourreau avant que Keith ne lui sorte un charabia, impossible à avaler.

D'après lui, la Déesse est la cause de ce chaos. Elle aurait fait apparaître deux cavaliers noirs qui aurait donc causé la mort de ces deux pauvres paysans. Kirito hoche la tête, bien qu'il n'y croit pas un instant. Le garçon n'a pas le temps de répondre que deux hommes pénètrent dans l'entrepôt, l'un prie et l'autre déclare que leur patron, Hon Ze, a été touché et qu'il est entre la vie et la mort. Tout en rajoutant, qu'ils se replient. Sans leader, ils ne sont pas grand chose.

Reste-t-il des paysans ? demande-t-il à l'homme lui ayant apporté la nouvelle.
- Non, ils se sont enfuis de ce qu'il restaient ! Mais, ils vont surement revenir !
Allons-voir votre chef.

Kirito reste calme, il n'y a aucune raison de paniquer et il lance un regard à Keith pour l'inviter à les rejoindre. Le garçon arrive, accompagné des autres, dans la maison de Hon Ze et il est rapidement dirigé au chevet de l'homme.

Comment vous sentez-vous ?
- C'est de... votre faute ! Vous avee abandonné le champ de bataille !

Kirito est largement pris à dépourvu, que doit-il répondre à cela ? Il a toujours été sur le champ de bataille, mis à part... quand il a rejoint Keith à l'entrepôt. C'est une erreur, il n'aurait pas du faire une telle chose.

J'ai cru que Keith était en danger.

Certes, il a envoyé ses deux hommes vers lui, mais il n'a jamais pensé à le voir mort c'est pourquoi il s'était dirigé vers lui pour savoir ce qu'il s'était passé.

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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Mar 27 Oct - 12:19

Hon Ze était en piteux état. Son teint avait pâli et ses traits grossiers s'étaient creusés comme par enchantement, articulant ça et là des indices de fatigues et de désespoir. Il gardait son bras en équerre le long de ses côtes, sur son flanc gauche. L'ennemi avait probablement essayé de toucher le coeur, mais avait raté son attaque. Une chance inouïe pour le marchand, mais aussi pour le mercenaire, qui somme toute était payé pour assurer sa protection, et qui n'avait pas fait écran devant l'adversaire pour couvrir son client. Le reproche que lui fît Hon Ze était légitime, et sa tentative de s'en tirer à bon compte en revendiquant son intervention auprès de Keith ne trompa personne. C'est d'ailleurs ce dernier qui le trahît au répondant.

- Que vous eussiez cru que j'étais en danger, païen, c'est une chose, et je loue de grâce votre inquiétude à mon sujet. Mais moi, je ne vous paie pas pour assurer ma protection. Ce qui arrive à notre frère Flor est irrévocablement de votre faute.

Expliqua-t-il sans exprimer la moindre forme de pitié. L'Apôtre de la Nuit n'avait que faire du sort du mercenaire, aussi talentueux fut-il. Il n'avait de sentiment bienveillant qu'à l'égard de la Déesse, et le fait qu'un homme se refuse à son culte était considéré par le fanatique comme une profanation. Il ne tolérait pas cette déviance, aussi juste soit-elle. C'est la raison pour laquelle, au fond, il haïssait l'énergumène.
Cela étant, le bougre avait tout de même eu l'idée de secourir le prêtre, et ce dernier avait été surpris par ce geste de vertu. Par dignité, Keith devait lui rendre la pareille. Tandis que le chef de la maison Flor serrait les dents et s'apprêtait à chasser le vagabond de son domaine, l'Apôtre l'interpella.

- Ceci dit, vous êtes vous-même en tort, frère Flor. Un homme de la religion a été agressé en tentant de vous secourir : cela n'aurait jamais dû arriver. Vous pourriez dès demain être banni si je rapportais ce problème à notre communauté. Concevez que votre affaire tournera mal sans notre approbation.
- Je vous prie de m'excuser, frère Walderen. J'étais moi-même dans le feu du champs de bataille et... et...
- Gardez vos excuses pour la Déesse. C'est elle qui est venue me secourir, et je remercie le ciel de garder un oeil sur moi. Voici comment notre contrat va se conclure, Hon Ze. Vous allez exposer les deux corps que la Déesse a fustigé à votre place, et ferez, vous ainsi que vos hommes, entendre l'information suivante : la Déesse protège l'Apôtre de la Nuit, et fait courir ses cavaliers noirs sur quiconque ose lui nuire. Vous quitterez les quelques moulins qu'il vous reste pour les jours qui viennent, de sorte qu'il ne reste que des travailleurs. Ils seront supervisés par des hommes d'Eglise, du temps que vous vous rétablissiez, et que la situation se calme. Vous viendrez vous-même trouver refuge dans notre édifice. Votre business tournera moins bien du temps de votre absence, pour sûr, mais vous serez en vie.
- Mais mon Père, je ne peux...
- Vous n'avez pas votre mot à dire. Vous êtes sur autorité de l'Eglise du temps que je l'ordonne. Payez le mercenaire, et que vos hommes vous conduisent immédiatement sous nos hospices.

En prononçant ces derniers mots, le prêtre appuya sur la plaie de Hon Ze. Le marchand poussa un râle de douleur et ne pût exprimer la moindre contestation. Dans le regard du prêtre, il put lire l'absence de sentiment ; en d'autres termes, c'était ça ou rien. Il était certain que les paysans reviendraient pour achever de régler leurs comptes, ou bien même pour voler quelques sacs. Bien qu'ayant perdu des hommes, ils n'en demeuraient pas moins obstinés. Cependant, ils n'avaient que peu de maîtrise en terme de politique, et ils ne savaient que "tuer le chef pour tuer le peuple". En l'absence de ce dernier, leur révolte n'aurait aucun sens. C'est un pari qu'osait prendre le fils Walderen.
L'ambition du prêtre était multiple et bien tissée. Il prenait le chef de la maison Flor au dépourvu, et offrait à l'Eglise un temps pour s'approprier les terres du blessé. Non pour les lui voler, cependant ; mais ils auraient tout loisir de profiter de l'opportunité pour installer de petits monuments louant la Déesse, si bien que cette place deviendrait un jour une terre de Sainteté : celle où la Déesse invoqua deux de ses cavaliers noirs pour protéger un prêtre, que l'on nomme Apôtre de la Nuit. La chose allait certainement provoquer une vague de peur, mais aussi stimuler un courant d'espoir : c'était le tiercé gagnant pour l'Apôtre.

Après son speech, il salua le mercenaire de loin. La présence de ce dernier dans cette histoire avait été importante, il ne pouvait le nier. Peut-être seraient-ils amenés à travailler ensemble de nouveau, mais pour l'heure, Keith avait à coeur de rentrer là où il était attendu par ses camarades.


FIN DE LA QUÊTE POUR MOI, J'AI PRIS DU PLAISIR, MERCI Smile
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MessageSujet: Re: [Quête] Crise populaire - Marchand de farine [Kirito Nakamura + Keith Walderen]   Mar 27 Oct - 21:26

D'un côté, Kirito a failli à sa mission de protéger son donneur d'ordres. Il s'est pré-occupé du prêtre et il n'aurait pas dû, surtout en sachant la manière dont il s'est débrouillé. Le garçon le dit, mais il n'attendait pas à une telle réponse de cet homme d’Église. Il remet entièrement la faute sur le garçon, et Kirito serre le pommeau de son épée. Une seule envie traverse son esprit : trancher la gorge de Keith. Pour autant, la suite est bien plus intéressante et le discours de ce même homme l'intéresse un peu plus. Pense-t-il lui devoir une dette au fait de s’être inquiété pour lui ?

Le deal est fait, Kirito sera payé et tant mieux, l'épéiste a tout de même pris de son temps pour venir ici. D'un signe de la main, Kirito fait un adieu de la main à l'Homme de Foi, le remerciant tout de même de ce qu'il venait de faire.

Je vous salue bien.

A son tour, l'homme aux cheveux de flamme quitte la pièce. Il sait qu'il sera incessamment payé et c'est tout ce qu'il souhaite. Là, il veut avant tout faire un tour chez les paysans pour leur expliquer ce qui allait se passer. Kirito ne peut pas rester sans rien faire.


HJ : c'est court mais vu que c'est la fin, un rp sympa merci à toi aussi Wink

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