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 Le silence est un ami qui ne trahit jamais.

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Aerdris Daedran
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Localisation : Là ou la mort rode

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MessageSujet: Le silence est un ami qui ne trahit jamais.   Ven 9 Oct - 14:00

Aerdris se tenait immobile, homme solitaire au sein d’une immensité froide, et désertique lande. Le visage fermé, l’impérial appréciait profondément ce moment particulier de solitude. Au milieu des plaines, juste avant l’arrivée craint de l’hiver, non par cet homme mais par la population pour sa rigueur et les famines qu’elle engendre.

Pourtant il n’y avait nulles craintes emplissant l’esprit du soldat, juste une profonde communion avec les terres qu’il foulait, son pays natal, le cœur du monde, du moins le cœur qu’il avait été. Ashenwalla avait une force particulière, une puissance inconnue de la plupart des gens, mais que tout natif ressentait au plus profond de son cœur.

C’est depuis ces terres que l’empire était né, par cela nulle magie, nul individu unique qui ne né tous les milles ans, non simplement une force unique qui alimente le cœur de tous les ashenvans, cette force particulière qui a mené la patrie du froid à vaincre toutes les autres nations. Cette force était la soif de ses habitants à forger quelque chose de plus grand qu’eux, une chose provenant de leur force mentale, mais surtout à la dangerosité et la rudesse de ces terres.

C’est cette force qui animait Aerdris, qui l’avait poussé à survivre à l’empire qu’il chérissait tant, non le fils du froid ne céderait pas ainsi. Il faisait partie du peuple qui a vaincu le monde, et le monde ne le détruirait pas, jamais. Aussi le serpent blanc prenait-il ses forces au milieu de ces plaines afin de se rappeler de ses racines, de se rappeler de sa force et des exploits qu’il doit accomplir s’il désire revoir une telle grandeur renaitre.

Une fois le cœur chargé de motivation et de désir, l’impérial reprit enfin sa marche et atteignit, non sans quelques heures de marche, un village en rien différent des centaines d’autres survivants difficilement dans les terres du froid éternel. Pourtant quelque chose était encore différent sur ces terres, une joie de vivre surprenante agitait à grands renforts de musique la vie locale. La nuit tombait rapidement sur les terres du nord, et ce jour ne fit pas exception, et déjà les guirlandes et autres décorations traditionnelles fleurissaient, la fête devait être d’une grande importance pour utiliser de si rares ressources.

L’hésitation emplissait le soldat à la chevelure d’argent, il avait toujours eu des rapports particuliers à ce genre de réunions, rejeté comme monstre de mauvais augure à cause de sa pâleur unique, utilisé comme porte bonheur sans volonté propre par d’autres pour les mêmes raisons, les fêtes avaient toujours été un moment de tristesse aussi les évitait-il par habitude. Mais tout avait changé, encore plus ici que nulle part ailleurs, la fin de l’empire, la fin d’un rêve et d’une union qui se devait éternelle.

Aussi le passé n’avait plus d’impact, Aerdris se devait d’aller de l’avant, et c’est ce qu’il fit. Pénétrant dans le village, il découvrit une place centrale, si un tel nom pouvait être donné à quelque chose de si mal entretenu et si peu délimité par un quelconque aménagement, ou des groupes de gens dansaient et chantaient dans une joie férocement communicative. Ne pouvant s’empêcher de sourire et de dodeliner de la tête, le soldat était profondément absorbé par la musique qui se jouait, une chanson traditionnelle d’ashenvans.

En jetant un coup d’œil aux alentours, un individu particulier attira l’attention d’Aerdris. Pourtant pas particulièrement exotique, l’homme était tout de même une surprise dans un tel lieu. De taille moyenne et d’une morphologie tout aussi classique, l’archer, comme le laissait supposer son carquois et son arc, était pourtant unique en ce lieu, indubitablement pas un habitant du froid, pourtant il était difficile de juger s’il provenait des Ellès ou de Haut le Fort. Curieux, et de bonne humeur à l’aide de la musique et de la joie environnante, l’impérial dirigea ses pas vers le discret archer qui ne présentait pas la moindre joie sur le visage, juste un masque impassible.

Arrivé à hauteur du sombre inconnu, Aerdris s’assis en tailleur juste à ses côtés. Fermant les paupières, et affichant son plus large sourire, le soldat ne fit pas la moindre attention à la réaction de l’archer, gardant le silence quelques secondes, juste de quoi laisser le temps à l’individu de réfléchir à ce qu’il pouvait se passer.

« Ces terres sont en joie, et pourtant je vois ici un visage des plus placides. C’est particulièrement vexant, comment pourrions-nous continuer à passer pour le peuple le moins charmant si tous les voyageurs font tant efforts pour être si impassible lorsque seule la joie resplendit. »

Toujours aussi habitué à piquer ses interlocuteurs, le soldat ne s’épargnait rien, surtout que ce dernier pouvait être un bandit en repérage. Ainsi prévenant, Aerdris, attrapa un couteau de sa main droite, tout en se gardant de le faire de manière trop visible, non il n’était pas question de menacer, simplement d’être prêt à faire ce qu’il faut.

« Le monde est en ruine, il est vrai, mais là n’est pas la raison pour laisser notre cœur l’être. » En vérité, le serpent blanc se moquait royalement de la fête locale, en vérité il ne désirait rien d’autre que de juger de son interlocuteur. Et la meilleure manière de réaliser une telle chose, il n’existait qu’une technique parfaite, mettre en colère la personne, mais l’agacer suffisamment pour qu’il parle avec son cœur non son esprit suffisait en temps normal. « Qui es-tu donc morne voyageur ? Je me présente Aerdris Daedran, protecteur de ces terres. »


Un mensonge, non une simple exagération de l’importance qu’Aerdris pouvait avoir en ces lieux. Mais il tiendrait ce rôle même si ça ne devait être que temporairement.

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