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 A la recherche de Cecil [Arialas]

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Camille De Songefeu

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MessageSujet: A la recherche de Cecil [Arialas]   Jeu 10 Sep - 18:09

Dans la neige immaculée se dessinait les traces de pas de Camille, zigzaguant entre les arbres sur ce qui semblait être un chemin, reconnaissable en raison l’absence de verdure. Sur le sol, le manteau neigeux mesurait plus d’une dizaine de centimètre. La marche était lente, longue, et fatigante. Heureusement pour lui, ses bottes le protégeaient plutôt bien du froid et des flocons impétueux qui cherchaient à s’infiltrer dedans. De la vapeur s’échappait à un rythme soutenu de sa bouche, signe que cette traversé n’était pas de tout repos. Sa respiration rapide lui brulait la gorge, le froid qui régnait ne laissait pas le moindre moment de répit. Devant lui, des arbres à pertes de vues. Seules quelques arbustes ci et là, recouverts eux aussi par la neige se détachaient dans ce paysage. La nature se faisait silencieuse, endormie. Une solitude dont n’avait plus l’habitude Camille, une solitude qui, il y a quelques mois de cela, l’aurait rendu mal à l’aise. Une solitude qui, aujourd’hui, lui permettait de profiter du temps qui passait. Lui qui courait derrière le temps, jours après jours, semaine après semaine, tandis que celui-ci s’écoulait inexorablement, tel un fleuve dont on ne pouvait pas contrôler le cours. Une poursuite infernale, vouée à l’échec. Camille le savait bien, jamais il n’aurait le temps de faire tout ce qu’il désirait, ou tout du moins il en avait perdu tout espoir.
 
Prenant une grande inspiration, Camille vida son esprit de toutes les idées déprimantes qui s’accrochaient à lui. La vie était difficile pour tout le monde, surtout en ces temps d’âges sombres. Aujourd’hui, il devait se contenter de continuer de l’avant et garder la tête haute, voyageant de village en village à la recherche d’un travail et d’un peu d’argent. Eux aussi, dans le hameau où ils s’étaient installés avec Camille, faisaient tout pour subvenir à leur besoin, chacun à leur manière. Mais lui n’avait jamais travaillé dans les champs, ou réparé de vieilles charrettes. Lui, ne savait que se battre, diriger des hommes, établir des stratégies et bien d’autre choses encore dans le domaine de la guerre. Bien que cette première qualité se soit révélée essentiel, son incapacité à se rendre utile l’avait peu à peu isolé du reste du groupe, bien qu’il restait celui prenant les décisions. Camille se sentait inutile, ou tout du moins, il avait l’impression d’être un poids. C’est avec cette idée en tête qu’il décida de voyager dans la région, afin de trouver un travail à la mesure de ses capacités.
 
Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’il marchait, traversant village après village. Il ne savait pas réellement où il se trouvait, bien que jusqu’à maintenant ses pas aient toujours été dirigés vers le nord. Tous se ressemblaient, tous avaient déjà du mal à subvenir à leurs propres besoins, aucun n’avait assez d’argent pour payer un étranger qui passait par là. Mais alors que la fatigue et les refus le poussaient à rebrousser chemin, il vit au loin des fumées contraster avec le ciel bleuté. Un hameau, qui sait, peut-être que cette fois-ci il trouverait son bonheur. Pressant le pas, il continua sa marche jusqu’à parvenir à l’entrée d’un village, plus gros que tous ceux qu’il avait vus jusqu’à maintenant. Dans les rues, les mêmes regards fatigués et éreintés croisaient le sien. A l’horizon, derrière les chaumières se dégageait une plaine, exemptée de tout arbre. Les habitants devaient vivre des champs en été, bien que Camille ne puisse déterminer lesquelles. Le sol pavé, un luxe dont il n’avait pas pu profiter depuis bien longtemps, avait été déneigé. Au cours de sa traversée, il remarqua plusieurs bâtiments ne disposant d’aucunes fenêtres. Peut-être étaient-ce des greniers, ce dont il était convaincu, c’est qu’ici il pourrait trouver du travail. Toutes les grandes villes avaient été rasées lors du passage du dragon. Ainsi, la plus part d’entre elles avaient été désertés, tandis que les autres étaient en proie au chaos. Au final, les bourgs pas assez grand pour être la cible du cracheur de feu, mais assez important pour attirer les richesses furent ceux qui s’on sortait le mieux. Balayant du regard les différentes maisons qu’il passait, il vit une enseigne en bois tanguer au gré du vent. A travers les vitres se dessinaient le mur du fond recouvert de tomettes, tandis que les autres étaient simplement enduits de chaux. Il poussa la porte du bâtiment et se dirigea directement vers le comptoir. S’asseyant sur le tabouret, il commanda une bière au serveur, tout en lui demandant s’il y avait une personne recherchant quelqu’un comme lui pour un travail. L’homme, bien en chair, semblait accueillant. Observant dans un premier temps Camille, il lui sourit puis lui indiqua une adresse, où se trouvait un groupe recherchant quelqu’un pour un travail. Le De Songefeu profita de la bière qu’il avait commandée, buvant à petites gorgées tout en regardant le temps passer. Depuis bien longtemps maintenant il n’avait pas côtoyé une telle ambiance. Une ambiance bonne enfant, agréable, où l’on pouvait oublier ses problèmes durant un temps.
 
Quand il eut fini, Camille se leva, puis sortit, se dirigeant vers l’adresse qui lui avait été indiquée. Après quelques minutes de marche et un peu d’aide de la part des habitants, il parvint à trouver la chaumière que lui avait désignée le barman. Mais à peine eut il toqué que la porte s’ouvrit brusquement devant lui.
 
– Vous venez pour la quête ? Dit une femme qui semblait exciter, ne prenant pas la peine de cacher sa joie.
 
– On m’a indiqué que vous cherchiez quelqu’un oui, mais on ne m’a pas donné plus de précision.
 
– Qui donc ?
 
– Le barman au Chaudron gourmand.
 
– Parfait ! Entrez, entrez je vous prie, je vais tout vous expliquer. Dit-elle tout en lui faisant signe de la main de la suivre.
 
Prenant soin d’enlever ses bottes, afin de ne pas recouvrir le sol de boue, Camille suivit la jeune femme jusqu’au salon. Celle-ci l’invita à s’assoir, puis parti dans la cuisine afin de lui préparer un thé, sans même attendre la réponse de Camille.
 
Au fur et à mesure que la discussion avançait, Camille comprit qu’il s’agissait d’une traque. La traque d’un tigre blanc aux yeux saphir, vivant dans la forêt. Un tel animal était rare et bon nombre de braconniers l’avaient pris pour cible. En ce sens, la jeune femme recherchait un homme afin de le capturer. Elle faisait partie d’un groupe, qui, avant le Grand Cataclysme, avait ouvert une réserve naturelle afin de protéger de tels animaux. Bien que maintenant, la situation soit tout autre, ces gens persévéraient dans leur quête, voulant à tout prix protéger ces animaux mythiques. Chacun s’accrochait à ce qu’il pouvait et bien qu’au début une telle demande surpris Camille, il comprit bien vite de quoi il en retournait. Lorsqu’il acquiesça, la jeune femme laissa échapper un soupir de soulagement, ce qui fit sourire son interlocuteur.
 
– Mais si je comprends bien, nous devons être deux au minimum pour cette quête, hors je suis seul et je ne connais personne ici.
 
La jeune femme prit alors un temps de réflexion. Elle semblait hésitante, comme ce à quoi elle pensait la tracassait.
 
– J’aurai bien quelqu’un, mais j’ai peur que vous ne refusiez.
 
– Dites-m’en plus.
 
La jeune femme hésita longue, lançant de rapide coup d’œil vers Camille, comme si elle tentait de le jauger.
 
– Si vous ne m’expliquez pas, je vais devoir refuser. Et si j’ai bien compris, cela fait un petit moment maintenant que vous recherchez quelqu’un pour faire votre travail. Donc allez-y.
 
La jeune femme fixa les yeux de camille, puis après une profonde inspiration décida de se lancer.
 
– Elle s’appelle Arialas Ishtarian, c’était un soldat au service de Galdion réputée pour sa puissance et sa férocité, mais elle a perdu la mémoire et traine son passé derrière elle.

 
Quand il entendit le nom du tyran pourpre, Camille fronça les sourcils. Un soldat à son service… Tout comme ces nobles qui avaient fait souffrir tant de personnes. Sa colère grandissait alors qu’il ne cessait de se répéter son nom intérieurement. Les poings serrés, il ferma les yeux afin de se calmer. Après plus d’une minute de silence, Camille se rendit à l’évidence.
 
– Je n’ai pas le choix de toute façon. J’accepte, dites-lui de me rejoindre à la sortie du village demain à l’aube.
 
La jeune femme le remercia gracieusement, comprenant les doutes de Camille lorsqu’elle eut prononcé le nom de Galdion. La nuit serait longue pour lui, mais, il fallait se salir les mains pour survivre, même si cela signifiait travailler avec une telle personne. De plus, l’idée qu’elle avait perdu la mémoire l’aida à accepter la situation.
 
Le lendemain matin, Camille était appuyé le dos contre un panneau en bois, indiquant les différentes destinations qui partaient du village. Il ne savait pas à quoi ressemblait sa future partenaire, mais ce dont il était certain, c’est que cette aventure ne serait pas de tout repos.


Dernière édition par Camille De Songefeu le Sam 12 Sep - 15:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Ven 11 Sep - 0:58

Depuis le Grand Cataclysme, les gens ont tous un point commun: ils sont égoïste. Bien sûr, comment en vouloir en des gens cherchant simplement à sauver leurs vies, dans un monde où la famine et les pillages règnent. Depuis combien de temps Arialas marchait-elle vers le nord, sans parlée à personne? Elle n'en avais aucune idée. Parfois, certaines personnes croisaient sa route mais pour une raison qu'elle ignore toujours, ils semblaient la fuir... Étais-ce sa naginata dans son dos qui faisait cet effet, ou encore son oeil bandé? Jamais la question ne fut posée, bien sûr. À force, d'avancer, le froid commença cruellement à se faire ressentir. Pourtant, l'idée de faire de faire demi-tour ne vint jamais à l'esprit d'Aria, pour survivre dans ce monde il faut avancer. Par chance, il avais de fumée à l'horizon, c'était donc la meilleur direction à prendre pour trouver un peu de chaleur, de réconfort. La neige épaisse rendait la progression difficile mais elle s'en rendit même compte, totalement perdue dans ses pensées. Ce monde, était-elle réellement faite pour y vivre? Pour l'instant, Chance était de son côté mais les bandits sont nombreux, sa naginata servant plus de décoration de d'autres choses, que ferais-t-elle? Étais-ce réellement possible d'espérer un monde de paix, ou est-ce seulement une utopie? Ne trouvant de réponse de à ses questionnements, elle se contenta d'avancer, le village n'était plus bien loin. Peut-être que du boulot l'attendais là-bas.

Après maint et maint recherche d'un travail, tout ce que pu trouver Arialas dans ce village fut une coupe de bois, en échange d'un repas chaud et de vêtements plus adaptée au climat environnant. C'était déjà très bien mais aucun raison de s'attarder plus. Poursuivant son chemin, elle traversa donc village et village, effectuant quelques arrêts parfois pour avoir de l'Eau et des vivres, en échange de léger service, juste question de survive. Cela lui faisait tout de même plaisir, la richesse ne l'intéressant pas du tout. Faire le bien autour d'elle et survivre était ses seuls buts du moment et pour le moment, elle y arrivais fort bien. Bien sûr, sauver un chat d'un arbre, couper du bois, chercher un enfant égaré, etc. ce n'était pas de grand boulot gratifiant mais au moins ces personnes étaient heureuse d'avoir un peu d'aide. Les heures, même les journées, passaient à une vitesse folle. Puis un beau jour, Arialas trouva enfin un village, un peu plus grand que tout les autres qu'elle avait traversée jusqu'ici, peut-être enfin un endroit où il fait bon vivre? Pressant le pas pour y entrer plus vite, le premier coup d'oeil fut décevant: les gens n'avaient pas du tout l'air plus heureux, ni même plus en forme qu'elle, malgré ses nombreux kilomètres de marche. Les larmes lui montèrent aux yeux, finalement cela était réellement trop espérer que de trouver un endroit sûr et chaleureux.

Cela faisait maintenant deux jours, peut-être même trois, qu'Arialas se trouvais dans sa bourgade, n'ayant plus aucune motivation à continuer de marcher, lorsqu'un inconnu se présenta à sa chambre d'hôtel. Elle l'écouta, n'ayant rien à perdre.

- Bonjour noble voyageuse, j'ai aperçu l'arme que vous portiez. Ne seriez-vous pas, par hasard, à la recherche d'un travail?

Aria se contenta de le regarder, sceptique. S'il cherchais un mercenaire à la recherche d'un boulot, il avait bien trouver mais ses adversaires ne devait pas être trop puissant, sinon elle ne pourrais rien pour lui. Après quelques secondes d'hésitation, elle se décida à lui répondre.

- Je me débrouille, mais sans plus. Si tu cherche un guerrier, tu n'a pas cogné à la bonne porte.

- Vient quand même faire un tour à cette adresse, et nous le serons bien assez vite, sourit l'inconnu en lui remettant un morceau de papier, avant de s'éclipser.

Arialas se sentit soudainement stupide de n'avoir pas pensée de lui demander son nom, l'inconnu l'avais intriguée. Elle décida de lui laisser une chance et se présenta à l'adresse indiquée. Rendu la-bas, elle faillit faire demi-tour mais se décida à cogner. Une femme lui ouvrit. Durant les premières secondes, l'inconnue souriait et semblais heureuse d'avoir de la visite, mais plus les secondes passait et plus se sourire disparaissait.

- Eh bien, eh bien, que vient faire l'Ange Sanguinaire chez moi? Ne reste pas plantée la, entre.

Arialas était totalement déstabilisée. Comment cette femme venais-t-elle de l’appeler? L'Ange Sanguinaire, quel surnom négatif. Il devais y avoir erreur, c'était une plaisanterie n'est-ce pas? Oui, surement que cette femme avait un drôle de sens de l'humeur, il n'y avais pas d'autres solution. Elle entra donc à la suite de la femme, celle-ci lui présenta une chaise. S'assoyant, Aria lui expliqua pourquoi elle était la. Après quelques minutes de discussion, tout était claire: l'inconnue recherchais au moins deux personnes acceptant de capturer un tigre blanc légendaire pour elle. Pour le moment, celle-ci n'avais personne, si Aria acceptais, elle devrais attendre de trouver un partenaire. Se sentant mal à l'aise en présence de cette femme, elle se dépêcha d'accepter et de retourner à son auberge. Cela pris deux autres jours avant qu'un messager ne vienne avertir Arialas qu'un partenaire lui avais été trouvé, et qu'elle devais le rejoindre à l'aube, le lendemain. En sortant, le messager lui dit un phrase qui l'intrigua beaucoup: faites attention, il déteste les gens comme vous, il pourrais bien finir par attenter à votre vie. Le sourire narquois de l'homme lui laissa une drôle de sensation.

Le lendemain, Aria se leva extrêmement tôt mais assaillie de doutes et de questionnements, elle faillit arriver en retard. Lorsqu'elle se présenta à l'entrée du village, elle vit une silhouette solitaire près d'un panneau, son partenaire très probablement. Elle le rejoignit donc et le reluqua quelques instants, celui-ci semblais avoir un corps puissant mais aussi bien marqués par le temps. Il semblais aussi légèrement plus jeune qu'elle.

- Tu dois être Camille de... Songefeu, c'est cela? Je suis Arialas Ishtarian, se présenta-t-elle en s'inclinant.
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Camille De Songefeu

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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Sam 12 Sep - 23:07

Les rayons du soleil caressaient le visage de Camille tandis qu’il attendait patiemment sa partenaire. Les cicatrices de son visage, bien que datant de plusieurs années maintenant, lui faisaient encore mal lors que le froid attaquait sa chair. A Ravey, le soldat n’avait jamais connu des problèmes de ce genre. Bien que les nuits se fassent fraîche, voire très froide, jamais les journées ne descendaient au-dessous de 10 degrés. Nonchalamment installa sur son poteau, Camille ne parvenait pas, malgré ses efforts, à être apaisé. Rien que l’idée de travailler avec un sbire du tirant lui hérissait les poils, mais il ne devait pas oublier que l’ancienne assassin avait perdu la mémoire. Etait-ce la culpabilité qui lui avait causé choc tel que son esprit avait volontairement scellé les souvenirs de cette époque, ou tout simplement une maladie, ou une supercherie… Camille n’en savait rien, bien que l’idée d’une quelconque ruse de la part de la jeune femme lui parût saugrenue.
 
Il n’eut pas à attendre bien longtemps avant qu’une femme, d’une trentaine d’année ne fasse son apparition. La remarquant du coin de l’œil, il fit mine de ne pas l’avoir vu jusqu’à ce qu’elle arrive à son niveau. Epelant son nom avec hésitation, elle se présenta comme étant Arialas Ishtarian puis s’inclina. Camille prit alors quelques secondes avant de répondre à ses présentations, jaugeant la personne qui l’avait en face de lui de son regard ardent. Arialas avait vécu la guerre et les combats, comme en témoignait son œil manquant, caché par un bandeau noir, ainsi que les nombreuses cicatrices qu’arborait ci et là la chair laissée exposée par ses vêtements. Son expérience au combat, ainsi que le nombre de ses batailles devaient être plus important que ceux de Camille, cela ne faisait aucun doute. Pour autant, sa démarche, sa manière de se tenir, son regard… Rien ne semblait menaçant chez cette femme. Une fois que son regard eut atteint le sol, il releva la tête et la fixa.
 
– Bonjour Arialas, je suis bien Camille. Mettons nous en route sans perdre plus de temps, nous parlerons de notre mission tout en marchant vers notre destination.
 
Une telle attitude était indigne de lui, mais malgré tous ses efforts, Camille ne parvenait pas à garder son calme. Son sang était en ébullition alors que la femme commença à suivre ses pas. L’homme savait que, pour retrouver sa quiétude, il devait en avoir le cœur net.
 
– Poser une telle question est déplacée, mais je me dois de la poser. Dit-il d’un ton grave. Avez-vous réellement perdu la mémoire ? Vous ne vous souvenez vraiment pas de votre passé ? De ce que vous avez fait ? Et pour quelle raison vous l'avez fait ?
 
Camille connaissait la réponse, mais afin d’en être certain, il devait l’entendre de la bouche de sa partenaire. Sans quoi, il savait que la mission serait difficile à poursuivre. En entendant les paroles d’Arialas, Camille ferma les yeux, puis, après un léger blanc il s’arrêta. Rouvrant les yeux quelques secondes après, il se retourna vers la jeune femme, la fixant ses yeux de son regard incommodant.
 
– Racontez-moi donc ce dont vous vous souvenez.
 
Camille ne lui laissait pas vraiment le choix, se tenant devant Arialas tel un mur qu’elle devrait franchir si elle voulait passer.
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Mar 15 Sep - 8:14

Tout en se redressant, Arialas continuas de détailler Camille, qui semblais en faire de même. Son regard semblais la transpercer, et la mettais mal à l'aise. Elle détourna le regard et se tourna vers la direction à prendre. Il choisit ce moment pour parler, il semblait bien pressé de se mettre en route. Tant mieux. Elle lui emboîta donc le pas dans le silence. Celui-ci ne dura pas longtemps, son compagnon semblant plutôt agité, pour raison inconnue. Il se mit rapidement à la harceler de questions, à propos de sa mémoire. Déjà, comment savait-il qu'elle l'avait perdue? Cela devait être cette drôle de femme qui leur avais donnée cette mission... Ou peut-être avait-elle connue cet homme par le passée? Aria s'arrêta de marcher une fraction de seconde, détaillant à nouveau celui-ci, espérant se souvenir de quelque chose. Rien, le vide total. Avant de se faire distancer, elle se remit en route.

- Vous avez bien été renseigné. De toute façon, je ne voit pas en quoi mes actions du passés peuvent être importantes aujourd'hui.

Après tout, c'était une réaction normal de ce poser des questions, non? Des cas d'amnésie total comme elle ne se voyais pas souvent... Et puis il était au courant, à quoi bon nier? Si cela pouvais le rassurer, le calmer un peu, tant mieux. Pourtant, Camille de Songefeu ne se contenta pas de cet réponse. S'arrêtant, il bloqua le chemin d'Arialas et lui demanda l'entièreté de ses souvenirs. N'ayant d'autre choix, elle s'arrêta aussi, devant lui. Pourquoi voulais-t-il savoir cela? Les paroles du messager lui revient en mémoire, elle avais dû faire quelque chose de déplaisant à son nouveau compagnon. Aria se mordit la lèvre, en hésitant. Ses souvenirs? Tout se résumait à son nom... Déjà qu'elle n'aimais pas trop qu'il sois au courant de son amnésie, lui avouer qu'il en savait probablement plus qu'elle sur son passé? Certainement pas... Soudain, elle se souvenue de comment l'avait surnommée leur employeur: l'Ange Sanguinaire. Et si finalement ce n'était une blague, si c'était réellement son surnom? Dans ses premières questions, Camille avait parlé d'actes qu'elle aurais fait... Étais-ce une coïncidence? Croisant son regard, elle ne le jugea pas réellement menaçant, du moins pour l'instant. C'était déjà un bon début. Fermant les yeux, prenant une grande inspiration, elle se décida à ouvrir la bouche.

- Est-ce réellement important? demanda-t-elle d'un ton un peu trop brusque.

À l'instant que ces mots furent prononcés, elle les regrettaient déjà. La patience d'Arialas arrivais à terme, pas tant à cause de cet inconnu qui essayais de rentrer dans sa tête que la faute de l'amnésie elle-même. Elle avais beau essayer et essayer encore de se rappeler, rien ne lui revenais en mémoire. Elle serra les poings. Pourquoi avait-il fallu qu'elle se ramasse cet homme comme compagnon de route? Qu'est-ce que sa mémoire avait à voir dans tout sa? Elle considérais son amnésie comme sa plus grande faiblesse, et ce Camille était au courant de son état, alors qu'elle-même ne connaissait rien de lui. Des larmes de rage lui montèrent aux yeux, contre cet homme, contre son amnésie, contre ce messager qui l'avait, contre cette femme qui l'avais appelée Ange Sanguinaire... Aria se dépêcha de détourner le regard, espérant qu'il n'ai rien remarqué et avança vers sa destination finale, bousculant Camille au passage, bien décidée à finir cette quête au plus vite.
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Mar 15 Sep - 21:49

La jeune femme semblait perturbée par ses propos et son comportement. Camille ne désirait pas la faire souffrir, mais il avait besoin de réponse. Sa culpabilité le faisait également souffrir, l’empêchant de se concentrer sur sa mission. Camille souffrait bien plus qu’il ne voulait le montrer, et même si les personnes proches lui avaient dit qu’il était inutile de s’en vouloir, que ce qui c’était passé ne pouvait pas être changé car ces personnes étaient alors trop influentes, trop puissantes. Ce n’était pas tant de n’avoir rien pu faire, mais surtout de ne s’être rendu compte de rien. Avait-il vécu toute sa vie dans un rêve éveillé ? Combien d’années avait-il perdu dans son ignorance ? Combien de personnes avaient-elles souffert de celle-ci ? Mais entre les deux, la jeune femme semblait être celle qui souffrait le plus. Lorsqu’elle fuit sa dernière question, la jeune femme laissa s’échapper sa colère, son visage et son corps se crispant à l’écoute des questions gênantes de Camille.  Des larmes de colères commençaient à apparaître sur la commissure de son œil gauche tandis qu’elle bouscula celui qui lui faisait face afin de continuer son chemin. Camille se rendit alors compte de la blessure que la jeune femme portait en elle. Leurs blessures réciproques les avaient empêchés de la traiter avec le respect qu’il se devait, et il commença à ressentir de la pitié pour la jeune femme, ainsi que de la culpabilité. Saisissant son bras avec fermeté, Camille attira son regard, ses traits partageant la douleur de la jeune femme.
 
– Excusez-moi, j’ai laissé mes émotions dicter ma conduite. Comprenez que, tout le monde a souffert du règne de Galdion.
 
Lâcher une telle évidence n’était pas la meilleure manière de rattraper la situation. Il relâcha alors son emprise, puis se tourna face à elle.
 
– Mais j’avais oublié que vous aussi avez souffert dans toute cette histoire.
 
Camille baissa alors la tête en signe de respect, puis après qu’il eut essuyé les larmes qui coulaient à l’œil gauche d’Arialas, il reprit la parole.
 
– Je ne peux pas comprendre ce que vous ressentez, puisque je n’ai jamais connu une telle chose que l’amnésie. Mais, je ne pense pas que vous devriez ainsi fuir la vérité. Vous avez surement oublié tout ça pour une bonne raison, c’est à vous de le découvrir et comprendre votre passé. Votre amnésie n’est pas une faiblesse, mais une force. Elle vous donne la possibilité de tout recommencer une nouvelle vie, en tirant un trait sur ce que vous étiez avant.
 
Pour sûr la jeune femme ne ressemblait en rien au monstre sanguinaire dont il avait entendu parler. Devant lui ne se tenait qu’une personne profondément blessée par sa perte de mémoire et par le regard que lui portaient les gens.
 
– Qu’importe ce que les autres pensent de vous. Il ne tient qu’à vous de donner tort à ces gens grâce à vos actions.
 
Le visage souriant, il essaye de donner un peu de sa force à sa partenaire. Sa colère l’aveuglait depuis longtemps maintenant, Camille en était consciente. Mais peut-être qu’en Arialas, il pourrait trouver un moyen d’accepter ses erreurs et de se pardonner à lui-même.
 
– On y va ? Dit-il avec motivation.
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Jeu 17 Sep - 2:08

La surprise, la gêne, la tristesse, la colère, c'est un immense déluge d'émotions que Arialas dans l'instant présent. La honte de laisser aller comme sa, devant cet inconnu mais surtout la honte d'être aussi faible. La rage qui survenais chaque fois qu'elle essayais de se rappeler de son passé, ne serais-ce qu'un tout petit peu. Une fois cette rage passée, c'était toujours la tristesse qui prenais le dessus. Mais le sentiment le plus présent, alors que Camille essuyais ses larmes, était l'étonnement de voir de la compassion, de la douleur, dans les yeux de cet homme. Après tout, ce n'était pas lui qui avait mal agis, il désirais simplement connaître la personne avec qui il passerais des heures, des jours, voir des semaines. C'était plutôt elle qui était à blâmer, à n'avoir pas rechercher à connaître Camille de peur... de quoi au juste? De se faire trahir? De ne pas apprécier ce qu'elle entendrait? D'en apprendre sur son passé? Tout le monde a souffert de Galdion... Même elle? Peut-on parler d'avoir souffert d'une personne si l'on ne s'en souvient pas? Bien sûr, Arialas avait entendue l'histoire de Galdion et la destruction au travers de ses voyages, mais elle n'en avais aucun souvenir véritable. Tournant le dos à Camille, elle posa son regard sur le ciel.

- Merci, chuchota-t-elle juste assez fort pour que son compagnon l'entende.

Camille semblais prêt et motiver à prendre la route, mais Aria désirais faire une dernière chose avant de commencer officiellement cette aventure. Se retournant vers son nouvel allié, elle hésita un instant. Comment allais-t-il réagir? Dans tout les cas, celui-ci n'avais pas l'air très violent, ni colérique. En y allant doucement pour ne pas faire de mal-entendu sur ses gestes, Arialas empoigna la naginata dans son dos et la déposa délicatement au sol, pour être sûre de ne pas blesser le jeune homme au passage. Puis, elle s'approcha tranquillement et sans lui laisser le temps de réagir, passa ses bras autour de son cou et approcha sa bouche de son oreille.

- Désolée, j'ai été égoïste. Tu as raison, dans un sens. Mon amnésie peu être vu comme une force, car moi au moins je ne sais pas ce que j'ai perdue. C'est comme si j'avais toujours connue le monde comme il est maintenant. Je n'ai aucune famille, aucun biens à regretter, ce qui n'est pas le cas de beaucoup. J'espère que tu pourra me pardonner, pour mon passé qui semble te déranger autant que pour égoïsme du présent.

Arialas recula son visage, ses bras toujours autour de Camille, et lui sourit, d'un sourire réel, probablement son premier depuis le Grand Cataclysme.

- C'est quand tu veut! ajouta-t-elle tout en relâchant son emprise.

Cet homme aussi avais souffert, elle l'avais enfin compris. À son réveil, ne s'était-elle pas jurée d'aider les autres à trouver le bonheur? Alors pourquoi ne pas commencer par lui.
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Camille De Songefeu

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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Ven 18 Sep - 11:34

Arialas se saisit de l’arme accroché dans son dos, ce qui aurait pu paraître comme une agression fut en réalité effectuée avec une grande délicatesse, faisant comprendre à Camille qu’il ne s’agissait pas là d’une attaque. La borgne se rapprocha alors de lui, puis l’enlaça, approchant son visage de l’oreille de son partenaire. Camille pouvait sentir le souffle rapide de la jeune femme contre son visage ainsi que la chaleur de son corps. Pris par surprise, le soldat qui ne sut pas comment réagir à cela. Elle lui chuchota quelques mots à l’oreille. Des mots qui montrèrent toute l’ampleur de sa culpabilité ainsi que la profonde blessure qu’elle portait en elle. Traitée comme une paria, comme un monstre assoiffé de sang, aucune grâce n’était offerte à l’amnésique. Son surnom la hantait au quotidien, alors que les gens trop effrayés pour oser s’attaquer à elle préférait la mal mener psychologiquement. Camille n’était pas mieux qu’eux au fond. Lui aussi désirait que sa soif de vengeance soit assouvie. Lui aussi désirait la mort de tous ceux qui avaient un jour servit le tyran. Mais lui aussi l’avait un jour servi. Sa culpabilité avait jusqu’à maintenant détourner son regard, assombrissant l’horizon qu’il observait. Vivre n’était simple pour personne. La vie en elle-même était compliquée. Mais ce n’était pas une raison d’en vouloir à la terre entière. Ce n’était pas une raison de se rabaisser au niveau des autres. Peut-être qu’en réalité femme qui lui avait confiait cette quête souhaitait au final sa mort, ou tout du moins qu’un malencontreux accident vienne mettre fin à son combat. Si Camille avait bien appris une chose lors de son périple, c’est qu’au fond, tout le monde était égoïste et personne n’était réellement digne de confiance. Tout le monde servait ses propres intérêts et il n’échappait pas à cette règle. Cependant, venir en aide pouvait avoir ses avantages, un avantage que les autres ne voyaient pas, car ils ne regardaient tout simplement pas assez loin. Un avantage que Camille commençait à entrevoir. De plus, l’homme possédait une qualité que bon nombre de ses confrères ne comprenaient pas, un atout qu’il devait à sa famille adoptive, l’empathie.
 
Gêné, ne sachant pas réellement quoi faire, Camille posa sa main sur le dos d’Arialas, le tapotant doucement afin de partager sa douleur. Reculant son visage, la femme lui offrit un sourire sincère, puis elle relâcha son emprise. Camille lui rendit alors son sourire chaleureux. Tous deux avaient soufferts, comme tous les autres. Mais tous deux parvenaient à se comprendre, un événement assez rare pour le noter. Aucun mot ne pourrait penser les plaies de la jeune femme. Mais se comporter comme si elle était une personne normale, une chose à la fois si simple et si difficile, pourrait être le plus beau des cadeaux à lui faire.
 
Alors que son visage se détendit, à l’instar de son corps alors que sa colère finissait de s’effriter, Camille reprit la marche en direction du bois, accompagnée d’Arialas. Le soleil s’était élevé dans le ciel, s’approchant de son zénith tandis que le duo marchait d’un pas rapide. Camille ne pouvait s’empêcher de jeter de rapide coup d’œil vers sa partenaire, ses pensées toujours accaparées par ce qu’il s’était passé. Cela faisait longtemps, très longtemps que l’homme n’avait pas eu le droit à une marque d’affection. Lui qui avait toujours vécu seul, afin de mieux servir ses ordres, n’avait que rarement pu recevoir une telle douceur. Son esprit lui rappelait sa mère, tel un fantôme qui revenait toujours pour le hanter. Il avait appris, de la bouche de l’un des membres du groupe ayant fui la ville, que la vielle femme était parvenue à s’enfuir vers l’ouest. Mais depuis, aucune nouvelle. Camille ne savait pas si elle était toujours en vie, dans quel lieu elle avait trouvé refuge, si elle allait bien. Mais alors que les deux soldats s’enfonçaient dans la forêt, Camille entendit des buissons bouger. Il s’arrêta, tout en plaçant son bras devant Arialas afin qu’elle fasse de même, puis, tout en apposant sa main gauche sur le pommeau de son arme, il saisit le bouclier accroché dans son dos.

– Quelqu’un nous observe. Dit-il alors que son regard balayait méthodiquement les alentours.
 
Les brigands n’étaient pas rares sur ses routes et Camille avait déjà dû se battre contre de tels groupes un bon nombre de fois. Mais s’ils disposaient d’informations intéressantes sur un groupe de braconnier, cela profiterait à la traque du duo. D’un pas prudent, le lieutenant s’approcha d’un bosquet à sa droite. Soudain, un homme surgit dans son dos, brandissant son épée afin de lui planter dans le dos. D’un mouvement vif, il heurta le brigand avec son bouclier, le projetant sur le sol gelé. Trois autres hommes firent alors leurs apparitions. Camille pourrait s’en débarrasser sans trop de problèmes, mais son attention fut accaparée par la situation de sa partenaire.
 
– Arialas !
 
Inquiet qu’elle ne puisse se défendre à cause de son amnésie, il se jeta devant elle, afin de la protéger des attaques de ses adversaires. Les deux premiers coups d'épées se heurteraient à son bouclier, mais le troisième se dirigeait dangereusement vers son flanc gauche, Camille ne disposant pas d'assez de temps, à cause de son élan, pour esquiver le coup d'estoc.
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Mar 22 Sep - 2:31

Même si Arialas désirais n'avoir jamais à s'en servir, elle alla récupérer sa naginata au sol et la remit dans son dos avant de suivre Camille, qui ouvrais la marche. Le rythme de marche rapide qu'avais instauré son compagnon ne dérangeais pas Arialas, loin de la. Cela lui avait toujours fait le plus grand bien de bouger. Même si elle avait remarqué les coups d’œil jeter sur elle, elle ne dit mot de tout le trajet. S'il désirais lui parler, il le ferais. Le silence n'avais jamais été l'ennemi d'Ariala de toute façon.

Le duo ne marcha pas tellement longtemps avant que Camille ne fasse signe d'arrêter à Arialas. Celle-ci ne pût s'empêcher de suivre son partenaire du regard, impressionnée par sa vitesse de réaction. Lorsque le premier brigands sorti dans le dos de Camille, elle ouvrit la bouche pour le prévenir mais n'eut même pas le temps de parler que le bouclier envoyais valser l'attaquant au sol. Puis, trois hommes sortirent des buissons. Ceux-ci les avaient probablement observés un minimum car l'un d'entre attaqua du côté de l’œil aveugle d'Arialas. Par chance pour elle, son allié vint à sa rescousse, bloquant à lui seul deux des trois attaques. Il venait de lui sauver la vie. Voyant le troisième ennemis s'approcher dangereuse, elle posa la main sur sa naginata avant de s'élancer vers lui. Malheureusement, il était déjà beaucoup trop proche pour qu'elle puisse faire quelque chose avec ce genre de d'arme à longue portée. Poussant Camille de l'épaule, elle se plaça devant le brigand. Son cerveau tournait à toute vitesse, elle avait agi sans réfléchir et devait maintenant faire en sorte de ne pas s'être simplement sacrifiée. Plaçant son bras gauche devant elle pour se défendre, sa main droite frôla l'épée son partenaire, sur sa gauche. Se disant que même si elle ne savait pas utiliser une épée elle serais quand même plus en mesure de riposter qu'avec sa naginata, elle tendit la main vers lui.

- Ton épée, vite!

Camille n'hésita qu'une fraction de seconde, fraction de seconde de trop. Le coup d'estoc du brigand se planta dans le bras d'Arialas. Alors qu'elle empoignait l'épée, elle ne pût s'empêcher de sourire en se disant que finalement, son choix d'arme (la naginata) était totalement stupide. Comment allais-t-elle faire maintenant pour se battre avec un bras blessé? En plus d'être lent, un seul bras blessé te mettait hors combat... Il lui faudra réfléchir à tout sa un peu plus tard. Pour l'instant, l'instinct de survie pris le dessus.

Lorsque la main d'Arialas se referma entièrement sur la garde de l'épée, son corps fit le reste. Même si elle ne gardait toujours aucun souvenir de ses anciennes batailles, le corps lui n'oublis jamais. Son regard se durcit, ses lèvres formèrent d'eux-même un sourire qui rendrait quiconque le voit inconfortable. Profitant du temps de réaction assez lent de son adversaire, elle en profita pour enfoncer l'épée profondément dans son cœur, alors que celui-ci en était encore à l'étape de retirer le bout de son épée de la chair d'Arialas. Se tournant vers les deux autres adversaires, elle les tuas en moins de deux, coupant la jugulaire du premier et plantant l'épée dans le crane du second. Ce n'était plus Arialas Ishtarian qui se battait mais bien l'Ange Sanguinaire d'Ashenwall qui était de retour. Reprenant l'épée, elle se dirigea vers le dernier, qui reprenais à peine ses esprits. Pendant tout ce temps, des images d'autrefois défilais dans sa tête, des images atroces. Des gens en sang, effrayés, en pleurs... Elle les ignora. Le brigand lui jeta un regard apeuré avant d'essayer de fuir. Lui sautant dessus, elle le plaqua au sol, le désarma et planta l'épée de Camille dans ses vêtements, pour le maintenir au sol. Elle se retourna alors vers lui, le visage plein de sang et crispé de douleur, sa tempe droite la faisant souffrir atrocement. Cela ne faisait que la rendre encore plus effrayante.

- Il est à toi, lui dit-elle d'une voix froide.

Délaissant le brigand, elle commença à s'enfoncer dans la forêt. Des larmes se mirent à couler alors qu'elle reprenais peu à peu ses esprits. Arialas jeta un dernier coup d’œil mais se dépêcha de détourner le regard, de honte, et sortit du champ de vision de Camille. S'appuyant sur un arbre, elle prit sa sa tête dans sa main, espérant faire disparaître la douleur. Se laissant glisser au sol, elle revit les images qui défilaient durant la bataille. Même en se concentrant, elle ne put y voir rien d'autres que du sang et des morts partout.

- L'ange Sanguinaire hein... Chuchotta-t-elle. Il ne mentaient pas, tous ces gens...

À force de voir ses images atroce de son passé, Arialas fut prise d'un violent haut-le-cœur. Planquant sa main droite sur sa bouche, elle remarqua au passage tous le sang dessus. Écarquillant son œil valide, elle se mis à trembler et ne put retenir son déjeuner son déjeuner plus longtemps. Se relevant, elle laissa échapper un cri de rage bien audible pour les deux hommes, tout en donnant un coup de poing dans l'arbre devant elle, assez puissant pour s'écorcher les jointures. Elle n'en ressentait pas la douleur, pas plus que pour son bras gauche, blessé dans la bataille. Ses larmes, qui avait précédemment eut le temps de sécher, se remirent à couler de plus belle. C'est alors qu'elle prit sa décision: plus jamais elle ne toucherais une épée.
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Mer 23 Sep - 12:53

Alors que les deux premières épées s’écrasèrent contre le bouclier de Camille dans un fracas assourdissant, le soldat senti une pression sur son épaule gauche. Afin que le troisième homme ne puisse pas planter son épée dans son flanc, Arialas avait poussé Camille, puis elle se plaça devant lui afin de parer son attaque. Cependant, son arme – sa naginata – n’était pas adaptée au combat au corps à corps et elle ne pouvait s’en servir pour se protéger. Le visage de Camille se tournait vers elle tandis que sa partenaire lui demanda de lui prêter son épée, afin qu’elle puisse parer cette dernière attaque. Camille hésita un instant, puis dans le feu de l’action il accepta de lui donner.

– Prends la !

Mais le mal était déjà fait. L’épée du brigand vint se planter dans le bras gauche d’Arialas. Le sang gicla une première fois, puis, empoignant l’épée courte de Camille, elle la planta dans le cœur de l’homme qui lui faisait face d’un geste d’une rapidité surprenante. Retirant son épée du corps sans vie, une gerbe de sang éclaboussant alors la guerrière, elle se précipita vers les deux autres hommes et les tua. Egorgeant le premier Arialas brisa le crâne du second en plantant à nouveau la lame de Camille. Devant cette boucherie, le dernier brigand fut pris de panique et tenta de s’enfuir. Arialas fit alors un bond dans sa direction. Quand elle arriva sur lui, l’homme bascula sur le sol qui laissa alors tomber son arme sur le sol. Effrayé, il tentait désespérément de se défaire de son assaillante, tandis que l’épée de cette dernière vint se planter dans ses vêtements afin de l’immobiliser.

– Il est à toi. Dit-elle d’une voix froide, le visage crispé et immaculé de sang.

Sans attendre, Arialas s’enfonça dans la forêt enneigé alors que des larmes commençaient à couler sur son visage. Camille la regarda impuissant fuir son œuvre, attristé de la voir dans un tel état. Comme il le craignant, sa mémoire n’était pas réellement disparue. La douleur provoquée par de tels souvenirs, le dégoût qu’elle devait ressentir, au plus profond d’elle, pour sa propre personne avaient dû sceller son passé. Mais ce sceau était fragile, comme pouvait en témoigner l’habilité avec laquelle elle s’était débarrassée de ces trois hommes. Si Camille devait l’affronter, il était certain de perdre.

Ses yeux se redirigèrent vers l’homme accroché au sol. Quand celui-ci vit le regard froid de Camille sur lui, il poussa un cri aigu de peur, puis tenta désespérément de se défaire de l’emprise de la lame. Ses mains et ses pieds glissaient sur le sol enneigé, rendant le tout assez pathétique. Sous la peur, l’homme urina sur lui-même sans s’en rendre compte. Comment une telle personne avait-elle bien pu se résigner à devenir un criminel ? Alors même qu’il n’avait jamais du disposer d’une formation au combat avancée, outre ce que l’on apprenait durant le service militaire. Agé d’une trentaine d’année, ses mains en disaient long sur son travail. Ce devait être un paysan, ou un menuisier qui s’était reconverti dans le vol et le meurtre. Observant longuement l’homme Camille installa un silence afin de commencer son interrogatoire. Laissant apparaître une petite dague accrochée sur sa hanche, il se plaça aux côté de sa victime.

– Je vous en prie, ne me tuez pas. Dit-il tout en éclatant en sanglot. Je ferais tout ce que vous voulez, pitié…

Camille était partagé. Devait-il ôter la vie à une victime du Grand Cataclysme ? La parole de cet homme n’avait de toute évidence aucune valeur. Mais plutôt que de se concentrer sur une question dont il n’avait pas encore la réponse, le soldat décida de se concentrer sur sa quête.

– Tu sais, j’ai un jour rencontré un homme comme toi. C’était il y a 3 ans de cela, je faisais partie de la garde d’un noble et nous marchions en direction de l’ouest, vers Ravey. Et puis, nous avons été attaqués. Après un rude combat, moi et mes hommes sommes parvenus à gagner. A ce moment-là il y avait un homme allongé sur le sol que nous avions laissé en vie afin de l’interroger. Il s’appelait… Heins si je me souviens bien, Frédéric Heins. C’était comme toi, un homme qui n’avait rien à faire sur un champ de bataille. Je me souviendrai toujours de la tête qu’il faisait à ce moment, nous suppliant de le laisser en vie, ce que nous avons fait au final, une fois qu’il eut gentiment répondu à toutes nos questions avec la plus grande franchise.

Le souffle de l’homme se faisant court, haletant. Il hocha alors la tête, montrant qu’il avait bien compris le message de son agresseur.

– Comment t’appelles-tu donc ?

– Pierre.

– Parfait Pierre. De toute évidence, vous ne semblez être qu’un petit groupe de brigand profitant des pauvres passants traversant cette route, mmh ?

– Oui…

– Bien. Aurais-tu eu vent de rumeurs à propos d’un tigre blanc ?

– Un tigre blanc ? Je… on a essayé de la chasser il a quelques semaines de cela. Des personnes payaient cher pour sa capture, mais après plusieurs jours de recherches on n’avait rien trouvé, donc on a décidé d’arrêter.

– Et tu sais dans quelle zone il se trouve ce tigre ?

– Vers l’ouest, en plein cœur de la forêt ! Je te promets que je n’en sais pas plus… Dit-il alors en éclatant en sanglot.

Camille ne savait toujours pas quoi faire de cet homme. Transporter toutes les armes serait une mauvaise idée, porter un tel poids ralentirait leur progression. Pour autant, Camille ne pouvait pas prendre le risque de le laisser partir ainsi. Hésitant, il ne savait pas quoi faire. Son code de l’honneur ne lui empêchait pas de tuer d’un criminel, mais ôter la vie d’un homme, même pour la meilleure des raisons était une décision difficile à prendre. C’est alors qu’il entendit un cri de rage s’élever de l’endroit où Arialas s’était enfuit. Camille prit alors une décision.

– Dis Pierre, tu as de la famille ?

– Hein ? Dit-il surpris.

Le regarde de Camille se fit alors sérieux, intimant à sa victime de ne pas le faire répéter.

– J’ai une femme oui… et une fille. C’est pour ça que je fais tout ça, c'est pour elles…

Lui tapotant l’épaule, Camille lui fit alors un sourire.

– Je vais te laisser la vie sauve, Pierre… ?

– Pierre Ewlen.

– Pierre Elwen. Je m’appelle Camille. Camille De Songefeu. Je veux que tu te souviennes bien de ce nom, car je n’oublierai pas le tient, ni ton visage. Tu m’ais redevable et un jour, tu devras t’acquitter de cette dette. Moi, je ne t’oublierai pas et si je te revois encore sur ces routes, je traquerai ta famille, puis je la tuerai. Ensuite je te traquerai toi, puis je te tuerai. C’est bien compris ?

– Oui…

Camille retira son épée des vêtements de l’homme. Puis, tout en prenant soin de ramasser les autres armes, il se dirigea vers le chemin qu’avait pris Arialas alors que sa victime se tenait toujours au sol, paralysé par la peur. Une dizaine de minutes étaient passé depuis que le combat avait eu lieu. Après quelques pas, Camille aperçu sa partenaire, allongé sur le sol sur les racines d’un arbre, sanglotant, la tête dans ses mains comme pour se cacher du monde extérieur. A côté d’elle, une trace de vomi avait fait fondre la neige, l’odeur qui s’en dégageait était inconfortable. Mais l’état d’Arialas préoccupait Camille bien plus que son confort. Son bras saignait abondamment, sans parler de sa main qui saignait elle aussi. Posant délicatement les armes au sol, tout en replaçant la sienne dans son fourreau, Camille s’approcha de la jeune femme et la pris dans ses bras. Posant sa tête sur son épaule, il resta quelques instants ainsi. Puis, il l’assit et arracha une partie de son tee-shirt afin d’en faire un bandage de fortune. Apposant le bout de tissu sur la plaie, il fit un nœud, puis serra fort ce qui fit grimacer la jeune femme.

– Arialas. Ce que tu es et ce que tu étais sont deux personnes différentes. Tu ne peux pas te blâmer pour ce que tu as fait, plus maintenant que tu n’as plus tes souvenirs. Tout ça en est la preuve même, tu n’es plus une tueuse sans foi ni loi. Tu as maintenant un cœur.

Quand Camille avait décidé de laisser la vie sauve à l’homme, ce ne fut pas uniquement la décision de le sauver qu’il prit, mais aussi un engagement. Les choses devaient changer. Le monde ne pouvait pas rester ainsi. En voyant Arialas, Camille repensait à toutes les personnes qu’il avait laissées après la destruction de sa ville. Tous ces gens ne pouvaient pas supporter toutes les tragédies qui s’abattaient sur eux. Mais lui, le lui pouvait. Lui pouvait dévorer leur pécher et leurs maux. Lui pouvait les protéger, en faisant ce qui doit être fait.

Essuyant la bouche de la jeune femme avec sa main – qu’il nettoya rapidement dans la neige – il la prit une nouvelle fois dans ses bras, puis lui donna le réconfort dont elle avait besoin.

– On a besoin de faire soigner cette plaie. A l’ouest se trouve un petit village, on y fera escale pendant quelques jours puis on se remettra en route. Comme ça, on pourra aussi récolter quelques informations, d’accord ?
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Jeu 24 Sep - 8:36

Les yeux fermées, Arialas se laissa réconfortée par Camille. Même si le duo ne se connaissait que depuis peu, sa présence l'apaisait grandement. Dans les bras de cet homme, elle se sentait totalement en sécurité pour la première fois depuis son réveil dans ce monde dévasté, non la première depuis des années même. Elle en vint même à se demander si elle avait déjà reçue une telle preuve d'affection dans son passé... Pas dans les peu de souvenirs qu'il lui restait, cela était certains. Étais-ce un manque d'amour qui avait pu créer ce monstre? Se remémorant sa rencontre avec Camille et de la méfiance qu'il manifestait à l’égare de ses souvenirs, elle comprit enfin pourquoi. Pourquoi était-il au courant de ses actes passés, ou du moins de sa barbarie? Mystère. Après tout, elle ne désirait pas vraiment le savoir, juste pensée qu'elle avait pu faire quelque chose envers son partenaire la fit frissonner.

Une fois calmée, la douleur du bras gauche d'Arialas se réveilla. Grimaçant, elle se défit légèrement de son compagnon, question de voir la blessure. Celui-ci en profita alors pour l’asseoir et bander sa plaie, avec un bout de vêtement. C'est le moment que choisi pour parler, des mots doux et réconfortant mais qui la remit aux bords des larmes. Serrant les poings et détournant la tête, elle rougit légèrement, un peu honteuse. Arialas ne put s'empêcher de se demander pourquoi Camille n'était pas partie en courant. Une autre pensée atroce lui vint ensuite en tête: lors de la bataille elle ne contrôlais plus du tout ses gestes, et si elle venais à blesser cet être qui lui était déjà si cher la prochaine fois? Alors qu'il lui essayais la bouche, il dut remarquer son air effrayée car il la prit à nouveau dans ses bras. Frissonnante, elle se blottit à lui sans se faire prier. Essayant le plus possible d'oubliée ce qui c'était passé pour le moment, elle ne lui demanda pas tout de suite ce qu'avais donné l'interrogatoire.

Alors que l'adrénaline retombais, Arialas frissonna de nouveau mais de froid. La fatigue commença elle aussi à se faire ressentir, peut-être sa plaie était-elle plus grave qu'elle ne le pensais? Camille proposa d'aller quelques jours dans un petit village sur le chemin, question de se reposer et soigner ses blessures. L'idée ne l'enchantait guère, ne désirant pas trop retarder leur mission – ils devaient agir vite s'ils espéraient ne pas arriver trop tard pour le tigre – et même pour des informations, cela ne mettrait certainement pas quelques jours à récolter... Elle hocha tout de même la tête, après tout rien ne les empêchais de faire une escale dans ce village et de repartir dès le lendemain. Se relevant maladroitement, Arialas ressentit le poid de sa naginata. Elle avait oubliée ce détail, tant que son bras serais dans cet état, elle ne pourrais certainement pas se défendre convenablement. La prenant de son bras valide, elle se perdit dans ses pensées. Serais-t-elle réellement capable de se battre, sans redevenir à chaque fois ce monstre? Si la réponse était non, mieux valais se débarrasser de cette tentation tout de suite... Commençant à laisser glisser l'arme vers le bout de ses doigts, Camille posa la main dessus pour l'empêcher se s'en débarrasser sans raison valable. Secouant la tête et inspirant profondément pour reprendre ses esprits, Arialas remit l'arme dans son dos et se tourna vers l'ouest. Jetant un regard à son partenaire, elle vit dans son regard qu'il était prêt à se mettre en marche, lui aussi. Essuyant ses dernières larmes, l'ouest fut sa destination.

Cela ne prit pas bien longtemps avant que le morceau de tissus recouvrant le bras d'Arialas se retrouve entièrement imbibé de sang. Elle commençait d’ailleurs à se sentir plutôt faible, ce que Camille avait dû remarquer car il se tenait maintenant tout près d'elle, prêt à l'aider en cas de besoin. Bien sûr, elle ne voulais pas de son aide même si un éclair de douleur traversait son bras gauche à chaque pas, mais cela lui faisait tout de même plaisir. La simple présence de Camille à ses côtés lui redonnant de la force, elle put tenir jusqu'à l'entrée du dit village. N'ayant pas vraiment envie d'aller voir un médecin, elle se dirigea directement vers l'auberge du village mais son sauveur ne fut pas du même avis et la força à aller chez le guérisseur. Forcer était en fait un bien grand mot car elle se laissa faire, laissant seulement échapper un grognement de mécontentement. Il avait raison de toute façon, elle devrait bien se faire soigner un jour, autant que ce soit avant que la plaie de s'infecte. Au moins, le médecin ne posa aucune question sur la raison de la blessure et agis avec vitesse, mais aussi précision. Semblant vraiment connaitre son métier, le bras d'Arialas fut désinfecté et pansé en moins de deux et le duo put finalement se mettre en route vers l'auberge, pour se reposer d'une longue route.

Question d'économiser un peu de leur maigre richesse, nos deux aventurier décidèrent d'un commun accord de prendre une seule chambre, muni de deux lits plutôt miteux (bon d'accord, Camille choisi de prendre une seule chambre, Arialas étant déjà dans un état proche du sommeil). Une fois arrivés à la chambre, ils se mirent à l'aise, posant leurs lourds équipements près du lit, par précaution si un danger se faisait sentir. Se couchant rapidement sur le lit, Arialas ferma les yeux de soulagement. Même si le matelas n'était pas d'un grand luxe, cela faisait d'un bien après cette longue marche, surtout épuisée comme elle l'était. Pouvant enfin prendre le temps de respirer normalement, au chaud, elle se décida enfin de parler à Camille. Sa fatigue se faisait grandement ressentir autant dans sa voix que dans le reste de son corps, elle parlais d'une voix molle, avec de légères hésitations.

- Je peut me défendre seule tu sais, ne met plus en danger pour moi. Je ne veut pas que tu te fasse blesser...

Arialas se força à sourire, pour rassurer un peu Camille sur son état mais sa voix de brisa lorsqu'elle parla de danger. Les larmes se remirent encore une fois à couler, à la seule penser que son compagnon aurais pu blesser par sa faute, l'autre de l'accrochage avec les bandits. D'ailleurs, en pensant aux dit bandits, elle n'avait toujours pas eu de nouvelle à propos du dernier. Était-il vivant? Mort? Quelque part entre les deux? Et surtout, avait-il dit quelque chose d'utile? Autant pour le bien de leur mission que pour se changer les idées, elle se résolue à poser enfin la question.

- Qu'as-tu fait du dernier finalement?

Même si Arialas était au bord de l'épuisement, elle ne souhaite pas dormir tout de suite. Séchant ses larmes pour la dernier fois, elle l'espérait du moins, elle écouta attentivement la réponse de Camille. Quand il eut terminé, voyant qu'elle était fatiguée, la laissa se reposer. Elle s'endormit presque immédiatement mais se réveilla vers le milieu de la nuit, en sueur. Des cauchemars hantait ses nuits depuis longtemps déjà. Jetant un œil vers Camille, elle constata que celui-ci dormais paisiblement, du moins pour l'instant. Évitant de faire du bruit, Arialas alla prendre l'air un petit moment, question de se remettre les idées en place. Par chance, leur chambre possédait son propre petit balcon et n'eut donc pas à aller bien loin. Accotée contre la balustrade, elle repensa aux événements de la journée en essayant de s'en détacher le plus possible. Dur à croire quand même avec tout les événements que Camille et Arialas s'étaient rencontrés à peine le matin même. Elle se sentait déjà si près de lui et elle ne pouvais déjà même plus compter sur les doigts d'une main le nombre de fois où elle avait pleurée... Elle était bien pitoyable, elle le savait bien d'ailleurs. Malgré tout ses efforts pour se montrée forte, elle restait d'une telle faiblesse... Peut-être devrait-elle partir et laisser Camille finir cette quête seule, elle ne faisait que le retarder après tout, inutile comme elle est...

Alors qu'Arialas était perdue dans ses sombres pensées, la neige se mit à tomber et avec elle, la température. À cause du froid, son bras blessée se fit soudainement de plus en plus douloureux et elle se décida donc à rentrer, même si le spectacle était magnifique. De retour au chaud, elle marcha à pas lent vers son lit, et s'assit. Tournant son regard vers son compagnon de chambre, elle put remarquée qu'il était toujours endormi - ou du moins faisait semblant. Un sourire, un vrai, se dessina sur son visage alors qu'elle regardait l'homme avec qui elle allais passer encore quelques jours, à la recherche de la fameuse bête. Arialas se surprit à penser de ne vouloir jamais terminer cette quête, pour rester indéfiniment avec lui mais des pensées de la bataille lui revinrent encore en tête. Elle était dangereuse, autant pour leurs ennemis que pour elle-même mais aussi pour lui. Serrant les poings légèrement, Arialas se leva et se dirigea vers le lit de Camille. Celui-ci se trouvais dos à elle, elle n'avais donc aucune certitude si celui-ci dormais ou non. Soulevant la couverture, elle alla se recroqueviller dans dos, le serrant avec tout ses derniers forces – ce qui veut dire bien peu. Fermant les yeux et inspirant un bon coup, espérant arriver à retenir ses larmes qui s'approchaient encore une fois dangereusement de son œil, elle parla d''une voix désespérée qui ne lui ressemblais pas du tout et qui reflétait bien toute l'ampleur de sa détresse psychologique du moment.

- Je t'en prie, j'ai besoin de toi. Aide-moi à oublier ce monstre. Non... Plutôt à... l'accepté.
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Sam 26 Sep - 19:56

Arialas ne pourrait pas continuer bien longtemps dans un tel état. De sa plaie profonde coulait son  sang en abondance et le garrot qu’il lui avait fait ne suffirait pas à contenir l’hémorragie. De plus, dans un tel froid Arialas ne mettrait pas bien longtemps à se refroidir et à perdre conscience. Ces situations de vie ou de mort… Camille avait appris à jouer avec elles ces derniers mois. Lors de leur arrivée à Ashenwall, Camille n’avait eu d’autre choix que de menacer la vie des habitants d’un petit village, sans quoi il aurait dû accepter l’inacceptable, cesser son combat. En ces temps difficiles, deux types de personnes se différenciaient : ceux acceptant la situation et ainsi leur sort, et ceux-là refusant. Le futur appartient à ceux qui se battent pour le saisir, telle était la leçon que Camille avait retenue quand son monde s’était effondré. Et ce, même si la refuser pour survivre signifiait bafouer tout ce en quoi il croyait. Devoir tuer, voler, menacer, une idée inconcevable pour celui qu’il était autrefois. Mais Camille avait pris sa décision, il ferait tout pour que son groupe et lui survivent. L’expiation de ses péchés viendra à lui un jour, mais le jour de sa mort n’était pas encore arrivé.

Se relevant maladroitement, Camille vit du coin de l’œil la naginata d’Arialas glisser de ses doigts alors que ses pensées se perdaient dans ses démons. Camille s’approcha d’elle, puis referma avec délicatesse sa main tout en la regardant dans les yeux. Sans dire un mot, il la regarda replacer son arme dans son dos, puis le duo se remit en route.  Le chemin que ces deux personnes avaient décidé d’emprunter serait difficile et périlleux. La mort aurait une solution bien plus simple. La solution de facilité. Mais une telle solution n’était pas concevable pour Camille. Le combat ne pouvait s’arrêter ainsi, quelques en soient les conséquences et il ne laisserait pas Arialas prendre ce chemin, pas tant qu’elle serait avec lui.

Alors que leurs pas les rapprochaient du village, Camille regardait avec inquiétude le pansement qu’il avait fait se gorger de sang. Les pas d’Arialas se faisaient plus lents et hésitants au fur et à mesure qu’ils avançaient. Camille ralentit son allure pour pouvoir se mettre à son niveau, puis une fois à ses côtés se calla sur sa marche. S’il tentait de l’aider, Arialas refuserait son aide et il le savait. Cette marche était un combat qu’elle devait mener seule. Un combat envers elle-même, le plus dur des combats, mais aussi le plus important. Une fois arrivé devant le portique du village, Camille observa la jeune femme discrètement se diriger vers ce qui semblait être l’auberge. Levant le coin de ses lèvres, comme s’il s’attendait à un tel comportement de sa part, il lui saisit son bras valide et la redirigea vers la chaumière du guérisseur du village, une vieille femme lui ayant au préalable donné la description de celle-ci. Arialas laissa échapper un léger grognement de mécontentement, mais la jeune femme se laissa faire, comprenant parfaitement que la situation le nécessitait. Ne disposant que de peu d’argent, Camille demanda au guérisseur de lui faire un prix généreux, ce qu’il fit en voyant l’état de la jeune femme. Le duo se devait encore de trouver une auberge abordable pour leur bourse afin de passer la nuit. En ce sens, Camille de prendre une chambre pour deux avec des lits séparés, ainsi cela conviendrait à leurs moyens et surtout, il pourrait veiller sur la jeune femme qui n’était pas en état de se défendre, ni même de rester seule. Sans attendre, Arialas se coucha sur sa paillasse, tandis que lui prit soin de retirer ses vêtements humides et de poser ses armes à côté de lui afin de pouvoir répondre à toute situation imprévue. En ce monde, la prudence n’était pas un luxe dont il pouvait se priver. La bouche de la jeune femme finit par se délier, prononçant des mots qui raisonnèrent aux oreilles de Camille.

– Je peux me défendre seule tu sais, ne met plus en danger pour moi. Je ne veux pas que tu te fasses blesser...

Dans sa tentative, Arialas laissa au contraire transparaître toute l’ampleur de sa blessure. Sa voix se brisa tandis qu’elle termina par ces derniers mots et ses larmes commencèrent à couler alors qu’à ses dires elle avait tenté d’accompagner un sourire forcé. Bien que maladroitement, la jeune femme ne voulait pas laisser transparaître ses faiblesses et c’était bien normal. Mais Camille voulait lui faire comprendre qu’envers lui, elle pouvait le faire. Qu’envers lui, elle pouvait enfin ôter son masque. Camille la regarda tout d’abord, puis il se leva et vint s’assoir sur le matelas d’Arialas, posant sa main sur sa taille. Caressant la jeune femme afin de lui donner un peu de réconfort, il répondit à sa question concernant le sort du dernier brigand.

– Je l’ai questionné et je l’ai laissé repartir vivant.

Arialas sécha alors ses larmes, puis celui-ci se releva et se dirigea vers sa couchette afin de la laisser se reposer. Un rapide coup d’œil quelques secondes plus tard vint lui confirmer ses soupçons. Expirant tout l’air de ses poumons, Camille regarda les étoiles à travers la fenêtre, ses pensées se perdant alors vers d’autres cieux. Les événements de la journée repassèrent alors dans son esprit. Une bouffée de sentiment et de sensation qu’il n’était pas près d’oublier. Lui aussi était affaibli, bien qu’il est la force de caractère de ne jamais dévoiler ses faiblesses au grand jour, certains de ses actes étaient le témoin de qui était réellement Camille. Un homme qui tenait aux gens, un homme tourmenté entre sa colère et son respect envers sa famille adoptive. Un homme abandonné par ceux de sa ville, blessé par ceux de son groupe. Un homme à qui la vie, alors qu’elle lui avait toujours souri, avait décidé de se retourner contre lui. Un homme qui avait décidé de se battre contre son sort, de se lever contre vents et marrées et de continuer à marcher. Le sommeil le vint le frapper alors que les nuages assombrirent peu à peu le ciel nocturne.

Mais alors en plein sommeil, Camille sentit une présence dans la pièce. Ouvrant ses yeux sans bouger, il vit le visage de sa partenaire partiellement illuminé par la lumière de la lune. De son souffre haletant transparaissait une certaine inquiétude. La jeune femme avait probablement dû faire un cauchemar, comme l’indiquait les gouttes de sueurs en surbrillance sur son front. Camille ne fit pas un mouvement, désirant observer la scène afin de voir ce qu’elle allait faire. Passant devant lui, elle ouvrit la fenêtre et sortit sur le balcon. Apposant ses mains sur la balustrade, elle semblait observer les alentours, profitant de l’air frais de la nuit afin de se rafraichir. Camille referma alors ses yeux, afin de retrouver le sommeil. Mais tandis que les bras de Morphée le rappelaient à lui, Camille sentit un courant d’air parcourir son dos. Son drap relevé, la jeune femme s’installa sur la couchette de son partenaire, puis se recroquevilla contre son dos tandis qu’elle reposa le tissu d’entre ses mains. Passant ses mains sur sa taille, elle l’enlaça et le serra contre elle de toutes ses forces, ce qui était bien mince étant donné l’état de son bras.

– Je t'en prie, j'ai besoin de toi. Aide-moi à oublier ce monstre. Non... Plutôt à... l'accepter.

Aucun mot ne serait assez puissant pour exprimer ce Camille ressentait. Aucun mot ne serait assez puissant pour parvenir à rassurer la jeune femme. Ainsi après quelques secondes de doutes, Camille se retourna délicatement et l’enlaça à son tour, apposant sa tête sur celle de la sienne et embrassant ses cheveux. Sans un mot, il resta ainsi jusqu’à trouver le sommeil.

Le lendemain matin, Camille se leva aux aurores. Veillant à ne pas réveiller Arialas qui était emmitouflé dans son lit, il se releva puis se dirigea vers la fenêtre afin de profiter de l’agitation matinale qui s’offrait à lui. Arialas qui avait senti son compagnon se relever sorti à son tour de leur couchette et vint se coller contre lui. Camille tourna la tête vers elle, la saluant d’un sourire sincère. Le couple resta ainsi sans un mot, profitant de ce moment de calme. Arialas s’éloigna au bout d’une dizaine de minute, se dirigeant vers sa couchette afin de se préparer pour leur départ. Camille fit de même, enfilant ses vêtements maintenant secs, il lui expliqua que l’homme de la veille lui avait indiqué que l’animal devait se trouver vers l’ouest. Bien que cette information soit vague, c’était déjà en soit un commencement. Une fois préparé, le duo descendit dans la salle principal, Camille proposa à Arialas de s’installer sur le comptoir de l’auberge afin de commander à boire, à manger et également pour voir si le propriétaire avait des informations concernant leur quête.

– Vous avez surement entendu des rumeurs concernant le tigre rodant dans cette forêt non ?

– Je n’vois pas de quoi vous vous parlez. Dit-il tout en essuyant méticuleusement le verre qu’il tenait entre ses mains.

Camille paya alors l’homme pour les boissons et le repas tout en ajoutant un supplément non négligeable, afin de s’assurer de sa bonne foi.

– J’ai p’t’être quelques informations. Dit-il à voix basse alors qu’il se rapprocha d’eux. Paraît qu’il a sa tanière cachée au fond de la forêt, dans un coin paumé vers l’ouest. Son territoire est grand car les autres tigres ne se battent pas contre lui vu comme il est gros, mais si vous arrivez à la trouver, vous d’vriez trouver ce que vous cherchez. Mais j’vous préviens, vous êtes pas les seuls à l’chercher.

Sur ces derniers mots, Camille salua l’informateur, puis accompagné d’Arialas il sortit de la taverne. Bien évidemment, la jeune femme tenta de se diriger vers la sortie du village – impatiente comme à son habitude – mais Camille l'en empêcha en empoignant son bras.

– N'essaye même pas. Lui dit-il tout en souriant. Son visage se fit alors plus sérieux, puis tout en regardant l'horizon il continua. Tu es certaine que c'est ce que tu veux ?

Plus que tout, Camille ne voulait pas la blesser et il ne pouvait pas promettre de ne pas le faire, s'il pensait que ce soit un étape nécessaire pour qu'Arialas puisse s'accepter. De plus, elle était plus agé que lui et le soldat n'avait pas beaucoup d'expérience en ce domaine, ayant voué la majeur partie de sa jeunesse au service de sa famille adoptive. Malgré ses efforts, sa gêne transparaissait dans ses gestes rapides et répétés près de son corps, comme s'il tentait de se protéger. Lui qui d'habitude ne montrait jamais ses faiblesses les dévoilaient ici au grand jour, à son grand damne.
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Arialas Ishtarian
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Lun 28 Sep - 19:08

Cela prit très peu de temps à Arialas pour trouver le sommeil, lorsque Camille la prit dans ses bras. Même si lit était d'un tel inconfort, elle ne souvint pas de la dernière fois, ni même si il en existait une, qu'elle avais aussi bien dormi. La chaleur provenant du jeune homme était bien plus efficace que n'importe quel couverture, ses bras puissant offrant la meilleur protection possible. Juste avant de sombrer dans son profond sommeil, Arialas se demanda si elle était tombée amoureuse de cet homme, ou si c'était un autre type de lien qui les unissaient, différent mais tout aussi fort. Elle s'endormit finalement avant de ne pouvoir trouver réponse à son questionnement.

Le lendemain, Camille se leva aux premiers rayons du soleil, réveillant Arialas au passage, celle-ci ayant déjà dormi beaucoup plus qu'à son habitude. Regardant le bel adonis debout prêt de la fenêtre, son questionnement de la veille lui revint en mémoire. Bien évidemment, son partenaire ne manquais pas de charme mais après tout, il était la première personne envers qui elle éprouvais un minimum de sentiments, depuis la perte de ses souvenirs – elle n'avais donc aucun repère réel pour s'avoir si c'était de l'amour, ou simplement de l'amitié. Se dépêchant de chasser ces questionnements de ces pensées, de peur d'encore déprimer sur ses fameux souvenirs perdues, Arialas décida de laisser le temps lui donner sa réponse. Se levant, elle alla rejoindre Camille et l'enlaça, faisant attention à son bras blessé. Légèrement indécise envers les sentiments de celui-ci, elle se demanda à la dernière si c'était la bonne chose à faire. La veille, il l'avait prise dans ses bras mais aujourd'hui était un jour différent- avait-il simplement eu pitié? Pour autant, Arialas n'arrêta pas son geste, et chercha le regard de l'homme, afin de savoir si cela lui faisais plaisir ou non. Ce dernier lui répondit par un sourire sincère, ce qui allégea le cœur de la jeune femme – bien sûr, elle le lui rendit tout aussi sincèrement.

Les minutes s'écoulèrent rapidement, alors que duo restait enlacé devant le magnifique spectacle qui s'offrait à eux. De tout les villages qu'Arialas avait traversée jusqu'à maintenant, il était de lui le plu actif. Cela faisais un bien fou de voir autant de gens, des gens qui avait l'air tout de même heureux de plus. Puis, Arialas se tanna de rester immobile et commença à ramasser la chambre. Camille l'imitant, ils eurent fini en moins de deux de ramasser leurs maigres bagages. Descendant au rez-de-chaussée, le duo conclu de se rassasier sur place avant de repartir, de même que de récolter d'autres informations, si possible. Laissant la partie conversation à son compagnon, Arialas se concentra sur la partie nourriture et boisson. Au final, Camille du payer l'homme pour avoir un minimum d'information, mais cela en valais tout de même la peine. Quittant l'auberge ensemble, Arialas essaya de rapidement prendre la direction de l'entrée du village en sifflotant, sachant très bien que le jeune homme ne la laisserais pas tranquille, et tant mieux si elle se trompais et qu'il n'agissais pas. Bien sûr, la seconde option n'arriva pas, le jeune homme empoignant son bras – celui intact. Faisant la moue alors que celui-ci souriais, Camille devint soudainement plus sérieux dans ses propos, ne regardant même pas Arialas lorsqu'il parla.

- Tu es certaine que c'est ce que tu veux ?

Sur le coup, Arialas se demanda de quoi voulais parler son partenaire, sans contexte la phrase semblait bizarre. Pourtant, celui ne lui prit finalement que peu de temps avant qu'elle ne comprenne qu'il devait certainement parler des événements de cette nuit. Observant son camarade, Arialas remarqua rapidement la gêne que celui-ci ressentait. Camille semblais soudainement si vulnérable, si différent son attitude habituelle – après, elle ne l'avais connue que vingt-quatre heures plus tôt. Se mordillant la lèvre, Arialas posa sa main droite sur sa blessure, plus par réflexe alors qu'elle se demandais quoi lui répondre – et quoi faire – que parce-que sa plaie lui faisais mal. Et lui, que désirais-t-il? Que désirais vraiment cet homme, si fort et si bon? Tout en regardant le visage de Camille, l’œil unique d'Arialas se posa sur ses cicatrices, signes des nombreux combats qu'a dû mener cet homme pour survivre, de sa vie probablement difficile. Se rapprochant légèrement de lui, elle tendit sa main droite vers la joue de celui-ci, avant de changer d'idée et de la retirer. Visiblement, Arialas n'était pas la seule à avoir des moments de faiblesse. Cette pensée la fit sourire, d'un sourire mi-amusé, mi-triste. Repensant à leurs toutes premières paroles échangées, elle remarqua qu'elle ne s'était pas trompée sur son partenaire: il avait souffert bien plus qu'il ne voulais le laisser paraître.

Finalement, même après une longue réflexion, Arialas ne trouva pas de bons mots pour répondre à la question de Camille, et surtout aucun mot assez fort pour atténuer les blessures du jeune homme. Après tout, ce n'était pas comme si elle était très bavarde. Par contre, des gestes parlent autant que des paroles, sinon plus. Arialas décida donc de répondre à la grande question de cette façon. Reprenant le geste qu'elle avais amorcée plus tôt, l'ancienne Ange Sanguinaire posa sa main sur la joue de son partenaire, utilisant ensuite sa main gauche pour lui faire tourner la tête vers elle. L'horizon était peut-être magnifique, mais elle ne pourrais pas lui témoigner l’entièreté de ces sentiments s'il continuais son observation. Puis, avant de laisser trop de temps pour réfléchir au jeune homme, Arialas approcha ses lèvres des siennes, sans hésitation et l'embrassa. Réalisant seulement vraiment ce qu'elle avait fait après-coup, la borgne relâcha le jeune homme et détourna la tête, se retenant de partir en courant. Au moment où Arialas s'apprêtait justement à partir, Camille lui agrippa à nouveau le bras et l'attira à lui. Heureuse de l'attitude du jeune homme, elle ne fit ni une ni deux et l'enlaça très fort. Ressentant soudainement une grande douleur au bras gauche, son visage grimaça malgré elle et se retira délicatement de son étreinte, essayant de cacher son bras de la vue de son compagnon. Par contre, Arialas échoua de cacher la douleur visible sur son visage et Camille comprit immédiatement de quoi il en retournait. Elle lui souri, comme un enfant pris en flagrant délit et comme un enfant elle se fit gronder par celui-ci. Bien sûr, elle en fut plus amusée que fâchée, ce n'était certainement pas une simple blessure qui lui enlèverais son bonheur du moment.

Après avoir rapidement bandé la plaie à nouveau, Camille invita Arialas à le suivre, lui tendant la main au passage. Un beau et chaud soleil rendait la température du jour plutôt agréable il faisait presque chaud comparé aux jours précédents. Le duo se trouva un endroit tranquille, sous un arbre à l'entrée du village. Camille espérais arriver à faire tenir la jeune femme en place, question que sa blessure guérisse vite mais surtout bien. Arialas, quant à elle, passais ce doux moment de répit à chercher des excuses pour que le groupe se remette rapidement en marche vers l'ouest, sois l'endroit où devais se trouver le fameux tigre. Appuyant son dos au torse de Camille, Arialas tourna la tête vers celui-ci et lui souri, fermant au passage les yeux, résignée.

- Il n'y à rien que je puisse faire pour te faire changer d'avis n'est-ce pas? Lui demanda-t-elle quand même, le sourire toujours aux lèvres.
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Camille De Songefeu

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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Mer 30 Sep - 2:01


A ses mots, la jeune femme ne mit pas bien longtemps à comprendre ce que Camille voulait dire. Cela ne faisait que deux jours qu’ils s’étaient rencontrés. Jamais Camille n’aurait imaginé tout cela possible, était-ce que l’on appelait le coup de foudre ? Ou tout du moins, c’était la seule explication qu’il trouvait à tout ça. En sa présence il se sentait en sécurité, apaisé. Malgré le spectacle qu’elle lui avait offert la veille, le soldat ne pouvait s’empêcher de se penser qu’elle n’était pas une menace pour lui. Aveuglé. Pour sûr il l’était et il le savait. Mais par-dessus tout, il l’acceptait. Lui qui portait le poids sur ses épaules de nombreuses autres vies ne pouvait jusqu’à maintenant se reposer sur personne. Rares étaient les soirs où il put trouver une femme avec laquelle il pouvait parler de toutes ses histoires. Et encore plus rares étaient les fois où ces soirées n’en étaient pas seulement.
 
A peine eut-il le temps de se rendre compte du tableau qu’il affichait à Arialas que celle-ci apposa sa main sur sa joue. Camille fut surpris par ce geste, mais y  trouva surtout beaucoup de réconfort. Beaucoup plus que tout ce qu’il avait vécu auparavant. Ce geste n’était pas simplement un geste de séduction dans un rôle qu’elle devait jouer, mais simplement l’expression de ses sentiments. Se rendant compte de ce qu’elle venait de faire, Arialas retira aussitôt sa main, dévoilant une certaine timidité. Le visage de Camille s’illumina, un sourire apparaissant sur ses lèvres. Puis après quelques secondes, elle reprit ce qu’elle avait commencé. Apposant sa main sur la joue de Camille afin de tourner son visage vers elle et l’embrassa. Le jeune homme n’avait même pas eu le temps de se rendre compte de la situation que déjà leurs lèvres se retrouvaient ensembles. Ce baiser… fut tellement différent des autres... La douce caresse du vent, la tendresse d’un être aimant, le plaisir et le désir d’un être aimé. Un bain de sensation qui le fit retourner dans sa jeunesse, comme lors de son premier baiser. L’excitation de la première fois, la peur et l’envie se mélangeant donnant au tout quelque chose de spécial, un sentiment unique, indescriptible.
 
Emportée par le flot de ses sentiments, Arialas ne semblait pas s’être rendu compte de qu’elle venait de faire. Gênée, la jeune femme s’arrêta aussitôt après avoir commencé, détournant la tête elle tenta de s’enfuir. Un sourire se dessina sur les lèvres de Camille – ce même sourire qui se dessine sur les nôtres lorsque nous embrassons la personne que l’on aime – qui saisit alors le bras de la demoiselle et l’attira entre les siens. Arialas se serra contre lui, à un tel point qu’elle en fit même saigner son bras comme en témoignait son visage déformé par la douleur. Camille soupira, puis tout en souriant alors que sa bien aimé tenta de cacher sa blessure, il saisit un morceau de tissu dans son sac et commença à bander la plaie.
 
 
– Tu sais, si tu comptes un jour partir d’ici, il faut d’abord que tu arrêtes de rouvrir cette plaie. Dit-il d’un air amusé.
 
Mais même si Camille aurait voulu que se moment dure une éternité, avant que le temps ne les rappellent à lui. Tendant la main à Arialas, il l’invita à le suivre afin qu’ils puissent trouver un endroit isolé. Main dans la main, les deux âmes se dirigèrent vers l’extérieur du village. Peut-être arriverait-il à la faire patienter un jour de plus, laissant le temps à sa blessure de totalement se refermer. Après quelques minutes de marches – ainsi que plusieurs tentatives d’Arialas pour se remettre en route vers l’ouest – Camille décida de s’assoir à la cime d’un arbre. Arialas s’assit alors dans son dos, lui souriant alors comme s’ils étaient retournés dans leurs jeunes années.
 
– Il n'y a rien que je puisse faire pour te faire changer d'avis n'est-ce pas? Dit-elle souriante tout en feintant un ton résigné.
 
– Haha et si je te posais la question que me dirais-tu ?
 
Levant les yeux au ciel, Camille installa un calme afin de réfléchir. De la peur et de l’engouement se mélangèrent alors.
 
– Jusqu’à maintenant je n’ai pas parlé de moi… et avant de totalement t’engager il faut que tu saches certaines choses.  
 
L’air inquiet Camille commença son histoire.
 
– Tu sais, je suis originaire de Ravey, de l’ouest de Ravey, après les montagnes. Pour te faire une idée, là-bas il ne neige jamais et même en hiver il fait plus chaud qu’ici en été ! Dit-il tout en rigolant. J’étais alors lieutenant, j’avais à ma charge un corps de garde. Lorsque le dragon est arrivé, j’ai essayé de sauver le maximum de personnes, en demandant à mes hommes de parcourir les rues et de faire sortir les gens de leurs bâtisses. Avant que la situation ne s’aggrave, nous avons pris la décision avec mon commandant de se diriger vers un petit village au sud. On espérait y trouver un toit, grâce à la générosité des gens qu’on connaissait bien. Mais après une nuit de marche, la seule chose que nous y avons trouvé était la corruption de ces vieillards qui diriger l’endroit. Mon commandant s’occupait d’installer les réfugiés tant bien que mal tandis que moi et une poignée de mes hommes étions censés discuter avec les responsables. Mais rien n’y faisait, ils ne cédaient pas. Sous la colère, j’ai tué leur chef et nous les avons tous massacré ensuite.
 
Ses propos ne laissaient pas transparaître de culpabilité ni même de la honte. Mais plutôt de la rancœur envers les héritiers de l’empire déchu ainsi que de la colère envers lui-même.
 
– Je ne regrette pas ce que j’ai fait. Mais en un sens, j’ai quand même échoué. Je n’ai pas su convaincre ces personnes, je n’ai pas su éviter un bain de sang. Au lieu d’essayer d’améliorer la situation je l’ai empiré.
 
Marquant une pause, il prit alors une grande bouffée d’air. Son regard changea alors, montrant toute l’ambition et la volonté qu’il avait acquis ce jour-là.  
 
– Jamais plus une telle chose ne doit arriver. Jamais plus un tyran ne doit pouvoir monter sur un trône et diriger nos terres. Et pour que jamais plus de telles horreurs ne puissent arriver, il faut être dans la capacité de changer les choses.
 
Son ton changea une nouvelle fois, montrant toute l’appréhension qu’il avait alors.
 
– Dans quelques mois, je dois retrouver le groupe avec lequel j’ai fui nos terres et nous retournerons là-bas. Ainsi, nous pourrons reconstruire sur les ruines de l’ancien empire, un endroit où nous pourrons tous vivre en paix.
 
Camille se tourna alors vers elle.
 
– Me suivras-tu ?


Dernière édition par Camille De Songefeu le Dim 11 Oct - 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Jeu 1 Oct - 6:43

Arialas laissa la contre-question de Camille couler, cela ne demandais pas de vrai réponse après tout. C'était une question en l'air, rien de plus. Les deux en savaient déjà la réponse. Puis, après quelques secondes de silence, celui-ci reprit la parole, inquiétant légèrement la jeune femme. Prenant sa main dans la sienne pour lui donner un peu de force, elle écouta le récit de la vie de cet homme merveilleux. À la fin de son histoire, Camille se retourna vers elle, lui proposant de l'accompagner à Ravey, pour y reconstruire un royaume sans tyran... Arialas ne savait pas quoi lui répondre. Se mordillant la lèvre, elle se demandais si cela était une bonne idée. Voyant le regard de l'homme toujours sur elle, voyant clairement son hésitation, elle essaya de détendre un peu l'atmosphère avec une supposé raison de ne pas être du voyage, même si celle-ci n'était pas entièrement fausse.

- On ne peut pas dire que j'aime les endroits chaud... Je vais fondre dans un endroit comme celui-ci que tu décrit.

Bien sûr, Arialas souriait en disant cela mais son sourire était faux, sa vraie préoccupation étant le mot tyran. Ce tyran que Camille détestais tant, elle avait servie sous ses ordres – elle le savait maintenant. D'après les images qu'elle avait vue, peut-être était-elle encore bien plus dangereux que ce Galdion. L'Ange Sanguinaire... Ce nom la hantait toujours. Étais-ce vraiment une bonne idée qu'une personne comme elle participe à la reconstruction? Et si jamais ce monstre reprenait le contrôle et transformais ce havre de paix que souhaitais Camille en boucherie? Et puis... Sans vraiment savoir d'où lui venais ce sentiment, Arialas était convaincue que sa patrie d'origine était Ashenwall, la clé à ses souvenirs devaient aussi se trouver là. Elle n'était de vouloir quitter cet endroit, avant d'en savoir plus sur sa famille, sur sa propre vie. En même temps, à bien y penser, il n'y avais réellement que deux choix sur sa famille, tout aussi dur l'un que l'autre: sois ses parents étaient des monstres, ce qui aurais expliqué son comportement d'autrefois, sois ceux-ci était mort ou absent de sa vie et cela l'aurais conduite à la violence. C'était totalement impensable d'avoir des parents bien portés, présents et gentils et virer comme sa... Peut-être même avait-elle des frères et sœurs quelques part? Ou même des amis ou un amoureux... Lors de son réveil, Arialas était seule au beau milieu de nulle part, ce n'était pas exclu que des gens attendent son retour. En fait si, c'était rêver en couleur, elle n'avais probablement même pas d'amis dans sa vie passée. Se couchant sur le dos pour regarder le ciel, elle s'ouvrit à son amour du présent, qui attendait une réponse avec crainte depuis un bon moment déjà. Elle parla d'un ton bas, pratiquement dénué d'émotion.

- Tu semble toujours avoir eu un but noble, ce qui n'est pas mon cas. Tu combattais la tyrannie, alors que je la produisais. Comment peut-tu espérer faire équipe avec moi pour construire un monde de paix alors que tout ce que je connais sont la ruine et la violence?

Arialas serra les poings et ferma les yeux avant de répondre, d'une voix cette fois empreinte de colère.

- Cet empire comme tu dit, je devais être au premier plan pour le détruire. S'il y a bien une chose que je suis sûre dans ce que j'ai vue, c'est que je le suivais de plein gré, ce tyran. Je prenais plaisir à tuer de pauvres villageois suppliants... C'est vraiment ce que tu veut, un monstre comme compagnon?

Rouvrant les yeux, Arialas se mordilla le pouce, comme pour s'empêcher de parler plus longtemps. Trop en colère, elle n'en contrôla pas la pression et le sang se mit doucement à couler le long son doigts et quelques gouttes tombèrent même dans sa bouche. Se redressant, la femme recracha le sang avant de se lever. Plongeant son regard dans celui de Camille, elle écarta sa main de façon à ce que le sang coule au sol plutôt que sur ses vêtements.

- Si ce n'était que de moi, Arialas, je te suivrais jusqu'au bout du monde si tu me le demandais. Par contre... commença-t-elle en agrippant de la main droite son chandail au niveau du ventre, elle continua en serrant le poing. L'Ange Sanguinaire est toujours là, je la sens au plus profond des mes entrailles. J'ai déjà de la difficulté à comprendre pourquoi tu n'as pas prit tes jambes à ton cou lorsque j'ai tuée ces bandits, alors je comprend encore moins pourquoi tu désire que je... nous te rejoignons dans ta noble quête. Il faut être vraiment stupide pour faire une proposition semblable.

Qu'essayais-t-elle de faire au juste, se mettre Camille à dos? Même Arialas n'était pas trop sûr d'où venais cette colère, cette agressivité qu'elle ressentait dans l'instant présent. La peur, probablement, peur de causer du tort à cet homme qu'elle aimais tant. Peur de se faire renier par lui? C'était stupide mais c'était en parti cela, il était beaucoup trop bon pour elle. Il était tout même un peu tard pour faire une scène, elle serais tout de même blessée de son départ mais certainement moins que si celui-ci partait pour un acte quelconque de sa part qui l'aurait contrarier... Peut-être même pourrais-t-elle réellement aller jusqu'à le tuer, dans sa folie... C'était encore plus stupide que c'était elle, durant la nuit, qui était allée lui demander de l'aide et maintenant elle espérais le voir sortir de sa vie seulement à cause de l'histoire de celui-ci. Camille avait donc eu raison d'être craintif de dévoiler tout cela. Arialas laissa échapper un cri de rage. Il devait réellement y avoir quelque chose d'autre, c'était impossible que cet homme puisse réellement aimer cette loque humaine qui se trouvais devant lui.

- C'est de la pitié, n'est-ce pas? Eh bien sache que je n'en ai pas besoin de ta pitié.

Arialas avait presque criée. Son expression faciale, sa posture, sa voix, tout démontrait maintenant la grande colère qui la brûlait de l'intérieur. Durant tout le temps qu'elle avait parlé, chaque fois que Camille souhaitait esquisser un mouvement ou une parole, elle n'en empêchais. Sans encore lui laisser le temps de réagir, la jeune femme empoigna sa naginata et fit quelque moulinet. Son bras gauche réagissait bien aux commandes qu'elles lui donnait, même si celui-ci était douloureux. Rangeant son arme immédiatement après, elle ne prit même pas la peine de regarder sa blessure, sachant très bien qu'elle s'était rouverte, s'entant couler un filet de sang le long de son bras. Son ton ton de voix ainsi que son sourire devinrent soudainement narquois.

- Tu voit? J'arrive encore à me battre alors pourquoi on se mettrais pas en route tout de suite, question de finir cette quête idiote au plus vite? J'en ai assez de courir après ce tigre légendaire et de me trimbaler un idiot utopique.

Tournant le dos à Camille, Arialas se mit en marche. Elle avait été – elle l'était encore d'ailleurs – méchante, elle le savais, mais elle ne contrôlais plus du tout ses paroles, son filtre à idiotie ayant surement cramé par son feu intérieur. Et puis, c'était aussi pour son bien dans son un sens... Rien de bon ne lui arriverais à rester avec elle alors autant qu'il parte vite et sans regret. Les larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Elle était bien trop faible, c'était un fait – une chance qu'elle faisais dos à Camille. Repensant à son pouce blessé, elle le croqua plutôt violemment, pour arrêter les larmes, ou du moins les transformer en larmes dû à la douleur physique. Jamais elle ne deviendrais fréquentable, jamais elle n'arriverais à dompter cette bête. Peut-être avais-t-elle été encore plus utopique que Camille, à penser que celui-ci pourrais l'aider à se sauver elle-même. Déjà, personne ne devait le faire à sa place. Si elle désirais réellement être sauvée, Arialas devrait faire les efforts elle-même au lieu de demander au premier venu. Comment avait-elle pu être aussi idiote? Le pire: elle ne voulais pas la solution facile. Rester dans son petit confort du moment, à ne jamais se soucier de son amnésie serait tellement facile mais non, dans sa stupidité elle tenait absolument à retrouver ses précieux fragments de mémoire perdue, même si cela devait tout lui faire perdre, même son humanité pour une seconde fois. Un second cri de rage, et un peu de douleur – son pouce saignait quand même beaucoup – sorti de sa bouche, malgré elle.

- Si cela serais possible, je fuirais ma propre personne en courant de toute mes forces.

Cette dernière phrase était un simple souffle entre ses dents serrées, non pas destiné à Camille mais à elle-même. Arialas regrettait ses paroles mais regrettait encore plus sa rencontre avec Lui. Tout aurais été tellement plus simple si Lui n'était pas rentré dans sa vie. Peut-être devrait-elle laisser les prochains brigands sur leur route laisser prendre sa propre vie, sans se défendre. Être délivrée de ce monde atroce, de cette vie atroce. Une larme finit quand même par rouler le long de la joue gauche d'Arialas. Elle eut une soudaine envie de revenir dans le temps et de simplement lui répondre oui, mais cela était désormais impossible.


Dernière édition par Arialas Ishtarian le Mer 14 Oct - 20:54, édité 1 fois
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Camille De Songefeu

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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Dim 11 Oct - 12:45


Cette appréhension qu’il eut alors lors de son discours c’était maintenant transformée en peur. La peur de perdre ce qu’il venait tout juste d’acquérir. Une relation puissante, mais fragile. La peur de perdre Arialas et de se retrouver à nouveau seul. Cette solitude, une vieille amie dont il n’aurait préféré ne pas recroiser le chemin. Une vieille amie qu’il trouvait à chaque embranchement de sa vie. Une vieille amie qu’il refusait maintenant de laisser dicter sa vie.

Arialas tenta de détendre l’atmosphère avec une blague sur les chaleurs de Ravey, une blague Camille savait proche de la réalité. Pour une Ashenwall, vivre à Ravey demanderait une période d’acclimatation longue et fatigante, si elle y parvenait. Pensive, la jeune femme ne dit pas un mot. Camille n’avait jamais dissimulé la haine qu’il éprouvait envers l’ancien empire. Cette haine à laquelle il avait trouvé un remède. Cette haine dont il ne voulait pas être la marionnette. Se couchant sur le sol, les yeux levés au ciel, Arialas se mit à parler du passer. Lui qui désirait ardemment combattre la tyrannie acceptait ainsi la femme qui avait grandement participé à la produire ? La voix tremblante de colère, elle fit part d’une partie des souvenirs qu’elle avait récupérée. Des souvenirs concernant ses massacres, des massacres auxquels elle avait pris plaisir, le plaisir pervers de profiter de sa supériorité pour écraser les faibles. Un monstre. Au fond, Camille le savait, elle avait raison. Arialas fut un monstre. Mais elle ne l’était plus aujourd’hui. L’ange sanguinaire mourut lors du Cataclysme et Arialas naquit. Une renaissance, un cadeau que lui avaient offert la vie et la déesse. Un cadeau dont elle n’avait pas encore conscience, sa culpabilité floutant sa vision. Une culpabilité toute légitime face aux horreurs qu’elle avait commise.

Sous cette colère, Arialas mordilla son pouce si fort qu’elle en fit couler son sang. Se relevant alors, elle laissa tomber son bras afin et fixa les yeux de Camille. Ses larmes coulant sur ses joues, elle lui expliqua qu’il ne s’agissait pas que d’elle, mais aussi de l’ange sanguinaire. Cet ange sanguinaire qui occupait toutes ses pensées. Perdue à l’idée de cette pensée, elle avoua à Camille qu’elle ne comprenait pas son comportement. Comment lui – qui nourrissait une rancune sans limite contre l’ancien empire – pouvait-il bien lui faire une telle proposition ? Criant de rage, son ton se fit plus haineux. Refusant ce qu’elle pensait être de la pitié, elle prit son arme et fit quelques mouvements avant de la ranger, essayant ainsi de se prouver à elle-même ainsi qu’à Camille qu’elle était en état de se battre. Terminant sa tirade en le désignant d’idiot utopique, elle se retourna et se mit en marche. Un second de colère et de douleur eut terminé de mettre à l’épreuve la patiente de Camille. Celui-ci se mit alors à courir vers elle. Agrippant violemment son bras droit, il la retourna vers lui et la fixa dans les yeux. Sans un mot, il resta ainsi sans bouger. Au fond de lui un torrent de sentiment se déchainaient. Amour, colère, culpabilité, haine, tristesse, tant de sensations qui faisaient également tourner la tête de la jeune femme. Il le comprit ainsi, aucun mot ne parviendrait à mettre un terme à sa souffrance. Aucun mot ne serait assez puissant pour panser ses plaies. La prenant dans ses bras, il se pencha et l’embrassa. La jeune femme tenta de l’éloigner d’elle, de le repousser. Elle planta ses mains dans ses bras afin de lui faire lâcher prise, ses ongles s’enfonçant dans sa chair sanguinolente. Mais Camille ne sourcilla pas. Après quelques secondes, celle-ci cessa de se débattre. Camille continua alors, puis se retira et apposa sa tête sur son épaule. La bouche ensanglanté ainsi que son bras, il ferma les yeux et enlaça avec tout l’amour dont il était capable envers la jeune femme.

– Ce n’est pas de la pitié, ce que je ressens, mais de l’amour. Dit-il d’une voix calme. Oui, tu as commis des massacres. Oui, tu as tué des centaines d’hommes, peut-être même des milliers ! Oui, c’est ce corps qui en est responsable. Mais aujourd’hui, tu n’es plus l’ange sanguinaire. Tu te sens coupable ? Tu t’en veux pour toutes ses atrocités que tu ne peux te pardonner ? Arrête de t’apitoyer sur ton sort ! Cria-t-il alors dans un élan de colère.


Le tourbillon de sentiment dans lequel il était entrainé avait alors prit le dessus. Camille était bel et bien en colère contre sa bienaimée, mais pas pour ses actes passés.

– Tu es en vie ! Alors voue ta vie à racheter tes pêchés ! Oui, je suis un idiot utopique. Un idiot qui a voué sa vie à rendre ce monde meilleur, à tout faire pour créer un endroit où les gens pourront vivre heureux, où je pourrai vivre heureux, où tu pourras vivre heureuse. Relâchant son étreinte qu’il n’avait pu contrôler, il se recula afin de fixer son regard. Mes rêves deviendront réalité, je me le suis juré sur ma vie. Son regard ne laissait transparaître aucun doute. Camille avait fait son choix.

– Tu sais Aria, mourir aujourd’hui ne serait que de la faiblesse. Et tu n’es pas faible, peut-être que tu ne t’en rends pas compte, mais tu es forte. Ce que je te demande, c’est de m’aider à créer un monde où jamais plus une telle chose ne pourra se reproduire. Un monde où jamais un homme ou une femme n’auront à servir de simple couperet dans les mains de tyrans comme Galdion. Et j’ai besoin de toi, je me connais Aria, j’ai déjà ressenti le pouvoir entre mes mains, j’ai déjà ressenti l’exaltation de détenir le sort d’hommes et de femmes entre mes doigts. J’ai besoin de toi pour ce que tu es aujourd’hui, mais aussi pour ce que tu es hier. Et j’aime ces deux facettes de toi. Je t’ai accepté comme tu es. Tu te sens bien trop coupable pour redevenir le monstre que tu étais. Tu n’es plus ce monstre Aria. Aujourd’hui, tu es Arialas Ishtarian.

Marquant un temps de pause, il relâcha la jeune femme puis attrapa sa main gauche tout en la relevant à son niveau, veillant à mettre beaucoup délicatesse dans son geste afin de ne pas aggraver la plaie déjà ré ouverte.

– Et je n’ai pas de pitié pour l’ange sanguinaire, je n’ai pas de pitié pour Arialas, mais juste de l’amour et de la colère. De la colère car cette femme que j’aime ne s’évertue à rejeter tout ce qui pourrait l’aider à guérir. Te faire du mal n’arrangera pas les choses. Accepte que des gens qui t’aiment t’aident. Accepte de faire confiance, comme j’ai accepté de te faire confiance. Et si tu penses que je suis un simple idiot aveuglé, c’est que tu te trompes sur moi. Je suis parfaitement conscience de ce que je fais et de ce que j’ai accepté avec toi.

Ses pensées et ses sentiments partiellement apaisé il offrit un sourire chaleureux à la jeune femme.

– As-tu vraiment vécu jusqu'à maintenant ? Hier simple jouet entre les mains d'un tyran et aujourd'hui le jouet de tes sentiments ? C'est contre ça que tu dois te battre, pas contre toi-même. Tu dois vivre Arialas, tu en as le droit. Tout le monde en a le droit.

Tous sauf Galdion. La déesse mit un terme à la misérable existence de cet être qui avait causé tant de souffrance. Un être qui était responsable des souffrances d'Arialas et de Camille. Un être à qui il ne pourrait jamais pardonner.
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MessageSujet: Re: A la recherche de Cecil [Arialas]   Jeu 15 Oct - 9:36

Toute la rage, la douleur, que ressentait Arialas, voilà ce qui la faisait avancer dans l'instant présent. Pas à pas, elle finirait bien par retrouver ce fameux tigre et accomplir sa mission, seule ou avec Camille. Un monstre n'avait pas besoin de compagnon, de toute façon. Totalement déconnectée de la réalité, elle n'entendit pas l'homme s'approcher, ne s'apercevant de sa présence que lorsqu'il lui empoigna le bras plutôt violemment, la forçant à se retourner vers lui. Malgré les larmes toujours présentes autour des ses yeux, son regard était de glace. Toisant son partenaire dans un air de défi, un rictus presque semblable à un animal montrant les crocs, elle espérait toujours lui faire comprendre le message – la laisser tranquille, l'oubliée. Malgré son attitude agressive, le soldat fit comme la dernière fois à une différence près: un baiser. Légèrement surprise sur le coup, il eut le temps d'agir avant qu'elle ne commence à se débattre. Pourquoi l'enlaçait-il alors qu'elle n'était, pour le moment, qu'une boule de haine pur? Bien sûr, Arialas n'avait aucune chance de se défaire de son emprise – il était bien plus fort qu'elle – mais elle ne pouvait se résoudre à abandonner. Par dernier réflexe plus qu'autre chose, elle finit par enfoncer ses ongles dans la peau de son geôlier, renforçant encore son image de bête sauvage.

Tout les efforts d'Arialas se ramassèrent finalement vain. À bout de force, elle se calma. Sa blessure, déjà rouverte quelques instants plus tôt venait encore bien sûr d'empirer avec toute cette agitation. Elle en vint à se dire que la meilleur façon de se libérer de l'emprise de Camille était de le laisser faire ce qu'il voulait, surement qu'il la libérerait par après. Après quelques secondes – peut-être même quelques minutes, Arialas n'avait aucune notion du temps dans le moment – dans cette position, le jeune homme se décida finalement à parler. D'abord calme, ce fut à son tour de se fâcher. Ils faisaient un beau duo, à ce crier après à tour de rôle. Les quelques rares passant n'osaient même pas les approcher. De toute façon, ils étaient bien trop dans leur petit monde pour remarquer la présence d'autrui dans l'instant.

- Tu es en vie ! Alors voue ta vie à racheter tes pêchés !

Racheter ses péchés hein? Étais-ce au moins réellement possible? Quels actions pourraient-être assez bien pour rattraper des milliers de morts? À moins d'en sauver tout autant – ce qui était totalement impensable – Arialas ne voyait pas vraiment d'autres solutions. Bien sûr, à la base, elle espérait bien pouvoir se racheter mais vivre dans une utopie n'est pas la réponse, la chute n'est que plus dur lorsqu'on ce rend compte de l'idiotie de ses actions. Elle n'eut bien sûr pas le temps d'approfondir ses pensées avant que celui-ci n'enchaîne avec ses rêves. Elle-même, avait-elle des rêves? Mourir, est-ce que cela compte? Comme en écho à ses pensées, Camille lui parla justement de la faiblesse dont elle faisait preuve, en souhaitant la mort. Il réitéra ensuite sa proposition utopique, parlant du monde qu'il souhaitait créer ainsi que monde passé, sous le règne du tyran. De sa manière de parler, Arialas n'aurait été qu'un simple pion, une arme, aux mains de Galdion. Était-ce réellement le cas? Bien sûr, cela expliquerait ses actes mais en même temps... Il était difficile de penser qu'elle aurait été manipulée toute sa vie passée. Arialas ne savait jamais sur quel pied se tenir lorsque l'on parlait de ce souverain. Personnellement, elle ne se rappelait absolument rien à son propos et maintenant qu'elle savait son allégeance du passé, elle doutait de pouvoir juger un homme après ses propres actions lors de ces fameux massacres.

- Tu te sens bien trop coupable pour redevenir le monstre que tu étais. Tu n’es plus ce monstre Aria. Aujourd'hui, tu es Arialas Ishtarian.

Elle en doutait, sincèrement. L'ignorance ne l'avait pas protégée contre l'Ange Sanguinaire, lors de leur rencontre avec ses bandits. Pourquoi, alors, la culpabilité le ferait? Cela ressemblais à lancer un dés, espérant une face précise... Pour l'instant, Arialas se savait seulement une meurtrière – plusieurs questions manquaient encore d'éclaircissement. Combien de personnes avait-elle tuée, environ? Pour quel raison, seulement parce-que Galdion l'ordonnait? Qui étaient ses parents? Vivant ou mort? Elle ne pouvait bien sûr écarter l'idée qu'elle pouvait avoir leurs sang sur les mains... Ce monstre, comme l'avait désigné Camille, n'était pas mort. Même si elle était Arialas Ishtarian dans l'instant, rien n'était moins sûr pour demain.

Les larmes d'Arialas avaient séchées depuis un moment déjà, depuis le début de la tirade de Camille en fait. Elle était plutôt indécise sur la réaction à adopter, n'espérant maintenant plus que celui-ci la lâche et la laisse réfléchir – seule et en silence. Au moins, de cette façon, son bras pourrait cicatriser entre-temps, et elle pourrait repartir à la traque en pleine forme, autant physiquement que mentalement. Sur ces pensées, l'homme la relâcha justement, mais simplement pour lui prendre la main à la place. Son compagnon, si silencieux, si discret au départ, était maintenant décidément bien bavard.

- Et je n’ai pas de pitié pour l’ange sanguinaire, je n’ai pas de pitié pour Arialas, mais juste de l’amour et de la colère. De la colère car cette femme que j’aime ne s’évertue à rejeter tout ce qui pourrait l’aider à guérir. Te faire du mal n’arrangera pas les choses.

En fait, peut-être qu'Arialas était masochiste? Elle ne pu s'empêcher de sourire légèrement à cette pensée. Après tout, ce n'était pas totalement faux. Depuis son réveil, après le Grand Cataclysme, ce n'était qu'avec cet homme qu'elle avait pu ressentir quelque chose, quel qu'il soit. Pour elle, même cette douleur, cette colère, était mieux que ne rien ressentir du tout, exception faite de la faim, la soif et la fatigue. En fait, elle aimait bien ces douleurs autant physique que mentale – elles étaient la preuve qu'elle était vivante. Car c'était bien ça, au départ Arialas n'était qu'une âme solitaire au milieu d'un monde inconnu, n'ayant rien de mieux à faire que marcher, pas à pas, sans but. Un fantôme, voilà ce à quoi elle devait ressembler, le fantôme d'un ange dégoulinant du sang d'autrui.

- Accepte que des gens qui t’aiment t’aident. Accepte de faire confiance, comme j’ai accepté de te faire confiance.

Deux questions lui vinrent en tête, suite à ces paroles. De l'aide, en avait-elle réellement besoin? Pour l'instant, Arialas se débrouillait très bien seule pour survivre. Bien sûr, elle avait demandée de l'aide, un peu plus tôt, à celui-ci mais... le voulait-elle vraiment? C'était plutôt un gros coup de faiblesse qui l'avait assaillit sur le moment. Aussi, des gens qui l'aiment... Qui pouvait être assez fou pour aimer une personne comme elle, excepté l'utopique qui lui servait de compagnon? D'après ce qu'elle en savait, l'Ange Sanguinaire ne devait avoir eu beaucoup d'amis – Arialas non plus d'ailleurs. En fait, Camille était le premier avec qui elle avait un minimum de vraie conversation depuis longtemps. Après, pouvait-elle être réellement certaine que tout ce qu'il disait n'était pas que des mensonges? Celui-ci insinuait que Galdion l'avait manipulée... Pouvait-il être en train de faire la même chose? Se préparant à le repousser violemment, sentant la colère revenir au fond de ses entrailles, Arialas aperçue le sourire que lui offrait Camille – un sourire qui semblait des plus sincère. Le feu s'éteignit immédiatement. Arialas se remit à se mordiller la lèvre, un peu gênée d'avoir doutée de la sincérité de son partenaire.

- As-tu vraiment vécu jusqu'à maintenant ? Hier simple jouet entre les mains d'un tyran et aujourd'hui le jouet de tes sentiments ? C'est contre ça que tu dois te battre, pas contre toi-même. Tu dois vivre Arialas, tu en as le droit. Tout le monde en a le droit.

La dernière phrase sonnait bizarrement fausse aux oreilles d'Arialas, elle se doutait bien que même Camille n'y croyait pas. Sa haine envers l'ancien tyran était si intense – elle avait déjà pu s'en apercevoir lors de leur rencontre – que lui-même devait douter de son droit de vivre. D'ailleurs, l'Ange Sanguinaire non plus n'avait pas le droit de vivre, selon elle. Peut-être avait-il raison, en disant que la culpabilité la protégerait finalement. Si elle pouvait faire en sorte d'enfermer ce monstre pour toujours au fond de son cœur, le monde s'en porterait mieux. Pour cela, par contre, elle devrait être forte. Jouet de ses sentiments... C'était une bien belle façon de le décrire. Dans l'instant, Arialas trouvait pourtant ses sentiments bien intéressant, apaisant même. Son amour envers le jeune homme – ainsi qu'envers son sourire charmeur – était de retour. Lui souriant à son tour, elle l'enlaça pour lui témoigner son attachement, et surtout pour lui signifier que sa petite crisette était terminée.

- Je n'ai besoin que de toi.

Le sourire quitta rapidement le visage d'Arialas, qui se sentait soudainement plutôt lasse. Avec tout ce sang perdu, toute ces émotions, une légère fatigue commençait à l'atteindre. Se reculant, elle attrapa la main de Camille, lui faisant part de son intention de retourner se reposer à l'auberge. Pour une fois qu'elle souhaitait être raisonnable, celui-ci ne pouvait pas absolument pas refuser. Le duo se mit en route, main dans la main. Une fois arrivé dans la chambre, Arialas enleva son arme ainsi que son bandeau, question de se mettre un peu plus à l'aise, avant d'aller voir son chéri. Piteusement, elle lui présenta son bras ensanglanté, sans un mot, le laissant le soigner pour ce qu'elle espérait être la dernière fois. Puis, elle lui fit un bisou en remerciement – principalement de sa patience – avant d'aller s'étendre sur le lit. Couchée sur le dos, les mains sous la tête, elle ferma les yeux.

- Je te promet d'attendre calmement la guérison, cette fois.

Sa voix était certes faible mais déterminée – elle avait compris la leçon. D'ici quelques jours, ils pourront se remettre en route, mais pour l'instant elle devait prendre son mal en patience. Arialas se perdit ensuite rapidement dans ses pensées. Camille avait beau avoir raison – elle s'en faisait trop – mais elle ne pouvait s'empêcher de chercher des réponses. Après quelques minutes de silence, la jeune femme se décida finalement à ouvrir la bouche.

- C'est d'accord. Je te suivrai où il le faut, en t'assistant du mieux que je peut. Il faut que tu sache une chose par contre, je ne me sentirai jamais totalement bien tant que je n'aurai pas le contrôle absolu sur cette chose, en moi. Je ne serai pas satisfaite tant que ce trou noir ce trouvera dans ma tête. Si je décide de partir à la recherche de ma mémoire, m'accompagnera-tu? Me soutiendra-tu, quoi j'y découvre? J'ai peur de ce que je pourrais y découvrir, mais en même temps je ne pourrait vivre pleinement avec ce vide, il prend trop de place.

Cela faisait drôle à dire mais c'était effectivement ce que ressentait Arialas. Son amnésie prenait une trop grande place dans sa vie, cela devait changer. Elle en avait plus qu'assez de se poser autant de questions sur son passé... Elle n'avait même pas le temps de s'en poser sur son avenir - c'était peu dire.
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